Il y a cinq ans, l’étude menée par la Kaiser Family Foundation avait conclu que les jeunes Américains passaient 6 heures et 21 minutes devant les médias. Cela comprenait évidemment la télévision, mais également toutes les activités se déroulant devant un écran : jeux vidéo, ordinateur, baladeur numérique et téléphone portable. À l’époque, les Facebook, MySpace et autres Twitter faisaient leurs premiers pas, et l’enquête pensait qu’il serait bien difficile pour ces jeunes de consommer encore plus de contenus numériques et médiatiques.

Or, dans une nouvelle analyse portant sur l’usage des médias chez les jeunes Américains âgés de 8 à 18 ans, la Kaiser Family Foundation a constaté qu’en cinq ans le temps quotidien passé devant les médias a bondi d’une heure et 17 minutes, pour atteindre 7 heures et 38 minutes. Par semaine, cela représente près de 53 heures, c’est-à-dire plus qu’un travail à plein temps. Au regard de ces nouvelles données, le débat portant sur le rôle positif ou négatif des médias sur l’environnement des jeunes semble hors de propos. Cette génération Y est née dans cette révolution numérique ; cette consommation effrénée est peut-être aussi naturelle que la simple respiration.

Dans le détail, la Kaiser Family Foundation souligne que le temps passé devant la télévision a reculé au profit d’autres formes de médias, comma la musique, les jeux vidéo ou la navigation sur Internet. L’émergence des réseaux sociaux et la téléphonie mobile sont les deux principaux moteurs de cette croissance, selon Vicky Rideout. L’aspect social de certains sites incite en effet les jeunes à passer plus de temps en ligne afin d’entretenir leur sociabilité, même si cela se déroule derrière un écran.

En ce qui concerne les téléphones mobiles, c’est le développement des réseaux haut-débit et l’augmentation des fonctionnalités (SMS, MMS, vidéo, Internet…) qui sont les deux principaux facteurs. « Avec leurs téléphones, les jeunes passent beaucoup plus de temps à jouer aux jeux vidéo, regarder la TV ou écouter de la musique » note la responsable de l’étude. À croire que la fonction première d’un téléphone a été reléguée au second plan…

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