Le président de la société Palantir Technologies a confirmé l'exactitude du document qui détaillait les actions possibles contre Wikileaks, mais il rejette toute la faute sur la société HBGary dont les e-mails piratés sont à l'origine de la fuite.

Les Anonymous avaient voulu donner une leçon à tous ceux qui s’attaqueraient à eux, lorsqu’ils ont piraté et publié les e-mails de la société HBGary qui avait voulu identifier certains de ses membres. La leçon risque d’être très bien comprise, vu les derniers développements.

Hier, nous rapportions en effet qu’un document Powerpoint portant l’entête de la société Palantir avait été présenté à Bank of America. « Ensemble, Palantir Technologies, HBGary Federal et Berico Technologies apportent l’expertise et l’approche nécessaires pour combattre efficacement la menace Wikileaks », disait la présentation qui détaillait les moyens de détruire Wikileaks, en s’attaquant à sa réputation et à ses sources, par des méthodes parfois illicites. Il était par exemple dit, ce qui étonnamment n’a pas beaucoup choqué, que « puisque les serveurs sont désormais en Suède et en France, rassembler une équipe pour y avoir accès est plus simple« . Le document proposait de réaliser des « cyber-attaques contre l’infrastructure pour obtenir des données sur ceux qui soumettent des documents« .

Aujourd’hui, la société Palantir a reconnu que le document était vrai, mais il l’a condamné en rejetant toute la faute sur HB Gary, devenu le mouton noir de la bande. « J’ai ordonné à la société de rompre toute relation avec HB Gary« , écrit le président de la société dans un communiqué. « Palantir Technologies fournit une plateforme logicielle analytique pour l’analyse de données. Nous ne fournissons pas – et nous n’avons pas prévu de développer – des solutions de cyber offensive« , ajoute-t-il. Prenant le maximum de distance possible avec le contenu de la proposition, qui a pourtant fait l’objet d’un aller-retour entre les trois partenaires, Palantir réfute toute idée d’attaquer Wikileaks et affirme que « la liberté d’expression et le droit à la vie privée sont essentiels à une démocratie florissantes« . Le président ne nie pas que ses équipes ont pu travailler à l’élaboration de ce document, mais il présente ses excuses et fait comme s’il l’avait découvert en même temps que tout le monde.

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