Encore une vidéo sur le droit d'auteur censurée pour une prétendue violation des droits d'auteur
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 02 Mars 2010 à 14h37 -
posté dans Société 2.0
Fondateur des licences Creative Commons, le professeur de droit Lawrence Lessig est perçu comme l'un des plus grands adversaires du droit d'auteur au monde. Il ne s'oppose pas à l'existence d'un droit d'auteur en tant que tel, mais à la manière dont il est actuellement mis en place sous la pression des industries culturelles, au mépris des droits du public et d'une certaine efficacité économique. Il milite pour la reconnaissance pleine et entière du "fair use", la doctrine qui interdit à Universal Music de bloquer la diffusion de la vidéo d'un bébé qui danse dans une cuisine, et qui plus généralement considère que toute exploitation d'une oeuvre qui ne porte pas de préjudice direct à son auteur devrait être autorisée. Lawrence Lessig intervient régulièrement dans des conférences pour alimenter ce combat pour la défense du fair use, et diffuse ses interventions sur Internet. Il est donc pour lui particulièrement ironique que certaines de ses vidéos soient censurées pour les motifs-mêmes qu'ils dénoncent. Or ça vient d'arriver pour la deuxième fois en moins d'un an. Après celle d'avril 2009 qu'avait fait supprimer Warner Music au motif que Lessig utilisait quelques secondes de chansons remixées pour illustrer son propos, c'est une nouvelle vidéo sur le fair use que YouTube a désactivé. Elle peut encore être vue, mais sans le son. En tout cas tant que YouTube n'aura pas examiné la contre-requête que lui a fait parvenir le professeur de droit (elle reste audible sur Blip.tv). Comme l'an dernier, il semble que ça soit sous l'effet des outils automatiques de détection des chansons copyrightées que la conférence a été supprimée. Comme l'an dernier, ça pose une nouvelle fois la question des robots utilisés comme juges du droit d'auteur. Comment un programme informatique peut-il reconnaître si l'utilisation d'une oeuvre relève ou non du fair use ? En accentuant encore la responsabilité pénale et civile des hébergeurs, qui ne contesteront pas les demandes de retrait de contenu par craintes de représailles, l'ACTA devrait encore contraindre davantage les droits du public à plier devant les droits des industries culturelles. A moins que la responsabilité de ces industries ne soit elle-même réellement mise en cause dans les cas de dénonciations abusives. On peut encore rêver... à lire aussi
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Merci de ne pas faire l'amalgame.
Je suis conscient de la différence entre le porno légale et celui qui est illégale.
Ce que je voulais dire c'est que : Je ne parlait pas du porno. Je ne parlait pas des vidéo violente*. Je ne parlait pas des vidéo dont le caractère (quel-qu'il soit) est interdit par la loi.
ce que j'ai dis exactement c'est :
De même que les derniers mots :
Par contre je comprend pas ton autre remarque. Un hébergeur est un hébergeur, au niveau Européen il est soumis à des lois en qualité d'hébergeur, il n'y a pas (à mon sens, mais je me trompe peut être) de distinction entre hébergeur public, et hébergeur privé. Ce sont tout les deux des hébergeurs soumis aux même lois non ?
* légale aussi d'ailleurs. Je parle ici des vidéo et destiné à être visionné par un public approprié. Je pense par exemple à des séries comme "Oz". Bien qu'il y ai des formes de violence illégale, comme cet enfant handicapé qui a été martyrise en Italie.