Hadopi : les indicateurs pour profiler les internautes clients de l'offre légale
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 13 Avril 2011 à 09h25 -
posté dans Société 2.0
![]() L'Hadopi a l'obligation de publier chaque année des indicateurs du développement de l'offre légale et des pratiques illicites au regard du droit d'auteur. Le décret qui fixe ces indicateurs est paru. Le ministère de la Culture a fait paraître au Journal Officiel la liste des indicateurs que doit surveiller l'Hadopi dans sa mission d'observation du développement de l'offre légale, "qu'elle soit ou non commerciale, et d'observation de l'utilisation, qu'elle soit licite ou illicite", des oeuvres protégées le droit d'auteur. L'article L331-23 du code de la propriété intellectuelle fait en effet obligation à l'Hadopi de publier chaque année ces indicateurs et de rendre compte du développement de l'offre légale dans son rapport annuel. Le décret impose ainsi à la Haute Autorité de dresser un bilan du nombre des plateformes qu'elle a labellisées, en précisant le nombre d'oeuvres couvertes, les conditions d'accès à ces oeuvres (gratuit ou payant, DRM ou non, streaming, téléchargement...), et les catégories couvertes (vidéo, musique, livres...). Elle doit aussi mettre en avant la connaissance qu'a le grand public de l'existence du label, et l'incidence qu'il a sur leur choix d'un service en ligne par rapport à un autre. Sur l'offre illicite, le décret reste vague. Il demande simplement à l'Hadopi d'établir un volume d'utilisation des oeuvres, par catégories et par mode d'utilisation, mais sans dire si la méthode par sondage employée pour l'étude publiée en début d'année peut suffire. On sait que l'Hadopi prévoit d'installer des sondes chez les fournisseurs d'accès à Internet, avec leur pleine collaboration, pour observer le succès de certaines plateformes de streaming et de téléchargement direct, et peut-être les faire bloquer. L'Hadopi devra aussi établir un profil des internautes qui utilisent les plateformes légales, selon leur âge, leur sexe, leur profession et catégorie sociale, leur équipement, leur département de résidence, leur ancienneté de la pratique du téléchargement légal, et leur "capacité estimée à distinguer l'utilisation licite de l'utilisation illicite". Il s'agit de savoir auprès de qui le label offre légale de l'Hadopi peut être efficace, et utile. Selon nos informations, le premier bilan annuel de l'Hadopi devrait paraître au mois de juin. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Hadopi : les indicateurs pour profiler les internautes clients de l'offre légale»
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farfa
le 13/04/2011 à 09:51
oh la jolie base marketing pour les majors !!
Quand j'étais petit, je prêtais volontiers mes jouets, aujourd'hui, j'ai bien l'intention de continuer à partager.
Ce qu'il y a de magique, c'est que ce bôôôô décret tombe comme un château de cartes si tout le monde se met à utiliser Freenet pour s'échanger de la musique et des films. Sonde ou pas sonde chez les FAI.
L'abonnement de mon fai m'offre soit disant 10 M3 ou un album compris dans le prix !
j'ai voulu une fois voir.. et il faut installer des trucs sur ton ordi.. Donc, demi tour et au revoir ! Hors de question d'installer des mouchards sur mon pc et d'être fliquée.. Pourtant cela me fait 120 MP3 par an, hors j'en télécharge peut-être seulement 10/an, donc au final, je paye bien ce que je consomme; mais au moins je ne suis pas fliquée. GRRRR bande d'abrutis ! Y'en a qui rêvent éveillés.
Déjà que sur les sites de commerces normaux, je râle et j'évite de laisser des infos qui ne les concernent pas L'Hadopi devra aussi établir un profil des internautes qui utilisent les plateformes légales, selon leur âge, leur sexe, leur profession et catégorie sociale, leur équipement, leur département de résidence, leur ancienneté de la pratique du téléchargement légal
Je ne vois pas en quoi un marchand de musique aurais besoin de savoir si je suis un ou une Bourrique, quand à ma profession, catégorie et mon équipement ainsi que le reste ils peuvent se brosser. Et si c'est obligatoire pour acheter, ça me fera une raison de plus pour me détourner de ce genre de plateforme. L'Etat français sait être interventionniste lorsque ça l'arrange ... Développer l'offre """légale""", est-ce réellement une mission d'état ? J'en doute.
On subventionne les majors, les journaux, on exonère les multinationales (TOTAL, etc.). En contrepartie, on fait la chasse aux "glandeurs" qui touchent le RSA. Salauds de pauvres ... Donc ceux qui aiment bien tout payer trop cher vont être mis en carte.
Pour les remercier de leur honnêteté ils seront fichés pour dresser des profils et bilans. On peut difficilement mieux prendre les clients pour des cons. - Beaucoup se sont énervé hier contre les Labs Hadopi ... maintenant on veut purger le streming avec des "plateformes autorisées" ... Ils s'enfoncent dans leur "autisme", en décallage complet vis à vis de la réalité: ils croient chaperonner le web comme ils l'ont fait avec la télé ou avec certains organes de presse ... Encore des "idées fumeuses" aussi sottes qu'illusoires !!! Ils ne se rendent même plus compte de leur ridicule ! La survie de l'UMP et son lobbyisme forcené ne survivront à l'usure du pouvoir & du temps . Ce n'est pas aux internautes de s'adapter à l'immobilisme d'une industrie décatie ( je ne parle pas des auteurs qui eux,seront toujours là ) mais c'est à eux de réformer le Copyright & de créer une LG mutualisée ...mais on préfèrera attendre le PS pour s'y atteler enfin !
- Créer des espaces protégés ou "hotspots" ; pour sauvegarder la bio-diversité ; c'est valable pour la faune & la flore mais pas pour eux ! Subventionner ces gens ; c'est leur faire un cadeau empoisonné qui les dissuade d'évoluer dans le bon sens ! La Cabale du Copyright ne peut espérer aller loin quand on a tout le monde contre soi ou presque .... Guillaume, le 13/04/2011 - 09:25
L'Hadopi devra aussi établir un profil des internautes qui utilisent les plateformes légales, selon leur âge, leur sexe, leur profession et catégorie sociale, leur équipement, leur département de résidence, leur ancienneté de la pratique du téléchargement légal, et leur "capacité estimée à distinguer l'utilisation licite de l'utilisation illicite". Il s'agit de savoir auprès de qui le label offre légale de l'Hadopi peut être efficace, et utile. Selon nos informations, le premier bilan annuel de l'Hadopi devrait paraître au mois de juin. S'ils comptent faire des sondages, qu'ils y viennent, ils ne vont pas être déçus du voyage... tiens des écoutes de ligne autoriser par la CNIL ??
comment il vont pouvoir justifier ces écoutes, le système de TMG fonctionne sur le principe de "je récupère les IP des client qui viennent chez moi" , mais la c'est de la captation de donnee, pour le cout, c'est de l'ecoute de masse. ils veulent casser un flux https pour voir dedans ?? Je ne pense pas que TMG ne recupère que les IP qui viennent chez eux, sur emmulle (je sais ca ne s'écrit pas comme ça) , ils effectuent sans doute des recherches sur les serveurs et obteniennent les adresses IP de ceux qui disposent du fichier. Normalement, ils doivent initier un téléchargement, mais je doute qu'ils le fassent.... Je retrouverai les liens sur leurs brevets, c'est expliqué dedans
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