Selon le patron d'AdMob, Apple n'a pas appliqué ses nouvelles règles en matière de publicité en ligne. Il y a quelques semaines, la firme de Cupertino mettait à jour son accord de licence pour empêcher certaines régies publicitaires de travailler sur les dispositifs mobiles de l'entreprise américaine.

Le 12 juin dernier, nous évoquions la mise à jour de la clause 3.3.9 de l’accord de licence avec les développeurs. Dans ce toilettage, d’apparence bénin, Apple en profitait en réalité pour durcir sensiblement certains aspects de sa politique, notamment en matière de publicité en ligne.

La nouvelle règle se présentait ainsi : « la collecte, l’utilisation ou la divulgation des données ne doit avoir pour seule que la distribution de publicités dans votre application ; elles ne doivent être fournies qu’à un fournisseur indépendant de service publicitaire dont l’activité principale est la distribution de publicité mobiles ; et la divulgation est limitée aux éléments d’identification de l’utilisateur, aux données de localisation de l’utilisateur, et à d’autres données spécifiquement désignées par Apple comme étant disponibles à des fins publicitaires« .

Comme nous l’écrivions alors, cette réécriture de la clause 3.3.9 était destinée à contrer Admob, dans la mesure où cette entreprise n’est pas indépendante. En effet, Google rachetait Admob en 2009 pour un montant avoisinant les 750 millions de dollars. Une acquisition en forme de défi pour Apple, qui avait dépensé 275 millions de dollars le mois précédent pour obtenir Quattro Wireless, une agence de publicité mobile.

Or, à l’occasion de la conférence MobileBeat 2010, le fondateur et actuel président d’AdMob, Omar Hamoui, a tenu des propos rassurants. En effet, il a expliqué qu’Apple n’avait pas encore mis en œuvre sa nouvelle politique contre les autres régies publicitaires.

« Ils n’ont pas encore mis en œuvre les nouvelles règles. Nous en sommes très reconnaissants » a-t-il déclaré, dans des propos cités par CNET. Un statu quo que le patron d’AdMob espère durable. Car si Apple décide d’appliquer strictement sa clause 3.3.9, « cela signifierait que nous ne pourrions plus diffuser des annonces sur iPhone« .

Cette permission doit sans doute beaucoup à l’avertissement sans frais lancé par la Federal Trade Commission (FTC), l’agence gouvernementale en charge du droit de la consommation et du contrôle des pratiques commerciales anticoncurrentielle. En effet, celle-ci a prévenu qu’elle se pencherait avec attention sur le marché de la publicité mobile, en surveillant notamment la situation sur les dispositifs Apple.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés