Certains n’ont pas lu, pas voulu lire ou n’ont pas voulu comprendre dans son intégralité l’article que nous publiions cette nuit sur Frédéric Mitterrand, Rachid et la Loppsi. A moins que ça ne soit nous qui l’ayons trop mal écrit pour qu’il soit bien compris.

Toujours est-il que certaines réactions à l’article méritent la mise au point suivante :

  • Non, nous ne disons jamais que Frédéric Mitterrand est pédophile, ni-même qu’il fait l’apologie de la pédophilie ;
  • Non, nous ne le sous-entendons même pas ;
  • Non, nous ne souhaitons pas la démission du ministre de la Culture sur ces motifs ;
  • L’interprétation que nous faisons du film Mon Copain Rachid est notre interprétation, marquée par un contexte et une époque, et ne prétend pas à l’universalité ;
  • Mais elle pourrait être celle d’une administration un peu trop zèlée qui souhaiterait éliminer toute défense de la pédophilie sur Internet, au risque d’un surblocage ;
  • L’article ne parle pas de Frédéric Mitterrand ou de Mon Copain Rachid, mais de la présomption d’innocence, pour dire qu’elle doit être respectée à l’égard de Frédéric Mitterrand et du réalisateur ;
  • Frédéric Mitterrand et Mon Copain Rachid servent uniquement d’illustration au risque de dérive de l’irrespect de la présomption d’innocence lorsque l’on s’en remet de préférence à la morale régulée par l’administration, plutôt qu’à la loi appliquée par la justice ;
  • L’article insiste sur le fait que cette présomption d’innocence est un principe fondamental de la République qui doit être respecté à l’égard de tous et en toutes circonstances, y compris dans le cadre du filtrage administratif des sites « à caractère pédophiles » prévu par la loi Loppsi ;
  • C’est bien la Loppsi qui est le sujet de l’article ;
  • La cohérence gouvernementale impose de défendre Frédéric Mitterrand et alors, à propos de la loi Loppsi, de redonner au juge seul le pouvoir de dire si un contenu ou un site est de nature pédophile ou non ;
  • Si le gouvernement ne fait pas marche arrière sur le filtrage administratif prévu par la Loppsi, alors Frédéric Mitterrand doit démissionner au nom d’une présomption de culpabilité qui deviendrait la règle en France.

Est-ce cette fois plus clair ?

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