Le peer-to-peer n'est pas le bienvenu en Antarctique

Julien L. - publié le Mercredi 19 Août 2009 à 16h16 - posté dans Peer-to-Peer

Si le débat sur le peer-to-peer bat son plein dans toutes les régions du monde, il y a semble-t-il un endroit où les logiciels peer-to-peer sont désormais bannis : l'Antarctique. L'organisation gouvernementale américaine USAP a considéré les logiciels P2P comme des vecteurs de diffusion de virus et de tout un tas de logiciels malveillants. Mais quid des autres logiciels, comme les navigateurs web qui sont tout aussi potentiellement risqués ?

Si vous résidez à l'heure actuelle en Antarctique, il y a de grandes chances que vous soyez un employé du programme Antarctique des États-Unis (USAP - United States Antarctic Program). Si c'est le cas, vous n'avez d'ores et déjà plus le droit d'utiliser de logiciels d'échange, notamment BitTorrent, parce que ces applications sont tout simplement... dangereuses. En effet, selon l'organisation, le peer-to-peer serait le meilleur vecteur pour propager virus et autres logiciels malveillants sur les PC des individus.

Or, selon un courrier récemment envoyé à tous ses employés, l'USAP explique que les logiciels peer-to-peer sont principalement utilisés pour véhiculer des contenus piratés, donc par des personnes qui ne doivent certainement pas se prémunir contre ces risques, en utilisant par exemple un antivirus ou un pare-feu. Ainsi, même si vous êtes à l'USAP et que vous n'utilisez pas ce genre de logiciels, vous avez un risque non-négligeable de vous faire infecter à cause d'un de vos collègues. Et l'USAP a jugé bon de bannir purement et simplement ces logiciels pour éviter ce genre de désagréments :

Voici un extrait de la lettre de Dennis Gitt, directeur des technologies de l'information et de la communication :

"Il y a de nombreuses applications peer-to-peer (P2P) : BitTorrent, LimeWire, Gnutella et KaZaa pour ne citer que les plus populaires. Certains de ces logiciels sont utilisés pour télécharger du contenu légitime, d'autres non. Aucun d'entre eux n'est autorisé sur le réseau informatique de l'USAP pour des raisons de bande-passante et de sécurité. Les applications P2P ont la capacité d'utiliser les connexions Internet et peuvent par inadvertance ramener des logiciels malveillants sur le réseau".

Bien que les employés de l'USAP sont dans une situation où ils sont dépendants de la bande-passante fournir par les satellites, il serait sans doute plus efficace de fournir des guides de sécurité et de former les employés pour se prémunir contre ces risques, plutôt que de choisir l'option du bannissement pur et simple d'une certaine catégorie de logiciels. Ou alors, il faut également interdire les navigateurs web, car la simple navigation web ou la consultation de la messagerie permet d'être infectée.

C'est les utilisateurs de Skype qui vont être contents de ne plus pouvoir rester en contact avec leurs familles.

Publié par Julien L., le 19 Août 2009 à 16h16
 
 
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Commentaires à propos de «Le peer-to-peer n'est pas le bienvenu en Antarctique»
 

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Les pauvres... hiver austral + P2P banni...
Dans l'ordre des arguments la bande passante est le premier, et c'est aussi largement le plus compréhensible.

Pour moi, ces histoire de bande passante ne tiennent pas : ce qui coute cher dans un réseau, c'est la mise ne place matérielle.

Lancer des satellites dans l'espace, creuser des tranchée pour passer des fibres, ça ça coute la peau des des fesse.

Il y a d'ailleurs de nombreux protocoles de niveau 2 qui font du padding (cad envoyer du rien quand il n'y a rien a envoyer, car ils sont fait pour fonctionner a BP constante).

Bref, la BP c'est aps ce qui coute de l'argent, c'est ce que se facturent entre eux les FAI. Et ça, ça fait une différence.

Et pour gérer les goulots d'étranglements la QoS est la pour ça.

Bref, techniquement, il n'y a aucune raisons techniques pour que le rab de BP ne soit pas utilisé pour le p2p.
Pour info, l'antarctique n'appartient pas aux Etats Unis, ni à personne et il n'y a donc pas de lois autres que les traités internationaux régissant sont statut.

En France c'est l'Institut Polaire Français (IPEV) qui gère les moyens techniques déployés en Terre Adélie (la partie "revendiquée" par la France). Et le réseau est indépendant de celui de l'USAP (on passe par un VPN par satellite qui arrive à Brest).
Cependant d'après la carte du reseau Tor il y en a qui utilisent le reseau Tor.
laskov, le 19/08/2009 - 16:26
n'importe quoi bon c'est vrai que l'ont peut ce prendre des virus mais un navigateur web suffit et meme pire encore a une époque il suffisait de laisser l'ordi 20 minute sans rien faire sur le net (faille lsals de windows)
Toujours maintenant. :p

Les sacs d'IP existent, et si il y a une faille (OS/logiciel/paramètres user), bam, sans rien faire sur le net, tu es infecté.

It
Sortir de chez soi aussi c'est dangereux. Faut plus ! Vivre est dangereux, faut pas.

Dans l'Antarctique, y a The Thing comme dans le film, une espèce de Chose, d'Alien baveux qui tue les explorateurs.
Soit ils ont vu trop de films, soit la parano ça se soigne ?
C'est pas en Antarctique, c'est dans dans la mission américaine, que c'est interditâ€

Et comme ça a été dit, ils auraient mieux fait d'interdire Windows, ils auraient eu pour résultat pas de virus, et la possibilité de télécharger comme des gorets !
quoi qu'en disent certains, la bande passante est très chère, en particulier satellite. il parait donc logique que le propriétaire d'un réseau privé établisse des règles afin de limiter les coûts.
il n'y a rien de surprenant là dedans, car je suis bien sûr que dans vos entreprises, si vous êtes sur un poste connecté à internet, il vous est interdit d'utiliser des logiciels P2P, et pourtant votre connexion n'est pas satellite.
après, je suis bien conscient que l'argument sécuritaire est un peu léger...

pour résumer, l'exploitant d'un raiseau privé établit des rêgles d'utilisation internes, c'est son droit le plus absolu non? cette news n'a donc pas lieu d'être. en plus, je vois pas bien ce que vient faire la dernière phrase sur skype, hormis ajouter un peu de mauvaise fois.
zorro3364: oui mais non, on ne devrait pas parler de connexion internet alors. Plutôt de connexion web.

(j'imagine bien le piège à cons: "votre accès web pour 9,90 € par mois seulement !")
zorro3364, le 19/08/2009 - 19:25
quoi qu'en disent certains, la bande passante est très chère, en particulier satellite. il parait donc logique que le propriétaire d'un réseau privé établisse des règles afin de limiter les coûts.

Tatata, la BP est chère parce que c'est ce qu'on choisis de se facturer les opérateur. Ce qui est vraiment cher, c'est d'envoyer le satellite la haut. Une fois qu'il y est, il est capable de gérer un certain débit, et qu'il fonctionne à 10% ou 100% ne change pas les couts.

La ou la BP est chère, c'est quand il est nécessaire de renvoyer un autre satellite. Pour le reste, c'est que des astuce de commerciaux, c'est leur problème, pas le miens ni celui d'aucun utilisateur.

On peut très bien, et ce sans surcout réel (après, les commerciaux peuvent toujours s'amuser) faire de la QoS afin de mettre le flux p2p comme non prioritaire. Ainsi, ce flux sera celui qui est pénalisé en cas de saturation de la BP, et les autres usages fonctionneront bien.

zorro3364, le 19/08/2009 - 19:25
il n'y a rien de surprenant là dedans, car je suis bien sûr que dans vos entreprises, si vous êtes sur un poste connecté à internet, il vous est interdit d'utiliser des logiciels P2P, et pourtant votre connexion n'est pas satellite.
après, je suis bien conscient que l'argument sécuritaire est un peu léger...

pour résumer, l'exploitant d'un réseau privé établit des règles d'utilisation internes, c'est son droit le plus absolu non? cette news n'a donc pas lieu d'être. en plus, je vois pas bien ce que vient faire la dernière phrase sur skype, hormis ajouter un peu de mauvaise fois.

Alors la, je ne suis pas d'accord non plus. Non, ce n'est pas un travail comme n'importe lequel : tu es coincé sur un gros caillou glacé, et quand tu as fini ton taff, tu ne rentres pas chez toi. bref, ton internet pro est aussi ton internet personnel, ce qui n'est aps le cas dans une entreprise classique.

Pour ce qui est de skype, il utilise un protocole p2p (sinon, imagine les couts d'exploitation !).


Tatata, la BP est chère parce que c'est ce qu'on choisis de se facturer les opérateur. Ce qui est vraiment cher, c'est d'envoyer le satellite la haut. Une fois qu'il y est, il est capable de gérer un certain débit, et qu'il fonctionne à 10% ou 100% ne change pas les couts.



La ou la BP est chère, c'est quand il est nécessaire de renvoyer un autre satellite. Pour le reste, c'est que des astuce de commerciaux, c'est leur problème, pas le miens ni celui d'aucun utilisateur.


Oué, tu restes bloqué sur ta QoS, mais bon, sur une orbite polaire pour avoir internet en permanence il faut au moins 6 ou 8 satellites, pour moins de 1500 personnes (population totale en Antarctique) ça fait un peu cher, QoS ou pas, Linux ou pas...

Pour info, Les missions Françaises n'ont Internet que quelques heures par jour, même les échanges par mails se font par tranches horaire vu le fait qu'il est impossible d'avoir du géostationnaire au dessus des pôles et même la quantité de données qui peux être échangée par mail est extrêmement limitée.
Je sais très bien tout ça.

Mais je maintiens : ce qui coute de l'argent, c'est d'envoyer les satellites. Un fois le machin en l'air, il peut fournir un certain débit (je vais dire ici 1M/s mais c'est pour faire un chiffre rond, pas réaliste).

Si jamais les utilisateur n'envoient que 100Ko/s, les couts réels de l'installation sont sensiblement les mêmes que s'ils envoient 1M/s, puisque dans els deux cas il faudra envoyer la même batterie de satellites.

Ce qui va couter cher, c'est si jamais on veux fournir plus de 1M, car dans ce cas, il faudra envoyer de nouveau satellites.

Ce 1M va être partagé entre les utilisateurs. Pour leur surf personnel et pour le travail. Il est clair que le p2p n'est pas une activité prioritaire, mais si a un instant t, seulement 100ko/s est utilisé, je ne vois pas pourquoi les 900ko/s non utilisés, qui ne coutent donc rien de plus au moins techniquement, ne pourrait pas être utilisés pour du p2p.

Ce qui est important ici, c'est qu'on travaille en débit très restreint, du fait du cout de l'infrastructure. Il convient donc de prioriser les flux, via de la QoS. Ainsi, les application prioritaires auront leur débit garantis, et le p2p, ce qui reste. Rien s'il n'y a plus de débit disponible, 900Ko/s si seulement 100ko/s sont utilisés.

On résout ici notre problème de débit de manière intelligente, sans priver l'utilisateur d'un service. Il sera seulement limité dans l'usage de ce service aux ressource qui ne sont vacantes.
Hm au passage, Skype est interdit sur Renater (le réseau de l'enseignement supérieur et de la recherche), en France, pour des raisons de sécurité.

L'USAP étant un organisme de recherche, il n'est pas étonnant qu'ils prennent des décisions similaires... d'autant plus que la bande passante doit coûter plutôt cher, là-bas !

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