Dans la bataille qui oppose les navigateurs web, Internet Explorer était souvent considéré comme le moins armé. En retard sur les standards web par rapport à la concurrence, le navigateur conçu par Microsoft ne jouit pas non plus d’une excellente réputation, notamment en matière de sécurité informatique.

Avec la montée des navigateurs alternatifs, Microsoft a finalement mis un coup de collier au développement d’Internet Explorer. Les versions se sont enchainées, pour finalement s’approcher de la version 9.x, prochaine grande étape du navigateur web.

Il faut dire que pendant des années, le compteur du navigateur était resté à la version 6.x, poussant des éditeurs comme Opera, Mozilla ou même Google à proposer leur propre solution. Une menace pour l’hégémonie de Microsoft sur ce marché. Et si les versions 7 et 8 n’ont pas atteint le même niveau que la concurrence, elles ont au moins eu le mérite de réduire l’écart et de remettre Microsoft dans la course.

Que réserve la version 9 ? Si aucune version beta n’est pour l’heure disponible, Microsoft a profité d’un évènement à San Francisco pour faire une nouvelle démonstration de son futur navigateur. Et alors que la firme de Redmond s’efforçait de présenter le navigateur sous son meilleur jour, quelques internautes ont voulu mettre cette pré-version au banc d’essai.

C’est le cas de Sebastian Anthony, de Downloadsquad, qui a publié une vidéo mettant Internet Explorer 9 et Chrome 6 face-à-face. Et à en croire ce test, Internet Explorer 9 est plus véloce que Chrome 6. En effet, la prochaine version d’Internet Explorer pourra s’appuyer sur les cartes graphiques pour afficher le rendu des balises video et canvas.

Une belle progression, dans la mesure où les tests initiaux montraient qu’Internet Explorer était 30 % moins rapide que Chrome 6, selon le benchmark du JavaScript SunSpider. Microsoft chercherait-il à prendre la tête de la compétition entre les navigateurs ?

Pour mémoire, Internet Explorer embarquera, en plus de l’accélération matérielle, « une nouvelle machine virtuelle JavaScript – surnommée Chakra – ainsi qu’un support des standards comme l’HTML 5, le CSS 3, le SVG 1.1 et le DOM » a détaillé James Pratt sur le blog de la firme.

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