Loppsi : et si le filtrage du web encourageait la pédocriminalité ?
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 29 Janvier 2010 à 18h38 -
posté dans Société 2.0
![]() Ce lundi 1er février, à une semaine de l'ouverture du débat parlementaire sur la loi Loppsi sortira aux éditions InLibroVeritas un livre choc auquel nous avons eu l'honneur de contribuer, "Confession d'un pédophile : l'impossible filtrage du web". Parallèlement, Fabrice Epelboin sort aujourd'hui une longue enquête aussi dérangeante qu'indispensable sur l'évolution du "marché de la pédophilie" ces dix dernières années. Elle montre à quel point un filtrage du web pour lutter contrer la pédopornographie est illusoire face au perfectionnement terrifiant des techniques employées par les réseaux criminels. Dans cet article, nous ajoutons un autre chapitre qui s'interroge sur la politique pénale à mener contre la pédopornographie. Peut-être, de manière contre-intuitive, est-ce le filtrage qui va au contraire multiplier les actes pédocriminels les plus redoutables. De toute l'histoire de Numerama, cet article est sans aucun doute l'article qui a été le plus difficile à écrire et à publier. C'est aussi peut-être l'un des plus essentiels, comme le livre dont le PDF sera disponible dès lundi gratuitement. Précisons si ça n'était pas assez clair que l'article qui suit n'est pas présent dans le livre édité par InLibroVeritas, qu'il n'a pas été soumis à l'approbation de ses auteurs, et qu'il ne saurait donc refléter le contenu de l'ouvrage qui constitue une oeuvre totalement indépendante.
Bonjour, Dans ce message, je vais me faire un peu l'avocat du diable et j'en suis désolé. Vous parlez de "chasse au pédophile" : cette expression, bien qu'imagée évidemment, engendre souvent une grande souffrance, comme beaucoup d'autres, dans une classe un peu particulière de la population. Les pédophiles, ce sont les adultes attirés sexuellement par les enfants. Mais de même que les hommes peuvent être attirés par les femmes sans les violer, les pédophiles, si ils ne peuvent pas "passer à l'acte" sans causer une souffrance terrible à leur victime, peuvent "simplement" se passer totalement de passage à l'acte et simplement vivre une existence normale, sans blesser personne. Vous êtes journaliste, aussi vais-je invoquer la protection des sources avant de vous confier, de manière donc confidentielle, les informations suivantes. Je suis moi-même, et pour des raisons que je connais, attiré par les jeunes adolescents. Je sais parfaitement la souffrance terrible que cela provoquerait chez eux si je venais à céder à mes envies, et c'est pourquoi (avec l'aide précieuse des psychologues de l'association "l'ange bleu" ) je retiens simplement mes pulsions, et vis par ailleurs une existence parfaitement normale. Je ne regarde pas de contenus pédophiles sur internet, je ne fais rien aux enfants... Bref, ce sont juste des idées qui sont présentes et que je refuse. Mais dans de trop nombreux articles (et dans les commentaires qui les accompagnent, bien trop souvent) on retrouve la même erreur : on parle de "chasse aux pédophiles" alors que la plupart des pédophiles sont comme moi : ils refusent simplement le passage à l'acte. C'est une minorité de passage à l'acte, toujours dramatique bien sûr, mais une minorité. A la réception de ce courrier, nous avons entamé une discussion avec ce pédophile pour mieux comprendre un monde qui nous était jusqu'ici totalement inconnu. L'anonymat souvent décrié sur Internet a ceci de particulier qu'il permet d'ouvrir des dialogues francs, où la honte et le préjugé font place à la confession et à l'écoute. Nous avons voulu savoir comment lui pouvait résister et ne pas " passer à l'acte ", comme il le dit, alors qu'il ne " regarde pas de contenus pédophiles sur Internet ". Et c'est bien là pour lui toute la différence entre pédophilie et pédocriminalité :
Ainsi donc, ce pédophile auto-désigné ne regarde pas d'enfants réels photographiés ou filmés, mais des enfants imaginaires dessinés. Pour la plupart d'entre-nous, le fait d'observer avec excitation des enfants nus, quand bien même seraient-ils simplement dessinés, reste insupportable sur le plan des valeurs et des principes. L'idée-même de l'imaginer nous terrifie. Surtout nous craignons, légitimemement, que le dessin ne soit qu'une étape, une rampe de lancement vers l'acquisition de contenus pédopornographiques produits par le viol d'enfants bien réels. Notre hypotèse était que l'augmentation de la pornographie, sans restrictions d'âge et dans les bandes dessinées, si elle avait le moindre effet négatif, influencerait le plus négativement les individus les plus jeunes. C'est l'exact contraire qui s'est produit. Le nombre de délinquants sexuels juvéniles a énormément diminué à chaque période étudiée pour passer de 1 803 aggresseurs en 1972 à 264 en 1995 ; une diminution d'environ 85%. Le nombre de victimes diminue également particulièrement chez les jeunes de moins de treize ans. En 1972, 8,3% des victimes avaient moins de 13 ans. En 1995 le pourcentage des victimes de moins de 13 ans était descendu à 4,0%. Notre propos n'est surtout pas d'en conclure qu'il faut légaliser le lolicon en France, même s'il peut être salutaire d'ouvrir le débat. La meilleure manière de combattre les réseaux pédocriminels est peut-être en effet de laisser prospérer la pédopornographie virtuelle, qui ne fait pas de victime. Ou peut-être pas. Notre avis sur la question n'est pas tranché. Il s'agit là d'un lourd débat, beaucoup plus difficile et considérablement moins consensuel que le blocage illusoire de sites Internet que n'utilisent pas les réseaux pédocriminels. L'absence de courage politique fait vite choisir entre une controverse sur le filtrage des contenus pédophiles et une controverse sur la libéralisation de la pédopornographie virtuelle. En revanche, l'enseignement à tirer de l'exemple japonais, c'est que ça ne sont pas les gouvernements successifs qui ont modifié la loi sur la pornographie pour influer sur la délinquance sexuelle. Ce sont les tribunaux qui localement, de par leur sensibilité et leur expérience auprès des prévenus et des victimes, ont souhaité faire évoluer l'interprétation de la loi dans un sens qui leur semblait préférable pour une politique pénale plus efficace. Non seulement les juges japonais en ont eu le souhait, mais ils en ont surtout eu la capacité. Or le projet de loi LOPPSI initial prévoyait de retirer ce pouvoir d'appréciation aux juges en France, et de le confier uniquement à l'administration, donc à l'Etat et au gouvernement. Lequel préferera toujours donner l'impression d'en faire trop que pas assez contre la pédopornographie. On ne peut donc que se féliciter que les députés de la commission des lois aient à l'unanimité exigé le retour du juge dans le processus. Et espérer que cette sagesse soit maintenue en séance plénière la semaine prochaine. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Loppsi : et si le filtrage du web encourageait la pédocriminalité ?»
J'ai jamais dit ça, j'ai d'ailleurs précisé "ce dont je doute fort", c'est juste que je ne voyais pas d'alternative, je ne voyais pas comment détecter autrement les pédophiles qu'après qu'ils soit passé à l'acte. Or certains ont proposer de détecter dès la maternelle donc je pensait à ce moyen, et je n'ai jamais dit que tu étais comme lefebvre j'ai juste formulé une hypothèse dont moi même doutait de la véracité. D'ailleurs j'ai remarqué après avoir poster mon message que tu avais répondu en proposant une autre alternative a laquelle je n'avais pas penser (contrôler ceux qui accède au site publiant des images de pédophilie ou assimilées).
Ne te sent pas attaqué personnellement, et si j'ai put t'offenser je m'en excuse, loin de là était mon intention... Voila, on avait un débat de qualité, ou se posait des vraies questions. Je retiens particulièrement des remarques comme celle qui a été faite de se demander si finalement, il fallait interdire l'échange d'image pédophiles (le mal étant par ailleurs déjà fait). je n'arrivait pas aux même conclusion que ceux ayants émis ces remarques, mais toujours est-il que voila une question pertinente. Voila le genre de sujets sur lequel il faut réfléchir.
Me voila partie un WE, et nous voila avec un telle régression dans l'échange que ça n'en vaut même plus la peine. Bravo à tous les nouveaux venus ayant de belles idées toutes faites, vous avez bien ruiné le débat. deadalnix, le 01/02/2010 - 23:57
Voila, on avait un débat de qualité, ou se posait des vraies questions. Je retiens particulièrement des remarques comme celle qui a été faite de se demander si finalement, il fallait interdire l'échange d'image pédophiles (le mal étant par ailleurs déjà fait). je n'arrivait pas aux même conclusion que ceux ayants émis ces remarques, mais toujours est-il que voila une question pertinente. Voila le genre de sujets sur lequel il faut réfléchir. Me voila partie un WE, et nous voila avec un telle régression dans l'échange que ça n'en vaut même plus la peine. Bravo à tous les nouveaux venus ayant de belles idées toutes faites, vous avez bien ruiné le débat. pour moi le débat ce n'est pas ça, un débat c'est des idées, des opinions et façons de voir les choses qui viennent de partout et pas toujours dans le même sens sinon pourquoi débattre finalement ? il n'y aurait aucun échange et aucun apport d'aucune sorte, ça se résumerait à du branlage de crâne. 4zerty, le 01/02/2010 - 21:20 Prozac, le 01/02/2010 - 20:28
De là il reste plus qu'une possibilité selon les deux que sont capables de produire un "esprit binaire" : il reste plus que la solution de l'enfermement. Ce qui n'est ni acceptable, ni réaliste, ni même souhaitable. comme ça en plus on est sûr qu'ils ne risquent pas de changer, ni de faire le moindre effort dans ce sens ça c'est acceptable ? réaliste ? souhaitable ? Il va falloir que tu t'ancres dans la tête que la pédophilie, comme l'hétérosexualité et l'homosexualité, ne peut ni se soigner, ni se changer, ni au contraire s'encourager (genre il y avait moins d'homos avant Pink TV ?). L'immense majorité des pédophiles le sont depuis bien avant d'avoir vu la moindre image pédophile, souvent dès le tout début de l'adolescence, depuis les premiers émois amoureux, et le resteront toute leur vie. Tu n'as pas de prise sur l'orientation sexuelle des gens, ni dans un sens, ni dans l'autre, met toi ça dans la tête. Si on savait faire on l'aurait déjà fait et pas que pour les pédos, mais on sait pas faire, et on ne saura probablement pas de ton et de mon vivant. Tu crois que si on te retire le porno et même, soyons fou, les femmes, tu vas cesser d'être hétéro ? Non ? Ben là c'est pareil. A partir de là il s'agit d'appliquer une politique qui consiste à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger les enfants, mais seulement ce qui est nécessaire pour protéger les enfants. Tout ce qui n'a pas d'efficacité réelle sur la protection des enfants doit être abandonné. Tout ce qui risque d'être contre-productif quant à la protection des enfants doit être abandonné. Tout ce qui représente des dépenses d'énergies inutiles et pourrait être remplacé par des actions plus efficaces pour les enfants doit être abandonné, et remplacé par les actions plus efficaces. Pragmatisme de base. Les échanges gratuits de pédopornographie, parce qu'ils ne soutiennent aucun business, ne crée pas de nouveaux abus. Les sanctionner est inutile. On ne sanctionne plus. Produire, en revanche, implique de fabriquer des abus : on sanctionne le producteur (qui est dans 99,99% des cas, de nos jours, l'auteur de l'abus). Lorsque la production est assurée par des mineurs eux-même, et n'impliquant personne contre sa volonté, on ne sanctionne évidemment pas, puisque ça n'a fait de mal à aucun enfant. On peut sanctionner, en vertu du droit à l'image, les détournements (par exemple la publication de sexting originellement voué à un usage purement privé), car c'est une atteinte à la vie privée et au droit à l'image qui crée donc une souffrance. Encore faut-il qu'il y ait une plainte (qu'on arrête, aussi, un peu, de se plaindre à la place des gens et de les considérer victime contre leur gré). Idem pour la pornographie infantile produite par des majeurs d'ailleurs : on me rétorquera qu'une fois l'abus commis, la victime n'a pas envie que ses abus fassent le tour du monde et servent à des millions de pervers. Et on aura raison. Mais dans ce cas, qu'on applique les lois sur le droit à l'image. Et qu'on arrête de considérer les consommateurs comme de véritables Marc Dutroux (aujourd'hui, un type qui est pris avec de telles images sur son ordinateur, subit des conséquences judiciaires en moyenne plus lourdes qu'un meurtrier). Tout ce qui concerne le lolicon et assimilé doit, bien évidemment, être parfaitement légal, puisque cela ne fait de mal à personne. Si on prétend que cela peut encourager le passage à l'acte, il faut interdire toute représentation fictive de violence. Que ce soit en dessin, jeu vidéo, film, etc... ça pourrait aussi encourager les sociopathes au passage à l'acte, exactement selon les mêmes mécanismes. Adieu tous les jeux de guerre. Adieu toutes les séries policières. Adieu Dexter. Adieu rotten. Adieu South Park. Adieu les MMORPG, etc. etc. Et là, clairement, pas de question de droit à l'image à l'ordre du jour. Et cependant, ceux qui croient que le lolicon, ou même la pédopornographie, peut représenter un exutoire définitif à tous les pédophiles, ou même à une majorité, se mettent à mon avis le doigt dans l'oeil. Les pédophiles sont comme tout le monde : ils aspirent à vivre une vie sentimentale et sexuelle, si possible avec la même personne, si possible avec une personne de leur choix et consentente. Et si certains sont capable d'y renoncer, et si un peu plus est capable d'y renoncer avec un exutoire virtuel, une majorité ne renoncera pas à cette aspiration. Espoir impossible me direz-vous ? Certes, pour ceux qui sont attirés par les enfants de maternelle. Pour eux je n'entrevois aucune solution. Mais la pédophilie est une définition large et la majorité est attiré par les pré-ados. Du coup, on peut compter sur certaines alchimies. A mon sens, c'est la seule réponse possible à la question, et c'est pourtant celles qui est rejetée par la quasi-totalité de la population, même parmi les plus ouverts. Et pourtant... Entre celles et ceux qui font une puberté tardive (17 ans dans certains cas), celles et ceux qui ont une maturité sexuelle précoce, celles et ceux qui aiment les plus vieux, celles et ceux qui, parce que ça les chatouille, se laissent tenter par un coup d'un soir, parfois avec des personnes nettement plus âgées qu'eux (quelques exemples: Virginie de Clausade, co-animatrice d'Arthur aux Enfants de la Télé, pas spécialement pro-pédophile puisqu'elle a notamment agi aux côtés de l'association La voix de l'Enfant, a déclaré sur Fun Radio avoir eu sa première relation sexuelle à 13 ans avec un homme de 21 ans, et n'a pas semblé condamner la relation ni exprimer la moindre souffrance. Moi même j'ai exprimé m'être paluché à la cam devant des mecs 2 à 3 fois plus âgés que moi à 14 ans. Je n'ai pas osé aller plus loin mais l'envie ne m'a pas toujours manqué), bref... Si on part du principe qu'on ne s'attaque qu'à ce qui provoque du mal chez une victime, si on part du principe qu'on peut foutre la paix à toutes les relations qui impliquent un mineur déjà dans l'adolescence et en âge de prendre des décisions et de les assumer (la loi française dit qu'à 13 ans, on peut prendre la décision de commettre un viol et l'assumer, et même aller en prison pour ça... mais étrangement elle considère qu'on ne peut prendre la décision de consentir à un rapport non-violent et l'assumer que deux ans plus tard, va comprendre... apparamment on peut consentir à un rapport violent plus tôt qu'à un rapport non-violent) quand le mineur ne se plaint pas et ne se considère pas comme victime... Le jour où on fera ça, on se retrouvera dans une situation où les gamins sont aussi bien protégés qu'à l'heure actuelle, même plutôt mieux car les moyens seront redéployés vers des actions plus utiles, où les abus seront moins banalisés car moins facilement comparés à des rapports consentis mais dont la justice s'est mêlé indûment (le résultat de la chasse au sexting, par exemple, c'est qu'à la longue, ça va banaliser les actes des producteurs de vraies saloperies). Et enfin, cerise sur le gâteau, on se retrouvera dans une situation où il y a un peu moins de mecs ultra-frustrés qui, après 25 ans d'abstinence totale sur tous les plans, n'en peuvent plus, pètent un plomb, et violent le premier gamin qui leur tombe sous la main (souvent un gamin de la famille ou de l'entourage proche, ce qui n'arrange rien et détruit bien des familles). Parce que la situation actuelle c'est celle-là. Mais pour comprendre ça, il faut accepter de penser froidement, de façon purement rationnelle et pragmatisme, alors que la mode est plutôt à l'émotionnel irraisonné, très en vogue chez nos politiques, et chez les citoyens en général. D'ailleurs je parie que tu vas me répondre sur le ton de l'émotion. Sauf que, bah, je persiste : l'émotion est mauvaise conseillère et sur le plan de l'efficacité pure dans la protection des enfance, offre un mauvais ratio. L'application d'une pensée purement rationnelle telle que je la défend, toute crade qu'elle puisse paraitre au premier abord, limiterait selon moi très largement les dégâts par rapport à la situation actuelle. Finalement, le débat est en train d'avoir lieu. Mais là, je pense que je vais me faire lyncher. ;) Et pourtant, je reste convaincu qu'un jour ou l'autre il faudra en venir là. Ce sera sans doute après qu'on ait tenté d'enfermer préventivement le moindre adulte, ado ou enfant présentant des signes précoces de pédophilie, et que ça ait provoqué un scandale d'envergure, mais il faudra y venir. Prozac, le 02/02/2010 - 02:14
Les pédophiles sont comme tout le monde : ils aspirent à vivre une vie sentimentale et sexuelle, si possible avec la même personne, si possible avec une personne de leur choix et consentente. Et si certains sont capable d'y renoncer, et si un peu plus est capable d'y renoncer avec un exutoire virtuel, une majorité ne renoncera pas à cette aspiration. Espoir impossible me direz-vous ? Certes, pour ceux qui sont attirés par les enfants de maternelle. Pour eux je n'entrevois aucune solution. Prozac, le 02/02/2010 - 02:14 Mais la pédophilie est une définition large et la majorité est attiré par les pré-ados. Du coup, on peut compter sur certaines alchimies. A mon sens, c'est la seule réponse possible à la question, et c'est pourtant celles qui est rejetée par la quasi-totalité de la population, même parmi les plus ouverts. Et pourtant... de quelles "alchimies" parles-tu, si c'est à ton sens la seule réponse possible à la question ça serait bien d'expliquer ce que tu entends par là. on ne peut ni accepter ni rejeter "alchimie", aussi ouvert qu'on puisse être car son sens est tellement flou... Prozac, le 02/02/2010 - 02:14 Et enfin, cerise sur le gâteau, on se retrouvera dans une situation où il y a un peu moins de mecs ultra-frustrés qui, après 25 ans d'abstinence totale sur tous les plans, n'en peuvent plus, pètent un plomb, et violent le premier gamin qui leur tombe sous la main (souvent un gamin de la famille ou de l'entourage proche, ce qui n'arrange rien et détruit bien des familles). Parce que la situation actuelle c'est celle-là. si tu replongeais un peu en arrière dans ta vie, peut-être tu te souviendrais de l'âge assez ingrat des branlettes... ne serais tu pas vraiment frustré si ça avait duré 25 ans, et finalement toute ta vie ? je ne vois pas en quoi ça peut enlever de la frustration ces "lolicons", avoir les yeux braqués sur un objectif impossible à atteindre bien qu'à porté de main est sans doute une des choses les plus frustrantes dans la vie. toi qui te soucies tant des états d'âme des pédos (naturellement dans le souci de protection de leurs victimes) pourquoi vouloir les frustrer d'avantage ? Prozac, le 02/02/2010 - 02:14
Il va falloir que tu t'ancres dans la tête que la pédophilie, comme l'hétérosexualité et l'homosexualité, ne peut ni se soigner, ni se changer, ni au contraire s'encourager (genre il y avait moins d'homos avant Pink TV ?). L'immense majorité des pédophiles le sont depuis bien avant d'avoir vu la moindre image pédophile, souvent dès le tout début de l'adolescence, depuis les premiers émois amoureux, et le resteront toute leur vie. les homos peuvent vivre leur vie et leur sexualité pleinement sans nuire aux autres, pour les pédos ce n'est pas vraiment le cas. le seul lien c'est qu'il s'agit dans les deux cas de définition de sexualité, point. j'aimerai bien savoir d'où tu tiens tes informations, "l'immense majorité des pédophiles sont comme ci et comme ça, la majorité est attirée par des pré-ados" c'est super d'avoir de la matière comme ça, du solide quoi ! tu peux partager tes sources pour qu'on en profite aussi ? Dommage que ce débat constructif à la base dérive, mais allons y pour argumenter certaines critiques:
la pédophilie c'est mal et c'est une tare, il faut soit les enfermer ou les soigner, allons y gaiement, je dis oui. donc dans ce cas je préconise les solutions suivantes: tout conducteur roulant un jour sans permis ou à plus de 180 km sera enfermé, il représente un danger pour les autres. toute personnes trouvé ivre sera enfermé (prévention), il peut représenter un danger pour autrui. toute personne ayant une arme chez lui sera enfermé (chasseur y compris),il peut représenter une menace pour autrui. à ce rythme on enferme la planète, soyons d'accord le pédophile qui passe à l'acte doit être puni, maintenant si il existe une solution pour aider ceux qui n'ont jamais franchi le cap, alors j'estime que oui il faut les aider. ah j'oubliai on peut enfermer vidéoclub et enter en passant(humour!!!) 4zerty, le 02/02/2010 - 03:32 Prozac, le 02/02/2010 - 02:14
intéressant tout ça mais pour ceux attirés par des enfants de collège ou de primaire, tu penses qu'ils pourront vivre avec eux ou tu entrevois une "solution" ? laquelle ?La pédophilie désigne l'attirance pour les personnes peu ou pas pubères, et en tout cas d'apparence nettement plus jeune que l'individu concerné par ces désirs. De là, une solution simple : on cesse de partir du principe qu'il faut criminaliser toute relation sexuelle transgénérationnelle même lorsque celle-ci est consentie voire désirée par les mineurs. On a choisi, en France, une majorité sexuelle à 15 ans. Il n'y a aucune raison objective à ce choix. Historiquement, c'est un âge fixé par Philippe Pétain sous le gouvernement de Vichy sans aucune justification particulière. Avant cela, il était fixé à 13 ans. A une époque où les mineurs étaient moins informés des choses de la vie qu'aujourd'hui, moins sexualisés (ben la société l'était moins, tout simplement, c'était pas comme aujourd'hui où le moindre ado a déjà vu des pornos), et où la croissance et la puberté arrivaient vachement plus tard que de nos jours. C'est un âge qui ne se justifie pas particulièrement sur le plan psychologique, qui n'est pas cohérent avec nos textes sur l'âge de responsabilité pénale, mais qui a un effet de bord très intéressant: 15 ans, c'est vraiment l'âge où, de nos jours, en 2010, les dernières adolescentes atteignent vraiment un corps de femme et les derniers adolescents atteignent vraiment un corps d'homme. Exactement ce qui tue le désir chez un pédophile. Pour rappel, l'âge de majorité sexuelle est l'âge à partir duquel un mineur peut, s'il le désire, consentir à un rapport sexuel avec une personne majeure, sans que la personne majeure ne puisse être condamnée en justice sans que le mineur ne se plaigne. Ce que je dis est simple : Revenons-en à treize ans. C'est plus cohérent vis-à-vis de nos autres règles pénales concernant les mineurs, c'est plus proche de ce qu'étaient les mineurs de quinze ans en 1945, et a fortiori de ce qu'étaient les mineurs de 13 ans avant la décision de Pétain, et c'est un âge auquel les pédophiles trouvent encore des personnes "à leur goût". Libre à chaque mineur, ensuite, d'exploiter sa majorité sexuelle ou pas. L'âge moyen de la première relation sexuelle reste à 17 ans malgré une majorité sexuelle à 15 ans. Mais qu'on cesse de criminaliser la moindre relation pédophile du seul fait qu'elle est pédophile, indépendamment de l'avis de l'adolescente ou de l'adolescent sur la question. d'où sors-tu que la majorité des pédos sont attirés par des pré-ados ? tu as des sources ? Aucune source scientifique en effet. Mais c'est une constatation que j'ai pu faire dans mes recherches sur le sujet. Avec un échantillon certes non-représentatif, mais quand-même important. Il semble que l'âge moyen considéré comme "idéal" par les pédophiles tourne autour de la douzaine d'années. En justice, il semble que la plupart des affaires de pédophilie concerne d'ailleurs des mineurs de cet âge. En effet, concernant les affaires impliquant des mineurs beaucoup plus jeunes, il s'agit le plus souvent d'actes uniques, souvent incestueux à un degré ou un autre, commis par des hétérosexuels non-pédophiles dans un moment de folie et de perte de pédales. Contrairement à ce qu'on peut penser, l'immense majorité des agresseurs sexuels d'enfants ne sont pas pédophiles, au sens où ils n'ont pas une attirance réelle et durable pour les enfants. Ils sont le plus souvent mariés et ont eu de nombreuses conquêtes de leur âge. de quelles "alchimies" parles-tu, si c'est à ton sens la seule réponse possible à la question ça serait bien d'expliquer ce que tu entends par là. on ne peut ni accepter ni rejeter "alchimie", aussi ouvert qu'on puisse être car son sens est tellement flou...
Je l'ai dit juste en dessous de cette phrase, en fait. Je compte sur, d'un côté, la capacité des pédophiles à ne pas appliquer tous leurs fantasmes dans leur entièreté, et de l'autre côté, la possibilité que des mineurs puissent être en âge de désirer avant d'être arrivé à l'âge où ils n'intéressent plus du tout les pédophiles. Pour te donner un exemple, une alchimie, c'est quand une fille de 14 ans et un mec de 26 ans tombent amoureux l'un de l'autre, finissent par sortir ensemble, et plus si affinités. Et si la société bien-pensante ne s'en mêle pas, tout le monde est heureux, même s'ils ne finiront pas forcément mariés ensemble, encore que ça puisse arriver (disons que ça s'est déjà vu). Mais si la société s'en mêle, alors, le mec de 26 ans peut partir en taule pour 5 ans et être ensuite fiché à vie chez les délinquants sexuels, et obligé d'aller pointer pour les 30 ans qui suivront sa libération. Et c'est tout juste si on ne va pas lui imposer la castration chimique (malgré le fait qu'elle sera totalement inefficace dans son cas, mais c'est à la mode, comme la Ritaline chez les gamins qui bougent un peu). Prozac, le 02/02/2010 - 02:14 d'un coup de baguette magique, les pauvres pédophiles rejetés par la méchante société qui les discrimine (la salope !) ne seraient tout à coup plus frustrés par les 25 ans de branlette quotidienne sur des lolicons légalisés et ne violeraient plus de gamins et tout irait bien à bisounours land ? Haha ! J'ai gagné au moins un pari. Tu réagis sur l'émotionnel. C'était prévisible. Il faudrait penser à me lire par contre, car pour ma part, j'ai toujours dit que je ne croyais pas que la légalisation du lolicon suffirait à la majorité des pédophiles. C'est sans doute un exhutoire suffisament pour une poignée. C'est sans doute un combat essentiel pour la liberté d'expression et la liberté artistique (au même titre que le droit de reproduire des fausses scènes de meurtres dans l'art). Mais c'est certainement pas Le combat qui règlera la question pédophile, j'en conviens totalement. si tu replongeais un peu en arrière dans ta vie, peut-être tu te souviendrais de l'âge assez ingrat des branlettes... ne serais tu pas vraiment frustré si ça avait duré 25 ans, et finalement toute ta vie ?
A vrai dire je n'ai pas l'expérience de 25 ans de branlette derrière moi. Ayant commencé à 12 ans et étant encore relativement loin des 37 ans... Mais je suis d'accord avec toi. La branlette, ça va un temps, mais pour l'immense majorité de la population hétéro, homo, pédo, géronto ou que sais-je, il arrive un moment dans la vie d'un homme où l'envie de passer aux choses sérieuses se fait de plus en plus pressante. D'où ma théorisation des "alchimies". Ou des "substituts acceptables" si tu préfères. Ou encore, pour utiliser un autre synonyme, des "relations borderline". Notre système de valeur et de lois actuels fait tout pour criminaliser tout ce qui pourrait, de près ou de loin, ressembler d'une manière ou d'une autre à une relation ayant la moindre composante pédophile, même quand ça n'a rigoureusement rien d'indispensable (aujourd'hui la moindre différence d'âge, même entres personnes majeures, commence à devenir louche). C'est tout le contraire qu'il faut faire : il faut se contenter de criminaliser ce qu'il est strictement nécessaire de criminaliser, que le reste puisse se faire et que la justice ne s'en mêle que quand il y a manifestation effective d'une souffrance ou d'un abus. De cette manière, les mineurs s'en trouveront moins brimés, nombre d'adultes pourront trouver un contentement suffisant, et de ce fait, arrêterons de lorgner sur les CE1, parce qu'effectivement, après 25 ans de branlette, le risque, c'est qu'ils ne prennent plus le temps de chercher une personne mature et consentante. C'est exactement la même problématique que chez les prêtres. Pourquoi y a-t-il eu tant de scandales de curés pédophiles ? Parce qu'après 25 ans de branlette, trop de curés ont pété un plomb et ont pris la première personne qui leur était accessible, à savoir un môme vulnérable. Ca devrait être une leçon quasi-scientifique : imposer 25 ans de branlette à un homme, c'est maximiser les risques qu'il viole un jeune enfant vulnérable. Mais non, on préfère persister dans cette erreur plutôt que d'accepter certains compromis... Je persiste à dire qu'en terme de performances dans la défense des enfants, c'est un très mauvais plan. C'est sûr, c'est pas Eric Mettout qui aurait écrit un tel article
(à sa décharge, aussi parce que Christophe Barbier lui aurait peut-être empêché de le publier... peut-être) Aussi et surtout parce qu'il n'aurait pas eu ni la réflexion suffisante ni le courage et aussi "parce que c'est un sujet de geeks qui n'intéresse personne" 4zerty, le 02/02/2010 - 04:00 Prozac, le 02/02/2010 - 02:14
il faut arrêter avec ce parallèle homos//pédos, ça n'a rien à voir, c'est malheureusement très souvent repris dans les discours homophobes. les homos peuvent vivre leur vie et leur sexualité pleinement sans nuire aux autres, pour les pédos ce n'est pas vraiment le cas. le seul lien c'est qu'il s'agit dans les deux cas de définition de sexualité, point. Mais je n'ai absolument pas dit le contraire !!! Ce que je dis c'est que les mécanismes psychologiques de l'attirance sexuelle sont les mêmes chez les homos, chez les pédos, et chez les hétéros. Et sans doute dans d'autres catégories de préférence sexuelle que j'oublie. Et la conséquence de ça, c'est que si on ne peut pas avoir d'influence sur l'un, on ne peut pas en avoir sur les autres. Exactement de la même façon que de retirer tout porno à un hétéro ne le rendra jamais homo, retirer tout porno à un pédo je ne rendra jamais "adultophile". Exactement de la même manière qu'on ne sait pas transformer un homo en hétéro, même quand c'est lui qui le souhaiterait, on ne sait pas transformer un pédo en homo ou hétéro, même quand c'est lui qui le demande. Exactement de la même manière que le porno homo n'a pas créé une déferlante d'homosexualité ou de rapports homosexuels, le porno pédo ou le lolicon n'entraineront pas une déferlante de pédophilie ou de viols. Parce que, mentalement, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Alors je t'accorde un point : les pédophiles ont la frustration en plus, ce qui peut changer les effets du porno. On peut penser qu'un porno hétéro ne provoque pas au viol parce que les hétéros ont déjà la possibilité de mener une sexualité épanouie. Mais que le lolicon, lui, sur une cible extrêmement frustrée, est un pousse-au-crime. Rationnellement, c'est une hypothèse qui tient la route. Mais pour l'heure, et c'est ce que dit l'article, les études qui ont été effectuées sur le sujet tendent à arriver à la conclusion contraire. Ce qui est quand-même un signe intéressant à noter. j'aimerai bien savoir d'où tu tiens tes informations, "l'immense majorité des pédophiles sont comme ci et comme ça, la majorité est attirée par des pré-ados" c'est super d'avoir de la matière comme ça, du solide quoi !
tu peux partager tes sources pour qu'on en profite aussi ? De recherches, d'observations, de constats, de discussions, souvent avec les premiers intéressés, glanés sur le net essentiellement, et en parlant avec quelques psys aussi (parle un jour avec des psys chargés de gérer les injonctions de soin des délinquants sexuels, tu verras c'est trrrèèèès instructif, même si assez inquiétant sur le constat d'échec de la politique actuelle). Sur certains points, je le trouve dans des recherches scientifiques. Par exemple, savais-tu que sur internet, malgré l'image d'épinal qu'on a des pédophiles qui se font passer pour des enfants sur internet afin de piéger leur cible, une étude est arrivée à la conclusion qu'en fait, la majorité qui allait chercher des adolescents sur le net ne mentait ni sur leur âge, ni sur leurs intentions ? Et bizarrement, nombre d'ados acceptent quand-même de se laisser ainsi "draguer". Par contre, la loi punis cet acte de 5 ans de prison (7 si c'est suivi d'une rencontre, même s'il n'y a pas eu de relation sexuelle pendant cette rencontre). àa je l'ai trouvé dans une étude. Je dois pouvoir te retrouver la source exacte si tu le souhaites. Alors j'avoue, ça vaut pas du 100% scientifique, mais ça vaudra toujours mieux que le JT de Claire Chazal. Bravo pour cet article Kad, chapeau bas ! Et débat très intéressant sur les commentaires. Impossible de tout reprendre mais :
Je suis à 100 % d'accord avec tout ce que dit Prozac qui me semble avoir bien pris la mesure de la situation telle qu'elle est, et des contradictions de la Loi telles qu'il les pointe. Je suis, comme lui, absolument choquée par le fait que la loi se durcisse vis-à-vis des très jeunes adolescents et qu'elle les considère de plus en plus comme des adultes, suivant en cela le modèle américain (uniquement quand il s'agit de les punir, hein, comme en Amérique !). Quand il s'agit de les défendre, c'est uniquement en les brimant et en les surveillant comme des petits criminels en herbe qu'ils sont. La loi prétend protéger les enfants, mais dans les faits, dans la réalité de tous les jours, elle est de plus en plus dure avec eux (surtout s'ils sont pauvres). Il faut tenir compte de cette évolution dans l'ensemble du raisonnement. On assiste exactement au même genre de propagande que celle que Zemmour instille tous les jours sur les femmes castratrices et sur l'enfant-roi (lui aussi castrateur de l'homme viril qu'il représente). Rien de tout cela n'est vrai. Et j'en rajoute sur un point : j'avais des profs d'ethnopsychiatrie (psychiatres tous les deux, dont un qui ne croyait pas en Freud, brave homme) qui nous ont assené la vérité suivante (à nous, leurs étudiants de l'époque) : "on n'a jamais guéri personne". Donc, ne fondez pas trop d'espoirs là-dessus. La castration chimique, dans le cas de personnes dont l'excitation dépend plus du rapport dominant/dominé, n'a strictement aucun effet (on peut "violer" avec des tas d'ustensiles, comme plusieurs faits divers l'ont d'ailleurs démontré et dont l'horrible Catherine Breillat a tiré un film non moins horrible). Le viol, pédo ou non, n'est pas un acte sexuel traduit en violence mais un acte de violence traduit en acte sexuel, nuance. Maintenant, attention aussi avec Foucault et toute la clique qui a signé cette pétition à l'époque. Certains étaient de vrais pédocriminels pratiquants - ah, mais c'était des intellectuels, donc on n'a pas le droit de le dire - qui faisaient valoir leur renommée pour justifier leurs actions. Pas tous, non, mais certains... En ce qui concerne la "contamination" par les images, je dois dire que j'ai connu un cas d'un steward d'Air France qui a découvert les images zoophiles lors d'une escale au Danemark et qui s'est senti tout émoustillé alors que cela ne lui avait jamais traversé l'esprit (j'ai dû expliquer au pauvre garçon que le cheval n'était pas consentant mais dressé pour ça, enfin, bon, visiblement ce type n'avait jamais approché un étalon de sa vie...). Donc je ne nie pas que ça puisse arriver, mais ça n'est certainement pas une raison suffisante pour censurer des images totalement artificielles. Autrement, c'est le Palais des Rèves d'Ismael Kadaré. (Remarquez, je crois que lui, il est pour la censure du Net, comme quoi...) Concernant la définition de la pédophilie, quelqu'un a rappelé à juste titre que cela concerne les enfants pré-pubères et pas les adolescents, il faut donc toujours garder à l'esprit que, par exemple, dans cette affaire de la prof qui couchait avec son élève de 16 ans, et qui s'est suicidée (époque Pompidou), il n'y avait pas pédophilie mais un "détournement de mineur" (avec le consentement de ce garçon, bien entendu) qui ne méritait certainement pas l'opprobre dont a été victime la jeune femme. La distinction me semble fondamentale, car justement, les petits enfants sont tout de même moins exposés aux images et éventuelles dragues sur Internet que les ados... Et sur le témoignage que rapporte Kad et pour finir sur une note d'humour, on comprend très bien ce que cette personne peut endurer, mais il a raison de souligner qu'on peut très bien vivre normalement avec cette frustration : la plupart des mecs aimeraient bien se faire Carla Bruni, pas de pot, c'est pour Sarkozy ! Ils doivent se contenter de ses photos qui elles, ne sont pas filtrées. Moi même d'ailleurs, j'ai flashé - comme la plupart des nanas - sur Sawyer de Lost... Ben je devrais me contenter de la saison 6 qui commence ce soir ! Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
Ce que je dis est simple : Revenons-en à treize ans. Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
Aucune source scientifique en effet. Mais [blablabla] il semble que [blablabla] on peut penser [blablabla] Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
Je compte sur, d'un côté, la capacité des pédophiles à ne pas appliquer tous leurs fantasmes [...] Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
pour ma part, j'ai toujours dit que je ne croyais pas que la légalisation du lolicon suffirait à la majorité des pédophiles. Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
Mais je suis d'accord avec toi. La branlette, ça va un temps, mais pour l'immense majorité de la population hétéro, homo, pédo, géronto ou que sais-je, il arrive un moment dans la vie d'un homme où l'envie de passer aux choses sérieuses se fait de plus en plus pressante. D'où ma théorisation des "alchimies". Ou des "substituts acceptables" si tu préfères. Ou encore, pour utiliser un autre synonyme, des "relations borderline". Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
il faut se contenter de criminaliser ce qu'il est strictement nécessaire de criminaliser, que le reste puisse se faire et que la justice ne s'en mêle que quand il y a manifestation effective d'une souffrance ou d'un abus. Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
C'est exactement la même problématique que chez les prêtres. Pourquoi y a-t-il eu tant de scandales de curés pédophiles ? Parce qu'après 25 ans de branlette, trop de curés ont pété un plomb et ont pris la première personne qui leur était accessible, à savoir un môme vulnérable. Ca devrait être une leçon quasi-scientifique : imposer 25 ans de branlette à un homme, c'est maximiser les risques qu'il viole un jeune enfant vulnérable. Prozac, le 02/02/2010 - 13:43
Mais non, on préfère persister dans cette erreur plutôt que d'accepter certains compromis... Je persiste à dire qu'en terme de performances dans la défense des enfants, c'est un très mauvais plan. D'accord avec l'essentiel de ton intervention, sauf le dernier paragraphe. Ta comparaison n'est valable que pour ceux dont la pédophilie n'est pas une composante essentielle et a fortiori encore moins pour ceux dont c'est la seule composante.
Pour l'homme qui aime les femmes, est marié, a une vie hétérosexuelle tout à fait épanoui, et a, à côté de ça, quelques désirs pédophiles, oui, c'est sans doute aussi vivable que l'attirance pour Carla Bruni (entre nous qu'est-ce qu'elle a été f__tre dans les bras de Sarkozy ?). Pour celui dont c'est la totalité de la vie sentimentale et de l'attirance sexuelle, pour celui qui ne connait que ça, qui n'est émoustillé que par ça, qui ne peut tomber amoureux que d'enfants, alors non, je ne pense pas que ce soit aussi vivable que la frustration d'une seule femme inaccessible. Ni même que la frustration totale soit éternellement vivable d'ailleurs, encore que certains y parviennent, mais ce n'est probablement pas la majorité. Je vous invite a lire le document de Fabrice Epelboin c'est instructif
A la lecture de cette étude on découvre que cette industrie est déjà en mesure de fournir les infrastructures pour se substituer au peer to peer entre personne physique si HADOPI et autre frappent en masse, que cette industrie opére et exploite de véritable ghostnets parfaitement opérationnels bref c'est inimaginable notre législateur a 20 ans de retard (l'étude ce base 2000-2010) c'est dire l'ignorance de la chose et de la réalité du dossier. "l'ingnorance coute plus cher que l'information" JFK 4zerty, le 02/02/2010 - 15:35
tout ce que tu proposes revient mathématiquement à défendre moins d'enfants, en terme de performances c'est juste une ruse. ça masque le problème un peu comme la loppsiLa différence entre toi et moi, c'est que là où tu vois de la défense, moi je vois de la criminalisation inutile qui ne défend personne. Quand une nana de 14 ans pleinement consciente et consentante sort et couche avec un mec de 26 ans, ce n'est pas la défendre que d'envoyer ce mec en taule. Tu ne la défends pas, tu ne fais rien d'utile pour elle, elle ne t'a rien demandé de tel et elle ne veut surtout pas être "défendue" par la société qui pense comme toi. Si tu veux la défendre, fous lui la paix, tout simplement. Ce que tu appelles "la défendre", c'est en fait de la criminalisation inutile. àa va la rendre malheureuse (mais on va prétendre que c'est pour son plus grand bien, comme toujours), et accessoirement c'est le meilleur moyen de pousser son mec à commettre un viol sur une gamine de 8 ans un de ces jours quand il en pourra plus de se branler. Et comme je te vois venir, non, je ne parle pas de moi. Mais des relations entre des mecs largement majeurs et des minettes ou des minets de 12 ans de moins (ou de 12 ans tout court, dans certains cas), j'en ai effectivement vu dans mon entourage. Et crois-moi, la dernière chose qu'ils voulaient, c'est bien d'être "défendus" par des bien-pensants dans ton genre. D'où la raison pour laquelle des gens m'en ont parlé à moi, et pas à toi, peut-être. Et sinon, oui, je suis de ceux qui pensent que quand une loi n'est pas correcte ni justifiée, qu'elle n'est pas respectée parce qu'elle ne fait pas sens, il faut la changer. àa vaut pour ce sujet comme pour le téléchargement de mp3 en p2p. C'est pas parce que c'est interdit que c'est mal. C'est censé être interdit parce que c'est mal, pas l'inverse. Encore faut-il prendre le temps de démontrer que c'est effectivement mal et que la loi est effectivement justifiée. àa n'a jamais été fait en ce qui concerne la majorité sexuelle à 15 ans (et pour cause, vu son origine). Enfin, oublie tes soins. Met-toi dans la tête qu'on ne soigne pas la pédophilie. Jamais. La seule et unique chose qu'on sait faire, c'est pousser les mecs à se branler plutôt qu'à coucher. Exactement ce qui mène, à terme, aux pétages de plomb. Même la castration chimique ne marche pas. Car elle ne change rien aux fantasmes et aux désirs, elle ne fait que limiter les pulsions. C'est utile pour ceux qui, indépendament de leurs désirs, ont un problème hormonal qui fait qu'ils ont un besoin irrépressible de s'accoupler en permanence. Pour ceux qui sont naturellement toujours en rut, si tu veux. Pour les autres ça ne sert à rien. Pour rappel, Francis Évrard était "castré naturellement" (son corps présentait déjà une activité hormonale anormalement basse, autrement dit son corps se comportait comme celui d'une personne sous castration chimique... mais pas son cerveau), on a vu le résultat. On ne guérit pas la pédophilie, on ne la soigne pas. On peut aider les gens à se retenir un peu plus longtemps, au risque que quand ils craquent, au lieu de coucher avec une fille de 14 ans séduite et consentante (et qui n'a jamais demandé à être défendue), ils violent une nièce de 8 ans qui avait le malheur de passer par là (et qui elle aurait bien aimé qu'on lui épargne ça, sans que ça ne fasse aucun doute). Boucher les soupapes d'une cocotte-minute, ça empêche certes la vapeur de sortir un petit moment, mais ça marche qu'un temps. Et quand ça cesse de marcher, t'as vraiment, mais vraiment intérêt qu'il y ait personne dans les environs. Moi, je soutien qu'il faut retirer le bouchon de la cocotte. S'agit pas de l'ouvrir grand hein, juste de laisser sortir ce qui doit absolument sortir pour éviter que tout pète d'un coup dans une énorme explosion. Prozac, le 02/02/2010 - 16:00
Et comme je te vois venir, non, je ne parle pas de moi. Mais des relations entre des mecs largement majeurs et des minettes ou des minets de 12 ans de moins (ou de 12 ans tout court, dans certains cas), j'en ai effectivement vu dans mon entourage. Et crois-moi, la dernière chose qu'ils voulaient, c'est bien d'être "défendus" par des bien-pensants dans ton genre. D'où la raison pour laquelle des gens m'en ont parlé à moi, et pas à toi, peut-être. pour moi, un type qui couche avec un enfant de 12 ans est bon à enfermer. qu'il ressente un "sentiment amoureux" envers des enfants passe encore à la limite, mais qu'il ne contrôle pas ça pour le bien de l'enfant qu'il dit "aimer", ça montre simplement qu'il a le cerveau planté au bout de la bite, qu'il se fout des conséquences de ses actes pour l'enfant. Prozac, le 02/02/2010 - 16:00
Et sinon, oui, je suis de ceux qui pensent que quand une loi n'est pas correcte ni justifiée, qu'elle n'est pas respectée parce qu'elle ne fait pas sens, il faut la changer. Prozac, le 02/02/2010 - 16:00
Enfin, oublie tes soins. Met-toi dans la tête qu'on ne soigne pas la pédophilie. Jamais. Prozac, le 02/02/2010 - 16:00
Boucher les soupapes d'une cocotte-minute, ça empêche certes la vapeur de sortir un petit moment, mais ça marche qu'un temps. Et quand ça cesse de marcher, t'as vraiment, mais vraiment intérêt qu'il y ait personne dans les environs. Moi, je soutien qu'il faut retirer le bouchon de la cocotte. S'agit pas de l'ouvrir grand hein, juste de laisser sortir ce qui doit absolument sortir pour éviter que tout pète d'un coup dans une énorme explosion. des animaux prédateurs avec une bite à la place du cerveau en gros, et pourtant tu disais quelques posts au dessus que c'était des personnes normales avec une attirance sexuelle comparable à l'homosexualité ou l'hétérosexualité (etc) capables d'amour même. ça colle assez mal avec l'image de cocotte-minute prête à exploser à chaque instant. Ces gens sont responsables de leur actes, mais ne sont pas responsable de leur pédophilie. Il convient donc de punir le passage à l'acte. Pour le reste, il convient de repenser bien des choses à ce sujet. Un simple la pédophilie, c'est mal n'est pas satisfaisant. Il faut se demander ce qu'on souhaite réellement éviter (qu'un enfant soit traumatisé par un acte pédophile) et s'assurer de l'adéquation des moyens mis en ½uvre avec le but.
Or, comme le montre l'étude de Fabrice Elbouin sur la monétisation de la pédophiles (LOPPSI va permettre une meilleure monétisation de la pédophile), l'étude menée par l'université d'Hawaii sur a diffusion de la pédophilie et ses conséquences sur les actes réels (diffuser du contenu sexuel réduit le nombre de passages à l'acte), les affaires d'enfants accusés de pédophiles (accusés par les lois qui sont supposé les protéger), les recommandation d'agences telles que la NSA (les mesures prisent risque de complexifier le sujet de la sécurité intérieurs), les remarques des spécialistes des réseaux (risque de faiblesse du réseau, sans doute de sécurité intérieur celui-ci gérant les télécom et le système monétaire), et, oui ça existe, les témoignages d'enfants ayant eu à faire à de la pédophile et n'en étant pas sortis traumatisés (il y en a) montre que les moyens mis en ½uvre dans leur ensemble sont en totale inadéquation avec le but poursuivis (a moins que celui-ci soit n'ai pas grand chose a voir avec les protection infantile). En fait je vois deux principales raisons à cela : 1/ On instrumentalise la pédophilie, car on sais qu'elle est un sujet qui suscitera suffisamment l'émotion pour rendre un vrai débat de fond difficile. Idéal d'un point de vue électoral, ou pour faire passer des mesures douteuses. 2/ On essaye de faire coller un image qu'on a de l'enfant à la réalité, de force s'il le faut. C'est clair qu'il n'est pas facile de se dire en tant que parent que nos enfant ont un bite ou une chatte, et qu'ils veulent s'en servir. Mais ce n'est pas en refusant cette réalité que l'on peut protéger efficacement les enfants. Tout de même Prozac, les relations "borderline", comme tu dis, ne sont pas applicables aux pédophiles (ceux qui aiment les enfants pré-pubères) car justement les enfants grandissent très vite et cessent alors de les intéresser. On voit mal comment une relation pourrait s'établir dans de telles conditions.
J'insiste sur les relations avec des enfants pré-pubères car pour les relations entre adultes et ados, je pense qu'effectivement on doit pouvoir régler ça au coup par coup, selon les personnes impliquées, sans forcément engager la machinerie judiciaire qui n'a pas à se prononcer sur tous les sujets de société - un peu comme pour l'euthanasie ou l'insémination d'embryons congelés dont le géniteur était décédé, par ex, où le juge a ordonné la destructions des embryons ce qui m'avait semblé scandaleux. En outre, le problème de la solution borderline est qu'elle autorise le passage à l'acte, or, nous savons tous que c'est la première fois que c'est le plus difficile, après, ça passe tout de suite beaucoup mieux. En gros, je crois qu'on est à peu près tous d'accord sur le fait qu'il n'y a pas de solution (à part la peine de mort, comme d'hab !) Les soins, ça ne marche pas, la prison, ces mecs-là y sont persécutés au-delà de ce qui est admissible dans notre société... et en plus la prison, hein... Les criminaliser ne sert donc en effet à rien sinon à faire mousser les politiques qui ont l'air comme ça, de "faire quelque chose". En tous cas, une chose est sûre : filtrer le Net et privatiser la répression ne contribuera en rien à résoudre le problème. Je viens de lire à peu près tout le texte de cet ingénieur en cache sur feu Wikileaks... Les arguments qu'il avance sont assez proches des tiens, Prozac. Certains sont discutables. Se contenter de dire qu'on "nait" ou pas pédophile ne permet pas de justifier le passage à l'acte. De naissance, nous sommes tous capables de tuer, torturer, violer, etc. Bon, on ne le fait pas (et pourtant dieu sait que parfois, hein...). Les circonstances, l'environnement, tout cela joue aussi un rôle. Je connais personnellement deux mecs qui ont tripoté des gamines de 9 et 12 ans respectivement. L'un a découvert le cadavre suicidé de son père quand il était petit (pendu dans les chiottes), et l'autre est un obsédé sexuel (tous les âges sont bons pour lui). Aucun des deux n'a été poursuivi et le premier, qui est pourtant un type que j'estime extrêmement dangereux car il a déjà essayé de violer plusieurs filles, est même protégé par sa femme qui l'a emmené à l'étranger où personne ne le connaît. Sa femme est parfaitement au courant mais ne comprend visiblement pas la gravité de la situation. Le fait de faire comme si de rien n'était n'est en l'occurrence pas la voie à suivre. Que faire ? Je ne sais pas. Aucune idée. Ce type est profondément dépressif style Raskolnikov. Déjà, il faudrait peut-être lui faire comprendre que le suicide de son père sous son nez est un acte d'une violence profonde envers lui (et pas forcément la faute à sa méchante maman)... Enfin, je ne sais pas. PS : Je ne connais évidemment pas la solution à l'énigme Sarko/Bruni (encore que "pouvoir", "argent", "première dame" me semblent être les mots clefs dans cette affaire, plutôt que "talonnettes", "karsher", "travailler plus"...) Pff, tout ça est un peu déprimant quand même. Ça montre une chose : il faut criminaliser le passage à l'acte, et sans doute toutes les pratiques pouvant inciter au passage à l'acte (comme par exemple prendre les mesure pour tarir la monétisation de la pédophilie), en se demandant si ce n'est pas contre productif à chaque fois (le risque est élevé).
Pour reprendre ton exemple, il est évident que la personne dans ton exemple à besoin de soins psychologiques.
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Ce qui n'est ni acceptable, ni réaliste, ni même souhaitable.
comme ça en plus on est sûr qu'ils ne risquent pas de changer, ni de faire le moindre effort dans ce sens
ça c'est acceptable ? réaliste ? souhaitable ?
Je préfère amplement leur donner des photos plutôt que de les laisser violer des enfants, si ca peut empécher un certain nombre de passer à l'acte alors oui. Tu le dis toi même c'est une maladie mentale (la pédophilie étant classée comme telle par l'OMS) donc ce n'est pas une maladie qui disparait d'elle même, or comment la détecter si ce n'est suite à un passage à l'acte. Prend l'exemple des schizophrène avant leur premier passage à l'acte (crise de violence terrible, force décuplée) il est difficile de le détecter.
Dès lors je préfère que certains pédophile ne soit pas détecter, c'est à dire qu'il n'ait pas passer à l'acte car ils ont put libérer leur pulsion par des images, plutôt que vouloir absolument tous les détecter en ne leur permettant d'avoir d'autre possibilité de libération de leur pulsions que par l'agression sexuel.
A moins que tu ne fasse partie de ceux (cf propos de Francis Lefebvre) qui souhaitait détecter les tendances violentes, pédophile dès la maternelle ce dont je doute fort.