La preuve que l'adresse IP n'est pas une preuve !
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 30 Avril 2010 à 14h51 -
posté dans Société 2.0
![]() La Nouvelle République relate ce vendredi une nouvelle affaire qui démontre s'il le fallait encore qu'il est ahurissant d'accuser des internautes de ne pas avoir sécurisé leur accès à Internet, en se basant simplement sur une adresse IP collectée par écrans interposés. Dans cette affaire, une chef d'entreprise de Charente-Maritime avait découvert à ses dépens que son nom et son numéro de téléphone avaient été diffusés fin 2009 sur trois sites de rencontres. Après enquête, les policiers découvrent que les informations avaient été postées avec une même adresse IP, située à Niort. Aussitôt, ils mettent en garde à vue le titulaire de l'abonnement à Internet correspondant, qui se trouve être client de l'entreprise. L'affaire est close ! Ou pas tout à fait. Devant les dénégations répétées du suspect, les policiers s'intéressent à un cambriolage qu'il a subi en fin d'année dernière, au moment de la publication des informations indiscrètes. Parmi les biens volés : son ordinateur. La police se met alors à enquêter sur le cambriolage (il a fallu attendre cette affaire ?), et découvre que l'auteur du délit n'est autre qu'un voisin, arrêté mardi dernier. Lors de sa garde à vue, il avoue tout : l'homme - dont la femme est elle-même engagée dans une procédure aux prud'hommes contre la chef d'entreprise - a allumé l'ordinateur volé, qui avait accès au réseau WiFi du voisin. Il a donc pu poster ses messages en utilisant une autre connexion que la sienne. La Nouvelle République précise que le réseau en question n'était pas sécurisé, mais qu'importe. Les clés de protection des réseaux sont généralement mémorisés sur les ordinateurs, de sorte qu'il n'y a pas besoin de les re-rentrer à chaque connexion. La manoeuvre aurait donc bien fonctionné même avec la plus solide des protections. Le voisin aurait tout aussi bien pu télécharger des films ou de la musique, et faire apparaître l'IP de son voisin. Lequel aurait pu installer n'importe quel moyen de sécurisation sur ses autres PC, sans que ça ait le moindre effet. Un pare-feu installé sur un ordinateur connecté à un routeur WiFi n'empêche pas l'ordinateur volé de se connecter au même routeur du foyer s'il connaît la clé de protection. Pensez-y donc la prochaine fois que vous êtes cambriolé : changez le mot de passe de votre réseau WiFi, ou vous pourriez recevoir une lettre de l'Hadopi entre deux courriers des assureurs. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La preuve que l'adresse IP n'est pas une preuve !»
Croux, le 04/05/2010 - 12:57
Natasha, le 04/05/2010 - 10:16 Tu as tellement raison, qu'un groupe d'étudiants a même réussi à faire accuser l'adresse IP attribuée à une imprimante de pratiquer du téléchargement illégal !Que l'IP identifie le propriétaire de l'accès, et pas le responsable de l'infraction, semble dépasser ta compréhension. Essaye donc de l'expliquer à Mme Michu. Au fait les miliciens de l'Hadopi, ils vont constater quoi ? il suffit simplement de ne pas mémoriser sur l'ordinateur la clef de protection, c'est une des bases élémentaires ; ce n'est pas parce que les gens ne font pas preuve de la plus petite réflexion que cela suffit pour se dédouaner de la présomption que peut apporter l'adresse IP
Il n'y a pas de "piratage" juste un faute d'orthographe fréquente sur le mot "partage"...
Il y a plus de musique en téléchargement libre que de musique commerciale sur internet www.horsnorme.org www.necktar.info www.dogmazic.net www.boxson.net www.archive.org L'essayer c'est l'adopter. Créer c'est résister. § cal81, le 04/05/2010 - 16:13
il suffit simplement de ne pas mémoriser sur l'ordinateur la clef de protection, c'est une des bases élémentaires ; ce n'est pas parce que les gens ne font pas preuve de la plus petite réflexion que cela suffit pour se dédouaner de la présomption que peut apporter l'adresse IP Et pour échapper aux conséquences fâcheuses des faux positifs, tu conseillerais quelle méthode ? Ne pas se connecter à internet à partir de son ordinateur, c'est cela ? cal81, le 04/05/2010 - 16:13
il suffit simplement de ne pas mémoriser sur l'ordinateur la clef de protection, c'est une des bases élémentaires ; gnnééé ? la clef de protection de quoi ? du wep/wpa ? t'a pas bien compris la problématique, je pense. il n'y a pas que le wifi qui peut être la cause d'un détournement d'ip, mais en ce qui le concerne (le wifi) , je peux te craquer le wep sans avoir besoin de connaitre la clef. (et si j'ai la clef, j'ai pas besoin de craquer la wifibox, hein ... ) concernant le wpa, c pas si simple, c vrai. mais il n'y a pas que le wifi qui peut etre une 'faille' pour l'hadopi. cal81, le 04/05/2010 - 16:13 ce n'est pas parce que les gens ne font pas preuve de la plus petite réflexion que cela suffit pour se dédouaner de la présomption que peut apporter l'adresse IP on est d'accord ; c'est une presomption, un debut de preuve, mais pas un preuve. pour obtenir LA preuve formelle, il faut consolider la présomption par un examen du HD ou de la machine. ++ superadmin, le 03/05/2010 - 17:40
Parce que ces 8,50 € correspondent à une recherche pour une IP exactement comme pour un numéro de téléphone fixe, il n'y a aucune raison de penser que ce sera le même tarif dans le cas de recherches groupées d'IP alors que pour les numéros de téléphone fixe on tombe à 0,65 € par numéro.
la différence, c'est qu'une IP, contrairement a un N° de tel., tu peux en avoir 10 ou 20 par an. peut être pas chez free, mais chez 9, chez mamadou ou d'autres, c'est du dynamique.(dhcp) rien que chez moi, depuis le 1er janvier, j'ai du changer au moins 4-5 fois d'ip. et chez orange, c'est quasi chaque jour que tu change d'ip si j'en crois les livebox que je fréquente ... il faut donc conserver les log dhcp sur l'année, ce qui représente des millions d'enregistrement chaque jour. (une quinzaine de million, en fait. il y a 17 millions d'utilisateurs internet .fr) il n'y a rien de compliqué, c juste des frais supplémentaires pour le stockage, les sauvegardes, les traitements, les recherches, les types ou les nanas qui les font, et je dois en oublier ... tient, une anecdote (vérifiable et vérifiée) ; le soft antipedo logp2p a produit 2 cas de faux positifs, dans toute son histoire. Et dans les 2 cas, c'était une erreur du FAI qui avait attribué l'IP recherchée a un mauvais abonné ... d'ici a ce qu'il le fasse aussi de temps en temps pour l'hadopi ... comment on fait pour réagir ? sur l'antipedo, les flics ont bien constaté l'innocence des deux types, mais dans le cadre de l'hadopi, il n'y aura absolument AUCUN MOYEN DE DÉMONTRER SON INNOCENCE. (va prouver que t'a pas télécharger un truc, toi ... c quasi impossible.) moralité ? coupable ou pas, avec l'hadopi, tu sera condamné ! et c'est cela qui est proprement inacceptable ... ++ 1 an c'est vraiment la durée de retention des log DHCP chez orange ? j'arrive pas à trouver l'info c'est pollué et quelle est la durée du bail ? putain qd je pense que l'IP fixe c'est 5 euros en plus, vu le contexte il faudrait presque s'abstenir et user du dynDNS pour ceux qui ont un serveur web orangefan est là ? S@T, le 04/05/2010 - 20:19 1 an c'est vraiment la durée de retention des log DHCP chez orange ? j'arrive pas à trouver l'info c'est polluéet quelle est la durée du bail ?
J'ai relevé une durée maximale de 7 jours.superadmin, le 04/05/2010 - 16:26
on est d'accord ; c'est une presomption, un debut de preuve, mais pas un preuve. pour obtenir LA preuve formelle, il faut consolider la présomption par un examen du HD ou de la machine. ++ Consolider la présomption certes, mais rien ne prouve que c’est le possesseur de la machine qui a téléchargé un fichier sous droit, surtout si celle-ci ne possède pas de compte restrictif. Et comme toujours dit, rien ne prouve le visionnage ou l’écoute du fichier incriminé, et puis ce n’est jamais ceux qui assistent a une diffusion qui payent les droits mais bien ceux qui diffusent. tomy13, le 05/05/2010 - 12:11
Consolider la présomption certes, mais rien ne prouve que c’est le possesseur de la machine qui a téléchargé un fichier sous droit, surtout si celle-ci ne possède pas de compte restrictif. Et comme toujours dit, rien ne prouve le visionnage ou l’écoute du fichier incriminé, et puis ce n’est jamais ceux qui assistent a une diffusion qui payent les droits mais bien ceux qui diffusent. on est bien d'accord, mais tu parle de choses qu'on ne peut détecter uniquement si on va sur place, dans un second temps, après la détection d'un ip ! donc ... si personne ne va voir, on risque pas de trouver. mais envoyer un gendarme chez chaque abonné dont l'ip à été relevée, cela me parait etre une bpnne solution pour reduire le chomage : la moitié de la population qui flique l'autre moitié. bienvenue en chine puissance 100. ++
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