Coucoucircus ne devrait pas fermer ses portes. Après un entretien avec la Sacem, l'auteur du site s'apprête à proposer des formules d'accès payant aux génériques TV qui avaient attiré une communauté de fans autour des chansons qui ont bercé l'enfance des internautes.

Le mois dernier, nous avions rapporté les difficultés éprouvées par le site Coucoucircus, dédié aux génériques de télévision. Après 8 ans d’existence, la Sacem a demandé au créateur du site de payer des droits d’auteur qu’il s’est dit incapable d’assumer. La société de gestion souhaite en effet prélever « un demi-centime d’euro » par écoute de générique, ou 10,5 % des recettes, en fonction du plus avantageux pour elle. Or « rendre le site payant n’a jamais été dans l’optique de coucoucircus et le site perdrait beaucoup d’intérêt« , nous avait alors expliqué l’auteur de Coucoucircus, dont le site génère très peu de revenus publicitaires.

Depuis, l’homme a eu rendez-vous avec la Sacem, qui lui a fait comprendre la nécessité de créer un modèle économique viable pour survivre et éviter d’affronter les tribunaux. « Le problème, comme nous l’avons déjà expliqué, c’est que coucoucircus.org n’a jamais fonctionné pour faire des recettes. C’est la première chose pointée du doigt par la SACEM. Si coucoucircus veut continuer d’exister, il FAUT que le site génère des recettes pour que la part qui revient à la SACEM soit tolérable. Il s’agit d’une première négociation encourageante à partir du moment où Coucoucircus peut mettre en place des outils pour générer des recettes« , nous raconte le webmaster.

L’idée est donc de « rendre l’accès aux internautes à condition qu’ils aient réglé un abonnement« , dont le montant pourra varier en fonction de différentes formules. « Le nombre de niveaux et le tarif de chacun restent encore à valider. Dans tous les cas, cette innovation va nécessiter des développements qui devront intervenir rapidement« , explique l’auteur du site.

La Sacem ne souhaite pas, par ailleurs, tirer gracieusement un trait sur les huit années d’exploitation non autorisée des génériques. Elle entend bien en obtenir une compensation financière, même partielle. Coucoucircus devra « rapidement faire une proposition » qui « découlera de l’implication personnelle des internautes qui ont signé la pétition« , nous dit-on dans un communiqué qui se veut très diplomatique à l’égard de la société de gestion collective.

« Beaucoup de gens pensent que du moment qu’on ne télécharge pas, coucoucircus ne fait rien de mal… La diffusion des œuvres sur Internet est pourtant clairement soumise à des règles. La SACEM a un gros travail de pédagogie à faire pour que les mentalités évoluent dans le sens des ayant droits qu’elle représente. L’exemple de coucoucircus.org peut aider un certain nombre d’internautes à comprendre ça, et nous ferons notre maximum dans ce sens. Après tout, je serais extrêmement fier d’arborer sur le site un logo de la SACEM impliquant que coucoucircus respecte les droits d’auteurs !« , assure l’auteur du site.

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