Mise à jour – Selon l’Associated Press, l’Arabie saoudite a finalement trouvé un accord avec Research In Motion afin d’éviter que les 700 000 utilisateurs de Blackberry soient bannis des réseaux téléphoniques.

L’agence de presse américaine explique la société canadienne a fait une concession d’importance en acceptant de faciliter la surveillance des données circulant dans les mobiles situés dans le pays.

Sujet du 07 août – Research In Motion (RIM) a connu des périodes plus heureuses. Depuis quelques semaines déjà, différents gouvernements dans le monde ont décidé de mener la vie dure à l’entreprise canadienne. La raison ? La firme spécialisée dans la production et la commercialisation des smartphones Blackberry s’occupe elle-même de l’hébergement et du transfert des données de sa clientèle.

Et c’est justement ici que se trouve le coeur du problème. En utilisant son propre parc de serveurs et en chiffrant les données de ses clients, RIM limite beaucoup la capacité d’investigation des services de sécurité de certains pays. La première alerte était venue des Emirats Arabes Unis, au début du mois. Le petit Etat fédéral avait annoncé que certains services du smartphone allaient être suspendus le 11 octobre prochain.

Un délai que n’a pas voulu suivre l’Arabie saoudite. Selon une information du Wall Street Journal, ce pays du Moyen-Orient a décidé de bannir l’usage des Blackberry sur son sol, pour des questions de sécurité nationale. Et si l’Arabie saoudite est le deuxième pays à faire cette annonce, il sera sans doute le premier à mettre en œuvre cette nouvelle politique. En effet, c’est à partir du 6 août, dans deux jours, que l’interdiction entrera en vigueur.

Selon Arab News, il y a 750 000 utilisateurs de Blackberry en Arabie saoudite et 500 000 aux Emirats Arabes Unis. Des marchés qui sont plutôt modestes, mais dont les décisions pourraient se répercuter à l’étranger, et notamment en Inde. Car le gouvernement indien est également mécontent de la politique de RIM en matière de gestion des données.

À nouveau, il est question de l’accès des services de sécurité dans certaines parties du smartphone. Cela va des courriers électroniques à des services et des applications particulières, comme Skype. Et l’Inde de fixer également un ultimatum à deux semaines pour persuader RIM de se conformer aux exigences du gouvernement.

Les estimations de Barron’s laissent entendre qu’il y a environ un million de personnes possédant un Blackberry dans ce pays. Un marché nettement plus important pour RIM, et qui s’ajoute aux décisions des deux pays du Golfe. Et pour l’entreprise canadienne, cela peut conduire à une perte totale de 2,25 millions de clients. À l’heure où la concurrence est forte, nul doute que RIM se passerait bien de ce handicap.

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