Mitterrand : "on veut sans doute me faire payer la loi Hadopi"
Guillaume Champeau -
publié le Samedi 10 Octobre 2009 à 01h45 -
posté dans Société 2.0
![]() Le Quotidien de la Réunion a ajouté un fardeau supplémentaire sur les épaules fragilisées de Frédéric Mitterrand, en révélant qu'il avait apporté son témoignage de moralité en faveur de deux hommes suspectés puis condamnés pour viol en 2009. En réaction, le ministre de la Culture a fait part au Journal du Dimanche de son indignation, et estime qu'il paye son action à la rue de Valois. "Je suis indigné qu'on vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète: c'est dégueulasse! N'avez-vous jamais aidé quelqu'un dans votre vie? Ce que l'on me fait est honteux !", a d'abord protesté le successeur de Christine Albanel. "Je ne suis pas parano. Il ne s'agit pas de complot mais si je m'appelais Tartempion, je ne subirais pas les mêmes indignités. Depuis que je suis arrivé au ministère de la Culture, j'agis. Il y a eu notamment la loi Hadopi. On veut sans doute me le faire payer." Espérons cependant que Frédéric Mitterrand ne "paiera" pas pour des histoires de moeurs ou de soutiens amicaux plus ou moins bien venus, mais bien pour avoir défendu avec la loi Hadopi 2 un texte qui prévoit une condamnation sans audience, basée sur des preuves qui n'en sont pas, et qui crée une entorse au droit commun. Le tout au nom d'artistes que Frédéric Mitterrand tend à placer au dessus du commun des mortels. L'avis du Conseil constitutionnel est attendu dans les prochains jours. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Mitterrand : "on veut sans doute me faire payer la loi Hadopi"»
Nicobi, le 12/10/2009 - 12:30
un peu de clairvoyance ne faisant pas de mal Bah sa c'est ben vrai : Jusqu’à la lie…Chroniques, par Pierre Vial Nous n’avons pas beaucoup d’atomes crochus avec Marine Le Pen mais il faut reconnaître, objectivement, qu’elle a lancé un bien beau pavé dans la mare en se payant en direct, à la télévision, cette belle âme de Frédéric Mitterrand. Ce type, si content de lui d’habitude, donneur de leçons, arbitre des snobismes en tous genres, se retrouve aujourd’hui confronté au rappel de ce qu’il est. Ce qu’il est vraiment (ses dénégations pleurnichardes concernant ses vices sont pitoyables). Il avait volé récemment au secours de Polanski, le violeur sodomite d’adolescente. Aujourd’hui c’est Delanoë (bien sûr) qui défend Frédéric Mitterrand, tout comme d’autres membres, avoués ou non, de leur confrérie. Et Le Monde, toujours là lorsqu’il s’agit de prendre fait et cause pour les ignobles. Et surtout Sarkozy. Nous disons surtout parce qu’un président de la République est censé incarner la France. Bien entendu, cette France qu’il représente n’est pas, ne peut pas être la nôtre, car nous en avons honte. Nous la vomissons. .../... L'Edito du Psy - Sexualité et politique : ce que nous enseignent les "malheurs" de Frédéric Mitterrand. .../... Malgré les apparences, les violentes critiques adressées au nouveau Ministre de la culture ne portent pas sur ses actes, connus depuis la parution de son livre. Actes assumés par un être humain libre dans son ouvrage-thérapie « Mauvaise vie ». Elles concernent plutôt la relation de l’homme à son récit et les prétentions ambiguës qu’il revendique de ses expériences. Dans le genre des confessions intimes, Frédéric Mitterrand eut un illustre prédécesseur : avec ce même détachement, saint Augustin narre les jouissances de la cité, une « fournaise » où, explique le futur père de l’Eglise, « je courrais les places de Babylone, me vautrant en sa boue, comme en des nards et onguents précieux ». Au point, encore au soir de sa vie, d’être hanté dans son sommeil par des réminiscences nocturnes qui « suscitaient non seulement la délectation mais aussi le consentement et la réplique exacte des faits ». Entre-temps, le Tolle, lege avait transformé l’adolescent turbulent et l’adepte des « maisons » de Thagaste en digne et chaste Evêque d’Hippone. Si l’on s’en tient rigoureusement aux faits « incriminés », rien ne vient vraiment distinguer, avec mille cinq cents ans d’écart, l’homme des jardins de Milan de celui de la rue de Valois. La différence vient après : l’attribution d’un maroquin ministériel ne vaut pas encore, si l’on ose dire, la grâce d’une rédemption augustinienne. Frédéric Mitterrand a fait preuve d’une singulière ambivalence dans l’usage, voire l’exploitation, de son patronyme : il ne peut pas, d’un côté, reconnaître et « surfer » sur la charge historique de ce dernier pour se féliciter de son arrivée au ministère de la culture et sur ses expériences pour justifier d’un soutien public au cinéaste Roman Polanski, et, d’un autre, accuser la presse de s’en prendre à lui pour les mêmes raisons. La psychanalyse qui jongle depuis toujours avec les questions de tyrannie familiale le sait : un nom et son histoire pèsent lourd. Mais il s’agit d’un tout. Frédéric Mitterrand aurait dû, ensuite, se méfier de trois conséquences induites par sa nomination : en choisissant, tout d’abord, son ministre de la culture pour le nom qu’il porte, Nicolas Sarkozy pensait semer la zizanie à gauche. C’est en partie le cas. Mais sa décision place également son ministre et son gouvernement stricto sensu en porte-à-faux et jette finalement la discorde à droite. Nouvel « effet pervers » du lignage. Membre de l’équipe gouvernementale, F. Mitterrand peut par ailleurs difficilement reprocher à la presse française d’avoir amorcé une évolution -évoquer la vie privée des responsables- alors que celle-ci constitue l’une des principales ruptures élyséennes en la matière : l’affichage et la capitalisation politique de la sphère privée. Par surcroît, l’écrivain, et ancien animateur de télévision, est devenu la victime collatérale d’une stratégie présidentielle de communication fondée sur une relative dramatisation des thèmes liés à la violence et à la sexualité. Sans doute la « crise » est-elle aussi passée par là, charriant avec elle un retour à la moralité et à l’éthique, deux notions auxquelles l’esprit d’un peuple se raccroche lorsque vient à faire défaut la matérialité de certains biens. Le philosophe Jean-Jacques Rousseau le pressentait déjà : « en nous identifiant avec l’être souffrant, nous ne souffrons qu’autant que nous jugeons qu’il souffre », surtout ajoutait-il, lorsque l’autre nous transmet par la parole le récit de ses malheurs. La fabrication d’un « scandale » et la condamnation d’un « bouc émissaire » ne suivent-elles pas le même chemin ? Ouiii, bien sur...
Pierre vial, eminent membre de feu le partie de Bruno megret, défenseur de la "race blanche", c'est sur que sa parole vaut de l'or t'en a d'autres des comme ca? L'article psy sur la notion de Bouc emissaire est plus interessant. Djaron, le 10/10/2009 - 08:36
il fait parti d'un gouvernement tres controversé, on lui avait pas dit que la politique c'etait pas un milieu de bisounours ?Visiblement non mais c'est un milieu "Pedobear approved" Au lieu de nous appellez des pirates en telechargeant quelques films ou musiques sur internet et les politiciens telechargent aussi et de plus les magouilles qu'ils font pour de l'argent sales sa on le dit pas.abon entendeurs messeiurs les politiciens.
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Frédérique Miterrand n'avait-il pas indiqué avoir 2 abonnements ADSL chez lui ? ... un cas de coupure HADOPI2 .. hum ...pour téléchargement de musique ? il me vient un doute.
T23