A voir : Franck Riester revisité par LULZcomm
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 14 Juin 2011 à 13h57 -
posté dans Société 2.0
Depuis le lancement de la campagne Hadopi, un internaute sous le pseudonyme de LULZcomm s'amuse à détourner les spots publicitaires de la Haute Autorité, et plus généralement la communication faite pour promouvoir le label PUR. La livraison du jour, issue d'un montage de l'interview de Franck Riester ce mardi matin sur France Inter, devrait rapidement provoquer l'hilarité générale : Une autre création de Lulzcomm : à lire aussi
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Commentaires à propos de «A voir : Franck Riester revisité par LULZcomm»
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L-observateur
le 14/06/2011 à 13:59
Je vois pas trop l'intérêt du truc, à force de se foutre de leur gueule ça va leur donner une certaine légitimité.
L-observateur, le 14/06/2011 - 13:59 Je vois pas trop l'intérêt du truc, à force de se foutre de leur gueule ça va leur donner une certaine légitimité.Je suis d'accord avec l'observateur sauf que Franck n'aura jamais de légitimité dans ses propos.
Comme je disais hier il change son fusil d'épaule et se met à défendre les homos, voyant qu'avec Hadopi son capital sympathie avait disparu. Mais c'est trop tard Francky quand on a voulu sacrifier les libertés des Francais au nom de son intérêt personnel (niveau financier ou médiatique) faut pas s'étonner qu'on t'en tienne rigueur. L-observateur, le 14/06/2011 - 13:59 Je vois pas trop l'intérêt du truc, à force de se foutre de leur gueule ça va leur donner une certaine légitimité.Pire : il dit ouvertement que tout ça est fait pour que les gros majors qui produisent des grosses daubes commerciales (donc crèves petits labels indépendant de qualité)! De toute façon, si les majors ne gagnent pas plus de tunes, ils continueront a produire des grosses daubes, puisque c'est ça le plus rentable. Et avec un peu de chances, s'ils gagnent de la tune, on aura peut être droit qu'ils investissent des de vrais artistes de qualité. Finalement, vu que la daube est le plus vite rentable, tunes ou pas tunes, pourquoi prendre des risques d'investir dans des artistes de qualité !
BENTER, le 14/06/2011 - 14:12 Pire : il dit ouvertement que tout ça est fait pour que les gros majors qui produisent des grosses daubes commerciales (donc crèves petits labels indépendant de qualité)! De toute façon, si les majors ne gagnent pas plus de tunes, ils continueront a produire des grosses daubes, puisque c'est ça le plus rentable. Et avec un peu de chances, s'ils gagnent de la tune, on aura peut être droit qu'ils investissent des de vrais artistes de qualité. Finalement, vu que la daube est le plus vite rentable, tunes ou pas tunes, pourquoi prendre des risques d'investir dans des artistes de qualité !Qu'ils (re)gagnent ou non beaucoup d'argent ne changent rien. Même alors qu'ils se disent en difficulté, ils font signer pour 1 million des starlettes de la télé-réalité, alors qu'avec la même sommes, plusieurs artistes réellement talentueux (et pas des nouveaux pré-formatés jusqu'à l'os) pourraient être signés et avoir du succès, s'ils leur laissent suffisamment de visibilité sur le marché. Et tu sais quoi, quoiqu'il arrive maintenant cela restera comme ça, ils se contenteront d'engranger les bénéfices... En même temps, l'interview coupé résume assez bien la réalité. On devrait passer ça à la télé plutôt que leurs spots !
L-observateur, le 14/06/2011 - 13:59 Je vois pas trop l'intérêt du truc, à force de se foutre de leur gueule ça va leur donner une certaine légitimité.Bizarre, ce ressort psychologique. Quand on rétorque sérieusement, on n'est pas écouté. Quand on s'énerve vraiment, on est taxés de terroristes ou d'anarchistes. Et quand on se fout de leur gueule, ça les légitime ? Arrête... ça détend, point barre. On a encore la possibilité de détourner la propagande, en soi c'est très sain. BENTER, le 14/06/2011 - 14:12 Pire : il dit ouvertement que tout ça est fait pour que les gros majors qui produisent des grosses daubes commerciales (donc crèves petits labels indépendant de qualité)! De toute façon, si les majors ne gagnent pas plus de tunes, ils continueront a produire des grosses daubes, puisque c'est ça le plus rentable. Et avec un peu de chances, s'ils gagnent de la tune, on aura peut être droit qu'ils investissent des de vrais artistes de qualité. Finalement, vu que la daube est le plus vite rentable, tunes ou pas tunes, pourquoi prendre des risques d'investir dans des artistes de qualité !Je pense surtout au nombre incalculable d'artistes qui se résignent à produire de la grosse merde en branches, après des années de galère autour de leurs productions intègres. Parce que la merde en branche a une chance de séduire un connard de maison de disque, alors que celles-ci se contrefoutent des productions de qualité, innovantes ou expérimentales, de ces artistes. Et même en se résignant ainsi, même en mettant leur talent au profit de simples recettes marketing vulgaires, peu d'entre eux sont "élus". Alors va vraiment falloir arrêter de nous les casser avec la mort de la création. Ce qu'on fait les Majors que nous serions soit-disant en train d'étrangler (et cela serait vrai que nous nous empresserions de serrer les doigts), ce n'est pas, ce n'est plus depuis très longtemps d'encourager ou de permettre la création. Les Majors créent et encouragent la standardisation. ça n'a strictement rien à voir. Le spot "Emma Leprince" en est l'illustration éclatante, bien qu'involontaire. Abattre leurs monopoles est une nécessité vitale pour le pluralisme de la création. Parce que depuis qu'on produit des disques comme on produit de la lessive, le niveau général s'appauvrit. Leur idéal étant que tout le monde paie pour écouter la même merde, segmentée selon les petites cases socio-culturelles d'un pauvre crétin sorti d'une école de commerce, il est capital de ne jamais payer pour ces daubes, et de privilégier les modèles libres de droits, les netlabels inventifs, de procéder consciemment à des dons vers les initiatives libristes. Au-delà, chacun ses goûts, et loin de moi l'idée de dissuader Cindy d'écouter Bob Sinclar ou Zazie. Mais franchement, que Cindy les télécharge sans payer : elle ne nuira ni au compte en banque de son artiste préféré, ni à la création. franchement emma machin, elle est mineur sur le clip non ? je parle pas de la fin, mais tout du long, dans sa version (h)ado...
je lui donne 16-17 ans, max... sans parler du fait qu'elle tente plusieurs fois de montrer ses nibards... I feel fresh... yeah grâce à mes tampons à la sphaigne.... tu peux m'matter ça baigne... Hummm la pédodiscographie c'est puuuuur. Comme je disais hier il change son fusil d'épaule et se met à défendre les homos, voyant qu'avec Hadopi son capital sympathie avait disparu.
Ca fait un moment qu'il s'est prononcé pour le mariage homosexuel, l'homoparentalité, les mères porteuses, les salles de shoot et la vitrification d'ovules. Et Vanneste, un héros de la lutte anti-Hadopi, est un facho de première. Comme quoi les gens sont un peu plus complexes que l'opinion qu'on peut s'en faire sur un seul sujet. e pense surtout au nombre incalculable d'artistes qui se résignent à produire de la grosse merde en branches, après des années de galère autour de leurs productions intègres
Questions de priorité : mais si comme on nous le bassine depuis tellement longtemps, Internet est un lien direct entre artistes et auditeurs sans passer par les fourches caudines des majors, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas plus de personnes qui percent ?tanagra, le 14/06/2011 - 15:38
e pense surtout au nombre incalculable d'artistes qui se résignent à produire de la grosse merde en branches, après des années de galère autour de leurs productions intègres
Questions de priorité : mais si comme on nous le bassine depuis tellement longtemps, Internet est un lien direct entre artistes et auditeurs sans passer par les fourches caudines des majors, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas plus de personnes qui percent ? Et qui seraient donc ces personnes, qui ont accepté de passer sous les "fourches caudines" des Majors" qui "percent", ou qui auraient percé, depuis 2005 ( vote de la loi DADVSI), selon toi ? Merci de ta réponse... pleindeuss, le 14/06/2011 - 14:51 franchement emma machin, elle est mineur sur le clip non ? je parle pas de la fin, mais tout du long, dans sa version (h)ado... je lui donne 16-17 ans, max... sans parler du fait qu'elle tente plusieurs fois de montrer ses nibards... I feel fresh... yeah grâce à mes tampons à la sphaigne.... tu peux m'matter ça baigne... Hummm la pédodiscographie c'est puuuuur. On doit pouvoir trouver l'info ! Mais c'est clair que la vidéo est limite, elle ce passe les mains sur les seins plusieurs fois, et en plus elle n'a pas l'air d'avoir de soutien gorge ... tanagra, le 14/06/2011 - 15:38 e pense surtout au nombre incalculable d'artistes qui se résignent à produire de la grosse merde en branches, après des années de galère autour de leurs productions intègres
Questions de priorité : mais si comme on nous le bassine depuis tellement longtemps, Internet est un lien direct entre artistes et auditeurs sans passer par les fourches caudines des majors, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas plus de personnes qui percent ?Parce qu'il se pourrait bien qu'on doive réviser la notion de "succès" également... ça signifie quoi, un "disque d'or", en fait ? Quant à la question de la priorité, elle réside justement là. Je n'ai rencontré pratiquement que ça : des zicos (DJ, producteurs d'électronique, groupes de rocks, possee de rap) qui crachaient sur la soupe standardisée des maisons de disques et s'efforçaient de vivre de leur art sans elles, à travers des labels, des concerts. Et qui parfois, en voyant arriver leur quarante berges, ont essayé de produire de la soupe, histoire de mettre du beurre dans les épinards. Qu'une maison de disque vienne donner de la visibilité à ces artistes, et à ce qu'ils produisent, voilà qui ferait sens. Mais aujourd'hui c'est l'inverse : pour bénéficier de la puissance commerciale et marketing d'une maison de disques, l'artiste doit se plier à ce que la maison de disques veut qu'il produise. Et s'il s'y plie, attention, l'humiliation ne fait que commencer : il ne touchera pas plus de 6% de chaque CD vendu. En matière de lien direct, je dois t'avouer que ça fait plusieurs années que je suis essentiellement la production d'une myriade de netlabels. Je télécharge gratuitement ce qu'ils proposent directement sur leurs sites, et j'achète les productions payantes, parce que je veux soutenir précisément les artistes en question, et les labels qu'ils fondent eux-mêmes. Le marché de la musique ne doit pas faire en sorte que certains "percent", mais avant tout que tout le monde ait accès à la diffusion. Or aujourd'hui, c'est l'inverse : les maisons de disques choisissent seules qui pourrait percer, le succès interplanétaire étant conçu comme un business model, et réduisent toujours plus la variété de ce qui est proposé, et donc, parce que la création n'a jamais eu besoin des Majors, l'accès des artistes à la diffusion. C'est, au-delà, toujours le même problème du capitalisme boursier. On ne raisonne plus en termes d'offre et de demande, mais de spéculation sur des produits formatés (en un mot, des "bulles"). tanagra, le 14/06/2011 - 15:36 Comme je disais hier il change son fusil d'épaule et se met à défendre les homos, voyant qu'avec Hadopi son capital sympathie avait disparu.
Ca fait un moment qu'il s'est prononcé pour le mariage homosexuel, l'homoparentalité, les mères porteuses, les salles de shoot et la vitrification d'ovules. Et Vanneste, un héros de la lutte anti-Hadopi, est un facho de première. Comme quoi les gens sont un peu plus complexes que l'opinion qu'on peut s'en faire sur un seul sujet. ça, ça me paraît évident. Les positions de Vanneste contre Hadopi (qui tranchent très curieusement avec le fait qu'il était rapporteur de la loi DADVSI, vous avouerez que comme défenseur de la libre culture, on trouve mieux) ne change rien au fait que Vanneste est un gros réac homophobe à dégager d'urgence. Et le fait que Riester défende la cause gay ne le rend pas moins clientéliste, dogmatique et incompétent, sur les questions de la culture online. Qu'une maison de disque vienne donner de la visibilité à ces artistes, et à ce qu'ils produisent, voilà qui ferait sens. Mais aujourd'hui c'est l'inverse : pour bénéficier de la puissance commerciale et marketing d'une maison de disques, l'artiste doit se plier à ce que la maison de disques veut qu'il produise. Et s'il s'y plie, attention, l'humiliation ne fait que commencer : il ne touchera pas plus de 6% de chaque CD vendu.
Question de rapport de force et question de priorité. Si l'artiste veut effectivement avoir une couverture médiatique internationale, il faudra qu'il fasse ce qu'on lui demande. Ou alors qu'il ait une sacrée réputation. Mais rien ne l'oblige non plus. Il existe des centaines de petites maisons de disques qui ont des politiques entièrement différentes. En matière de lien direct, je dois t'avouer que ça fait plusieurs années que je suis essentiellement la production d'une myriade de netlabels.
Question de choix que j'approuve complètement. Ca me fait toujours un peu marrer ces gens qui se battent pour la culture mais qui continue à pirater la merde fournie par certaines grosses maisons de disques. Parce que payante ou gratuite, la merde reste de la merde. Peut-être que les choses évolueront quand les gens non seulement arrêteront d'acheter, mais également arrêteront de pirater ces daubes. Sinon, pourquoi veux-tu que les majors arrêtent ce qui leur rapporte de l'argent ? L'offre musicale ou cinématographique est importante. Mais les gens vont vers la facilité. Dans ma ville, il y a deux complexes multisalles : l'un présente les blockbusters, l'autre présente des films moins spectaculaires qualifiés du surnom péjoratif de films intellos : où il y a t'il la queue et où il y a t'il des salles vides ? On ne peut pas dire que c'est un problème d'offre : 7 salles d'un côté, 6 de l'autre et 150 mètres entre les deux. Le marché de la musique ne doit pas faire en sorte que certains "percent", mais avant tout que tout le monde ait accès à la diffusion.
Oui et non. Si n'importe quel couillon peut se faire rétribuer parce qu'il a gueulé (faux) dans un micro saturé en tapant sur des bambous désaccordés, ce n'est pas acceptable non plus. Il n'est pas anormal qu'il y ait des filtres, c'est-à-dire des professionnels qui éliminent le franchement atroce et qui aident ceux qui ont un talent pas encore mature à se révéler et à se surpasser. Ce qui est surtout important, c'est que ces intermédiaires soient multiples tant par le nombre que par la sensibilité pour que le postulant puisse tenter sa chance avec plusieurs de ces pros. Mais pourquoi pas également des filtres ouverts au public : des sites aux internautes qui permettent de promouvoir un artiste qui leur semble prometteur (quoique je me méfie : le public est généralement plus frileux et conservateur que les professionnels). tanagra, le 14/06/2011 - 17:06
Qu'une maison de disque vienne donner de la visibilité à ces artistes, et à ce qu'ils produisent, voilà qui ferait sens. Mais aujourd'hui c'est l'inverse : pour bénéficier de la puissance commerciale et marketing d'une maison de disques, l'artiste doit se plier à ce que la maison de disques veut qu'il produise. Et s'il s'y plie, attention, l'humiliation ne fait que commencer : il ne touchera pas plus de 6% de chaque CD vendu.
Question de rapport de force et question de priorité. Si l'artiste veut effectivement avoir une couverture médiatique internationale, il faudra qu'il fasse ce qu'on lui demande. Ou alors qu'il ait une sacrée réputation. Mais rien ne l'oblige non plus. Il existe des centaines de petites maisons de disques qui ont des politiques entièrement différentes. En matière de lien direct, je dois t'avouer que ça fait plusieurs années que je suis essentiellement la production d'une myriade de netlabels.
Question de choix que j'approuve complètement. Ca me fait toujours un peu marrer ces gens qui se battent pour la culture mais qui continue à pirater la merde fournie par certaines grosses maisons de disques. Parce que payante ou gratuite, la merde reste de la merde. Peut-être que les choses évolueront quand les gens non seulement arrêteront d'acheter, mais également arrêteront de pirater ces daubes. Sinon, pourquoi veux-tu que les majors arrêtent ce qui leur rapporte de l'argent ? L'offre musicale ou cinématographique est importante. Mais les gens vont vers la facilité. Dans ma ville, il y a deux complexes multisalles : l'un présente les blockbusters, l'autre présente des films moins spectaculaires qualifiés du surnom péjoratif de films intellos : où il y a t'il la queue et où il y a t'il des salles vides ? On ne peut pas dire que c'est un problème d'offre : 7 salles d'un côté, 6 de l'autre et 150 mètres entre les deux. Le marché de la musique ne doit pas faire en sorte que certains "percent", mais avant tout que tout le monde ait accès à la diffusion.
Oui et non. Si n'importe quel couillon peut se faire rétribuer parce qu'il a gueulé (faux) dans un micro saturé en tapant sur des bambous désaccordés, ce n'est pas acceptable non plus. Il n'est pas anormal qu'il y ait des filtres, c'est-à-dire des professionnels qui éliminent le franchement atroce et qui aident ceux qui ont un talent pas encore mature à se révéler et à se surpasser. Ce qui est surtout important, c'est que ces intermédiaires soient multiples tant par le nombre que par la sensibilité pour que le postulant puisse tenter sa chance avec plusieurs de ces pros. Mais pourquoi pas également des filtres ouverts au public : des sites aux internautes qui permettent de promouvoir un artiste qui leur semble prometteur (quoique je me méfie : le public est généralement plus frileux et conservateur que les professionnels).
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