Alors que les usages mobiles explosent, le secteur des plates-formes mobiles tend à se bipolariser. En effet, selon une étude menée par AdMob, les deux grands vainqueurs dans ce domaine sont l'iPhone OS d'Apple et Android de Google. Toutefois, les tendances n'allant pas dans le même sens, c'est une affaire de semaines avant que Android devienne la première plate-forme mobile pour smartphones.

L’année dernière, nous nous faisions l’écho d’une étude menée par l’institut Gartner sur les parts de marché des différentes plates-formes mobiles actuelles. Au regard de la popularité grandissante du système d’exploitation mobile de Google, la société spécialisée dans le conseil et la recherche estimait qu’Android allait devenir d’ici trois ans la seconde plate-forme mobile, derrière l’iPhone OS d’Apple. Or, une enquête réalisée par AdMob, et relayée par Ars Technica, montre que les deux systèmes d’exploitation évoluent déjà dans un mouchoir de poche.

Aux États-Unis, les derniers chiffres connus (au mois de février 2010 – .pdf) récoltés par Admob montrent une tendance nettement favorable pour Android, tandis que son grand rival connait une importante phase de déclin depuis six mois. Un déclin qui reste à relatif, puisque Apple détient encore une bonne moitié du marché américain. Dans le reste du monde en revanche, l’iPhone OS continue de dominer les débats avec une part de marché aux alentours de 50 %, tandis que ses principaux rivaux, Android et Symbian, sont nettement sous la barre des 25 %.

Cette bonne forme d’Android aux États-Unis est à mettre au crédit des nombreux smartphones disposant de ce système d’exploitation, notamment ceux de la marque HTC (rappelons au passage que la firme taïwanaise coopère avec Google pour concevoir le Nexus One, premier smartphone estampillé Google) ou Motorola avec son Motorola Droid. Une situation nettement différente par rapport à l’année dernière, puisque à l’époque seul le HTC Hero faisait bonne figure avec cet O.S.

L’étude souligne également l’importante bipolarisation du marché, avec l’importance de plus en plus marginale des autres challengers dans le secteur des plates-formes mobiles. Si à l’international, il n’y a guère plus que Symbian qui possède encore une part de marché significative – bien que l’O.S. est en déclin permanent depuis deux ans -, les autres plates-formes sont inexistantes (RIM, webOS, WinMo). Même constat pour les États-Unis, où seul RIM tire son épingle du jeu, avec une part aux alentours des 10 %.

Notons cependant que Symbian est devenu open-source depuis le 20 février dernier. Annoncé fin octobre 2009, ce changement de licence est vu par beaucoup pour un changement de stratégie à 180° de Nokia pour revenir dans la course des plates-formes mobiles. Ce changement aura-t-il cependant un effet sur des utilisateurs déjà conquis par les O.S. de Google ou d’Apple ?

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