Alors qu’il se bat toujours pour obtenir le droit d’exploiter les livres épuisés aux Etats-Unis dont les ayants droit sont introuvables, Google devrait commencer cet été à commercialiser les versions numériques des livres libres de droits et ceux pour lesquels il négocie des accords spécifiques avec les éditeurs. Le Wall Street Journal rapporte en effet que la firme de Mountain View prévoit de lancer son service Google Editions dans le milieu de l’année, pour concurrencer les services d’Apple et Amazon.

Contrairement à ces derniers, qui réservent la lecture de leurs livres à leurs seuls appareils (iPhone, iPad et iPod pour Apple, Kindle pour Amazon), le service de Google se voudra ouvert et multiplateformes. Pour y parvenir, la firme de Mountain View aurait l’intention de ne pas proposer le téléchargement des livres dans un format spécifique… mais uniquement leur consultation sur pages web.

Un tel modèle remet profondément en cause la notion d’achat du livre, et met en exergue celle d’un simple droit d’accès à l’ouvrage. C’est le DRM poussé à l’extrême. C’est aussi une stratégie fidèle à la volonté de Google de faire des ordinateurs de simples terminaux qui accèdent aux données stockées dans des « nuages » de serveurs. Tout ce que fait Google est animé par cette obsession, et rien de ce que fait Google ne se comprend sans cette grille de lecture.

Pour imposer sa plate-forme, Google pourrait par laisser les éditeurs décider eux-mêmes du prix de « vente » de leurs livres, et proposer un système d’affiliation qui permettra à n’importe quel site de vendre également l’accès à des ouvrages.

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