La question des noms de domaines en .xxx pourrait être très rapidement tranchée. En effet, l'ICANN a indiqué à l'occasion d'une réunion à Bruxelles que ce dossier était en bonne voie. Cette décision mettrait alors fin à dix ans de tergiversation, puisqu'il faut remonter à 2001 pour retrouver la première requête officielle pour l'introduction d'un tel nom de domaine.

La question des noms de domaines en .xxx n’est pas nouvelle. Dès 2001, l’organisme en charge de la gestion des noms de domaines l’ICANN, fut amené à se pencher sur l’opportunité de lancer une extension spécialement dédiée aux sites web spécialisés dans les contenus pornographiques.

L’idée pouvait paraitre alors séduisante. Elle permettait de distinguer avec une certaine facilité les sites web pour adultes des autres contenus, même si l’arrivée d’un tel nom de domaine n’obligeait en rien les propriétaires de ces sites à migrer. Les filtres parentaux auraient pu travailler avec une plus grande efficacité encore, en analysant les extensions de domaine et en bloquant toutes les adresses se terminant en .xxx.

Mais un tel projet avait aussi ses détracteurs. Malgré plusieurs réunions sur ce sujet, l’introduction du nom de domaine en .xxx fut constamment repoussée. En cause, l’activisme très efficace de nombreuses organisations familiales qui n’ont pas jugé opportun de voir arriver des sites web en .xxx.

Après moult reports et retards, cette question est finalement revenue sur le devant de la scène. En effet, le secrétaire général de l’organisation a profité d’une conférence à Bruxelles pour annoncer la bonne avancée des travaux pour valider le principe des noms de domaines en .XXX

En cas de validation de l’ICANN, la société ICM Registry pourrait alors entamer la commercialisation des noms de domaines en .XXX. Pour mémoire, c’est cette même société qui a introduit cette demande auprès de l’ICANN. Mais jusqu’à présent, le dossier n’avait jamais avancé, provoquant l’agacement de l’entreprise.

Selon Reuters, la pornographie en ligne est une industrie très prospère. Chaque seconde, plus de 3 000 dollars sont dépensés pour accéder à du contenu pour adulte. La requête « sex » est le premier terme recherché par les internautes, représentant près de 25 % de l’ensemble des recherches sur Internet.

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