Spotify payerait aux ayants droit deux fois plus qu'il ne gagne

Guillaume Champeau - publié le Lundi 15 Novembre 2010 à 12h30 - posté dans Musique Numérique

La musique en ligne dite "légale" a-t-elle une chance de prospérer à long terme sans être subventionnée par les nouvelles technologies, d'une manière (licence globale) ou d'une autre (forfait proposé par un FAI) ? Souvent présenté comme un exemple à suivre par les maisons de disques, qui louent son modèle mixte gratuit/payant imité par Deezer, le service suédois Spotify serait encore loin d'être rentable.

C'est ce qu'illustrent en tout cas ces deux graphiques présentés par le journal suédois VA.se, qui montrent en premier lieu une estimation de l'évolution du chiffre d'affaires de Spotify, puis l'évolution des sommes versées aux ayants droit par la société. Elles avancent strictement au même rythme, mais Spotify payerait aux ayants droit le double de ce qu'il parvient à retirer de l'exploitation commerciale des chansons. Selon les graphiques, le service payerait actuellement un peu plus de 6,5 millions d'euros par mois aux ayants droit, pour un chiffre d'affaires de 3,5 millions.

Difficile néanmoins de savoir si ces graphiques sont justes. Le mois dernier, Spotify avait indiqué à Music Ally qu'il avait reversé environ 40 millions d'euros aux ayants droit depuis son lancement en octobre 2008, dans sept pays européens. 30 millions auraient été payés sur les seuls 8 premiers mois de l'année 2010, avec une augmentation constante chaque mois.

Music Ally ajoutait que Spotify compte désormais 650 000 abonnés, dont 90 % payent la formule à 9,99 euros, et 10 % celle à 4,99 euros par mois. Ce qui lui permet de dégager environ 6,2 millions d'euros de chiffre d'affaires mensuel, sans compter les revenus publicitaires tirés des 9,5 millions d'utilisateurs non abonnés aux formules payantes. Mais on ne sait pas quelle période couvrent les sommes versées aux producteurs et auteurs depuis le début de l'année. A quelle date Spotify doit-il payer les droits pour les chansons qui sont écoutées aujourd'hui ?

Publié par Guillaume Champeau, le 15 Novembre 2010 à 12h30
 
 
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Commentaires à propos de «Spotify payerait aux ayants droit deux fois plus qu'il ne gagne»
 

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Moi qui croyait qu'il l'avait dans le c** les ayants droits avec des plateformes comme Deezer ou Spotify, mais en faite ils touchent un max les fourbes. En tout cas maintenant, grâce à ce genre de plateforme je ne télécharge plus et je n'achète toujours pas de CD donc je suis gagnant et légal.
arizona, le 15/11/2010 - 15:28
Ok pour gueuler contre les majors... mais je vous rapelle aussi que Spotify n'est pas tout à fait clean dans l'affaire... elle vend à perte depuis pas mal de temps... partout ailleurs, cela s'appelerait du Dumping... et cela fait aussi mourir d'autres services qui n'ont pas la tésorerie de Spotify (Jiwa et puis tout ceux qui n'emergeront jamais car Spotify occupe le devant de la scene)
Je ne crois pas qu'on puisse parler de dumping en matière culturelle.
CounterFragger, le 15/11/2010 - 16:40
De ce que j'ai toujours compris sur Numerama, les seuls ayants-droit "stigmatisés" sont la plupart du temps les producteurs (les majors surtout). Pas les artistes.
Ouais mais bon, les artistes choisissent leurs ayants-droits par contrat. Séparer les deux est totalement artificiel.
CounterFragger, le 15/11/2010 - 16:40
De ce que j'ai toujours compris sur Numerama, les seuls ayants-droit "stigmatisés" sont la plupart du temps les producteurs (les majors surtout). Pas les artistes.
D'où l'intérêt d'appeler une maison de disque « maison de disque ». Le confusionnisme généralement pratiqué par Numerama est suspect et confine à la mésinformation.
Makhno, le 18/11/2010 - 18:49
CounterFragger, le 15/11/2010 - 16:40
De ce que j'ai toujours compris sur Numerama, les seuls ayants-droit "stigmatisés" sont la plupart du temps les producteurs (les majors surtout). Pas les artistes.
D'où l'intérêt d'appeler une maison de disque « maison de disque ». Le confusionnisme généralement pratiqué par Numerama est suspect et confine à la mésinformation.
Non. La mésinformation, c'est de prétendre que les artistes ne décident pas de travailler pour une maison de disque.
Grand_grunt, le 21/11/2010 - 06:16
Makhno, le 18/11/2010 - 18:49
CounterFragger, le 15/11/2010 - 16:40
De ce que j'ai toujours compris sur Numerama, les seuls ayants-droit "stigmatisés" sont la plupart du temps les producteurs (les majors surtout). Pas les artistes.
D'où l'intérêt d'appeler une maison de disque « maison de disque ». Le confusionnisme généralement pratiqué par Numerama est suspect et confine à la mésinformation.
Non. La mésinformation, c'est de prétendre que les artistes ne décident pas de travailler pour une maison de disque.
Bel exemple des effets du confusionnisme ambiant. Tu n'as rien compris à ce que j'ai écrit.

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