Effet Hadopi : Allostreaming signe la plus forte progression sur Google en 2009 !
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 01 Décembre 2009 à 17h47 -
posté dans Peer-to-Peer
![]() C'est l'effet secondaire de l'adoption de la loi Hadopi. En 2009, le terme qui a le plus progressé dans les recherches de Google en France est "Allostreaming", du nom d'une plateforme de streaming illégale. Une plateforme dont l'utilisation est à l'abri des yeux indiscrets des chasseurs de pirates.
La loi Hadopi devait servir de mesure éducative pour apprendre aux internautes à se détourner du peer-to-peer au profit de plateformes légales, rémunératrices pour la création. Pour le moment, c'est raté, et en beauté. Google a en effet publié son traditionnel classement Zeitgeist des requêtes les plus populaires pour l'année 2009, et en France c'est le terme "Allostreaming" qui arrive en tête des requêtes qui ont connu la plus forte progression, devant "Facebook" ! Comme son nom l'indique, le site Allostreaming.com est un portail qui dirige ses visiteurs vers différentes plateformes permettant de voir films et séries TV en streaming, en toute illégalité. Ses fondateurs ont créé un véritable réseau avec AlloSeven (Films, Séries TV et Animes), AlloShare (Films), ou AlloSharing (Films), qui référencent des contenus disponibles sur les plateformes d'hébergement tiers comme MegaVideo, MegaUpload, DailyMotion, Wat, Google Video ou encore Veoh. Ils ont aussi un moteur de recherche, AlloMyStreaming, et toute une galaxie de sites périphériques comme LikeStreaming.com, AlloMovies.com ou AlloShowTV.com. Le tout est financé à grand renforts de publicités pour des sites de rencontre, d'argent ou de régimes miracles à l'éthique douteuse. A chaque fois, la défense à l'égard des ayants droit est la même. L'utilisateur est prévenu que la plateforme "n'héberge aucun fichier vidéo", car "ce site n'est qu'une centralisation des contenus que l'on peut trouver sur divers hébergeurs vidéo et autre". "Nous ne sommes donc en aucun cas responsables du contenu qui est diffusé sur ces sites, selon la loi vous devez posséder l'original de la copie de cette video pour pouvoir la visionner, ni nous, ni notre hébergeur ne pourrons être responsables d'une mauvaise utilisation de notre site", ajoute le disclaimer généralement situé en bas de page.
Mais peu importe. Disclaimer ou non, l'utilisateur se fiche complètement de la légalité. Ce qu'il veut, c'est la sécurité. Or avec la loi Hadopi, comme nous l'avions dit dès le troisième point de nos 10 bonnes raisons de rejeter la loi Hadopi, l'utilisateur se sait à l'abri des représailles lorsqu'il utilise une plateforme de streaming. "Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif", avions-nous prévenu en 2008. Les ayants droit ne l'ont compris que trop tard, au moment-même où la loi Hadopi était discutée à l'Assemblée. On se souvient du coup de gueule soudain de Luc Besson contre Beemotion, repris par Frédéric Lefebvre qui avait demandé en mars 2009 l'ouverture d'une commission d'enquête devenue lettre morte. Il y a bien eu ensuite quelques tentatives de faire croire dans les débats que l'Hadopi pourrait un jour s'occuper du streaming. Mais techniquement, c'est impossible. Seuls les plateformes de streaming, leurs hébergeurs et les FAI peuvent savoir qui s'y rend. En dehors des réseaux P2P, l'Hadopi est aveugle, et elle le restera. Le mot est vite passé chez les internautes. Il est même remarquable que ça soit le nom d'une plateforme qui soit le plus recherché, et non un terme plus générique comme "streaming". C'est dire si le site s'est très vite installé dans le bouche-à-oreilles, et si la notoriété de la marque Allostreaming auprès du grand public est déjà grande. Alors qu'elle voulait promouvoir l'offre légale, l'Hadopi a ainsi été la meilleure publicité possible pour Allostreaming, c'est-à-dire pour un piratage où les oeuvres sont généralement de très mauvaise qualité, mais avec une rémunération maximale pour les créateurs des plateformes. Avant même d'être appliquée, la loi est déjà un remède pire que le mal pour la culture. Et ça ne fait que commencer. Jusqu'au jour où plutôt que de sortir le bâton, les ayants droit comprendront enfin que la seule solution pour battre Allostreaming et ses alternatives sera de proposer eux-mêmes une plateforme de streaming attractives, comme Hulu a su le faire aux Etats-Unis. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Effet Hadopi : Allostreaming signe la plus forte progression sur Google en 2009 !»
vincedra, le 01/12/2009 - 18:26
Le streaming c'est de la merde comme le DDL et les torrents. Ben oui, rien dans la poche des artistes avec le streaming, ce sont les Majors qui touchent la thune ! Et pourtant c'est qui était prôné par le Ministre de la Culture et le rapporteur, lors des débats Hadopi, comme solution légale, pour justement lutter contre le téléchargement illégal ... Et surtout, n'oublie pas que ce qui ressort des derniers chiffres de l’Observatoire de la musique sur les ventes de détail au 3 ème trimestre 2009, beaucoup plus fiables, en terme de consommation, que ceux publiés par le SNEP, qui ne portent que sur les ventes de gros. - le chiffre d’affaires de la musique enregistrée, comprenant les ventes physiques et numériques, s’élève à 192 millions d’euros vs. 203,9 millions d’euros au 3ème trimestre 2008, soit une baisse de -5,8% seulement sur la période. - les ventes physiques, quand à elles, ne reculent que de 7,9 % en valeur, quand elles accusaient encore une baisse de 19,4 % au 3ième trimestre 2008. - le numérique, lui affiche une progression de 19,9 % en valeur au dernier trimestre. Ce qui signifie que sur les 9 premiers mois de l’année 2009, il s’est vendu 40,4 millions de CD audio et 2,4 millions de DVD musicaux, pour un chiffre d’affaires de 562,6 millions d’euros TTC. -En conclusion la décroissance du marché physique sur la période s’élève à -11,8% en volume et -12,6% en valeur. Où serait donc le problème de l'internet et du tout gratuit ? Les Majors ne souffrent pas autant qu'ils voudraient bien le faire croire. Arrête donc de regarder uniquement les chiffres publiés par le SNEP. Autant la plupart des trackers publics étaient propres et débarassés de pub', autant les sites de streaming sont franchement des sites de m*rde blindés de bandeaux de pub' et montés par des gamins qui se gavent via la régie publicitaire sans rien apporter de tangible à la communauté (qualité du stream souvent médiocre, ce ne sont pas eux qui rippent les DVD, ils commentent rarement la qualité du film etc...).
Je boycotte ce genre de site foireux qui ne sert qu' à engraisser son proprio sur le dos des artistes du coup... Les sites de DDL y a à boire et à manger et surtout, quand un blaireau découpe son fichier de 700 Mo sur rapidshare en 12 parties pour que ça lui rapporte plus de points et que tu t' aperçois au bout du compte que, soit un des liens est mort, soit une partie du .rar est corrompue, t' as les boules... Emule & surtout Torrent, y a(vait) pas mieux. VIDEOCLUB, le 01/12/2009 - 19:01 ce qui me fait plaisir c'est que vous êtes obligé de raquer ça c'est cool, fini le gratuit, c'est déjà une victoirePremièrement, le gratuit n'est pas fini, puisque les disques durs sont bon marché et les geek se font des amis... Joindre l'utile à l'agréable autour d'une bonne bière, c'est comme ça depuis 15 ans, ce n'est pas prêt de finir. Deuxièmement, les anti-hadopi ne sont pas pour le piratage: ils le pratiquent à défaut de pouvoir jouïr légalement de ce qu'ils souhaitent, ce qui est bien différent de ce que les majors veulent leur vendre. Rajoute 3€ sur tous les abonnements internet français, soit 648000000€ par an, et redistribue les aux artistes par le biais de la sacem, en officialisant des trackers privés et en fournissant les stats.... de plus il faut penser à un systéme de redistribution avec une bureaucratie lourde et pas seulement pour la musique, il faut penser à tous les médias ainsi qu'à la presse quotidienne ensuite il faut penser aux emplois perdu chez les video club, les fnac, les cinémas etc..., car si un jour il ya license globale et bien tous ces commerces disparaitrons, donc tu vois que ce n'est pas possible, tu peux multiplier par 100 la somme avancée une seule voix le paiement à l'acte, maintenent il faut réfléchir au prix et au modalité de consommation et tant que nous serons sous pression à cause du piratge, rien de sera mis en place nous sommes trop énervé pour réfléchir, il faut maintenant du calme et des premiers signes travailler plus pour gagner !ok ca c'est fait ! je travaille je bosse mais je gagne pas plus et le cinoche a augmenter en plus faut payer le parking pour y aller et voir un film peut etre nul !ben voila la solution est trouver au chaud a la maison !c pas bien mais c sans doute ca a l'avenir ! en plus pas de rejet de co2 vu que je ne prends pas ma voiture pour aller au cine
merci pour l'article, maintenant je connais tous les sites pour pouvoir télécharger tranquillement...je ne connaissais aucun site avant, un grand merci !
article peu informé en réalité. Les ayant- droits n'ont pas continué leur protestations car on leur a fait comprendre qu'on s'occupait de cela, pas avec l'hadopi mais avec un serpent bien plus venimeux pour les pirates de toutes sortes : la loopsi 2 du ministère de l'intérieur qui, si on la regarde à deux fois, s'applique totalement aux délits de streaming...comme canal + qui réussit à se faire respecter, tôt ou tard force restera à la justice. bande de bra....rs (au sens "propre")
Natasha, le 04/12/2009 - 14:42 vincedra, le 01/12/2009 - 18:26
Le streaming c'est de la merde comme le DDL et les torrents. Ben oui, rien dans la poche des artistes avec le streaming, ce sont les Majors qui touchent la thune ! Et pourtant c'est qui était prôné par le Ministre de la Culture et le rapporteur, lors des débats Hadopi, comme solution légale, pour justement lutter contre le téléchargement illégal ... Et surtout, n'oublie pas que ce qui ressort des derniers chiffres de l’Observatoire de la musique sur les ventes de détail au 3 ème trimestre 2009, beaucoup plus fiables, en terme de consommation, que ceux publiés par le SNEP, qui ne portent que sur les ventes de gros. - le chiffre d’affaires de la musique enregistrée, comprenant les ventes physiques et numériques, s’élève à 192 millions d’euros vs. 203,9 millions d’euros au 3ème trimestre 2008, soit une baisse de -5,8% seulement sur la période. - les ventes physiques, quand à elles, ne reculent que de 7,9% en valeur, quand elles accusaient encore une baisse de 19,4% au 3ième trimestre 2008. - le numérique, lui affiche une progression de 19,9% en valeur au dernier trimestre. Ce qui signifie que sur les 9 premiers mois de l’année 2009, il s’est vendu 40,4 millions de CD audio et 2,4 millions de DVD musicaux, pour un chiffre d’affaires de 562,6 millions d’euros TTC. -En conclusion la décroissance du marché physique sur la période s’élève à -11,8% en volume et -12,6% en valeur. Où serait donc le problème de l'internet et du tout gratuit ? Les Majors ne souffrent pas autant qu'ils voudraient bien le faire croire. Arrête donc de regarder uniquement les chiffres publiés par le SNEP. petit détail, en 2000 la musique générait au delà d'1 milliard deux cent millions d'euros, maintenant j'attends ton analyse co..e loool ta mauvaise foi n'est guidée que par la cupidité, quel monde de mer.e, j'aurais presqu'envie que les mayas aient raison pour 2012! supaloopa, le 05/12/2009 - 22:24
petit détail, en 2000 la musique générait au delà d'1 milliard deux cent millions d'euros, maintenant j'attends ton analyse co..e loool ta mauvaise foi n'est guidée que par la cupidité, quel monde de mer.e, j'aurais presqu'envie que les mayas aient raison pour 2012! Et quel était donc le taux de chômage et le salaire moyen d'un ouvrier ou d'un salarié en France en l'an 2000 ? Ne sais tu pas que le pouvoir d'achat de l'immense majorité des français a changé depuis l'année 2000 ? Les chiffres cités sont ceux de l'année 2009. Comme je l'ai écrit dans un autre topic, : "soutiendrais tu que les chiffres publiés par l'Observatoire de la Musique seraient faux ? Sais-tu que tu est un grand comique ?" supaloopa, le 05/12/2009 - 22:24
petit détail, en 2000 la musique générait au delà d'1 milliard deux cent millions d'euros, maintenant j'attends ton analyse co..e loool ta mauvaise foi n'est guidée que par la cupidité, quel monde de mer.e, j'aurais presqu'envie que les mayas aient raison pour 2012! Quelques petits points de détail. Si on vendait autant d'album en MP3 que d'album en cd, on aurait deja un chiffre d'affaire qui s'effondrerait de 50 % (9 euro l'album en mp3 au delà de 15-20 euros l'album en cd. La dessus si tu regarde en plus les statistiques d'itunes, les personnes préfèrent acheter un ou deux morceaux à un album complet au vue de la qualité des titres. Sa fait des années que vous traitez vos éventuels client comme la plus grosse merde, il est très facile de perdre la confiance d'un client et encore plus dur de la regagner si encore vous essayez d'en faire l'effort (faire payer 30 centimes d'euros pour le retrait des drm chez itunes, c'était à ne pas faire. Un vous aviez des clients qui vous aviez fait confiance malgré des conditions de vente digne d'un usurier et en plus vous décidez de leur faire les poches. Ce sont des macistes mais peut être pas des idiots complets) A quand enfin des règles imposés par l'état aux marchant pour que l'on vende enfin de la musique en non du mp3, aac, ....... avec une durée de support garantie pendant laquelle vous vous engagez à ne pas refaire les poches de vos clients. Si la qualité de l'offre légale est inférieure à l'offre illégale il n'y a aucune chance à part auprès de mongoliens de vendre de la musique. Car quand même, si j'ai un crash de dur, au moins en illégal je suis certain de ne pas avoir à repayer ce que j'ai acheté. Enfin on peut voir aussi du coté des évolution de la société française avec une paupérisation de la classe moyenne (qui voit ses charges augmenter impôts, logement, transport, ......) des modifications de la structure de la société qui amènent aujourd'hui à plus de célibataires et de parents isolés. On as en plus une diversification des dépense et pour le consommateur une notion toujours plus élevée des marges de ventes car en plus en France la vente à perte est interdite. Enfin un boulanger qui vendait 100 références décide d'en vendre plus que 3 et il limite la visibilité des autres vendeurs indépendant en leur interdisant les créneaux horaire où il y a du publique à la radio, par quel miracle peut il conserver le même chiffre d'affaire. Déjà travailler plus pour gagner plus c'était une arnaque alors travailler moins pour gagner plus, tu crois vraiment que cela marche. Le streaming c'est de la merde comme le DDL et les torrents.
Moins que les virus de ta mule !! Vive le pognon!! Hdesk, le 06/12/2009 - 14:41 Le streaming c'est de la merde comme le DDL et les torrents.
Moins que les virus de ta mule !! Vive le pognon!! Le P2P, c'est pas fait pour les nuls...passe sur linux ou va a la FNAC Et voilà,plutôt que d'investir 70M d'euros dans l'éducation à la création et à ses mécanismes de production ou encore dans la recherche de nouveaux modèles économiques viables pouvant contrer le piratage en créant une offre abordable avec des contenus originaux ainsi qu'une diffusion adaptée aux nouveaux modes de consommations... Ben on s'enfonce dans le sécuritaire virtuel qui comme dans la vraie vie va donner naissance à et faire le succès de nouvelles cellules de plus en plus dure à identifier. Puis après ils vont tenter de s'attaquer aux fournisseurs d'accès qui sont devenus un lobby économique importants donc presque intouchable, ou alors nous pondre des systèmes de surveillance encore plus couteux. Nom d'un chien mais quand est-ce que les puissants comprendront qu'avant de punir il faut instruire et découvrir... Ah mais mince ça ce sont des politiques à long terme et aujourd'hui pour se donner un genre on veut un résultat immédiat. Du coup bien fait pour vous, malheureusement c'est la création qui va en pâtir une fois de plus et surtout les indépendants qui eux de leur côté font tout pour explorer de nouveaux moyens de se faire connaître et d'être diffusés! Et nous disquaires eh bien nous sommes aussi en première ligne, notre métier s'ésouffle peu à peu. Les gens croient tout savoir et cherche de moins en moins de conseils, certains ne viennent en magasin que pour repérer des références à télécharger. Nous sommes opprimés par nos employeurs lorsque nous avons la chance de trouver du travail et les majors continuent de vouloir inonder les rayons des magasins, nous empêchant d'offrir des références plus variées avec les circuits indépendants. Bien sûr à la FNAC c'est pire, tout est centralisé et SONY Music veut faire la même chose en tant que distributeur. Ils n'y comprennent rien, pensent qu'ils vont reprendre la main en continuant à imposer plutôt que de permettre à ceux qui font tourner le marché de la musique en bout de chaîne (consommateurs et disquaires) d'avoir le choix... Mais non ce ne sont surtout pas eux qu'on va mettre en avant pour trouver des solutions. Seul le SNEP, la SACEM, la SCPP et autres gros requins de l'industrie phonographique qui ont leur mot à dire mettant en avant leurs artistes main stream pour défendre leurs projets aberrants. La musique et la vidéo sont vraiment dans la m.... pourtant ce serait si simple d'écouter ceux qui détiennent une bonne partie de la solution car ils sont sur le terrain.
Neal, le 06/12/2009 - 14:59
Et voilà,plutôt que d'investir 70M d'euros dans l'éducation à la création et à ses mécanismes de production ou encore dans la recherche de nouveaux modèles économiques viables pouvant contrer le piratage en créant une offre abordable avec des contenus originaux ainsi qu'une diffusion adaptée aux nouveaux modes de consommations... Ben on s'enfonce dans le sécuritaire virtuel qui comme dans la vraie vie va donner naissance à et faire le succès de nouvelles cellules de plus en plus dure à identifier. Puis après ils vont tenter de s'attaquer aux fournisseurs d'accès qui sont devenus un lobby économique importants donc presque intouchable, ou alors nous pondre des systèmes de surveillance encore plus couteux. Nom d'un chien mais quand est-ce que les puissants comprendront qu'avant de punir il faut instruire et découvrir... Ah mais mince ça ce sont des politiques à long terme et aujourd'hui pour se donner un genre on veut un résultat immédiat. Du coup bien fait pour vous, malheureusement c'est la création qui va en pâtir une fois de plus et surtout les indépendants qui eux de leur côté font tout pour explorer de nouveaux moyens de se faire connaître et d'être diffusés! Et nous disquaires eh bien nous sommes aussi en première ligne, notre métier s'ésouffle peu à peu. Les gens croient tout savoir et cherche de moins en moins de conseils, certains ne viennent en magasin que pour repérer des références à télécharger. Nous sommes opprimés par nos employeurs lorsque nous avons la chance de trouver du travail et les majors continuent de vouloir inonder les rayons des magasins, nous empêchant d'offrir des références plus variées avec les circuits indépendants. Bien sûr à la FNAC c'est pire, tout est centralisé et SONY Music veut faire la même chose en tant que distributeur. Ils n'y comprennent rien, pensent qu'ils vont reprendre la main en continuant à imposer plutôt que de permettre à ceux qui font tourner le marché de la musique en bout de chaîne (consommateurs et disquaires) d'avoir le choix... Mais non ce ne sont surtout pas eux qu'on va mettre en avant pour trouver des solutions. Seul le SNEP, la SACEM, la SCPP et autres gros requins de l'industrie phonographique qui ont leur mot à dire mettant en avant leurs artistes main stream pour défendre leurs projets aberrants. La musique et la vidéo sont vraiment dans la m.... pourtant ce serait si simple d'écouter ceux qui détiennent une bonne partie de la solution car ils sont sur le terrain. S'il te plait des espace des paragraphes si tu espères pouvoir être lus. Un texte d'un seul bloc est aussi appétissant à l'½il qu'un bloc de saindoux. C'est bien de mettre en avant les disquaires mais ils ont perdus la bataille contre les grandes chaines et les fnac à peut près à la même période où la sacem a réclamée d'être payée pour chaque diffusion en magasin. Peut être que si la bulle musicale diminue pour être un phénomène moins massificateur alors le désintéressement des grandes chaines relaissera un espace pour les magasin. Mais bon, ils n'ont aucun avenir dans un schémas de distribution numérique où les labels ne discutent qu'avec de grosses structures en excluant du droit de vendre de la musique différemment qu'une énorme base de données souvent informe. On ment en faisant croire qu'être présent sur un site de grosse affluence anonymement est plus intéressant que d'être présent sur une multitudes de sites persos qui seront personnalisés dans leur présentation. Quant au conseil, la critique a bien trop souvent disparue et je ne suis pas sûr qu'un vendeur devant écouler une marchandise qu'il a en stock ait un avis impartial sur ce qu'il représente. @ Bourgpat : désolé pour les espaces et les paragraphes, j'avoue y avoir pensé mais une fois le message envoyé. Puis ce n'est pas non plus un roman. Enfin tu m'as lu c'est déjà bien.
Alors entendons-nous bien sur la profession de disquaire. Il ne s'agit pas forcément de simples commerciaux qui se limitent à la vente de disques et dvd. Pour avoir fait une école de vente en produits culturels et travaillé dans ce secteur, je peux t'affirmer qu'il y en a plus d'un qui connaît bien le monde de l'édition, de la distribution et également les problème politiques de la culture. Donc oui, ceux-là ont bien leur mot à dire car ils connaissent aussi la clientèle et leur façon de consommer la musique. Et je ne peux qu'être en désaccord sur leur avenir. Le virage du numérique est loin d'être fini et ce marché n'a pas encore pris toute sa dimension. Les agrégateurs de contenu numérique sont en plein essor et il est difficile d'affirmer que les disquaires n'auront pas leur place. Déjà des modèles de bornes de téléchargement en magasin apparaissent et même les disquaires indépendants qui s'y mettent constatent que cela fonctionne. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Le métier se transforme à tous les niveaux, c'est tout. En clair je ne pense pas que ce soit en se concentrant que sur le négatif qu'on apportera des solutions pour sortir de la crise du marché de la culture. Une fois encore détrompe-toi tous les disquaires ne sont pas là que pour vendre leur stock car heureusement les fournisseurs proposent des retours qui sont certes parfois durs à négocier mais avec un de l'aplomb, je t'assure qu'on s'en sort. Oui être disquaire demande de la culture, du caractère et un sens commercial autant envers le client qu'avec les représentants des distributeurs. Cette année, étonnamment, ce sont les disquaires indépendants qui s'en sortent et font du bénéfice. Comme quoi la spécialisation a du bon. L'hécatombe des 10 dernières années aura réduit le nombre de magasins indépendants à environ 600 aujourd'hui, n'empêche, tandis que les GSS ont souvent du mal à tenir leurs objectifs de CA, ce sont eux qui tiennent le coup. Evitons d'être trop alarmistes et résignés, tant qu'il y aura de la culture et des gens curieux, il y aura de l'espoir. C'est sûr qu'un peu plus de pouvoir d'achat aiderait à mieux soutenir l'activité. Mais il y a aussi des solutions applicables concernant les circuits de distribution, l'offre tarifaire et la promotion (entre autre). Enfin je suis assez d'accord sur le problème d'une offre certainement trop importante. Pourtant difficile d'empêcher les gens de créer et de vouloir vendre leurs oeuvres. Et puis c'est sans doute ce qui permet à des disquaires de se spécialiser. Concentrons-nous donc sur les productions "main stream" ou commerciales. Eh bien c'est en ce sens que j'introduisais mon commentaire précédent : l'éducation à la création artistique et la pédagogie sur les mécanismes de production permettraient sans doute d'éveiller un peu plus les consciences et d'envisager plus de sens critique donc moins de médiocrité. J'espère que ce sera plus digeste cette fois-ci. Et pour finir un peu plus sur le sujet du stream. Ce n'est pas un problème en soi. Les études de marché que j'ai pu faire depuis 3 ans indiquent bien que dès qu'ils en ont les moyens, les gens préfèrent avoir les films et musique sur un support "officiel" et ce à environ 83% selon un sondage que j'ai effectué en début d'année (sur 276 individus de 15 à 67 ans correspondants à des CSP variées et ayant des habitudes de consommation différentes). Désormais il faut se poser les bonnes questions et s'investir dans les problématiques intéressantes. Neal, le 06/12/2009 - 19:14
Les études de marché que j'ai pu faire depuis 3 ans indiquent bien que dès qu'ils en ont les moyens, les gens préfèrent avoir les films et musique sur un support "officiel" et ce à environ 83% selon un sondage que j'ai effectué en début d'année (sur 276 individus de 15 à 67 ans correspondants à des CSP variées et ayant des habitudes de consommation différentes). Désormais il faut se poser les bonnes questions et s'investir dans les problématiques intéressantes. Ce qui semble signifier que l'effet de la crise économique, serait plus responsable de la mévente des CD/DVD, que le "piratage sur internet. Je fais partie de ceux qui pensent en outre, que ceux qui piratent de la musique ou des films sur internet, préfèreraient avoir les moyens d'acheter ceux-ci sur les supports officiels, sans se priver de manger ou de s'habiller... La problématique intéressante est sans doute de réfléchir à quel prix devraient être vendus les supports physiques aujourd'hui, pour que leur marché reprenne un peu de vigueur. Lorsque je parle de bulle, c'est plutôt au niveau financier qu'au niveau création. Ce secteur a attiré les marchands du temple plus intéressés par la culbute possible que par la création et la diffusion d'œuvres. Pour garantir plus facilement la culbute, ils ont monopolisé les canaux de diffusion au point de faire disparaitre la réalité de l'offre.
Après veut on revenir sur cette monopolisation des canaux de diffusion pour repartir sur plus de groupes les sommes versées en réduisant alors la culbute réalisée. Les canaux radio sont limités et permettent cette forme de préhension de l'audience disponible. Le discours de la sacem qui veut que les artistes ne puisse exposer que sur leur site est une hérésie. Ils devraient mieux utiliser leur fans pour être exposés plus largement et ainsi avoir plus de chance de croiser le chemin de personnes qui ne les connaissent pas. Enfin, l'offre numérique qu'elle soit en téléchargement ou en boutique sous forme de borne souffre d'un soucis, c'est la durée de conservation et les couts de conservation sur le long terme. Là où un cd proposait de par l'objet une conservation de plus de 20 ans, l'offre numérique souffre de sa durée de vie (évolutions des formats au cour du temps, qualité d'encodage, revente si on n'accroche finalement pas). C'est bien pour cela que lorsque une œuvre mérite d'être gardée l'achat en cd est plus intéressant que l'achat numérique. Natasha, le 06/12/2009 - 19:57 Neal, le 06/12/2009 - 19:14
Les études de marché que j'ai pu faire depuis 3 ans indiquent bien que dès qu'ils en ont les moyens, les gens préfèrent avoir les films et musique sur un support "officiel" et ce à environ 83% selon un sondage que j'ai effectué en début d'année (sur 276 individus de 15 à 67 ans correspondants à des CSP variées et ayant des habitudes de consommation différentes). Désormais il faut se poser les bonnes questions et s'investir dans les problématiques intéressantes. Ce qui semble signifier que l'effet de la crise économique, serait plus responsable de la mévente des CD/DVD, que le "piratage sur internet. Je fais partie de ceux qui pensent en outre, que ceux qui piratent de la musique ou des films sur internet, préfèreraient avoir les moyens d'acheter ceux-ci sur les supports officiels, sans se priver de manger ou de s'habiller... La problématique intéressante est sans doute de réfléchir à quel prix devraient être vendus les supports physiques aujourd'hui, pour que leur marché reprenne un peu de vigueur. 0,50 € !!! pas plus cher...au dessus je pirate !!
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Premièrement, le gratuit n'est pas fini, puisque les disques durs sont bon marché et les geek se font des amis... Joindre l'utile à l'agréable autour d'une bonne bière, c'est comme ça depuis 15 ans, ce n'est pas prêt de finir.
Deuxièmement, les anti-hadopi ne sont pas pour le piratage: ils le pratiquent à défaut de pouvoir jouïr légalement de ce qu'ils souhaitent, ce qui est bien différent de ce que les majors veulent leur vendre. Rajoute 3€ sur tous les abonnements internet français, soit 648000000€ par an, et redistribue les aux artistes par le biais de la sacem, en officialisant des trackers privés et en fournissant les stats....