Hadopi : vous avez dit des preuves, quelles preuves ?
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 08 Mars 2010 à 17h56 -
posté dans Société 2.0
![]() Le décret qui organise au sein de la Hadopi le lien entre les relevés d'adresses IP effectués par les ayants droit et les fichiers d'abonnés à Internet des FAI permet d'en savoir plus sur les preuves transmises à la Haute Autorité. Ou plutôt sur l'absence de preuves. Le décret publié dimanche sur la création du fichier Hadopi permet a priori d'en savoir plus sur l'étendue des preuves qui seront collectées pour établir la responsabilité de l'abonné à Internet qui n'aurait pas pris toutes les mesures adéquates pour empêcher le téléchargement ou l'upload de fichiers piratés depuis son accès à Internet. Il établit en effet la liste des "données à caractère personnel et informations provenant des organismes de défense professionnelle régulièrement constitués, des sociétés de perception et de répartition des droits, (et) du Centre national du cinéma et de l'image animée". En clair, toutes les informations recueillies par les chasseurs de pirates au nom des ayants droit, et transmises à l'Hadopi pour sanction :
Nous avons donc confirmation que l'Hadopi ne s'attachera qu'aux seuls logiciels de P2P, ce qui n'est pas une surprise au regard de la technologie. Seul le P2P permet en effet de collecter les adresses IP des utilisateurs. Mais quelle certitude l'Hadopi aura-t-elle qu'un fichier piraté a bien été téléchargé ou uploadé depuis l'adresse IP d'un abonné ? Dans le décret, il est simplement prévu de transmettre à l'Hadopi l'adresse IP de l'abonné, le nom du réseau P2P utilisé (eDonkey/eMule, BitTorrent, Gnutella...), le pseudonyme utilisé (qui n'existe pas pour BitTorrent, au passage...), et le nom du fichier tel que présent le cas échéant sur le poste de l'abonné. L'ensemble est censé constituer un relevé de preuves suffisant pour enclencher l'avertissement voire la sanction. Les "informations relatives aux oeuvres et objets protégés concernés par les faits" visent la description juridique de l'oeuvre piratée, avec son nom, sa nature (vidéo, musique...) et ses ayants droit. Visiblement, il n'est pas prévu à ce stade de transmettre à l'Hadopi une preuve matérielle de l'infraction. Le nom du fichier est censé faire foi, alors qu'un même nom de fichier peut abriter des contenus très différents. On peut très bien appeler "Avatar.avi" une vidéo produite chez soi. Par ailleurs le décret vise le nom du fichier "tel que présent sur le poste de l'abonné", alors qu'il peut être présent sur n'importe quel ordinateur qui utilise la même connexion à Internet, et donc la même adresse IP. De plus, le risque d'injection d'adresses IP innocentes dans les réseaux P2P est réel. Pour démontrer qu'il y a bien possibilité d'upload d'une oeuvre piratée à partir d'une adresse IP collectée, il faudrait initier un téléchargement du fichier à partir de l'adresse IP suspectée, ce qui selon un expert de la gendarmerie que nous avions interrogé constituerait un coût "colossal". Dans le cahier des charges de l'Hadopi que Numerama avait révélé l'an dernier, il était prévu une phase de "notarisation et d'échantillonnage" clairement associée au "fichier des saisines". La notarisation devait permettre d'enregistrer les "éléments essentiels de la transaction", c'est-à-dire tous les éléments probants de l'infraction. En principe, donc, y compris un morceau du fichier uploadé. Mais nous avions révélé par la suite qu'il n'était pas prévu au départ de conserver un bout du fichier téléchargé pour vérifier qu'il s'agit bien de l'oeuvre soit-disant contrefaite. "S'il s'avère que les nécessités de la procédure de recours rendaient obligatoire avec l'envoi de la saisine le transfert de "chunk" des fichiers téléchargés, il en serait fait mention dans le cahier des charges de réalisation du système cible", avait simplement précisé le ministère de la Culture à une entreprise candidate à la réalisation du système d'information de l'Hadopi. Si l'on en croit le décret, et à moins que ça ne soit précisé ensuite dans la phase d'autorisation de la collecte d'adresses IP par la CNIL, il a donc été décidé de ne pas conserver de preuve de la mise à disposition des fichiers contrefaits. Ce qui devrait rendre particulièrement fragile les dossiers devant les tribunaux, et promet aussi d'accuser à tort nombre d'internautes qui ne pourront se défendre qu'après réception de l'ordonnance pénale. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Hadopi : vous avez dit des preuves, quelles preuves ?»
jemil, le 08/03/2010 - 18:59 "Le nom du fichier est censé faire foi, alors qu'un même nom de fichier peut abriter des contenus très différents" Donc si j'ai bien compris, il suffirait de renommer son fichier en "tataberthealaplage.avi" ou "monchatfaitlasieste.avi" pour qu'il devienne légal? C'est magique! Je sens qu'on n'a pas fini de rigoler dans les tribunaux...@jmorda je suis d'accord que l'ID/hash reste le même après renommage. Lors de la release initiale, il n'y a qu'un seul ID sur le réseau. Puis lorsque les team se mettent en concurrence, le nombre d'ID différents our le même contenus commence à augmenter. Sans parler du même contenu réemballer à coups de zip/rar et autre, où suivant les options et les fichiers annexes inclus tu changes l'ID. D'accord aussi que ca encourage la prolifération des fakes, mais vu le nombre actuel on n'en est plus à ça prêt, sur le bourricot en tout cas. Et en jouant les madame Irma, je pronostique la sortie prochaine de sites du type annuaires TPB, n'hébergeant rien si ce n'est un frontal d'interrogation de base pour dire que le film xyz est trouvable sous le hash r4b8749t84b984b. Le nom visible sera hhoighoifg.zip qui lui contient le fichier réel. Dans le jeux du chat et de la souris, jerry fini toujours par gagner. D'autant plus que sans stockage ni d'un chunk, ni du hash, il me semble simple de prouver que le fichier incriminé n'est pas le bon, voire même d'apporter comme preuve le dit fichier au tribunal. Je vois mal comment il pourront prouver que le fichier que tu apporte n'est pas le bon, alors que le nom correspond. La, le 09/03/2010 - 10:00 jemil, le 08/03/2010 - 18:59 "Le nom du fichier est censé faire foi, alors qu'un même nom de fichier peut abriter des contenus très différents" Donc si j'ai bien compris, il suffirait de renommer son fichier en "tataberthealaplage.avi" ou "monchatfaitlasieste.avi" pour qu'il devienne légal? C'est magique! Je sens qu'on n'a pas fini de rigoler dans les tribunaux...@jmorda je suis d'accord que l'ID/hash reste le même après renommage. Lors de la release initiale, il n'y a qu'un seul ID sur le réseau. Puis lorsque les team se mettent en concurrence, le nombre d'ID différents our le même contenus commence à augmenter. Sans parler du même contenu réemballer à coups de zip/rar et autre, où suivant les options et les fichiers annexes inclus tu changes l'ID. D'accord aussi que ca encourage la prolifération des fakes, mais vu le nombre actuel on n'en est plus à ça prêt, sur le bourricot en tout cas. Et en jouant les madame Irma, je pronostique la sortie prochaine de sites du type annuaires TPB, n'hébergeant rien si ce n'est un frontal d'interrogation de base pour dire que le film xyz est trouvable sous le hash r4b8749t84b984b. Le nom visible sera hhoighoifg.zip qui lui contient le fichier réel. Dans le jeux du chat et de la souris, jerry fini toujours par gagner. D'autant plus que sans stockage ni d'un chunk, ni du hash, il me semble simple de prouver que le fichier incriminé n'est pas le bon, voire même d'apporter comme preuve le dit fichier au tribunal. Je vois mal comment il pourront prouver que le fichier que tu apporte n'est pas le bon, alors que le nom correspond. Ouai, je suis globalement d'accord, mais bon, pour le moment, à mon avis, il vont se tenir à l'ID et surement une empreinte partielle voire une reconnaissance automatique du contenu. Mais pensez bien que si nous on peut trouver facilement un contenu à charger, les autres le peuvent aussi et donc enrichir la bdd. Il ne faut pas oublier que ce sera du contenu "spécifique", donc ils ne vont pas cibler "le gendarme et les gendarmettes" en priorités mais la release des derniers trucs sortis. On est tous un peu dans l'expectative technique là. Pour le moment, il s'agit plus d'une guerre psy qu'autre chose. Sinon, je suis tout a fait d'accord que Don Quichotte est de retour... Ca ne sert à rien sinon trouver des solutions autres. L'on se sera beaucoup énervés sur la loi Hadopi... Mais songez qu'on en rira encore plus fort dans quelques mois ou quelques années.
Bah, moi je ne m'énerve pas, j'ai découvert plein de trucs que je connaissais pas du coup. J'ai redécouvert Internet sous d'autres horizon, ça m'a mis un peu de fraîcheur dans ma navigation.
Ce peu de preuve est un denie de justice acablant !
C'est comme si les radars sur la route photographiaient les jantes des voitures, (destrusait la photo apres coup en plus!) et vous envoyait l'ammende .... Vous faites comment pour vous defendre ? A moins que cela ne soit par prevue qu'on puisse ce defendre .... Bonne chance Madame Michue La SEUL preuve est le chargement COMPLET (pas seulement un extrait), en particulier si le fichier est dans un container comme zip, depuis le poste incrimine. Que l'etat (democratique ?) ose comdamner des gens potentiellement innocents sous pretexte de reduction de cout en dit long sur l'ordre de leur priorite entre la justice et la protection des privileges (au sens royal du terme) financiers d'une minorite. hptf.... ... enerve .... toto111, le 09/03/2010 - 11:16 Ce peu de preuve est un denie de justice acablant ! C'est comme si les radars sur la route photographiaient les jantes des voitures, (destrusait la photo apres coup en plus!) et vous envoyait l'ammende .... Vous faites comment pour vous defendre ? A moins que cela ne soit par prevue qu'on puisse ce defendre .... Bonne chance Madame Michue La SEUL preuve est le chargement COMPLET (pas seulement un extrait), en particulier si le fichier est dans un container comme zip, depuis le poste incrimine. Que l'etat (democratique ?) ose comdamner des gens potentiellement innocents sous pretexte de reduction de cout en dit long sur l'ordre de leur priorite entre la justice et la protection des privileges (au sens royal du terme) financiers d'une minorite. hptf.... ... enerve .... Heu... tu présentes quatres jantes neuves en disant que c'est les tiennes et que c'est pas les mêmes ? mfffff.... jmorda, le 09/03/2010 - 09:21 Quand au cryptage "truecrypt", il ne sert à rien non plus en cas de "saisie" physique de matériel car quand bien même, tu ne peux pas refuser de donner la clé de decryptage aux autorités, c'est un délit fortement réprimendé (surement plus que le téléchargement "illégal"). Ce qui fait que t'as beau triple crypter avec des clés de la longueur que tu veux, tu es dans l'obligation de donner ta clé pour que les autorités puissent décrypter ton disque, cela ne sert donc à rien non plus si ce n'est qu'à te faire ralentir ta vitesse de traitement. Comme Hadopi ne peut pas saisir directement ton disque, tu n'as pas besoin de crypter.Je n'ai pas récemment entendu parler de sanctions à l'encontre d'utilisateurs de systèmes du type de "truecrypt". Ce qui ne veux pas dire que ça n'existe pas, mais ça doit être rare et assez symbolique. Si quelqu'un a des exemples, ce serait intéressant. Quant aux saisies physiques de matériel, ça ne pourra jamais se faire à grande échelle. je m'explique xD
non mais combien d'experts se contenteront d'un salaire de gendarmes? c'est franchment pas bandant pour un expert de chercher du pirate ils étaient combien à la base? 70? Boutdegras, le 09/03/2010 - 09:21 IL y a un moyen trés simple d'éviter les "réprimandes" d'Hadopi : Si vous utilisez eMule par exemple, dés que vous avez ajouté un téléchargement à la liste, faites comme moi, renommez le fichier avec un nom bidon et une autre extension de fichier. (pensez à noter sur un bloc note le nouveau nom et sa correspondance avec l'ancien) pendant tout le téléchargement il aura "sur votre poste" ce nom bidon une fois téléchargé, deplacez le fichier dans un repertoire non partagé et renommez le avec son "bon" nom et extension... Si ces couillons se basent sur le nom de fichier "tel que sur le poste", ben...ils l'on dans le c.. Perso j'ai toujours fait comme ça, et laissez le nom d'utilisateur par defaut aussi cela evite que l'on vous remarque, un pseudo comme "kéké13" ou "Kill-Hadopi" ne sert qu'a vous faire remarquer lorsque l'on regarde la liste des clients partageant un fichier. Et surtout cryptez votre disque dur (l'excellent TrueCrypt est gratuit!) votre disque dur est la seule preuve qui peut vous incriminer...tout mes ordis sont crypté (triple cryptage en cascade) pour les jeux, gardez une partition non cryptée pour la rapidité ! jmorda, le 09/03/2010 - 07:52 MadlyMad, le 08/03/2010 - 18:48 Pour Bittorrent je ne sais pas, par contre pour eMule il est impossible de savoir le nom du fichier sur le poste du partageur. Sauf si le mec partage sa liste de fichiers, ce qui n'est plus le réglage par défaut depuis au moins 5-6 ans. (le logiciel sait juste le client demande ce hash/fileID là, donc il associe le nom que l'on a, nous, mais il ne connait pas le nom du fichier chez le client) Heu non, si tu regardes bien, quand tu mets un fichier en chargement, tu ne peux effectivement pas voir ce qu'a l'uploader mais tu peux voir l'uploader et son ip, ce qui signifie qu'il l'a en partage, complet ou partiellement et donc ce nom là. Il est donc très facile d'automatiser le processus à partir d'une phonétisation d'un nom ou de consonnances et changer des lettres n'y changera rien. On peut toujours sortir l'argument du fake mais sur la traque des fichier, on peut également ajouter en surcouche le checksum fichier et une empreinte pour la vérification. En général, un fake avec un nom similaire est rarement porteur du même cheksum, du même fileid et de l'empreinte bien que techniquement ce soit faisable je pense, encore faut-il avoir une empreinte similaire à celle dans la base de donnée des traqueurs). c'est effectivement facilement faisable avec un client légèrement modifié ou tout simplement un vieux client eMule. (du moins... de voir que via telle IP transite le fichier) Mais ça n'indique pas pour autant le nom du fichier sur le poste de l'intéressé. Et c'est bien là le hic, car c'est ce qu'il y a marqué dans le décret. ça fait toute la différence, car ce n'est pas possible. le logiciel indique juste le nom du fichier que l'on a nous, pas le partageur. * 'Suffit de prendre l'argument Winnie l'Ourson de Pascal Nègre et d'Albanel et de le retourner (l'argument, pas Albanel... beurk !) "40 % du temps, quand on prend un fichier avec un nom titre normal on se retrouve avec un film pornographique" argument complètement inventé bien évidemment, mais il est tout à fait valable dans l'autre sens. "je voulais prendre "Amateur Lady Fucking"" (rien d'illégal jusque là)... "et je me retrouve avec Terminator 7". où est l'intention ? Bref, l'argument du fake serait indéfendable devant une autorité "indépendante", par contre devant un juriste, c'est tout à fait autre chose... * donc en combinant les fakes réels et ce fait, il fort probable que, sans même le vouloir, les milices privées condamnent des clients pour avoir téléchargé/partagé "Bioman chez les bronzé" alors que la personne prenait en fait un film de cul. Boutdegras, le 09/03/2010 - 09:21
une fois téléchargé, deplacez le fichier dans un repertoire non partagé et renommez le avec son "bon" nom et extension...L'avantage, c'est qu'avec un comportement comme le tiens, si tout le monde faisait pareil, les mafia du divertissement n'auraient pas eu besoin de faire voter des lois liberticides... le P2P se serait mort depuis longtemps, à petit feu. bonjour,
cet article est partial: evidemment que les fichiers seront identifiés: des listes de hash seront associés à leur contenu sous licence. Si ce fichier est partagé en p2p il correspondra nécessairement à ce contenu. Par ailleurs, comme expliqué, des chunk de fichiers seront téléchargés. Enfin, concernant mu, rs et les autres: la loi prévoit qu'un juge peut interdire l'accès à un site étranger à partir du sol français... on peut s'attendre que ces sites de téléchargement soient rajouté à la liste des sites interdit. Je pense que si les techniciens des ayant-droits se basent sur les hash/checksums des chunks pour identifier les oeuvres, alors des contre-mesures triviales pourront rapidement être mises en oeuvre. Il suffit de pas grand'chose (décalage d'un octet par exemple) pour que le chunk change de md5 ou de sha1. ça pourrait être fait par un logiciel qui modifierait subtilement le fichier concerné de telle façon qu'il conserve son contenu vidéo/audio mais que les hash de ses chunks soient changés. une sorte d'obsfucation.
Pas besoin donc de transmettre toutes les "preuves", les informations basées sur la "bonne foi" des ayants droits qui se baserait sur cette méthode serait quasiment infaillible Non car cette logique se base sur le postulat implicite que ce qui est présenté sur les réseaux est nécessairement mis en partage, c'est à dire effectivement téléchargeable, à un moment ou un autre. Or, certains utilisent des clients leecher. Et paradoxalement grâce à leur existence - eux qui sont par ailleurs une plaie pour les réseaux- les ayants droits pourraient ne pas pouvoir s'épargner de downloader un morceau de ce qui est mis en partage pour apporter la preuve de leur affirmation. En effet, les clients leechers présentent des fichiers sur les réseau, mais sans autoriser le moindre download. Imagine alors que l'utilisateur d'un client leecher achète (lorsqu'il sortira) le DVD mettons d'Avatar (dont il est beaucoup question ici), et qu'il choisisse ensuite de le présenter sur les réseaux sans autoriser le moindre download. Dans ce cas, tout ce que les ayants droits verront, c'est qu'un gars -qui a légalement acheté le DVD- dit au réseau "regardez, j'ai le DVD d'Avatar". Mais tant ce que gars là (qui a acheté le DVD d'Avatar, mais pas ses droits de diffusion, bien sûr) n'uploade aucun octet d'Avatar, il ne sort pas de ce que lui autorise le fait d'avoir acheté le DVD, et rien ne peut lui être légalement reproché. Il se trouve que de tels clients leechers sont effectivement utilisés, mais que l'ayant droit espionnant les réseaux ne pourra pas savoir si tel peer présentant tel fichier sur le réseau, utilise un client leecher ou pas. Ou plutôt, la seule manière pour l'ayant droit de le savoir, c'est de tenter d'initier un DL.... En fait l'existence même des clients leechers ouvre une brêche dans le procédé de détection qui s'ébauche, créant ainsi pour les ayants droits une insécurité juridique importante: Ce qu'ils tiennent pour une preuve n'en est absolument pas une en fait... jmorda, le 09/03/2010 - 09:56
Quand au cryptage "truecrypt", il ne sert à rien non plus en cas de "saisie" physique de matériel car quand bien même, tu ne peux pas refuser de donner la clé de decryptage aux autorités, c'est un délit fortement réprimendé En gros d'accord, mais 2 bémols: 1)D'abord, un mot de passe, ça peut s'oublier. Et même, plus le mot de passe est compliqué, plus il devient plausible de ne pas arriver, malgré tous ses efforts et toute sa bonne foi, à le retrouver. De plus, avec TrueCrypt, il est possible de créér un répertoire indétectable dans une partition cryptée: Tu as ta partition cryptée, décryptable avec pwd1, et dedans, tu as un répertoire, associé au mot de passe pwd2. Mais quelqu'un qui ne dispose que de pwd1 ne sait et ne voit pas pas que le répertoire associé à pwd2 existe. 2) Le Canard Enchainé avait rapporté il y a quelques mois l'anecdote suivante: Villepin s'était fait saisir ses disques durs, et que les flics qui ont examiné l'un des disques ont vu que sur l'un de ces disques, il y avait un répertoire crypté, dont de Villepin refusait de donner la clef Le Canard avait alors expliqué que le disque avait transité entre les mains de tout ce que les services de polices ont comme as du décryptage, et qu'ils se sont tous cassés les dents dessus. Cependant, je n'ai pas souvenance que ce point ait figuré parmi les motif ayant envoyé Villepin au Tribunal (où il a été relaxé de ses charges). Il faut dire que le contenu du disque avait finalement pu être découvert (mais sans l'aide de Villepin), grâce à la découverte de la clef que Villepin avait notée quelque sur un de ses documents (qui avaient été saisis aussi). Pour la petite histoire, le Canard avait rapporté, si je me souviens bien, que le répertoire crypté contenait... Des poêmes de Villepin. Heu ... il faudrait mettre tous ces posts en "multi-citation" tant ils sont tous intéressants soit en raison de leur pertinence "innocente" soit en raison de leur "expertise".
Moi j'en ai des vertiges. Je ne sais plus à quel Saint me vouer. Je croyais comprendre un peu et plus ça va et moins je comprends et plus je me perds dans ce labyrinthe technologique. Pour faire simple ... est-ce que quelqu'un pourrait dire par exemple : EMULE ... On se fait "B....." à tous les coups par Hadopi car .... IMULE ... Hadopi pourra ... ou ne pourra pas ... parce que ... IP en upload ou etc ... etc ... ONESWARM ... idem STEALTHNET ... idem En précisant mais si on fait comme ça ... ou qu'on ajoute un anonymiser d'IP ... un proxy ou un vpn ... alors ... Car si je comprends bien les logiciel qu'on vous "vend" pour être SUR (anonyme et crypté) ne le sont pas du tout. Et aussi ... si on met tous es fichiers téléchargés sur un DD externe et qu'on le jette au loin par la fenêtre ... au cas où ils viendraient ... (lol) Je pense que ce serait faire oeuvre utile pour contrer les attaques imminentes ... et ainsi participer à mettre en échec cette foutue machine qui ne dit pas son nom ... Merci. mortiche, le 09/03/2010 - 16:38 Heu ... il faudrait mettre tous ces posts en "multi-citation" tant ils sont tous intéressants soit en raison de leur pertinence "innocente" soit en raison de leur "expertise". Moi j'en ai des vertiges. Je ne sais plus à quel Saint me vouer. Je croyais comprendre un peu et plus ça va et moins je comprends et plus je me perds dans ce labyrinthe technologique. Pour faire simple ... est-ce que quelqu'un pourrait dire par exemple : EMULE ... On se fait "B....." à tous les coups par Hadopi car .... IMULE ... Hadopi pourra ... ou ne pourra pas ... parce que ... IP en upload ou etc ... etc ... ONESWARM ... idem STEALTHNET ... idem En précisant mais si on fait comme ça ... ou qu'on ajoute un anonymiser d'IP ... un proxy ou un vpn ... alors ... Car si je comprends bien les logiciel qu'on vous "vend" pour être SUR (anonyme et crypté) ne le sont pas du tout. Et aussi ... si on met tous es fichiers téléchargés sur un DD externe et qu'on le jette au loin par la fenêtre ... au cas où ils viendraient ... (lol) Je pense que ce serait faire oeuvre utile pour contrer les attaques imminentes ... et ainsi participer à mettre en échec cette foutue machine qui ne dit pas son nom ... Merci. Pour emule: En dehors de l'utilision d'un mod borderline (ce qui ne peut se généraliser car entre les mains de n00bs inconscients et égoiste, le réseau en mourrait), il y a 2 solutions: 1) le VPN: Aucun FAI dogne de se nom (je ne parle pas fes fai français) et à fortiori tout vpn provider ayant un minimum e réputation à entretenir, ne donnera suite à une emande en proveance d'Hadopi fondée sur des éléments aussi fragiles que ceux annoncés (aucune initiation de download); 2) le les développeurs d'eMule se bougent le popotin et surtout ouvrent leur esprit à l'évidence que le monde est en train de changer. J'ai à maintes reprises évoqué un moyen pratiquement imparable (une fois l'initialisation du processs achevé): Qu'emule envoie en ami tout peer qui t'uploade effictivement quelques chunks d'un fichier non fake que tu recherches: Un tel peer ne pourrait être un espion, avec une probabilité de 99,9%. Au bout de quelques semaines, tu aurais facilement 50 000 amis sûrs. Enuite, que soit implémentée danss eMule une fonction F2F te permettant d'échanger avec ces amis. Parrallèlement, tout nouveau peer non ami qui t'enverrait de données que tu recherches continuerait à venir grossir ta liste d'amis, et tu disposerait ainsi d'un réseau F2F d'amis sûrs (bien plus sûrs que les 25 peers au hasard de OneSwarm), en augmentation constante, avec lesquels tu pourrais échanger. 2) OneSwarm et Stealthnet: Equivalents je pense, sauf si dans OneSwarm tu utilise 25 contact qui ne sont pas des gus au hasard, mais des gens dont tu es sûr qu'ils ne sont pas ds espions. Alors dans ce cas d'utilisation, OneSwarm est bien meilleur (au plan anonymat) que Stealthnet. Le pb dans les 2 cas c'est que tu peux être amené à router de contenus sur lesquels tu n'as aucun contrôle. Le fait d'uploader certains contenus, même à l'insu de ton plein grès, peut te poser des problèmes (et pour cette raison, un VPN, voire un double vpn, est bienvenu). Note que ce risque est quasi inexistant dans l'évolution d'emule que j'évoquais plus plus. Boutdegras, le 09/03/2010 - 09:21
une fois téléchargé, deplacez le fichier dans un repertoire non partagé et renommez le avec son "bon" nom et extension...L'avantage, c'est qu'avec un comportement comme le tiens, si tout le monde faisait pareil, les mafia du divertissement n'auraient pas eu besoin de faire voter des lois liberticides... le P2P se serait mort depuis longtemps, à petit feu. Merci de me donner des leçons mais je partage en moyenne deux fois plus que je ne télécharge mon ratio actuel est de "E/R 2.42 : 1" (ratio moyen depuis 82 jours) heureusement que je ne laisse pas tout en partage tout le temps car je ne posséde pas de disque de 13 To (total download) j'essaye de laisser chaque fichier téléchargé le temps qu'il soit uploadé du double d'octets. Merci de ne pas juger sans savoir de quoi il retourne. @Jmorda qui me dit que je suis obliger de donner mon mot de passe Truecrypt => N'IMPORTE QUOI !!!! sous penthotal peut être ! la derniére version permet même de masquer le fait que le disque soit crypter (ecran sans message au démarrage, il faut taper le mot de passe sur un ecran noir) ton DD passe pour "non formatté" !..."c'est pas ma faute" ou "vous avez cassé mon DD lors de la perki" arf de plus il parle aussi sans savoir, va voir la notice TrueCrypt et Bave, il y a même un moyen de donner un "faux" mot de passe qui ouvre une partition clean et laisse masqué la "vrai" de plus tes autres partitions cryptées ne posséde même pas de boot sector et même ordinateur alumé il faut lancer TrueCrypt et taper un autre mot de passe pour qu'enfin ces partitions se montent sinon il est impossible de savoir qu'elles sont cryptées la loi ne parle pas l'ID mais du nom de fichier, évidement que l'ID reste le même, mais personne ne cherche un fichier avec l'onglet search d'eMule ! donc pas de problême de fake si l'on utilise les nombreux site de référencement d'ID comme TV-Underground ou eMule Paradise qui se foutent du nom de fichier. Et ta solution de VPN et autres ne sert a rien si tu ne crypte pas ton disque, t'aura l'air fin une fois ton matos saisie avec tout au grand jour ! Pas de cadavre...pas de crime ! c'est le B.A. BA Boutdegras, le 09/03/2010 - 17:34 la loi ne parle pas l'ID mais du nom de fichier, évidement que l'ID reste le même, mais personne ne cherche un fichier avec l'onglet search d'eMule !Quant au ratio, si tu attends d'avoir un ratio 1:2 sur chaque fichier avant de partager, c'est déjà ça (ce que tu n'avais pas indiqué auparavant), c'est bien, mais c'est le stricte minimum. C'est une logique qui va plus pour un réseau Bittorrent, avec beaucoup moins de fichiers et une durée de vie des fichiers très minime. le facteur temps (par fichier) n'est malheureusement directement enregistré par eMule, il est pourtant primordial. Mais c'est déjà bien. @jiang : concernant ta 2ème proposition, je n'ai pas toujours été encore à 100 % avec la team d'eMule Project, mais... presque. dans l'énorme majorité des cas je l'étais. et en l'occurrrence je suis plutôt d'accord avec eux, eMule n'étant ni un réseau d'échange (à ne pas confondre avec "un réseau partage"), ni un réseau F2F. Et il serait bon qu'il ne le deviennent jamais. Que d'autre réseaux le fassent, très bien, tant mieux, Mais pas eMule. ça serait très nocif et tout sauf efficace au niveau sécurité/confidentialité. Sinon, ceux qui veulent échapper à la loi, sur eMule, un simple proxy suffit, mais le plus simple et de loin le plus efficace (à tout point de vue) reste encore de ne rien faire, de ne rien changer à ses habitudes, et de prendre un avocat en cas de coupure. Cette loi, c'est un véritable gruyère juridique.
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Si vous utilisez eMule par exemple, dés que vous avez ajouté un téléchargement à la liste,
faites comme moi, renommez le fichier avec un nom bidon et une autre extension de fichier.
(pensez à noter sur un bloc note le nouveau nom et sa correspondance avec l'ancien)
pendant tout le téléchargement il aura "sur votre poste" ce nom bidon
une fois téléchargé, deplacez le fichier dans un repertoire non partagé et renommez le avec son "bon" nom et extension...
Si ces couillons se basent sur le nom de fichier "tel que sur le poste", ben...ils l'on dans le c..
Perso j'ai toujours fait comme ça,
et laissez le nom d'utilisateur par defaut aussi cela evite que l'on vous remarque,
un pseudo comme "kéké13" ou "Kill-Hadopi" ne sert qu'a vous faire remarquer lorsque l'on regarde la liste des clients partageant un fichier.
Et surtout cryptez votre disque dur (l'excellent TrueCrypt est gratuit!)
votre disque dur est la seule preuve qui peut vous incriminer...tout mes ordis sont crypté (triple cryptage en cascade)
pour les jeux, gardez une partition non cryptée pour la rapidité !
Non, le nom de fichier, t'as beau le changer, son ID ne change pas, donc si un ID est repéré avec "Avatar.avi", t'as beau changer ce nom en morpion.exe, l'ID correspondra tout le temps à Avatar (d'ailleurs, sur les infos fichier chargé ou dans les options de renommage en fonction du logiciel, il te propose tous les noms identifiés pour le mmême fichier, ce qui permet de se rendre compte assez rapidement d'un fake). En ce qui nous concerne ici, dans la concordance recherché, on recherche le couple ID/nom (ou plus), il est bien évident qu'une recherche sur le nom ne marchera pas pour la "traque", il ne faut pas non plus les prendre pour des débiles (même si c'est ce qu'ils cherchent à nous faire croire... il y a les politiciens d'un coté, mais n'oubliez pas les sociétés et les pro de l'autre coté qui sont tout sauf des imbéciles). Donc, je ne veux pas te décourager, mais le renommage ne sert à rien si ce n'est qu'à faire circuler un peu plus de fake sur le réseau pour les autres puisque tu mets en partage un nom de fichier qui n'a rien à voir avec l'original et qui plus est dérange les traqueurs de fake car cela ne fait que rendre plus complexe de savoir si ce qu'on charge est un fake ou non. C'est d'ailleurs une des techniques utilisées pour lutter contre le P2P.
Quand au cryptage "truecrypt", il ne sert à rien non plus en cas de "saisie" physique de matériel car quand bien même, tu ne peux pas refuser de donner la clé de decryptage aux autorités, c'est un délit fortement réprimendé (surement plus que le téléchargement "illégal"). Ce qui fait que t'as beau triple crypter avec des clés de la longueur que tu veux, tu es dans l'obligation de donner ta clé pour que les autorités puissent décrypter ton disque, cela ne sert donc à rien non plus si ce n'est qu'à te faire ralentir ta vitesse de traitement. Comme Hadopi ne peut pas saisir directement ton disque, tu n'as pas besoin de crypter.
La solution la plus viable actuellement reste les VPN, les NG, le streaming. Le DDL n'étant pas à mon avis très fiable si ce n'est à passer par des proxys décentralisés dont les intêret ne sont pas à vendre aux ayants droits. On gaule bien des gens pour avoir consultés des sites par HTTP à caractère pédophile et autre, je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas appliquer la même chose au téléchargement dit "illégal".