À quelques semaines du lancement de la Nintendo 3DS au Japon, les déclarations enthousiastes sur la console se multiplient. Deux responsables de Nintendo UK ont vanté cette fois les protections anti-piratage déployées sur la nouvelle console portable. Mais ni l'un ni l'autre n'a souhaité présenter ces protections.

Est-ce de l’assurance mal placée ? Alors que la Nintendo 3DS sera commercialisée dans un mois au Japon, puis fin mars en Amérique du Nord et en Europe, deux officiels de Nintendo Royaume-Uni, le directeur général et le directeur du marketing, se sont montrés étonnamment confiants à l’égard des protections anti-piratage mises en place sur la nouvelle console de Nintendo.

« Nous ne pouvons pas divulguer aucun détail technique à ce sujet, mais inutile de dire qu’il s’agit probablement de l’un de nos meilleurs produits dans ce domaine. Il y a beaucoup de choses que nous avons apprises au fil du temps pour essayer d’améliorer la sécurité et la protection ; pas seulement notre propriété intellectuelle, mais aussi celle de nos éditeurs tiers » a expliqué David Yarnton, dans des propos rapportés par CVG.

« Ce n’est pas seulement une extension de la partie technique, mais à une échelle mondiale de nombreux pays et gouvernements reconnaissent que la propriété intellectuelle des industries créatives ont besoin d’être protégées » a poursuivi le directeur général de Nintendo UK, avant de laisser entendre que la Nintendo 3DS serait difficilement cassable.

Même son de cloche chez James Honeywell. « Les gens sont conscients que les jeux vidéo, la musique et le cinéma contribuent significativement aux économies des pays. Ils ont besoin d’être sûrs que [les gouvernements] commencent à protéger ces créations« . « Je pense qu’il y a eu un âge d’or du piratage et que nous avons maintenant beaucoup de règles pour y mettre fin » a-t-il ajouté.

L’assurance des deux employés de Nintendo dans la nouvelle console 3DS est partagée par le directeur général de l’entreprise, Satoru Iwata. Au mois de mai 2010, celui-ci avait déclaré dans le magazine Forbes que la console portable allait apporter une protection anti-piratage efficace et crédible. Néanmoins, Satoru Iwata s’était également refusé à en dire plus.

À l’époque, nous avions considéré que cette prudence tranchait avec l’assurance affichée du patron de Nintendo. Les déclarations des deux responsables de Nintendo UK étant du même acabit, cet écart nous apparaît de nouveau curieux. Si la la 3DS embarque vraiment un système anti-piratage performant, pourquoi ne pas donner quelques indications générales ?

Une chose est sûre, les propos combinés des trois responsables de Nintendo vont certainement pousser les hackers à s’intéresser de près à la console. Si certains tenteront de craquer la console pour pirater des jeux 3DS, d’autres le feront uniquement par défi. Le gant a été jeté.

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