Des opposants au vote électronique font l'objet d'intimidations en Inde (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Lundi 30 Août 2010 à 10h40 - posté dans Société 2.0

Un informaticien indien qui a démontré l'existence de failles de sécurité sur les machines de vote utilisées lors des élections a été arrêté ce week-end.

Mise à jour : Hari Prasad, l'informaticien arrêté pour avoir reçu une machine à voter et ne pas avoir dénoncé sa source, a été libéré sous caution et fait l'objet d'un contrôle judiciaire. Aucune charge n'a pour le moment été retenue contre lui en ce qui concerne le vol de la machine, mais le juge a demandé à la Commission électorale de dire s'il était vrai que Prasad a mis au jour des failles de sécurité. Selon la presse indienne, Prasad sera poursuivi si la Commission assure au tribunal que c'est faux.

Article du 23 août 2010 - Souvent considéré comme l'avenir, le vote par bulletins électroniques est sujet à beaucoup de critiques et de soupçons. La modernité n'est pas toujours le progrès, comme nous l'avions expliqué dans un article publié l'an dernier au sujet d'un vote électronique en Finlande :

Si un anthropologue se penchait dans quelques milliers d'années sur les rites de la société du 20ème siècle, il s'intéresserait sans doute de près au processus du vote dans les sociétés démocratiques. Plus qu'une élection, c'est un véritable rituel qui répond à des codes et à des symboles que l'on trouve parfois dépassés, mais qui ont été élaborés avec soin par ceux qui ont inventé la démocratie. Le symbole le plus important est la transparence de l'urne dans laquelle le citoyen glisse son vote, dissimulé sous une enveloppe opaque. Chaque citoyen fait son choix dans le secret de l'isoloire, mais chacun doit pouvoir vérifier grâce aux parois transparentes de l'urne que son bulletin n'a pas pu être manipulé entre le moment où il a été glissé dans l'urne et le moment où le comptage des voix est effectué. L'opacité de l'enveloppe, elle, doit empêcher de savoir qui a voté quoi.

Ce sont des symboles essentiels qu'une société démocratique ne devrait pas pouvoir effacer sans se nier elle-même. Il y a quelques vieilleries que le tout numérique, dont nous sommes généralement les premiers partisans, ne devrait pas supprimer. Et tant pis s'il faut paraître réac', le réactionnisme n'est parfois qu'un rappel à des valeurs fondamentales que l'on tend à oublier, sur ce sujet comme sur d'autres.

En Inde, un informaticien vient d'être placé en garde à vue par les autorités, après qu'il a refusé de livrer le nom d'une source anonyme qui lui avait livré une machine de vote électronique utilisée dans le pays.

Directeur de la société Netindia, Hari Prasad s'était battu avec les autorités pour dénoncer des irrégularités lors des élections, en pointant du doigt les ordinateurs qui enregistrent les votes. La Commission des Elections de l'Inde avait affirmé que les machines étaient fiables, et demandé en 2009 à Prasad de prouver le contraire. Mais elle avait refusé de fournir à l'informaticien l'accès à une machine pour vérifier son bon fonctionnement (sic).

C'est finalement une source anonyme qui lui a fourni une machine en début d'année. Elle lui a permis de constituer une équipe de chercheurs et de démontrer des failles de sécurité, publiées le mois dernier (.pdf). Samedi, Prasad a vu les autorités débarquer à son domicile pour l'interroger, et finalement l'embarquer à Bombay devant son refus de révéler l'identité de son généreux donateur.

"Plutôt que de d'essayer de poursuivre Prasad et sa source anonyme, le gouvernement devrait concentrer son attention et ses ressources sur le vrai problème : les machines de vote électronique sans mécanisme de contrôle", critique aujourd'hui l'Electronic Frontier Foundation.

Publié par Guillaume Champeau, le 30 Août 2010 à 10h40
 
 
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Commentaires à propos de «Des opposants au vote électronique font l'objet d'intimidations en Inde (MAJ)»
 

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Goldoark, le 23/08/2010 - 15:59
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.
Rien à voir. La transparence n'est pas au même niveau.

L'open source n'empêche pas les failles de sécurité, et donc le trucage.
L'informatique accélère tous les processus, c'est son principal atout.

Truquer un vote papier est faisable, mais c'est par conséquent beaucoup polus rapide et facile avec l'informatique, l'open-source n'y changera rien.

La finalité de cette histoire est facile à comprendre : le pouvoir en place a truqué ou prévoit de truquer les votes et ils ne veulent pas que ça se découvre, donc ils attaquent l'informaticien qui cherche à invalider ce système.

Aux Indes comme en France et aux USA ça pue la pourriture...

truquer le vote papier, c'est un sport national dans de nombreux pays ! déjà toutes les républiques bananes le pratiquent mais on le trouve aussi de nombreux adeptes dans les pays dit "démocratiques".

quand on voit qu'en france les morts votent dans certains arrondissement et que d'autres viennent avec des chaussettes remplies de bulletins.

aux usa, c'est le système entier qui est corrompu de manière à ce que certaines populations ne votent pas (ex: vote en semaine, à prendre sur ses congés payés, bulletins archi compliqués, flics à l'entrée des bureaux de vote pour intimider les populations colorées etc etc).

finalement, les pays dont le système est le plus honnête, à défaut d'être juste sont les dictatures pures et dures qui elles, ne s'embarrassent pas avec des simulacres coûteux et inutiles.
Pas besoin de machines electronique pour truquer le vote, il l'est deja normalement par la non prise en compte des votes blancs, et cela semble convenir a l'ensemble des arrogants assouvis du droit de vote
Selon moi, il y a eu d'ores et déjà des problèmes lors de notre dernière présidentielle. Rien qu'en termes de conflits d'intérêts...
Que fait-on des machi,es de vote électronique, en France, avant un scrutin? Il faut bien les garder quelque part. C'est le Ministère del'intérieur, je crois, qui a charge de les protéger? Si je me trompe, je ne demande qu'à être corrigé, surtout. Qui était ministre de l'intérieur, juste avant le scrutin de 2007?
Eh oui...
Assis sur le pont de l'Orca, repensant à certains requins de sa jeunesse, Quinn fredonnait.
"Au revoir et adiue, jolies filles madrilènes..."
C'est rare, des requins qui snobent un repas à l'oeil.
Ceci dit, nous ne sommes pas dans le secret des requuns, n'est-ce pas?
CaptainKiller, le 23/08/2010 - 16:58
Je pense que le vote électronique pourrait être possible avec des cartes perforées.
Une bande de papier défile, on demande à la machine de percer un trou en face du candidat, on est sûr que son vote n'est pas falsifié, et ensuite la bande de papier défile pour cacher son vote au prochain électeur.
àa permet ainsi de compter électroniquement les votes, mais ça laisse la possibilité à n'importe qui, informaticien ou non, de recompter à la main les trous pour vérifier une erreur de la machine.

Ca fait un peu retour aux sources de l'informatique, mais ça me paraît la seule solution "informatique" qui garderait la transparence de l'urne...
Qu'en pensez-vous ?

Du moment que c'est pas l'utilisateur qui fait le trou alors ont peut douter de l'appareil. Car rien n'empêche de programmé le fait que apres tant de vote pour untel un trou sera fait pour un tel donc rien empéche la triche

Seul un trou fait par l'utilisateur et la machine qui ensuite valide le vote en lisant la carte perforé serait fiable car il serait possible de compté les votes
Portant le masque de la democratie, hissant le drapeau de l'autisme, de l'individualisme, ils votent.
Les américains votent encore avec des cartes à perforer dans de nombreux états, et c'est le bordel couvré.
pleindeuss, le 23/08/2010 - 17:09
Goldoark, le 23/08/2010 - 15:59
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.
Rien à voir. La transparence n'est pas au même niveau.

L'open source n'empêche pas les failles de sécurité, et donc le trucage.
L'informatique accélère tous les processus, c'est son principal atout.

Truquer un vote papier est faisable, mais c'est par conséquent beaucoup polus rapide et facile avec l'informatique, l'open-source n'y changera rien.

La finalité de cette histoire est facile à comprendre : le pouvoir en place a truqué ou prévoit de truquer les votes et ils ne veulent pas que ça se découvre, donc ils attaquent l'informaticien qui cherche à invalider ce système.

Aux Indes comme en France et aux USA ça pue la pourriture...

truquer le vote papier, c'est un sport national dans de nombreux pays ! déjà toutes les républiques bananes le pratiquent mais on le trouve aussi de nombreux adeptes dans les pays dit "démocratiques".

quand on voit qu'en france les morts votent dans certains arrondissement et que d'autres viennent avec des chaussettes remplies de bulletins.

aux usa, c'est le système entier qui est corrompu de manière à ce que certaines populations ne votent pas (ex: vote en semaine, à prendre sur ses congés payés, bulletins archi compliqués, flics à l'entrée des bureaux de vote pour intimider les populations colorées etc etc).

finalement, les pays dont le système est le plus honnête, à défaut d'être juste sont les dictatures pures et dures qui elles, ne s'embarrassent pas avec des simulacres coûteux et inutiles.

Le plus honnêtes certes, mais pas le plus juste...
Goldoark, le 23/08/2010 - 15:53
Le vote électronique est la façon la plus aisée de tricher à une élection, pour glisser sur un système totalitaire sans visage mené par les multinationales grossièrement maquillé en parodie de démocratie, comme c'est le cas aux USA.

A priori on y viendra bientôt en France si on continue sur notre brillante lancée totalitaire.

Il n'est guère étonnant de la voire émerger aux Indes dans la mesure où tout pays acquiérant de l'importance voit son lot de pourritures friquées cherchant à masturber leur égo d'arriviste en prenant le pouvoir.

Espérons qu'ils résisteront à cette connerie.

+1

Le seul intérêt que je trouve à ces machines, c'est qu'il permet aux petits partis sans moyen d'avoir leur place sur "la table".
Le bulletins à amener dans toutes les communes coutent très chers.

Mais dans l'ensemble, je suis contre car totalement invérifiable.
En France aussi, le vote électronique s'étend dangereusement :
- ***vote politique*** par internet avec les représentants de l'Assemblée des Français de l'Etranger (qui ensuite élit 12 sénateurs), par machines à voter pour plus de 1 million d'électeurs : Brest, Le Mans, Le Havre, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Marignane, Orange, Bourges, Mulhouse, Epernay, Bagnolet, Brest, Suresnes, Boulogne-Billancourt, Le Havre, Le Mans, Nevers, etc.
- dans les partis : l'UMP, le MODEM ont organisé leurs primaires par internet.
- vote professionnel avec élections dans les CE (SNCF par exemple, EDF, Air France), représentants au CA (CNRS), conseil de l'ordre (des infirmières).
- dans les universités : une loi vient d'être votée qui autorise son usage pour l'élection des conseils.

C'est maintenant qu'il faut agir, c'est important !

http://www.ordinateu...mment-agir.html
L'Inde poursuit sur sa belle lancée de soumission aux multinationales : Dow chemical (Bhopal et ses 300 000 victimes), Monsanto (qq milliers d'agriculteurs) et ... qui est le fournisseur cette fois ?
Au mépris de son peuple bien entendu.
Mais puisqu'on vous dit que l'avenir est en marche ...
db
C'est curieux qu'en France aucun élu (de gauche ou d'ailleurs) ne se soit déclaré au sujet de ces votes électroniques.
L'affaire est pourtant simple : code source publié et promu par l'état (le Minefi par exemple), code compilé scellé et fonction de vérification de l'intégrité du code à tout moment.
Mais non, l'état est embarqué dans une privatisation de toutes ses biens, ressources humaines et projets.
Ce n'est pas le moment de réintégrer un tel projet surtout lorsqu'il s'agit de démocratie.
db
Nethan, le 23/08/2010 - 16:00
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.

Qu'est-ce qui nous garantit que le code ouvert est bien celui présent dans les machines ?

Signature par clef privée contenue dans la carte d'électeur. L'opération de signature est de la responsabilité du citoyen (par sa machine, à la main si sa lui branche, ...). La machine ne peut plus modifier votre bulletin au risque de se faire demasquer par le fait que votre clef public ne puisse pas authentifier votre signature (tout le monde peut donc vérifier qu'un bulletin est inviolé).
lildadou, le 24/08/2010 - 12:50
Nethan, le 23/08/2010 - 16:00
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.

Qu'est-ce qui nous garantit que le code ouvert est bien celui présent dans les machines ?

Signature par clef privée contenue dans la carte d'électeur. L'opération de signature est de la responsabilité du citoyen (par sa machine, à la main si sa lui branche, ...). La machine ne peut plus modifier votre bulletin au risque de se faire demasquer par le fait que votre clef public ne puisse pas authentifier votre signature (tout le monde peut donc vérifier qu'un bulletin est inviolé).

Il ne faut pas oublier qu'en France il y a des gens qui ont fait peu d'études ou même qui ne savent pas lire, et qui sont cependant des électeurs à part entière.
Proposer un système de vote dont il ne maîtrise pas la complexité est une forme de violence institutionnelle.
Et combien comprennent vraiment les principes de la crypto ?
Matif, le 24/08/2010 - 13:14
lildadou, le 24/08/2010 - 12:50
Nethan, le 23/08/2010 - 16:00
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.

Qu'est-ce qui nous garantit que le code ouvert est bien celui présent dans les machines ?

Signature par clef privée contenue dans la carte d'électeur. L'opération de signature est de la responsabilité du citoyen (par sa machine, à la main si sa lui branche, ...). La machine ne peut plus modifier votre bulletin au risque de se faire demasquer par le fait que votre clef public ne puisse pas authentifier votre signature (tout le monde peut donc vérifier qu'un bulletin est inviolé).

Il ne faut pas oublier qu'en France il y a des gens qui ont fait peu d'études ou même qui ne savent pas lire, et qui sont cependant des électeurs à part entière.
Proposer un système de vote dont il ne maîtrise pas la complexité est une forme de violence institutionnelle.
Et combien comprennent vraiment les principes de la crypto ?

Je suis d'accord, tout le monde ne peux pas être un pro de l'informatique. Pourquoi on se fait chier à dire que Linux est plus sécurisé? Pourquoi rendre son système ouvert? Tout simplement parce qu'on place d'avantage de confiance dans les commentaire positifs de milliers d'experts informatique de tout bord plutôt que dans un commercial de chez Microsoft.

En matière de sécurité, il y a toujours un moment où il faudra "faire confiance". Confiance en une autorité de certification (la base de la sécurité SSL dans le monde), confiance dans l'algorithme qui est censé vous protéger, confiance au matériel qui doit effectuer la réalisation du chiffrement. La question est "En quoi faite vous confiance?".

Après si vous tenez absolument à vos bulletins papier et votre grosse boite en plexiglas, grand bien vous fasse. Mais j'ai plus confiance dans les maths et le cryptage asymétrique que la vielle qui m'ouvre l'urne pour y glisser mon bulletin.
@lildadou: Faut-il encore qu'ils cryptent vraiment le tout :)
lildadou, le 24/08/2010 - 14:32
Matif, le 24/08/2010 - 13:14
lildadou, le 24/08/2010 - 12:50
Nethan, le 23/08/2010 - 16:00
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.

Qu'est-ce qui nous garantit que le code ouvert est bien celui présent dans les machines ?

Signature par clef privée contenue dans la carte d'électeur. L'opération de signature est de la responsabilité du citoyen (par sa machine, à la main si sa lui branche, ...). La machine ne peut plus modifier votre bulletin au risque de se faire demasquer par le fait que votre clef public ne puisse pas authentifier votre signature (tout le monde peut donc vérifier qu'un bulletin est inviolé).

Il ne faut pas oublier qu'en France il y a des gens qui ont fait peu d'études ou même qui ne savent pas lire, et qui sont cependant des électeurs à part entière.
Proposer un système de vote dont il ne maîtrise pas la complexité est une forme de violence institutionnelle.
Et combien comprennent vraiment les principes de la crypto ?

Je suis d'accord, tout le monde ne peux pas être un pro de l'informatique. Pourquoi on se fait chier à dire que Linux est plus sécurisé? Pourquoi rendre son système ouvert? Tout simplement parce qu'on place d'avantage de confiance dans les commentaire positifs de milliers d'experts informatique de tout bord plutôt que dans un commercial de chez Microsoft.

En matière de sécurité, il y a toujours un moment où il faudra "faire confiance". Confiance en une autorité de certification (la base de la sécurité SSL dans le monde), confiance dans l'algorithme qui est censé vous protéger, confiance au matériel qui doit effectuer la réalisation du chiffrement. La question est "En quoi faite vous confiance?".

Après si vous tenez absolument à vos bulletins papier et votre grosse boite en plexiglas, grand bien vous fasse. Mais j'ai plus confiance dans les maths et le cryptage asymétrique que la vielle qui m'ouvre l'urne pour y glisser mon bulletin.

À la seul différence que la vieille qui ouvre l'urne pour y glisser le bulletin est à la porté de tout le monde, si elle cherche à truquer le vote, alors il y a une série de personne qui seront là pour voir qu'elle est en train de le faire.

Modifier le code exécuté dans une machine de vote, c'est quelque chose qui sera impossible a décelé. Les citoyens du bureau de vote (car c'est bien de citoyens dont il s'agit), recevront leur machine sans avoir la possibilité de savoir ni de comprendre le code exécuté dans cette machine. Donc tu peux faire confiance en un algorithme mathématique, encore faut-il savoir quelle algorithme est exécute, et ça ce n'est tout bonnement pas possible.
Inde? Démocratie?

Ils ont encore de bras pour appuyer sur le bouton là bas?
@lildadou : je t'engage à participer au dépouillement de chacune des élections. C'est aux citoyens de prendre les garanties eux-mêmes !! Jel'ai fait aux précédentes élections. Chaque urne est comptée et validée par plusieurs personnes, les comptes sont faits au vu et au su de tout le monde. Ensuite, si tu notes ces résultats, tu les retrouves officiellement partout. Si tout le monde préfère rester derrière un écran, la démocratie est foutue (enfin ce qu'il en reste)
Je dépouille à quasiment chaque élection depuis mes 18ans (35 passés), j'ai depuis quelques années maintenant le plaisir de faire assesseur et même suppléer au président du bureau devant l'urne ("A voté!").
Citoyen lambda, je ne cesse d'admirer la transparence et la rigueur de notre système "papier", l'ayant vu dans le détail. A moins que la mairie truque les listes (et encore, pas sûr que ce soit facile), je vois difficilement comment on pourrait frauder à l'intérieur d'un bureau (massivement et sans que ça soit découvert...)

Je crains le jour où je devrais confier ma voix à une machine, si sophistiquée soit-elle sur la brochure du fabricant, d'autant plus si son nom commence par "WIN***" (illustration article) et qu'il faut la rebooter toutes les heures ;)
Goldoark, le 23/08/2010 - 15:59
lildadou, le 23/08/2010 - 15:56
L'urne électronique aussi peut-être transparente... avec un code source ouvert.
Rien à voir. La transparence n'est pas au même niveau.

L'open source n'empêche pas les failles de sécurité, et donc le trucage.
L'informatique accélère tous les processus, c'est son principal atout.

Truquer un vote papier est faisable, mais c'est par conséquent beaucoup polus rapide et facile avec l'informatique, l'open-source n'y changera rien.

La finalité de cette histoire est facile à comprendre : le pouvoir en place a truqué ou prévoit de truquer les votes et ils ne veulent pas que ça se découvre, donc ils attaquent l'informaticien qui cherche à invalider ce système.

Aux Indes comme en France et aux USA ça pue la pourriture...

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