Hadopi 2 devient la loi n
° 2009-1311 du 28 octobre 2009

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 29 Octobre 2009 à 10h37 - posté dans Société 2.0

Le projet de loi Hadopi 2 a été publié au Journal Officiel daté de ce jeudi, et devient dont la loi n
° 2009-1311 du 28 octobre 2009.

Le projet de loi Hadopi 2 est désormais une loi. Le Président de la République Nicolas Sarkozy a promulgué mardi le texte issu du vote du Parlement, auquel seul manque l'article anecdotique censuré par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 22 octobre dernier. On devra donc maintenant parler de la loi n° 2009-1311 du 28 octobre 2009 relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet, publiée ce jeudi au Journal Officiel.

Reste désormais au gouvernement à adopter les différents décrets d'application, et à installer officiellement la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi). Les décrets et circulaires, qui pourront faire l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat, devront notamment définir l'infraction de "négligence caractérisée", définir les conditions dans lesquelles l'obligation de sécurisation sera remplie, et les critères qui permettront au procureur de savoir quand avoir recours à une simple ordonnance pénale, et quand exiger une enquête et une procédure plus approfondies.

Le texte de loi publié au Journal Officiel se lit comme suit :

LOI n° 2009-1311 du 28 octobre 2009 relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet.
NOR : JUSX0913484L

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Vu la décision du Conseil constitutionnel no 2009-590 DC du 22 octobre 2009 ;
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er
Après l'article L. 331-21 du code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669
du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet, il est inséré un article
L. 331-21-1 ainsi rédigé :
" Art. L. 331-21-1. - Les membres de la commission de protection des droits, ainsi que ses agents habilités
et assermentés devant l'autorité judiciaire mentionnés à l'article L. 331-21, peuvent constater les faits
susceptibles de constituer des infractions prévues au présent titre lorsqu'elles sont punies de la peine
complémentaire de suspension de l'accès à un service de communication au public en ligne mentionnée aux
articles L. 335-7 et L. 335-7-1.
" Ils peuvent en outre recueillir les observations des personnes concernées. Il est fait mention de ce droit
dans la lettre de convocation.
" Lorsque les personnes concernées demandent à être entendues, ils les convoquent et les entendent. Toute
personne entendue a le droit de se faire assister d'un conseil de son choix.
" Une copie du procès-verbal d'audition est remise à la personne concernée. "

Article 2
Le code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669 du 12 juin 2009 précitée,
est ainsi modifié :
1° Le dernier alinéa de l'article L. 331-22 est supprimé ;
2° L'article L. 331-25 est abrogé.

Article 3
Le code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669 du 12 juin 2009 précitée,
est ainsi modifié :
1° L'article L. 331-26 est ainsi modifié :
a) La première phrase du premier alinéa est complétée par les mots : " et l'avertissant des sanctions
encourues en application des articles L. 335-7 et L. 335-7-1 " ;
b) A la dernière phrase du deuxième alinéa, le mot : " peut " est remplacé par le mot : " doit " et les mots :
" d'envoi " sont remplacés par les mots : " de présentation " ;
2° La seconde phrase du premier alinéa de l'article L. 331-35 est complétée par les mots : " et en application
de l'article L. 335-7-1 ".

Article 4
L'article L. 331-36 du même code, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669 du 12 juin 2009 précitée,
est complété par un alinéa ainsi rédigé :
" La personne dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne est
tenue d'informer la commission de protection des droits de la date à laquelle elle a débuté la suspension ; la
commission procède à l'effacement des données à caractère personnel relatives à l'abonné dès le terme de la
période de suspension. "

Article 5
Au deuxième alinéa de l'article L. 331-37 du même code, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669 du
12 juin 2009 précitée, les mots : " et de tous les actes de procédure afférents " sont remplacés par les mots : " , de tous les actes de procédure afférents et des modalités de l'information des organismes de défense
professionnelle et des sociétés de perception et de répartition des droits des éventuelles saisines de l'autorité
judiciaire ainsi que des notifications prévues au cinquième alinéa de l'article L. 335-7 ".

Article 6
I. - Après le onzième alinéa (9o) de l'article 398-1 du code de procédure pénale, il est inséré un 10° ainsi
rédigé :
" 10° Les délits prévus aux articles L. 335-2, L. 335-3 et L. 335-4 du code de la propriété intellectuelle,
lorsqu'ils sont commis au moyen d'un service de communication au public en ligne. "

II. - Après l'article 495-6 du même code, il est inséré un article 495-6-1 ainsi rédigé :
" Art. 495-6-1. - Les délits prévus aux articles L. 335-2, L. 335-3 et L. 335-4 du code de la propriété
intellectuelle, lorsqu'ils sont commis au moyen d'un service de communication au public en ligne, peuvent
également faire l'objet de la procédure simplifiée de l'ordonnance pénale prévue par la présente section.
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel
no 2009-590 DC du 22 octobre 2009.] "

Article 7
Après l'article L. 335-6 du code de la propriété intellectuelle, il est rétabli un article L. 335-7 ainsi rédigé :
" Art. L. 335-7. - Lorsque l'infraction est commise au moyen d'un service de communication au public en
ligne, les personnes coupables des infractions prévues aux articles L. 335-2, L. 335-3 et L. 335-4 peuvent en
outre être condamnées à la peine complémentaire de suspension de l'accès à un service de communication au
public en ligne pour une durée maximale d'un an, assortie de l'interdiction de souscrire pendant la même
période un autre contrat portant sur un service de même nature auprès de tout opérateur.
" Lorsque ce service est acheté selon des offres commerciales composites incluant d'autres types de services,
tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s'appliquent pas à ces services.
" La suspension de l'accès n'affecte pas, par elle-même, le versement du prix de l'abonnement au
fournisseur du service. L'article L. 121-84 du code de la consommation n'est pas applicable au cours de la
période de suspension.
" Les frais d'une éventuelle résiliation de l'abonnement au cours de la période de suspension sont supportés
par l'abonné.
" Lorsque la décision est exécutoire, la peine complémentaire prévue au présent article est portée à la
connaissance de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet, qui la
notifie à la personne dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne
afin qu'elle mette en oeuvre, dans un délai de quinze jours au plus à compter de la notification, la suspension à
l'égard de l'abonné concerné.
" Le fait, pour la personne dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en
ligne, de ne pas mettre en oeuvre la peine de suspension qui lui a été notifiée est puni d'une amende maximale
de 5 000
€.
" Le 3° de l'article 777 du code de procédure pénale n'est pas applicable à la peine complémentaire prévue
par le présent article. "

Article 8
Après l'article L. 335-6 du même code, il est inséré un article L. 335-7-1 ainsi rédigé :
" Art. L. 335-7-1. - Pour les contraventions de la cinquième classe prévues par le présent code, lorsque le
règlement le prévoit, la peine complémentaire définie à l'article L. 335-7 peut être prononcée selon les mêmes
modalités, en cas de négligence caractérisée, à l'encontre du titulaire de l'accès à un service de communication
au public en ligne auquel la commission de protection des droits, en application de l'article L. 331-25, a
préalablement adressé, par voie d'une lettre remise contre signature ou de tout autre moyen propre à établir la
preuve de la date de présentation, une recommandation l'invitant à mettre en oeuvre un moyen de sécurisation
de son accès à internet.
" La négligence caractérisée s'apprécie sur la base des faits commis au plus tard un an après la présentation
de la recommandation mentionnée à l'alinéa précédent.
" Dans ce cas, la durée maximale de la suspension est d'un mois.
" Le fait pour la personne condamnée à la peine complémentaire prévue par le présent article de ne pas
respecter l'interdiction de souscrire un autre contrat d'abonnement à un service de communication au public en
ligne pendant la durée de la suspension est puni d'une amende d'un montant maximal de 3 750
€. "

Article 9
Après l'article L. 335-6 du même code, il est inséré un article L. 335-7-2 ainsi rédigé :
" Art. L. 335-7-2. - Pour prononcer la peine de suspension prévue aux articles L. 335-7 et L. 335-7-1 et en
déterminer la durée, la juridiction prend en compte les circonstances et la gravité de l'infraction ainsi que la
personnalité de son auteur, et notamment l'activité professionnelle ou sociale de celui-ci, ainsi que sa situation
socio-économique. La durée de la peine prononcée doit concilier la protection des droits de la propriété
intellectuelle et le respect du droit de s'exprimer et de communiquer librement, notamment depuis son
domicile. "

Article 10
Le dernier alinéa de l'article L. 336-3 du code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi
no 2009-669 du 12 juin 2009 précitée, est complété par les mots : " , sous réserve des articles L. 335-7 et
L. 335-7-1 ".

Article 11
Le premier alinéa de l'article 434-41 du code pénal est complété par les mots : " , d'interdiction de souscrire
un nouveau contrat d'abonnement à un service de communication au public en ligne résultant de la peine
complémentaire prévue en matière délictuelle par l'article L. 335-7 du code de la propriété intellectuelle ".
Article 12

I. - Le code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669 du 12 juin 2009
précitée, est ainsi modifié :
1° A l'article L. 331-17, la référence : " L. 331-26 " est remplacée par la référence : " L. 331-25 " ;
2° Aux articles L. 331-5, L. 331-6, L. 331-7, L. 331-41, L. 331-44 et L. 342-3-1, la référence : " L. 331-39 "
est remplacée par la référence : " L. 331-31 " ;
3° Aux articles L. 331-5 et L. 331-44, la référence : " L. 331-40 " est remplacée par la référence :
" L. 331-32 " ;
4° Aux articles L. 331-6, L. 331-39 et L. 342-3-1, les références : " L. 331-41 à L. 331-43 et L. 331-45 " sont
remplacées par les références : " L. 331-33 à L. 331-35 et L. 331-37 " ;
5° Les articles L. 331-26, L. 331-32, L. 331-35, L. 331-36, L. 331-37, L. 331-38, L. 331-39, L. 331-40,
L. 331-41, L. 331-42, L. 331-43, L. 331-44 et L. 331-45 deviennent respectivement les articles L. 331-25,
L. 331-26, L. 331-27, L. 331-28, L. 331-29, L. 331-30, L. 331-31, L. 331-32, L. 331-33, L. 331-34, L. 331-35,
L. 331-36 et L. 331-37.

II. - Au II de l'article 19 de la loi no 2009-669 du 12 juin 2009 précitée, la référence : " L. 331-45 " est
remplacée par la référence : " L. 331-37 ".

III. - Au second alinéa du 1 du I de l'article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l'économie numérique, la référence : " L. 331-32 " est remplacée par la référence : " L. 331-26 ".

Article 13
La présente loi est applicable sur l'ensemble du territoire de la République, à l'exception de la Polynésie
française.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.

Publié par Guillaume Champeau, le 29 Octobre 2009 à 10h37
 
 
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Commentaires à propos de «Hadopi 2 devient la loi n
° 2009-1311 du 28 octobre 2009»
 

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Tiens ? Qu'est-ce qui justifie l'article 13 ?
l'ordonnance pénale risque d'être massivement utilisée, car c'est le plus pratique pour des tribunaux bien engorgés

du point de vue procédural, la machine est bien huilée, pas de raison de s'en priver
trexmaster, le 29/10/2009 - 10:57
Tiens ? Qu'est-ce qui justifie l'article 13 ?
http://www.legifranc...6&dateTexte=vig ?
Y'a pas moyen de passer les différents codes de lois sous GIT ? Ca devient illisible leurs modifs là...
cool plus qu'a louer des serveur dédiés en Polynésie
Ca toujours été chiant ces lois qui modifient des articles de code.
L'erreur étant humaine, une erreur d'alinea, d'article a vite fait de s'y glisser et on ne prend conscience de l'ensemble qu'une fois qu'un éditeur a réédité le ou les codes modifiés et certains codes étant modifiés plusieurs fois par an, lorsqu'un code sort il est déjà périmé.
Il devrait exister une version EN LIGNE des différents codes. Ce serait bien plus simple pour tout le monde.
Mais non, il faut que cela reste une affaire de spécialiste et que le bon peuple ignore tout ...
db
AxS/Natsume, le 29/10/2009 - 11:17
Y'a pas moyen de passer les différents codes de lois sous GIT ? Ca devient illisible leurs modifs là...
Ca doit bien existé car : "près l'article L. 331-21 du code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi no 2009-669du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet, il est inséré un articleL. 331-21-1 ainsi rédigé :"Y'a donc bien qqun qui tient à jour la liste des modifs pour un code donnée afin d'éviter qu'une loi modifiant un code ne deviennent : dans l'article n modifié la loi du ?? lui-même modifié par la loi du ?? modifié par la loi du ???On va remonter à Napoléon (le Bonaparte) avec ça.db
légifrance
par contre faut googliser dessus parce que leur moteur est pourri
lol51, le 29/10/2009 - 11:24
cool plus qu'a louer des serveur dédiés en Polynésie

quand tu verras rien que le prix de la connexion tu feras marche arrière...
car il y a des raisons légales (voir le lien de Mikhail Fuhkets), mais aussi de cout car une connexion internet illimité Haut débit coûte cher et par cohérence d'une politique de droite, on part du principe que les bobos locaux sont des privilégiés, et partent du principe caricaturale, que parce qu'il sont riches, ces mêmes bobos ne téléchargent pas
"à l'exception de la Polynésie française."
Allez go :) Mana propose du 1024k/256k à 168 € par mois (19 800 francs pacifiques), volume de 30 Go/mois.
tremble petit nain ... un jour tu paiera les conséquences de tes actes malveillant ... la levée du secret défense te concerne bien , un jour elle sera levée et toi tu sera coucher sur un lit de prison pour crime de l'humanité ... combien de personnes as tu mise dans la rue , combien de personnes as tu laisser pour compte , combien de personnes se sont faite tuer de ta faute ???
tu en paiera les conséquences après ton quinquennat et tu sera juger ne t'en fait pas petit homme ..................
neozis, le 29/10/2009 - 12:26
tremble petit nain ... un jour tu paiera les conséquences de tes actes malveillant ... la levée du secret défense te concerne bien , un jour elle sera levée et toi tu sera coucher sur un lit de prison pour crime de l'humanité ... combien de personnes as tu mise dans la rue , combien de personnes as tu laisser pour compte , combien de personnes se sont faite tuer de ta faute ???
tu en paiera les conséquences après ton quinquennat et tu sera juger ne t'en fait pas petit homme ..................

+ 1 !
Haute Autorité Dictatoriale Oppressive Pétainiste Immonde !
ah, donc il suffit de prendre des IP polynésiennes ;)
tremble petit nain ... un jour tu paiera les conséquences de tes actes malveillant ... la levée du secret défense te concerne bien , un jour elle sera levée et toi tu sera coucher sur un lit de prison pour crime de l'humanité ... combien de personnes as tu mise dans la rue , combien de personnes as tu laisser pour compte , combien de personnes se sont faite tuer de ta faute ???
tu en paiera les conséquences après ton quinquennat et tu sera juger ne t'en fait pas petit homme ..................

j'aimerai bien, si seulement... mais les secrets d'état reste secret encore plus longtemps que la protection du droit d'auteur sur les disques... je ne serais peut-être plus vivant et lui non plus d'ailleurs, le jour ou l'ensemble des secrets seront ainsi révélé.
Bon, dès le second avertissement, avant que la sanction ne tombe, on a tout intérêt à changer de FAI, quitte à résilier le contrat et à réouvrir un autre à son nom ou demander à son conjoint de le faire.

Quant à l'amende de 5ème catégorie c'est direct dans la poche de l'Etat sans passer par les ayants droits. Ces derniers vont être contents...
Le vrai problème de cette loi n'est pas qu'on se fasse couper Internet pour téléchargement illégal, car seule Mme Michu se fera avoir au final (et encore quand son fils lui aura montré comment utiliser Freenet il n'y aura plus de problème), mais c'est qu'elle instaure l'idée selon laquelle on peut priver quelqu'un d'un de ses moyens de liberté d'expression sans preuve béton, et surtout qu'elle oblige presque à installer un logiciel espion conçu par l'Etat, ce qui n'est pas sans rappeler quelques idéologies fascistes.
ah, donc il suffit de prendre des IP polynésiennes ;)

Ou des IP dans d'autres pays, tout simplement ;-)

Attendons les décrets, mais j'ai bien peur que la "négligence caractérisée" soit rédigée de façon à pouvoir englober tout le monde (en gros, toute connexion à un site illégal).

Même un VPN installé sur le routeur (donc, 100% du trafic qui y passe) ne nous protège pas: Les FAI ne loguent pas l'intégralité des paquets SYN/ACK FIN/ACK des communications... Il peuvent juste dire: "Oui, cette IP était connecté au net telle heure". En ADSL, autant dire 24/24.
On peux même imaginer qu'ils ne logguent QUE les baux PPP/DHCP, ce qui pourrais provoquer une situation ou l'on serais accusé avec la box éteinte.

Et je pense pas que contester devant le juge avec l'argumentation :
"Ca ne peux pas être moi, j'étais connecté sur un VPN Coréen" ca soit une bonne défense...

Il suffit que notre IP traine quelque part, par exemple générée aléatoirement(*), et paf : Négligence.
Tenter la connexion avec la machine soupçonnée est possible, mais pourquoi le faire ? D'autant plus que très vite, les softs comme peer-guardian ou ipblock bloqueront très vite leurs IPs (vu l'usine a gaz ils ne pourront pas faire tourner ca sur des lignes ADSL)

Une autre possibilité, qui risque d'arriver assez vite, c'est probablement que la HADOPI, au lieu de s'intéresser au P2P, s'intéressera rapidement aux sites de streaming: au lieu de les faire fermer, elle demandera un "espionnage" de ces sites par les FAI (juste l'IP + adresse de la personne) Ce qui fait que toute connexion avec eux provoqueront l'envoie d'un mail, puis lettre, puis ordonnance de coupure, le tout automatisé.
C'est assez facile (et rapide) à mettre en place: Pas besoin de preuves (c'est la négligence qui est puni, pas l'acte), le but reste de faire peur, pas de gagner de l'argent dans un 1er temps. Il est tj possible de faire fermer le site ensuite, lorsque la source d'IP française se tarit.
( C'est à mon avis en particulier à ca que servira le "label" : Un site labellisé protègera ses utilisateurs de l'HADOPI, comme le soft de protection payant).
Un sorte d'extorsion, en somme, via l'appareil judiciaire.

Une fois "dans les m?urs", il sera facile d'étendre le système à tout autre type de site, par décret bien évidemment.

(Quant au "risque de surblocage" : ils n'en ont strictement RIEN à foutre. Si "megaupload.com" renvoie 150 IP, ils mette les 150 sous analyse. Comme la charge de la preuve est renversée, ils ont tout intérêt à ratisser large)

(*) C'est assez simple de générer des IP aléatoire : Les plages d'IP des FAI français sont connues, et sub-divisé en sous-réseaux pour les IP du FAI lui-même,ADSL, SDS-Entreprise, ... ensuite re-subdivisé par région.
Mais de toute façon, ca n'a pas d'importance, si un routeur se retrouve accusé de négligence caractérisé, le FAI enverra simplement la réponse "irrecevable" et chargera 8€ pour le service, comme actuellement.
tntprog, le 29/10/2009 - 14:43
seule Mme Michu se fera avoir au final (et encore quand son fils lui aura montré comment utiliser Freenet il n'y aura plus de problème)

Je doute qu'on voit beaucoup de Mme Michu sur Freenet avant un bon bout de temps. Mme Michu, elle veut accéder au sites de la halle aux vêtements et des pages jaunes, à venteprivée.com, voire à son compte mail ou à la rigueur à facebook... et le tout par google, ou par le portail de son FAI. Quand on voit ce qu'on trouve sur freenet (et avec difficulté en plus), je doute que ça convainc Mme Michu de venir...
avis a tous les français voter bien dans 2 ans surtout ne pas ré élire ce gouvernement de capitaliste car les français nous sommes devenu de veritable vache a lait STOP!!!!!!!!!!!!!!!!!! le ras le bol.

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