Le gouvernement a adopté une série de mesures lors du Conseil des ministres de ce mercredi. Une équipe d'experts devra être capable de réagir très rapidement en cas d'attaque grave. Le gouvernement veut également un réseau parallèle capable de soutenir l'action gouvernementale même en cas de dysfonctionnement grave du net. La députée UMP Muriel Marland-Militello rappelle de son côté être à l'origine d'une proposition de loi contre les auteurs d'attaques informatiques.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Muriel Marland-Militello n’a pas perdu le nord. À l’origine d’une proposition de loi visant à durcir les sanctions contre les auteurs d’attaques informatiques, la députée UMP des Alpes-Maritimes a profité du dernier Conseil des ministres pour de nouveau mettre en avant son texte de loi. Et pour cause, les ministres ont évoqué la politique de sécurité des systèmes d’information.

Plusieurs mesures ont été adoptées au cours de ce Conseil des ministres, parmi lesquelles la création d’un groupe d’intervention rapide « formé d’experts capables d’intervenir sur les systèmes d’information de l’Etat et des opérateurs qui en feraient la demande« . En lien avec l’ANSSI, cette équipe doit pouvoir « traiter dans les meilleurs délais les attaques les plus graves« .

Le gouvernement veut aussi mettre en place un « réseau interministériel sécurisé regroupant l’ensemble des réseaux des ministères et permettant la continuité de l’action gouvernementale en cas de dysfonctionnement grave d’Internet« . Des dispositifs similaires existent aux États-Unis, notamment du côté du département de la défense, afin de permettre au gouvernement et à l’armée de rester opérationnels.

« Les opérateurs publics et privés chargés d’infrastructures vitales seront invités à participer avec l’Etat à un partenariat visant à renforcer la défense et la sécurité de leurs systèmes d’information » poursuit le gouvernement. Par ailleurs, un centre de recherche doit voir le jour afin « d’optimiser les capacités de recherche existantes et de soutenir des projets structurants« . Enfin, les formations supérieures recevront un enseignement en matière de sécurité des systèmes d’information.

Suite à ces mesures, la parlementaire UMP a rappelé son initiative en matière de cyber-criminalité. Soutenue par de nombreux députés, Muriel Marland-Militello propose de doubler les sanctions prévues lorsque les attaques touchent des sites web ou des systèmes institutionnels. L’élue demande aussi la suspension de l’accès Internet pour une durée de deux ans au maximum.

Comme nous l’avions déjà noté, la proposition de loi de Muriel Marland-Militello risque de ne pas avoir beaucoup d’effet contre les pirates étrangers. Si les réseaux et les systèmes d’information doivent être protégés face aux attaques informatiques, encore faut-il utiliser les outils adéquats. Or les attaques informatiques font fi des frontières et des législations nationales.

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