Les services de VOD doivent financer le cinéma européen et français
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 15 Novembre 2010 à 11h39 -
posté dans TV Numérique
![]() Le Ministère de la Culture a publié le décret qui fixe les contributions minimales au financement du cinéma européen et français auxquelles doivent se soumettre les services de vidéo à la demande. Il entrera en vigueur dès le 1er janvier, sous le contrôle du CSA. Il semble que le ministère de la Culture a voulu expédier les affaires courantes avant le remaniement ministériel, qui n'aura finalement pas atteint Frédéric Mitterrand. Samedi, outre le décret sur la labellisation de l'offre légale et la régulation des DRM par l'Hadopi, la rue de Valois a fait paraître au Journal Officiel le décret relatif aux services de médias audiovisuels à la demande, qui avait été négocié dans la douleur avec les ayants droit et les plateformes de VOD. Le texte réglementaire fixe les modalités de contribution des services de VOD au financement de la production d'oeuvres cinématographiques et audiovisuelles, dans la plus pure tradition de "l'exception culturelle" à la française. Il distingue les services de télévision de rattrapage - dont les contributions sont alignées sur celles des chaînes de télévision dont leurs programmes sont tirés, les services de VOD par abonnement, et les services de VOD à la carte. Tous doivent participer au financement du cinéma si leur chiffre d'affaires excède 10 millions d'euros annuel. Un seuil qui "permet de ne pas entraver le développement de ces nouveaux services en tenant compte du caractère encore émergent de ce marché", explique le gouvernement. Les services de VOD à l'acte doivent payer l'équivalent de 15 % de leur chiffre d'affaires pour financer les oeuvres cinématographiques et audiovisuelles, dont au moins 12 % pour les oeuvres françaises. Il ne s'agit pas d'une taxe supplémentaire, mais d'un engagement à dépenser au moins cette part là de leur chiffre d'affaires pour l'acquisition et la production de films français et européens. L'engagement est plus lourd pour les services de VOD par abonnement (SVOD) qui sont les plus susceptibles de séduire le public à long terme. De manière assez logique, le ministère de la Culture considère que les services qui proposent des offres de films à la demande par abonnement sont "amenés à entrer en concurrence avec les services de télévision de cinéma". Il est donc instauré un "régime comparable à celui antérieurement instauré pour les chaînes cinéma dites " premium "", c'est-à-dire concrètement que les services de SVOD sont mis sur le même plan que Canal+. Ils doivent payer une contribution qui peut aller de 27 % de leur chiffre d'affaires annuel net s'ils proposent quasi exclusivement des films de plus de 3 ans, à 48 % de leur CA net s'ils proposent au moins 10 films sortis depuis moins de 22 mois. Cependant, cette contribution au financement du cinéma comprend notamment "les sommes versées aux ayants droit pour chaque accès dématérialisé à l'oeuvre", ce qui dans les faits constitue déjà un pôle très important des dépenses engagées par les services de VOD. Le décret ne devrait donc pas beaucoup creuser la marge des services de VOD, mais en revanche orienter les dépenses vers une part significative de contenus européens et français. A cet égard, le décret impose également un certain nombre de règles éditoriales et publicitaires aux plateformes. "Sur leur page d'accueil, les éditeurs de services réservent à tout moment une proportion substantielle des oeuvres, dont l'exposition est assurée autrement que par la seule mention du titre, à des oeuvres européennes ou d'expression originale française, notamment par l'exposition de visuels et la mise à disposition de bandes annonces", dispose ainsi l'article 13 du décret. Mais les éditeurs se demandent encore comment appliquer un tel décret lorsque les pages d'accueil sont personnalisées en fonction des goûts de l'utilisateur et des conseils de ses amis... Enfin, alors que la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) aurait pu revendiquer le pouvoir de s'assurer de la mise en application du décret, c'est le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) qui aura la charge de recueillir et de contrôler les déclarations des éditeurs. Il devra aussi publier un rapport d'ici 2 ans. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Les services de VOD doivent financer le cinéma européen et français»
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FoxNomade
le 15/11/2010 à 11:45
A force de trop vouloir faire plaisir aux majors et soit disant ayants droits, le ministere de la culture est tout simplement entrain de scier la branche où ils sont perchés. C'est carrement du grand art a ce niveau là.
tout le monde la paye cette taxe, pourquoi pas la vad, je suis scandalié d'apprendre que la vad ne payait rien jusqu'à maintenant
mais quand je vois les % ça me rassure, ce n'est pas demain que ça va être rentable cette affaire, le prix à 4,99 € n'est pas tenable... MDR vf, le 15/11/2010 - 11:49 ha ha ha je plussoie!!! non non je pisse de rire à votre santé à ces messieurs de la vad on a vraiment un gouvernement impec qui veut sauver les videoclubs
un grand merci, à charge de revanche Euh... la VOD à la carte ou par abonnement, ça existe en France ?
Si c'était le cas ben c'est terminé. Désormais toutes les offres sur Internet seront à l'étranger. VIDEOCLUB, le 15/11/2010 - 11:52 tout le monde la paye cette taxe, pourquoi pas la vad, db Shingles, le 15/11/2010 - 12:15 Ils parlent de chiffre d'affaire, mais est-ce qu'ils tiennent compte du bénéfice net?Ils sont au moins certain d'avoir quelque chose comme ça sinon, avec magouilles and Co (les multinationales qui déplacent leurs bénéfices en fonction de la fiscalité), ils n'auraient que dalle. db L'article est peut-être pas clair. Il ne s'agit pas d'une taxe supplémentaire, mais d'un engagement à verser l'équivalent d'environ 50 % du chiffre d'affaires en dépenses bénéficiant aux productions ciné françaises et européennes. Si c'est déjà le cas (par les paiements de droits), les plateformes n'auront rien à payer en plus.
Gourmet, le 15/11/2010 - 12:28 VIDEOCLUB, le 15/11/2010 - 11:52 tout le monde la paye cette taxe, pourquoi pas la vad, db Je pense qu'il voulait dire Vidéo A la Demande (VAD) La VOD, à moins de baisser les prix à un niveau tolérable se sera sans moi. Sauf coup de coeur ... et encore.
Quand on voit les prix et les conditions d'utilisations (pour PC, il faut installer X logiciels, fournir X données personnels, ...) pour au final regarder un film uniquement en 48h. Franchement, quand on voit les épisodes de série à 3€ et les films à 4/5€ cela fait vraiment peur. Et surtout pour des films relativement vieux (sauf cas rare comme les films qui ont fait un flop Voici une grille tarifaire à l'acte qui serait déjà plus attractive : Définition standard, Multi Langue (sous-titre inclus) ACHAT Définitif: - Films : 5€ - Série (1 saison) : 15/30€ (en fonction si 12 ou 24 épisodes) Location : - Films : 2€ - Série (1 épisode) : 0,50€ (à diviser par deux si durée 20minutes) Haut définition ("1080p"), Multi Langue (sous-titre inclus) ACHAT Définitif: - Films : 7€ - Série (1 saison) : 22,5/45€ (en fonction si 12 ou 24 épisodes) Location : - Films : 3€ - Série (1 épisode) : 1€ (à diviser par deux si durée 20minutes) - Série : 0,50€ Le tout bien-sur avec une garantie téléchargement acceptable. Au vue du prix, on peut penser à une option activable par oeuvre, permettrais d'étendre la durée de vie de téléchargement. Ce sont des prix de base. Les prestataires peuvent proposer des services en supplément : - Streaming (Télé, PC, téléphone) - Téléchargement complet dans un format ouvert - Système de "cadeau" pour offrir une oeuvre à un proche (une belle plus-value à faire dessus - Allongement de la durée de téléchargement - Offre promotionnel : Pour l'achat de ToyStory 2 vous avez le 1 pour 1€ en plus (exemple à la con x) ) Le tout biensur sans DRM, en partant sur le principe que le client est prêt à payer, suffit juste de pas le prendre pour un con ou une vache à lait. Crazysky, le 15/11/2010 - 13:31 La VOD, à moins de baisser les prix à un niveau tolérable se sera sans moi. Sauf coup de coeur ... et encore. Quand on voit les prix et les conditions d'utilisations (pour PC, il faut installer X logiciels, fournir X données personnels, ...) pour au final regarder un film uniquement en 48h. Franchement, quand on voit les épisodes de série à 3€ et les films à 4/5€ cela fait vraiment peur. Et surtout pour des films relativement vieux (sauf cas rare comme les films qui ont fait un flop Voici une grille tarifaire à l'acte qui serait déjà plus attractive : Définition standard, Multi Langue (sous-titre inclus) ACHAT Définitif: - Films : 5€ - Série (1 saison) : 15/30€ (en fonction si 12 ou 24 épisodes) Location : - Films : 2€ - Série (1 épisode) : 0,50€ (à diviser par deux si durée 20minutes) Haut définition ("1080p"), Multi Langue (sous-titre inclus) ACHAT Définitif: - Films : 7€ - Série (1 saison) : 22,5/45€ (en fonction si 12 ou 24 épisodes) Location : - Films : 3€ - Série (1 épisode) : 1€ (à diviser par deux si durée 20minutes) - Série : 0,50€ Le tout bien-sur avec une garantie téléchargement acceptable. Au vue du prix, on peut penser à une option activable par oeuvre, permettrais d'étendre la durée de vie de téléchargement. Ce sont des prix de base. Les prestataires peuvent proposer des services en supplément : - Streaming (Télé, PC, téléphone) - Téléchargement complet dans un format ouvert - Système de "cadeau" pour offrir une oeuvre à un proche (une belle plus-value à faire dessus - Allongement de la durée de téléchargement - Offre promotionnel : Pour l'achat de ToyStory 2 vous avez le 1 pour 1€ en plus (exemple à la con x) ) Le tout biensur sans DRM, en partant sur le principe que le client est prêt à payer, suffit juste de pas le prendre pour un con ou une vache à lait. VIDEOCLUB, le 15/11/2010 - 14:07
et mon ami le pére noel n'existe pas, on ne te l'a pas dit encore à ton âge On ne parle pas de père noël ici... juste d'une offre qui conviendrait à Crazysky. En attendant, s'ils ne veulent pas proposer ce genre d'offres sans DRM, pas de soucis, d'autres le proposent gratuitement. Y'a pire que de croire au père noël. Y'en a qui croient aux bienfaits des DRM.
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