A lire : en 1839, quand Louis Blanc attaquait déjà la perversité du droit d'auteur...

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 31 Mars 2010 à 15h46 - posté dans Société 2.0

Homme politique, historien et journaliste sympathisant des thèses socialistes, créateur de la revue Le Progrès, Louis Blanc avait publié en 1839 une oeuvre majeure d'une incroyable modernité et d'une violence inouie sur la pervesité du droit de "propriété littéraire". Elle dit tout de l'abrutissement par les mass médias, du rôle social du piratage, des bénéficies de l'immatériel que l'on peut copier à volonté... Une oeuvre rééditée ce mois-ci par Edysseus. Extraits et commentaire.

Le débat sur la place du droit d'auteur dans la société n'est pas nouveau, et a même fait rage par le passé avec beaucoup plus de violence qu'aujourd'hui. Les éditions Edysseus ont eu l'excellente idée de rééditer "De la propriété littéraire", un texte issu de l'Organisation du travail paru pour la première fois en 1839. Riche en citations et en arguments, il nous permet de plonger dans le débat de l'époque, lorsque des auteurs comme Balzac faisaient pression sur le législateur pour que soit adoptée une loi qui étendrait de 20 à 30 ans la durée du droit d'auteur transmis aux héritiers après la mort. Un débat qui n'a cessé de revenir depuis, et jusqu'à récemment lorsque le Parlement européen a décidé d'étendre cette durée à 75 ans, faute d'avoir réussi à imposer 95 ans.

Dans ce brûlot, dont Francis Lalanne signe aujourd'hui la préface d'un discours sur les devoirs de l'auteur qu'il avait déjà prononcé contre la loi Hadopi, Louis Blanc disait dès la première moitié du 19ème siècle sa crainte qu'une rémunération issue du droit d'auteur puisse corrompre la sincérité et l'exigence intellectuelle des auteurs par la nécessité de séduire le public par des oeuvres consensuelles :

Pour qu'un écrivain remplisse dignement sa mission, il faut qu'il s'élève au-dessus des préjugés des hommes, qu'il ait le courage de leur déplaire pour leur être utile ; il faut, en un mot, qu'il les gouverne moralement (...) Or, que devient ce droit de commandement si l'homme de lettres descend à l'exercice d'un métier, s'il ne fait plus des livres que pour amasser des capitaux ? S'asservir aux goûts du public, flatter ses préjugés, alimenter son ignorance, transiger avec ses erreurs, entretenir ses mauvaises passions, écrire enfin tout ce qui lui est funeste, mais agréable... telle est la condition nécessaire de quiconque a du génie pour de l'argent.

Il y revient plus loin :

Qui dit propriété littéraire, dit rétribution par l'échange ; qui dit rétribution par l'échange, dit commerce ; qui dit commerce, dit concurrence (...) le goût du public, irrémédiablement corrompu, rejettera toute nourriture substantielle ; et nous aurons tous les fléaux à la fois : pervertissement des esprits et des coeurs, par l'inondation des livres dangereux ; appauvrissement des grands écrivains ; succès scandaleux de quelques hommes de talent sans scrupule ou de
quelques auteurs frivoles
.

Radical, il s'opposait donc à l'idée-même d'un droit d'auteur rémunérateur, et se retournerait dans sa tombe s'il voyait depuis le parcours réalisé par le droit d'auteur, sans cesse allongé dans sa durée et utilisé aujourd'hui y compris l'encontre du public, et non plus seulement des professionnels :

Je concevrais qu'on fît une loi pour abolir, comme métier, la condition d'homme de lettres ; mais en faire une pour rendre ce métier plus fructueux et encourager les fabricants de littérature, cela me paraît insensé. Non seulement il est absurde de déclarer l'écrivain propriétaire de son oeuvre, mais il est absurde de lui proposer comme récompense une rétribution matérielle

Pour Louis Blanc, c'est la Révolution Française qui a tout changé, en libérant les auteurs qui étaient souvent placés sous la dépendance de seigneurs mécènes. "Les écrivains alors cessèrent d'appartenir
à quelqu'un ; mais, forcés de spéculer sur leurs oeuvres, ils appartinrent à tout le monde. S'ils y ont gagné, je l'ignore ; mais certainement la société y a perdu
(...) Aujourd'hui l'écrivain a pour maître, lorsqu'il exploite lui-même sa pensée, non plus celui qui l'héberge, mais celui qui le lit".

L'idée même de propriété intellectuelle lui est insupportable :

La propriété de la pensée ! Autant vaudrait dire la propriété de l'air renfermé dans le ballon que je tiens dans ma main. L'ouverture faite, l'air s'échappe ; il se répand partout, il se mêle à toutes choses : chacun le respire librement. Si vous voulez m'en assurer la propriété, il faut que vous me donniez celle de l'atmosphère : le pouvez-vous ?

D'aucuns lui opposeraient que ça n'est pas la pensée qui est appropriée par l'auteur, mais sa matérialisation par une oeuvre. Ce qu'il convient lui-même. "Ce raisonnement nous conduirait, on le voit, à abandonner la propriété du fond pour ne reconnaître que celle de la forme", écrit ainsi Louis Blanc. Mais pour lui, c'est pire encore. Car les pensées des auteurs les plus complexes seront reprises et appropriées sous les formes les plus réductrices et les plus simplistes pour séduire de nombreux acheteurs, au détriment de la pensée la plus complexe qui ne sera plus financée.

Alors que le débat à l'époque (et déjà) tournait essentiellement sur la durée pendant laquelle les héritiers de l'auteur auraient des droits sur l'oeuvre du défunt, Louis Blanc estime qu'il faut être intransigeant, et pas négocier. "Je n'hésite pas à répéter ici que ce n'est pas seulement l'exploitation d'un livre par les héritiers de l'auteur qui est funeste, mais bien l'exploitation du livre par l'auteur lui-même", écrit-il.

Déjà en 1839, il décrivait ce qui allait devenir la révolution du P2P, qui multiplie les oeuvres plutôt que les détruire, en distinguant entre la consommation d'un bien matériel et celle d'une "idée" :

Quand il s'agit d'objets matériels, qu'on mesure les bénéfices de la production à l'étendue de la consommation, cela se peut concevoir : les limites de la consommation sont assignables, puisque, en fin de compte, c'est à une destruction que la consommation vient aboutir. (...) Une idée qui est consommée ne disparaît pas, encore un coup ; elle grandit, au contraire, elle se fortifie, elle s'étend à la fois, et dans le temps, et dans l'espace. Donnez-lui le monde pour consommateur, elle deviendra inépuisable comme la nature et immortelle comme Dieu !

Louis Blanc apporte également l'une des argumentations les plus limpides qui nous aient été permis de lire contre l'idée d'un droit d'auteur transmis aux héritiers, que nous qualifiions récemment de "privilège au sens quasi ancien-régime du terme" :

Parce qu'on aura étendu de vingt à trente ans, la jouissance de l'héritier, s'imagine-t-on que le sort des hommes de lettres sera bien réellement amélioré ? L'écrivain courageux qui consacre les trois quarts de sa vie à un ouvrage destiné à peu de lecteurs en sera-t-il mieux rétribué ? Le jeune homme qui n'a ni relation, ni fortune, ni renommée, en trouvera-t-il plus aisément un éditeur ? La vogue en sera-t-elle moins acquise à tout auteur qui flatte les travers et les vices de son époque, au détriment de qui les redresse, les combat et les flétrit ? Voilà les plaies qui appellent un prompt remède. Et au lieu de songer à les guérir, nos législateurs se préoccupent... de quoi ? J'ai honte, en vérité, de le dire : le petit-fils d'un homme de génie, mourant de faim, quel spectacle ! Ce spectacle serait douloureux, en effet. Mais comment le petit-fils d'un homme de génie peut-il être exposé à mourir de faim ? Si c'est parce qu'il ne veut rendre à la société aucun service, je ne saurais le plaindre. Si c'est parce que ses services ne sont pas récompensés comme il convient, par la société, la faute en est à votre organisation sociale : changez-la.

Peut-on mieux le dire ?

A le lire, on se dit que Louis Blanc aurait adoré Internet, et les réseaux Peer-to-Peer. Voici ce qui, selon lui, devrait présider à toute loi sur le droit d'auteur.

1°Affaiblir autant que possible l'influence désastreuse qu'exerce sur la littérature la guerre acharnée que se livrent les éditeurs ;

2° Fournir à tout auteur de mérite, pauvre et inconnu, le moyen d'imprimer ses oeuvres et de faire connaître son talent ;

3° Établir parallèlement au système de la rétribution par l'échange, un mode de rémunération qui proportionne la récompense au service, la rétribution au mérite, et encourage les travaux sérieux, en affranchissant les écrivains de la dépendance d'un public qui court de préférence à ce qui l'amuse, et ne paie trop souvent que pour être corrompu ou trompé ;

4° Faire en sorte que les livres les meilleurs soient ceux qui coûtent le moins cher ;

5° Créer une institution qui, par sa nature, limite les bénéfices des contrebandiers littéraires, et combatte cette honteuse tendance des écrivains à se faire spéculateurs ou pourvoyeurs de la spéculation.

En troisième partie, Louis Blanc décrit sa proposition de "librairie sociale", une sorte d'imprimerie nationale qui n'aurait probablement que très peu de soutiens aujourd'hui tant elle semble datée. D'inspiration socialiste (on dirait aujourd'hui communiste), il propose en effet que les auteurs des oeuvres soient rémunérés au mérite, sous la forme d'une "récompense nationale" attribuée annuellement aux auteurs qui auraient "le mieux mérité de la patrie". La répartition se ferait sur la base d'un rapport établi par un citoyen nommé "par les représentants du peuple" chaque année et pour chaque genre littéraire.

"Ce système paraîtra naïf aux uns, bizarre aux autres", écrivait-il déjà avant de le défendre plus en détails. Preuve que si le constat des dangers du droit d'auteur n'a pas changé depuis bientôt deux siècles, les solutions alternatives qui sont proposées, elles, évoluent sans cesse. Il parlait hier de la librairie nationale comme l'on parle aujourd'hui de la licence globale.

Arrivera-t-on jamais à trouver une solution alternative satisfaisante et pérenne ? Ou les dérives du droit d'auteur sont-elles condamnées à n'être équilibrées que par le piratage et l'illégale diffusion de la pensée ?

Publié par Guillaume Champeau, le 31 Mars 2010 à 15h46
 
 
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Commentaires à propos de «A lire : en 1839, quand Louis Blanc attaquait déjà la perversité du droit d'auteur...»
 

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2
Intervention de Francis Lalanne rapporté par read write web;
http://fr.readwritew...ce-loppression/
unpeudeserieux, le 31/03/2010 - 16:28
La récupération de ce texte par les socialos actuels est absolument scandaleuse. Qui sont ces partis politiques qui utilisent systématiquement l'aliénation des populations pour se faire élire dans le seul but de profiter du systeme ?
Qui a anéantis l'école en france par 50 ans de fanatisme idéologique entierement basé sur le principe du toujours moins de connaissances pour toujours plus de fric ?

Si Louis Blanc revenait aujourd'hui, Il y a aucune chance qu'il soit dans le camp des opportunistes manipulateurs hypocrites qui se réclament de lui.

Ouais c'est pas comme si pendant ces 50 dernières années la quasi totalité du pouvoir exécutif et législatifs étaient coté droit hein.

It
cyberlp23, le 31/03/2010 - 16:46
Pour information, le texte de Louis Blanc est en téléchargement gratuit sur le site de l'éditeur : http://www.edysseus....

Le livre (incluant la préface de Francis Lalanne) est également commandable en version papier pour la modique somme de 5€. Je fais cette publicité sans rougir car nous vendons l'ouvrage quasiment à prix coûtant, nos éditions étant une association à but non lucratif.

Mathias
Directeur d'Edysseus

C'est noble, et le texte a l'air intéressant. :)

It
Oh mais... mais... n'y a-t-il pas une ressemblance troublante avec un système où les internautes rémunèreraient les oeuvres de qualité et ne donneraient pas un sou aux produits médiocres sortis des "usines culturelles" (aussi vite téléchargés, aussi vite effacés) ?
Bien d'accord avec toi CounterFragger.
Combien de téléchargements sont conservés ?
Une fois que la daube est vue/écoutée, hop poubelle !
Si je l'avais acheté, c'est comme si j'avais brûlé mon billet de 20€.
Ben, une fois qu'on en a brûlé un on a pas envie d'en brûler un deuxième !
Ils (les majors) gagneraient plus avec une licence globale : ça ne ferait pas baisser les ventes et "ils" récupéreraient quelques sous sur les téléchargements... qui ne leur rapportent rien (pire même cela leur coûte de l'argent en traque des méchants pirates).
Mais bon tant que leur crédo restera un téléchargement=une vente perdue...
CounterFragger, le 31/03/2010 - 19:56
Toi, c'est la pertinence de tes commentaires (et l'orthographe par la même occasion) qui est salement mise à mal, et ce à chacune de tes interventions inutiles. :shifty:
rien n'est plus agreable que de passer pour un con aux yeux des posteurs de numerama, je dois dire.
quant à mes intervention elles sont manifestement suffisament interessantes pour que tu y repondes, meme si c'est pour ne rien dire^^ (parceque quand on en est reduit a parler de l'orthographe pour tenter rabaisser c'est qu'on est déjà au niveau zero.)
Nicobi > tu as toute ta liberté ici, mais n'en abuse pas. Evite d'insulter les autres, merci.
Nicobi, le 31/03/2010 - 22:44
rien n'est plus agreable que de passer pour un con aux yeux des posteurs de numerama, je dois dire.
quant à mes intervention elles sont manifestement suffisament interessantes pour que tu y repondes, meme si c'est pour ne rien dire^^ (parceque quand on en est reduit a parler de l'orthographe pour tenter rabaisser c'est qu'on est déjà au niveau zero.)
J'étais sûr d'avoir écrit autre chose dans mon commentaire... :shifty: Par exemple sur un système de rémunération au mérite de la part des internautes, système dont on a déjà parlé et que certains groupes comme Radiohead ont déjà expérimenté... et que la plupart des internautes seraient prêts à adopter (l'argument du "tout-gratuit" ne tient donc pas) ! :rolleyes:
Waahoouuu !!
Perso je n'ai qu'une chose à dire...

Si une personalité de ce type s'exprimait à ce jour, j'ose penser maheureusement qu'il ne vivrait pas vieux...
Il subirait menaces, abus de pouvoir, chantages, une personne comme ça de nos jours, sa vie serait en danger, vu la société dans laquelle on vit... Coluche, Bob Marley, John Lennon et j'en passe, toutes des personalité qui réfléchissaient plus loin que le bout de leur nez et qui ont fortement dérangés, et qui désolemment n'ont pas vécu longtemps..
Hein ? un accident est si vite arrivé de nos jours... c'est ça la société dans laquelle nous vivons...
On vit dans un système a la con, qui ne fait que nous détruire..
La soif du pouvoir, le contrôle, pffff on ne va pas aller bien loin comme ça.
Quoqu'il en soit, gloire a cet homme, cet être exceptionnellement visionaire.
Merde, ils nous font vraiment vraiment vraiment et fortement chier avec les pseudo droits d'auteur...
Avec tous ces droits de tous les cotés, rien que pour faire une chanson de nos jours, il faut bien ratisser toutes les musiques du monde pour etre sûr qu'une melodie n'avoisine pas trop une deja existante, deux note qui se touchent et qui ressemble un deux autre et voila, c'est le procès assuré !!
Tout compte fait il est fort évident que le droit d'auteur est à abolir! tout simplement ! c'est un frein réel pour le progrès !
A toutes ces majors, distributeur et producteur, nous avons cosommé vos produits, nous vous avons enrichi et au bout du compte vous nous marchez dessus !? vous etes la honte meme du peuple !
Vous ne faisez qu'une chose, pourrir un peu plus ce qui deja n'est pas tres beau !
Honte a vous ! Vous nous faites tous chier !!
Il faudrait lire le texte en entier, car les extraits publiés ici, permette de dire tout et son contraire...

On parle, d'abord, de ne plus rétribuer l'auteur en fonction du marché car l'homme tend à la facilité et n'achètera donc pas des œuvres "intéressantes".

On avance ensuite la "rétribution au mérite" et la volonté d'affranchir les "écrivains" (élargissons aux auteurs si vous le voulez) de leur dépendance au public.

Enfin, on fait la promotion des livres « les meilleurs » en en baissant le prix.

Je ne dis pas que chacun de ces points, pris indépendamment, n’est pas défendable ni que je ne m’y retrouve pas. Mais (mal ?) lus à la suite, ils peuvent tendre à une idéologie fachisante et malsaine, que je pourrais traduire ainsi :

1) Vous êtes trop cons pour savoir ce qui est bon pour vous. De toute façon, essayer de penser par vous-même et d’avoir un libre arbitre est une perte de temps n’est-ce pas ?

2) Dans son immense bonté, le führer, dépositaire du bon gout et de la morale va faire ce travail fastidieux pour vous. Il va faire venir les auteurs méritants dans son palais, où ils seront libres de créer des œuvres à sa gloire et à celle de son régime.

3) Ces œuvres sublimes et impérissables vous seront proposées gratuitement. Comme vous êtes véritablement trop cons pour juger par vous-même, les autres œuvres ne rentrant pas dans les cannons du régime seront proposées à des prix vous permettant de clairement identifier qu’elles ne sont pas faites pour vous. Note : le prix de ces œuvres pourra être indexé sur le prix de la stère de bois, car comme elle sont inintéressantes à lire, elle ne peuvent vous servir qu’a faire un grand feu de joie sur la place du village… n’est-ce pas ? (comme vous êtes définitivement trop cons, je vous donne un indice : il faut répondre oui)

Alors, je ne dis pas qu’il faut le lire ainsi, je rappelle que je ne ai pas (encore ?) lu le texte en entier, mais voila, c’est un texte de 1839 qui pouvait s’appliquer dans un contexte de 1839 : révolution industrielle, inculture et faible niveau d’instruction des masses ouvrières, … et on sait aujourd’hui que ce genre de texte a pu être à l’origine de régimes fascisants (et de l’expression « l’enfer est pavé de bonnes intentions »).

Les problèmes que je pressens sur ce texte proviennent, je pense de deux points :

- Premièrement, le contexte à évolué aujourd’hui (entre autre le niveau moyen d’instruction de la population) et du coup ce texte, ou du moins les extraits donnés ici, finissent par être en trop grand décalage avec notre siècle et prôner un retour sur des acquis pour lesquels il a fallu se battre (et là, le terme n’est pas galvaudé car on parle entre autre d’une certaine guerre mondiale) : la liberté de choix, de penser et de libre-arbitre de chacun. Doit-on réellement sacrifier cela sur l’autel de la gratuité, du libre accès ?

- Deuxièmement, la non définition de ce sur quoi on base le mérite de l’auteur et l’échelle de valeur qu’on utilise pour classer les œuvres et pour définir que l’une est meilleure que l’autre (mais là, ça peut venir du fait que Guillaume a bien été obligé de choisir des extraits pour construire son article, et cette définition peut être explicitée dans le livre). Gageons cependant que la réflexion et la mise en place de tels échelles de valeurs ne seront jamais choses aisées tant elles se basent sur des critères subjectifs et donc propres à chaque personne. Leur mise en place est, donc, à mon sens, fascisante car elle tend à définir une pensée commune et unique et à complexifier l’accès à ce qui ne s’y rapporte pas.

En (première) conclusion, j'aurais donc tendance à penser que ce texte, présenté dans le contexte de la licence globale, est, en quelque sorte, un appel à rompre notre laisse pour mieux se faire enchainer...
...c'est le cri ! Les mots voyagent dans les temps et ne réclament qu'une chose : Liberté !! les bonnes idées sont contagieuses . Si elles gagnent nos élites, nos maîtres-penseurs : tant mieux !
Je suis pour un droit d'usage équitable et libertaire , et opposable à la propriété intellectuelle .....Mais face à çà ; comment voulez-vous dialoguer avec des caisses-enregistreuses ? Pour eux; le droit d'usage n'est qu'un mot !
Violente manifestation des anti-hadopi devant la rue des Fabriques Nabot a Perpignan.
L'inauguration de la premiere rue Nicolas en France est une catastrophe. Brice a la machoire douloureuse.
coup, le 01/04/2010 - 22:34
Violente manifestation des anti-hadopi devant la rue des Fabriques Nabot a Perpignan.
L'inauguration de la premiere rue Nicolas en France est une catastrophe. Brice a la machoire douloureuse.

Tu pourrais développer ...
Merci
Pour une fois que la défense des causes nobles n'est pas usurpée par In Libro Veritas, je ne vais pas me priver de ce petit bijou.
"Allez donc faire la différence entre un plagiat et un hommage... "
simple de nos jours y'en a qui paye s'il en fait commerce l'autre non
Nicobi, le 31/03/2010 - 17:47
la logique des internautes p2piste numeramiste pronant le tout gratuit est salement mise à mal par le point 3 ;)

et ta fourberie n'a pas de bornes !
la gratuité pour le type qui écoute financé par ceux qui se gavent : moteurs de recherches +fai + taxes sur les supports + licence globale + concerts + produits dérivés + placement + + + ....
suffit de comprendre les additions et les multiplications; choses que les anti p2p n'ont jamais pu comprendre mmieux q'un enfant de cp en assimilant copie à vol autrement dit multiplication égalerait soustraction...

quant à la remarque de l'orthographe; tu n'a émis aucun argument triste sire et tu reproches que l'allusion à ton orthographe de charognard soit la démonstration d'un manque évident d'argument
de la mise en évidence de la mauvaise foi propagandiste

mon orthographe prendra son temps pour etre corrigée, j'ai du taf
"et nous aurons tous les fléaux à la fois : pervertissement des esprits et des coeurs, par l'inondation des livres dangereux ;"

Avec le recul on ne peut pas vraiment lui donner tord :D

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