Le Quotidien de la Réunion a ajouté un fardeau supplémentaire sur les épaules fragilisées de Frédéric Mitterrand, en révélant qu’il avait apporté son témoignage de moralité en faveur de deux hommes suspectés puis condamnés pour viol en 2009. En réaction, le ministre de la Culture a fait part au Journal du Dimanche de son indignation, et estime qu’il paye son action à la rue de Valois.

« Je suis indigné qu’on vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète : c’est dégueulasse ! N’avez-vous jamais aidé quelqu’un dans votre vie ? Ce que l’on me fait est honteux !« , a d’abord protesté le successeur de Christine Albanel. « Je ne suis pas parano. Il ne s’agit pas de complot mais si je m’appelais Tartempion, je ne subirais pas les mêmes indignités. Depuis que je suis arrivé au ministère de la Culture, j’agis. Il y a eu notamment la loi Hadopi. On veut sans doute me le faire payer.« 

Espérons cependant que Frédéric Mitterrand ne « paiera » pas pour des histoires de moeurs ou de soutiens amicaux plus ou moins bien venus, mais bien pour avoir défendu avec la loi Hadopi 2 un texte qui prévoit une condamnation sans audience, basée sur des preuves qui n’en sont pas, et qui crée une entorse au droit commun. Le tout au nom d’artistes que Frédéric Mitterrand tend à placer au dessus du commun des mortels.

L’avis du Conseil constitutionnel est attendu dans les prochains jours.

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