Au Royaume-Uni, le marché de la musique continue de croître

Julien L. - publié le Mercredi 04 Août 2010 à 15h56 - posté dans Musique Numérique

En crise, l'industrie musicale ? Au regard des derniers chiffres fournis par PRS, la Sacem anglaise, le doute est permis. Car hormis quelques secteurs en stagnation ou en recul, la tendance générale du marché musicale au Royaume-Uni est à la hausse. Un effet de la riposte graduée ou de la multiplication des diffuseurs obtenant une licence d'exploitation ?

En 2008, les chiffres présentés par la MCPS-PRS Alliance, l'équivalent britannique de la Sacem, révélaient un secteur musical en très grande forme au Royaume-Uni. Depuis 1997, les ayants droit britanniques ont collecté toujours plus d'argent, passant de 382 millions de livres sterling (472,7 millions d'euros) à 562 millions (677,7 millions) en 2007.

Cette progression était d'autant plus remarquable qu'elle s'est déroulée dans un contexte où Internet est apparu progressivement dans les foyers, avec son lot de contenus dématérialisés, de logiciels peer-to-peer et de montée en puissance des débits. De quoi s'interroger sur le décalage entre l'inquiétude des majors et la situation économique de certains marchés.

Pour l'année 2009, PRS a publié son étude annuelle (.pdf). Et à nouveau, la plupart des signaux sont au vert. D'une façon générale, l'industrie musicale au Royaume-Uni a connu une progression de 4,7 % l'année dernière. Les concerts sont l'un des moteurs de cette croissance, avec une augmentation de 9,4 %, à 1,5 milliard de livres sterling (1,8 milliard d'euros).

D'autres secteurs sont restés stables. C'est le cas de la vente au détail, à 1,3 milliard de livres sterling (1,5 milliard d'euros), tandis que la musique utilisée dans les campagnes publicitaires ou par des sponsors est chiffrée à 967 millions de livres sterling (1,1 milliard d'euros).

Ces bons résultats surviennent dans un contexte où le Royaume-Uni a donné un coup de vis supplémentaire pour lutter contre le téléchargement illicite. À l'image de la France et de sa loi Hadopi, les Britanniques ont voté une loi qui instaure également une riposte graduée : la Digital Economy Bill.

Si les défenseurs du projet de loi se plairont à vanter les premiers effets de la loi DeBill, à supposer qu'elle survive dans le gouvernement de coalition formé par le duo Cameron - Clegg, d'autres facteurs peuvent expliquer la bonne forme de l'industrie de la musique au Royaume-Uni, mais également dans d'autres pays du monde.

À l'heure actuelle, seuls les revenus de la musique enregistrée, c'est à dire les CD de musique, reculent progressivement. Cependant, cette baisse est compensée par des hausses dans de nombreux autres domaines, que ce soit les concerts ou l'exploitation des licences pour les anciens et nouveaux médias. Cela va de la radiodiffusion à la télévision (par câble, par satellite), aux sites Internet et aux plates-formes musicales.

Publié par Julien L., le 4 Août 2010 à 15h56
 
 
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Commentaires à propos de «Au Royaume-Uni, le marché de la musique continue de croître»
 
ah bon, c'est la crise y parait.
mon revenu, lui, n'a pas augmenté dans de telles proportions. je devrai peut-être imposer une loi liberticide....
+1.

Fais chier... toujours aussi peu pour les créateurs...
Faut dire qu'en GB la culture musicale est quand même plus riche que celle de la France, la bas ça bouge tout le temps depuis les années 60... La france n'a pas de culture musicale digne de ce nom, juste les mêmes artistes de variétés pourris qu'on voit depuis 20 ou 40 ans pour certains... et parfois une nouveauté mise en avant dans les hyper style Christophe Mae ou Starac... ces pas ça qui va sauver l'industrie musicale ici.
Les créateurs ?... Si si !! demande à Thierry Lhermitte, il reste pas dans sa coquille... il a même jamais autant gagné... héhéhéhé
Oui mais, s'il n'y avait pas les super-crapules, ils auraient gagner 5 fois plus ...Voir plus, même..
Celui qui dit que c'est pas vrai, est une super-crapule a pendre haut et court...
Saleté de pirates, va !!!
Le drapeau noir flotte on the pot !
Faut dire en France la musique et les chanteurs c'est pas terrible.c'est surement pour cela que les ventes sont au point mort
Arkados, le 04/08/2010 - 16:12
+1.

Fais chier... toujours aussi peu pour les créateurs...
Mauvais français !!! et ma carlita alors ??? tellement qu'elle est bonne qu'elle va te le remonter à elle toute seule ton indice !!! ...surtout maintenant qu'elle fait du cinéma avec mes amis ricains...
Cricri !!... t'as demandé à Studio 37 de financer ?...
La loi DeBill... au moins eux savent donner à leur Hadopi un nom qui convient !
- La France n'arrive pas à la cheville de l'Angleterre au point de vue création.On préfère favoriser la rente des gloires passées qui n'intéressent plus les gens:
Quand je vois sur l'écran, la énième anniversaire de la mort de Cloclo, de Joe Dassin, de Mike Brandt ou la glorification posthume des yéyés ...je pisse sur ma télé !
- Les Majors nous servent la "soupe" bien formatée par eux, dans les médias ( 97% des médias achetés par eux diffusent 1% de la musique ) ...heureusement qu'il y a les concerts & les festivals en ce moment... mais après la fête; adieu le saint ! Ce sera la disette (à part le web )quand l'hiver reviendra : Les bons artistes vous manqueront ( ça existe même chez nous ).

Si les Majors ne vendent plus de disques; les artistes ont doublé leurs revenus en 10 ans grace à des organsations de concerts ...donc avec la crise ; ce nesyt pas la dèche pour tous :
http://www.7sur7.be/...-d-albums.dhtml

- Quand aux ayants-droits; ce sont des niches fiscales avec la complicité bienveillante du Gouvernement ( on devrait ramener la durée des droits d'auteur à 20 ans ).
La preuve la récente collusion de Woerth avec un ayant-droit du Sculpteur César
"Libération peut révéler qu'Eric Woerth est directement intervenu dans un contrôle fiscal, celui de la succession du sculpteur César, à la suite de ses pourparlers avec l'exécuteur testamentaire du sculpteur, Alain-Dominique Perrin, président de la fondation Cartier pour l'art contemporain, et grand donateur de l'UMP. L'intervention du ministre s'est traduite en 2008 par un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros sur la succession du sculpteur sans compter les pénalités de mauvaise foi, effacées elles aussi".
On ne peut pas comparer la France et le Royaume Uni; la France vit de son passé, je commence à en avoir plein le cul des émissions sur Jo DASSIN et Mike BRANT, tandis que l'Uk AVANCE !!!
Ce que je sens en France, c'est que même avec la Hadopi, les revenus de la musique vont baisser. Et là ils ne pourront pas dire qu'on ne les a pas prévenus!!!
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