La semaine dernière, Facebook obtenait un nouveau brevet de la part de l'USPTO, l'organisme chargé des brevets et des marques aux Etats-Unis. Ce brevet concerne le fil d'actualités présent sur chaque profil du réseau social. Or, dans la mesure où certains services externes sont importés directement dans ce fil, d'aucuns se demandent s'ils sont aussi concernés par ce brevet.

Véritable pièce maitresse de tout réseau social, le fil d’actualités (ou newsfeed en anglais) est la page chargée de centraliser l’ensemble des activités de vos contacts. Son avantage est alors évident : plutôt que de naviguer de profil en profil à la recherche d’une hypothétique mise à jour, l’utilisateur parcoure simplement le fil d’actualités et peut embrasser d’un seul coup d’oeil toutes les dernières actualités de ses amis.

Certains réseaux sociaux autorisent même l’agrégation d’autres services. C’est le cas de Facebook par exemple. En effet, le site communautaire peut récupérer les flux d’actualités de sites comme Twitter, Flickr ou encore Friendfeed. De cette façon, Facebook incite ses membres à rester plus longtemps. Forcément, pourquoi se rendre ailleurs si le réseau social se charge pour vous de récupérer toute votre activité web ?

Or, le 23 février dernier, Facebook recevait l’aval du bureau des brevets et des marques de commerce (USPTO) pour un brevet déposé le 11 août 2006. Intitulé « Dynamically providing a news feed about a user of a social network », le brevet numéro 7 669 123 concerne justement le fil d’actualités de Facebook. Et son objet semble limpide. En effet, le brevet décrit « une méthode pour afficher un fil d’actualités dans un environnement de réseau social« .

Concrètement, cela permet la « surveillance de nombreuses activités dans un environnement de réseau social ; le stockage de ces activités dans une base de données ; la création d’actualités à travers ces activités ; le rattachement d’au moins une de ces activités à un autre utilisateur ; la limitation de l’accès aux différentes actualités à un ensemble préderminé d’utilisateurs« .

Est-ce à dire que l’ensemble des contenus diffusés sur le fil d’actualités est concerné par ce brevet ? Car si c’est le cas, nul doute que les services importés pourraient rapidement revoir leur politique. Et mettre fin à l’exportation de données, du moins vers Facebook. Cela pourrait être le cas de Twitter, qui est parfois dressé en rival de Facebook.

Cependant, la date de dépôt du brevet remonte à près de quatre ans. À l’époque, bon nombre de services agrégés n’existaient pas encore ou faisaient leurs premiers pas sur la toile. Depuis 2006, les choses ont bien changé, dans la mesure où les services sociaux ont très largement explosé sur la toile et Facebook.

Sans doute qu’en déposant un pareil brevet, Facebook n’avait pas anticipé cette révolution dans les usages d’Internet. Et puis à l’époque, Facebook était un service bien fragile, surtout face à MySpace. « Facebook était à un moment charnière de son histoire » avait indiqué la société, dans un communiqué. L’arrivée du fil d’actualités « a changé la façon dont des millions d’individus ont découvert et consommé des informations sur le site« .

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