Cela se serait-il passé dans l’indifférence générale ? Dans un communiqué de presse publié il y a quelques jours, l’organisation anti-piratage néerlandaise BREIN (Bescherming Rechten Entertainment Industrie Nederland) a affirmé avoir obtenu la fermeture de 422 sites illégaux au cours du premier semestre 2010. Une communication très étrange, qui semble avant tout répondre à un objectif médiatique : rappeler aux internautes indélicats que le BREIN est particulièrement actif sur le front du piratage.

Selon l’organisme chargé de défendre l’industrie culturelle aux Pays-Bas, c’est avant tout les sites de liens BitTorrent qui ont été visés. En effet, pas moins de 384 sites ont été déconnectés de la toile suite à l’action menée par le BREIN, en coopération avec la police néerlandaise. Ce n’est pas la première fois que les sites de liens torrent sont attaqués aux Pays-Bas. Rappelons que The Pirate Bay avait été interdit en 2009 par un tribunal d’Amsterdam.

Toujours selon le communiqué, l’action du BREIN ne s’est pas limitée au domaine du peer-to-peer. Toujours selon le communiqué, l’organisme a mis fin aux activités de 29 sites spécialisés dans l’hébergement de fichiers, supprimant par la même occasion près de 30 000 fichiers échangés illégalement. De plus, cinq sites Usenet, six sites de streaming et un site dédié aux échanges FTP ont été également fermés. Cependant, il convient de noter qu’aucun nom de domaine n’a été transmis par le BREIN. Dans ces conditions, difficile de savoir si l’organisation a effectivement obtenu la fermeture de l’un de ces sites

Par le passé, le BREIN avait déjà mené des actions d’envergure contre des sites de liens BitTorrent. En 2008, l’organisation néerlandaise avait fermé pas moins de 75 trackers BitTorrent, tous hébergés chez le même prestataire. À l’époque, ces 75 trackers BitTorrent fournissaient du contenu à plus d’un million d’utilisateurs.

Plus récemment, l’organisation anti-piratage a pris part au procès de The Pirate Bay qui s’est déroulé en Suède l’année dernière. Une participation haute en couleur, puisque les documents produits par le BREIN s’avéraient être faux… mais pas des faux. Une affaire que n’ont pas manqué d’exploiter les administrateurs du site pour assurer leur défense.

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