Au Japon, les utilisateurs de lecteurs de livre électronique numérisent leurs ouvrages![]()
Mais le décollage de ce marché pourrait venir des utilisateurs eux-mêmes. Au Japon, les clients numérisent eux-mêmes leurs propres ouvrages, pour ensuite les copier sur leur dispositif. Selon le Mainichi Daily News, la numérisation à des fins personnelles d'ouvrages achetés légalement est autorisée au Japon. D'après une étude menée par Macromill Inc, près de 20 % des utilisateurs d'iPad au Japon ont déjà numérisé au moins un ouvrage. Et 30 % des sondés qui n'ont pas encore franchi le cap songent à le faire prochainement. Cette nouvelle pratique aurait certainement un impact très positif sur les ventes de lecteurs de livres électroniques. Nombreux sont ceux qui aimeraient en effet pouvoir emmener toute leur bibliothèque en vacances ou lors d'un déplacement quelconque. Le seul inconvénient réside dans les scanners. S'ils sont trop anciens, le processus de la numérisation page par page risque d'être rapidement fastidieux. Les modèles récents, plus chers, peuvent en revanche numériser les deux côtés d'une même page. Cependant, cette pratique en plein essor soulève de nouvelles inquiétudes chez les ayants droit nippons. "Nous avons reçu de nombreuses requêtes des auteurs eux-mêmes, ce qui était inattendu. [...] Juridiquement, nous naviguons dans une zone grise et nous voulons faire preuve de prudence" a expliqué Susumu Nishimagi, le patron d'une entreprise locale de numérisation. Pour Yashio Uemara, directeur du Tokyo Denki University Press, le succès de la numérisation des ouvrages possédés est le signe que les éditeurs n'ont pas su répondre aux attentes des consommateurs. "Aujourd'hui est une période de transition vers de nouvelles formes de médias. Les éditeurs eux-mêmes devraient vendre des versions numérisées avec les livres imprimés, comme un package" a-t-il jugé. En France, le Code de la propriété intellectuelle autorise la numérisation de n'importe quel ouvrage au titre du droit à la copie privée. C'est l'article L122-5 : "L'auteur ne peut interdire (...) Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Au Japon, les utilisateurs de lecteurs de livre électronique numérisent leurs ouvrages»
bon , je pars numeriser l integrale des harry potter , je repasse ici en 2013
A titre perso j'ai numérisé toutes mes revues depuis 10 ans... Malheureusement en PDF faute de mieux.
Idem pour les livres et mes cours. J'hésite encore à massicoter certains livres anciens mais tôt ou tard ça deviendra inévitable l'arrivée des APN permet une numérisation simple et non destructrice... reste quelques soucis pour réduire la taille des fichiers et avoir une bonne balance des blancs mais ça ce gère. Tous mes nouveaux ouvrages achetés le sont en PDF et si les revues passaient au PDF je prendrais l'abo PDF. speed, le 25/08/2010 - 19:39 bon , je pars numeriser l integrale des harry potter , je repasse ici en 2013 Un bon coup de massicot et 20 minutes... Un scanner recto-verso coûte moins cher qu'une bibliothèque. J'ai donc numérisé en partie mes livres de poche, lus une fois et sur lesquels je ne reviendrai sans doute plus.
Ajoutons que de nombreux Poche ne sont plus disponibles dans les librairies, ce que je trouve absolument honteux. Ils devraient automatiquement tomber dans le domaine public, faute d'être encore exploités commercialement (Pierre Rey, par exemple). Il m'est déjà arrivé de numériser des livres avec un scanner plutôt commun, en particuliers des manuels que je détenais...je n'ai jamais mis plus de deux heures, même pour les livres de plus de 500 pages. On peut le faire en regardant un film. Pour moi le problème c'est surtout le prix des lecteurs d'ebooks!
L'avenir du livre passe par la numérisation, comme tous les supports de médias.
Avoir aujourd'hui toute sa discothèque dans un lecteur MP3 est monnaie courante et pour les livres, la tendance est la même et elle s'affirmera lorsque le papier électronique verra le jour. benco67, le 25/08/2010 - 19:47
reste quelques soucis pour réduire la taille des fichiers et avoir une bonne balance des blancs mais ça ce gère. Severe, le 25/08/2010 - 19:11 Le problème étant que numériser soi-même un livre pour son usage perso, ça demande un minimum d'investissement: au final on passe plus de temps à scanner, trier, mise en forme...qu'à lire. Si le même bouquin je le trouvais à 2€ prêt-à-lire, je ferais comme pour InLibroVeritas... Les éditeurs risquent de laisser passer le train. Les auteurs aussi. "on reparlera une nouvelle fois de piratage"
Bien sûr, c'est donc aux éditeurs de tirer une leçon de la situation actuelle de la musique et des films, de prendre les devants. Pour ne pas refaire les mêmes erreurs. "Les modèles récents, plus chers, peuvent en revanche numériser les deux côtés d'une même page." Je n'ai pas trouvé de lien pour vous signaler une erreur, mais il me semble que deux côtés, c'est beaucoup pour une seule page, n'est-il pas ?
Peut-être ces scanners peuvent-ils numériser les deux côtés d'une même feuille? Moi j'ai mal aux yeux si je lit une revue pdf trop longtemps. pourtant j'ai un écran plat.
Donc.. De plus, quel plaisir de livre un bon policier le soir dans mon lit, la tête sur l'oreiller. Ce qui est impossible avec un ebooks. Ebooks qui tombe dans le sable ? Ebooks dans le bain ? Le livre à encore un bon futur. par contre numériser ce qu'on a déja lu, les cours, les manuels de nos appareils etc.. LA OUI. A quoi cela sert de me donner un manuel en 12 langues pour monter mon nouveau barbecue ? Même chose que pour les musiques ou les vidéos numérisées par des "amateurs" : la pire qualité côtoie trop souvent l'acceptable.
Même les scans de Google Books ne sont pas toujours très "propres". A quoi cela sert de me donner un manuel en 12 langues pour monter mon nouveau barbecue ?
1) Ca coûte moins cher d'imprimer un manuel en 12 langues et de le mettre dans TOUTES les boîtes plutôt que de faire des boîtes avec des manuels en français, d'autre en anglais, d'autre en allemand, ... avec en plus une gestion de stocks par langue. 2) Ca peut sembler bizarre, mais il y a encore 45% des gens qui n'ont pas Internet et eux aussi ont le droit d'avoir une notice pour monter le barbecue. Exemple de contraintes de la dématérialisation : Ryan Air demande aux clients d'imprimer eux même leur billet d'avion. Sinon, il en coûte 40€ par billet (40€ pour un simple morceau de papier). Donc, déjà, il faut avoir une imprimante chez soi. Si on part 15 jours, pas de problème, on peut aussi imprimer le billet retour. Par contre, si on part plus de 15 jours, il faut trouver un ordinateur, une connexion Internet et une imprimante pour imprimer le billet retour. Pas toujours évident... Sinon, bing : 40€ ! En parlant d'avion, vous savez pourquoi la plupart des manuels de procédures dans un cockpit sont sous forme "papier" et pas sous forme électronique ? Parce qu'un livre, ça ne tombe pas en panne. Et même déchirée ou froissée ou tâchée (sans excès), une page reste lisible j'ai déjà scanné quelques livres, il n'y a pas que les japonnais pour le faire. Avec un scanner plat (nécessaire si l'on ne veux pas "massicoter" le livre, cela prend environ 90 minutes. Avec un logiciel de type ABBYY la reconnaissance des caractère est bonne et il est facile de constituer un fichier epub ou mobipocket.
J'ai récemment numérisé le dernier livre d'Edgar Morin qui avait été acheté par un ami étudiant handicapé qui ne peut lire au format papier plus que quelques pages.
Je ne l'ai pas décortiqué et ne dispose pas d'un scanner automatisée pour le faire. Nous l'avons ensuite fait reconnaître par une logiciel d'OCR (reconnaissance optique de caractère) un peu ancien (Omnipage), puis corrigé et mis en page sur 'Pages', le logiciel de mise en page grand public d'Apple. Il a pu le lire grâce à des voix de synthèses vocales d'Infovox. Puis je l'ai remis en page de façon optimum pour l'iPad (au format PDF), enfin j'en ai réalisé avec la toute dernière version de Pages, une version ePub dans laquelle j'ai inclu des vidéos d'Edgar Morin qui parlaient des sujets des chapitres concernées, et glanées sur internet. C'est ainsi que dans l'iPad, nous avons une version multimédia du livre au format ePub multimédia fait maison, avec le confort de navigation et l'ergonomie d'eBooks, l'application d'Apple, et toutes les options de surlignage et d'annotation. Je suis parti une semaine à l'étranger avec plusieurs dizaines d'ouvrages numérisés et mis en pages selon les mêmes procédés (au fil du temps, je numérisais déjà chaque année cinq à dix livres que je souhaitais conserver dans mes portables†sur vingt ans ça fait déjà une petite collection). Je ne le faisais qu'occasionnellement, car il faut y consacrer au moins une douzaine d'heures, qu'on pourrait s'épargner si le livre était directement vendu au format numérique. Car c'est vrai que c'est du temps : · 5 h numérisation, 300 pages · 3 h OCR · 3 h correction des erreurs de reconnaissance, de nettoyage · 1 h formatage et mise en page · 5 mn exportations au format PDF, et ePub multimédia Pour les ouvrages qui ne méritent pas de gaspiller du papier, des produits chimiques, de l'eau, pour les fabriquer, du transport, du stockage, et du pilon pour la suite†dans neuf cas sur dix, je préférerais profiter des ouvrages au format électronique d'emblée. Mais nombre d'ouvrages des sept dernières décennies, y compris parmi les plus récents, n'ont pas été conçu pour être distribué au format numérique, et n'en disposent pas encore (alors que la partie finalisation, si le livre a été conçu dans les règles de l'art avec des feuilles de style, ne dure qu'une heure ou deux)†quand aux plus anciens, dans lesquels je me suis plongé grâce au projet Gutenberg et d'autres formes de diffusions de livres 'libres de droit', j'ai puisé avec délice depuis trois mois dans la lecture d'ouvrage qui autrefois meublaient la bibliothèque de mes parents et de mes grands parents. Par contre, pour les ouvrages récents, et compte tenu de mes usages de lecture, et de ceux de mon ami†il a fallu mettre la main à la patte. Mais nous n'allons pas nous amuser, chacun de notre côté à numériser les livres, les reconnaître, les corriger et les mettre en page. Les éditeurs doivent pouvoir assumer ce travail. En attendant, certes c'est long†mais désormais, j'ai déjà 10 % de mes livres papiers (plus de 2 500 dans la bibliothèque), dans mon iPad†je compte acheter les futurs ouvrages (en dehors des ouvrages d'art, photographie, architecture ou cuisineâ€) au format électronique. Mais lorsqu'il s'agit de travailler, commenter, sortir en toute circonstance et en tout lieu, un ouvrage pour un débat, un argumentaire, un cours, une conférence†le jeu peut en valoir la chandelle. Il est clair que des formules d'achats groupés (livre papier + version électronique pour 1 ou 2 euros de plus par exemple) ou isolées (avec un prix d'achat de 40 à 50 % inférieure en version électronique, pour jouer sur l'effet de masse)†limitera ces tentatives bricolées de numérisation à domicile, qui ne dureront probablement qu'un temps†le temps que les éditeurs comprennent qu'il ne faut pas tenter d'arrêter l'histoire. |
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