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SARD : la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)

Guillaume Champeau - publié le Lundi 07 Septembre 2009 à 15h40 - posté dans Société 2.0

Incapables de se faire une place dans les sociétés de gestion collective traditionnelles comme la Sacem ou la SACD qui leur ferment les portes, les auteurs et éditeurs membres du collectif Libre Accès annoncent la création prochaine de leur propre structure. Il s'agira d'une SARD, une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons, qui s'appuiera sur les idées de Richard Stallman pour financer la création sur Internet par des dons obligatoirement versés par les internautes.

(CC, Richard Stallman, par Chrys)

Mise à jour 3 : Les députés Patrick Bloche (PS) et Martine Billard (Parti de Gauche) ont tous les deux confirmé leurs présences pour entendre les propositions formulées par le collectif fondateur de la SARD et en discuter.

Mise à jour 2 : Richard Stallman a souhaité nous communiquer la précision suivante :

"Je remercie l'appui de l'article pour les SARD et le mécénat global, mais je me sens obligé de vous dire que c'était Francis Muguet qui a inventé les deux conceptes. J'ai participé aussi dans la conception du mécénat global: mon apport était les idées que j'avais proposé pour la premiere fois en 1992, et qui se trouve toujours dans http://www.gnu.org/philosophy/dat.fr.html. Nous avons incorporé ces idées sur la nouvelle base qu'il a inventé.

Le mécénat global actuel est donc un mélange de mes idées avec celles de Francis Muguet, mais c'est lui qui a lancé l'initiative, et qui a fourni la structure juridique."

Mise à jour 1 : l'auteur du concept du Mécénat Global nous a apporté de précieuses précisions sur la nature exacte de la SARD, beaucoup plus pragmatique qu'il n'y paraissait au premier abord.

---

Le coup d'envoi sera donné officiellement le 8 septembre prochain, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris. Les membres du collectif Libre Accès, qui défend les auteurs et éditeurs d'oeuvres sous licences libres et ouvertes en France, ont lancé lundi leur "appel à l'assemblée constituante d'une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons".

"Une S.A.R.D. est une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons qui permet de financer la création sur internet. Par les dons plus que par le droit d'auteur, par l'appréciation plus que par la consommation", explique l'appel.

"Il s'agit de mettre en place un mécanisme simple de répartition de dons faits par les internautes pour les oeuvres de leur choix. Il ne s'agit pas d'une nouvelle taxe, mais d'une nouvelle façon de concevoir le rapport entre les auteurs et le public. Un rapport basé sur l'entente et non sur le conflit."

L'idée, un peu folle, concrétise le concept de "Mécénat Global" dégagé par Richard Stallman, l'inventeur des licences GNU. En principe, les internautes verseraient de manière obligatoire par l'intermédiaire de leur FAI une somme collectée par la SARD, qui serait ensuite répartie selon des clés déterminées non pas par sondage et par volume de consommation, mais par appréciation des oeuvres par les internautes. Ces derniers auraient en effet la charge de voter pour les oeuvres qui méritent selon eux rémunération, à charge pour les auteurs et les éditeurs de fournir l'identifiant de l'oeuvre. Les sociétés de gestion collective auraient l'obligation d'autoriser la diffusion à titre non commercial de copies des oeuvres qu'elles gèrent, et de mettre en oeuvre le Mécénat Global. Seuls les auteurs qui refusent toute rémunération collective seraient exclus du système.

Selon Richard Stallman, qui sera présent le 8 septembre à Paris, le Mécénat Global a par rapport à la licence globale l'avantage de ne pas être intrusif puisqu'il ne nécessite pas de surveillance des réseaux ni de DRM, et de ne pas écarter les "auteurs émergents" d'ordinaire noyés dans les statistiques des grandes sociétés de gestion qui répartissent par sondage. "Par conséquent, c'est extrêmement positif en terme de développement artistique et culturel, et de soutien à la création, tant nationale qu'internationale, dans le respect de la diversité culturelle de la France", assure-t-il.

"Au niveau philosophique, on dé-commercialise l'art, tout en permettant la rémunération des artistes, c'est un retour aux sources, après une industrialisation et exploitation excessive de la première révolution industrielle (...) Le Mécénat Global constitue un pas vers une société de l'appréciation, qui permet une juste et équitable rémunération, tout en préservant la liberté, l'individualité et la diversité culturelle".

Reste à voir comment, concrètement, convaincre les politiques, les FAI, les internautes, les artistes et les sociétés de gestion collective traditionnelle de s'unir autour d'un tel projet très éloigné des conceptions habituelles du droit d'auteur. Le projet semble davantage destiné à freiner les ambitions de taxe sans contrepartie affichées par la SACEM en provoquant un débat sur l'utilisation des sommes collectées qu'à trouver une traduction concrète immédiate.

Mais pour apporter de premières réponses à ces questions, l'assemblée constituante de la SARD aura lieu à partir de 16 heures à la mairie du 3ème arrondissement de Paris le 8 septembre prochain, et sera suivie d'une conférence à partir de 19 heures. Des députés y participeront, accompagnés de Richard Stallman, Bernard Stiegler, Antoine Moreau (créateur de la licence Art Libre), et des membres du collectif Libre Accès. Plus d'infos sur cette page.

Publié par Guillaume Champeau, le 7 Septembre 2009 à 15h40
 
 
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Commentaires à propos de «SARD : la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)»
 

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Tiens, ça me rappelle ça (novembre 2005) : http://forum.framaso...&st=0&sk=t&sd=a
Comme quoi c'était dans l'air, il ne manquait plus qu'à le concrétiser.
Je trouve cette idée de SARD assez dérangeante pour ma part. Cela part du postulat que le grand public est un véritable amateur de culture, prêt à faire l'effort de comprendre de s'imprégner de l'?uvre. Cela part d'un bon sentiments mais les membres de Libre Accès ont tendance à être un peu trop bisounours à mon goût.
En Musique, comme en cinéma ou en littérature, il y a des "recettes" pour faire une ?uvre qui marche (prenons exemple sur les "Tubes de l'été" ou les "Blockbuster"). Par contre les oeuvres plus difficilement accessibles et néanmoins tout autant voire beaucoup plus appréciables demande plus de participation de l'intellect du public. Ces ?uvres demandent souvent plus de travail que les ?uvres facile. Pourquoi donc la répartition irait dans le sens de l'?uvre qui à le plus buzzées ? Puisque c'est de ça qu'il s'agit de buzz. Pourquoi l'argent qu'il me serait prélevé irait majoritairement pour une ?uvres culturellement pauvre ayant buzzée et non pas pour telle ou telle ?uvres que je respecte ?
Il faut à mon avis prendre une perspective totalement différente pour aider au financement de la création. Des campagnes de dons pour financer un album par exemple à l'instar de ce que propose déjà MyMajorCompagny. Cela permet d'impliquer directement le public dans le processus créatif, crée une communauté autour d'un artiste avec un meilleur échange, ce n'est pas intrusif, et cela permet de réellement financer les artistes que l'on apprécie (?uvre kikoololisante pour certains, ?uvres plus mûres et réfléchies pour d'autres).
Pour finir je ne suis pas certains que cette SARD aille plus loin que l'effet d'annonce comme l'a déjà été le Collectif SOLO (Syndicat pour les 'uvres sous Licences Ouvertes), projet également initié par LibreAccès qui me déçoivent malheureusement de plus en plus
Citation
>>>"Et alors ? Tu proposes quoi ? Que la plèbe soit éradiquée ?"

Ce que je propose, ce n'est sûrement pas des solutions à base de licence globale. Ce serait la pire chose qui pourrait arriver à la culture.
Bon, on sait au moins ce qu'enter ne propose pas, il y a un début de quelque chose. J'ose espérer que sa proposition ne sera pas d'éradiquer le piratage, non pas parce que c'est mauvais pour la culture (parce que ça reste à démontrer et que des études indépendantes indiquent que ce n'est pas vrai), mais tout simplement parce que c'est probablement plus difficile à réaliser qu'un voyage sur Vénus.
>>>"non pas parce que c'est mauvais pour la culture (parce que ça reste à démontrer et que des études indépendantes indiquent que ce n'est pas vrai),"

C'est quoi tes études indépendantes ? Celle qui vont dans le sens de tes préjugés ?
Parce que bien sûr, les études qui démontrent le contraire de ce que tu penses ne sont pas indépendantes.

Tu veux savoir ce que je propose ?

Un truc tout con : que chacun paye pour ce qu'il a envie de consommer que ce soit pour de la bouffe ou pour de la culture.

C'est une idée stupide, non ?

Que celui qui veut écouter de la musique paye pour cela.
Que celui qui veut lire des bouquins paye pour cela.
Que celui qui veut voir des films paye pour cela.
Que celui qui n'a rien à foutre de tout ça ne paye pas.

Mais que celui qui veut écouter de la musique ne paye pas pour celui qui veut lire des bouquins.

Parce que ce que l'on lit actuellement, c'est surtout du "payez pour moi, mais ne me demandez pas de payer pour vous".

Etrange, non ?

Et sinon, tu veux que je répète : les majors et les pirates sont des alliés objectifs pour foutre en l'air la culture. Pour des raisons finalement semblables, ils mettent tout en oeuvre pour ne pas payer les artistes.
>>>"non pas parce que c'est mauvais pour la culture (parce que ça reste à démontrer et que des études indépendantes indiquent que ce n'est pas vrai),"
C'est quoi tes études indépendantes ? Celle qui vont dans le sens de tes préjugés ?
Parce que bien sûr, les études qui démontrent le contraire de ce que tu penses ne sont pas indépendantes.

Tu veux savoir ce que je propose ?

Un truc tout con : que chacun paye pour ce qu'il a envie de consommer que ce soit pour de la bouffe ou pour de la culture.

C'est une idée stupide, non ?

Que celui qui veut écouter de la musique paye pour cela.
Que celui qui veut lire des bouquins paye pour cela.
Que celui qui veut voir des films paye pour cela.
Que celui qui n'a rien à foutre de tout ça ne paye pas.

Mais que celui qui veut écouter de la musique ne paye pas pour celui qui veut lire des bouquins.

Parce que ce que l'on lit actuellement, c'est surtout du "payez pour moi, mais ne me demandez pas de payer pour vous".

Etrange, non ?

Et sinon, tu veux que je répète : les majors et les pirates sont des alliés objectifs pour foutre en l'air la culture. Pour des raisons finalement semblables, ils mettent tout en oeuvre pour ne pas payer les artistes.

Je remarque plusieurs choses:
-le fait que des études qualifiées "d'indépendantes" ne signifie pas que d'autres études indépendantes ne concluent pas le contraire. Mais le moins qu'on puisse dire si on est honnête intellectuellement, c'est que rien ne prouve que c'est mauvais pour la culture. Surtout qu'il n'y a aucun arguments logiques le démontrant, ou en tout cas, tu n'en as fourni aucun (les seuls fournis sont soit faux ("mon argent va aller dans la poche des artistes populaires et ça va donc rabaisser le niveau de la culture") soit déjà applicables au système actuel ("les oeuvres populaires sont celles qui rapportent le plus") )
(-concernant l'indépendance des études: Je comprend qu'on puisse douter de celles qui montrent que le piratage est mauvais pour la culture, vu que le piratage remet en question le fonctionnement de grand groupe financier (ce qui ne veut pas dire qu'elles sont fausses). Par contre, je ne comprend pas trop comment des études faites par des universitaires et dont les conclusions sont moins négative sur le piratage pourraient ne pas être indépendantes. Quelles seraient leur motivation ? Etre les heros de 2-3 barbus accro au download ? àa vaut vraiment le coup de risquer sa carrière pour ça, dis donc. Une étude qui a tout à perdre en présentant une conclusion faussée est sans doute un bon indice qu'elle ne l'est pas)
-il existe des tas de propositions qui font avancer les choses. Tu n'en as fourni aucune. Je pense que tu souhaites rester au statu quo, ce qui est une très mauvaise idée pour la culture: pragmatiquement parce que le piratage sera tjrs plus rentable que l'achat, théoriquement parce que le système économique est incohérent.
-on consomme de la nourriture: une fois digèrée, celle-ci est perdue et personne d'autre ne peut la manger (cf.la définition et l'étymologie du mot 'consommer'). On ne consomme pas de la musique, une chanson écoutée reste intacte et peut être écoutée par des milliers d'autres. Cette différence saute au yeux: on ne sait pas pirater de la nourriture ! Comment veux-tu résoudre un problème si tu utilises un modèle dans lequel le problème n'existe pas et n'a aucune explication ?
-il n'est pas question de payer "pour moi" dans la solution proposée, vu que tu peux choisir où va l'argent. En réalité, c'est "payer pour les artistes que vous pensez mériter un soutien même si vous n'écoutez pas" (ce qui contredit ta dernière phrase). Assez étrange de voir qu'on s'oppose à un subside culturel en disant "c'est mauvais pour la culture". Je pense plutot que tu as tout simplement pas envie de payer, et que tes considérations pour la culture ne sont que des excuses.
-finalement, je remarque également que tu n'as jamais répondu aux points qui font défaut dans ton raisonnement (prq cela nuirait à la culture, comment rendre le système économique cohérent, prq une taxe pour financer la création est-elle inadmissible alors qu'il existe des tas d'autres taxes/impots/... qui viennent de ta poche et qui financent des choses que ne te seront jamais utiles, ...)
-je pense avoir fait le tour de la question, et les points sur lesquels nous sommes en désaccord commencent à se répéter. Personnellement, je n'ai rien trouvé dans ton raisonnement qui contre-argumente sérieusement mon opinion (car j'y ai à chaque fois répondu), tandis que tu n'as pas répondu aux points qui me semblaient faire défaut dans ton raisonnement. En final, tu m'as plutot conforté dans mon idée.
>>>"Je pense plutot que tu as tout simplement pas envie de payer"

ca c'est une conclusion complètement erronée de ta part : parce que, désolé, je paye.

Mais je paye pour ce qui me plaît, pas pour ce qui est "choisi" par les autres.

>>>"prq une taxe pour financer la création est-elle inadmissible alors qu'il existe des tas d'autres taxes/impots/."

Est-ce que tu vois la différence entre un impôt qui va permettre de planter des lampadaires, utiles à tout le monde, et une taxe destinée à financer quelques artistes ?

Est-ce que tu penses qu'il est normal que les artistes deviennent des fonctionnaires, c'est-à-dire des gens payés par l'argent public ?

Désolé, je ne pense pas que ce soit à l'Etat (ou à une structure directement dirigée par l'Etat) de choisir ce que veulent écouter les gens avec un système de collecte de taxe et de redistribution selon des critères encore à définir.

Qu'il y ait d'autres taxes, j'en conviens. Mais ce n'est pas une raison pour en rajouter une autre, surtout dans le domaine culturel qui est tellement subjectif.
Parce que si tu comptes sur l'avis du public, alors tu as trouvé le meilleur moyen pour financer encore plus les majors, experts dans la fabrication (et pas création) de musique destinée à une large audience.

Personnellement, je serais plus tenté par l'artiste qui demande au public de financer sa création.
une idée pas trop mal en soit, mais le mec qui n'écoute aucune musique et qui ne regarde jamais de film ? vous en fait quoi ? et cette taxe elle sert pour la musique ok, mais on doit rajouter la même pour les livre minimum, après une plus grosse pour les film, pour les jeux vidéo et pour les séries (et oui il y a plus de personne travaillant dans ces catégories) donc admettons 3€ pour la musique, autant pour les livres, 5€ pour le reste donc on tomberais a 2x3+3x5 pour un total de 21€ + les 30€ d'un abonnement internet maintenant qui veux payer 51€ par moi sont internet ? surement pas le père de famille qui travaille dur et qui a le budget serrer a 10€ près.Méthode encore a nouveau mal vu, mal étudier et tout ce qu'on en veux.il n'y a pas a dire y a du bon et du moins bon déjà rien que sur le prix, après on peut parler aussi des votes.Si les gens en masse vote, bah la culture baissera de qualité la musique les gens préfère star ac and co, pour les film quasi personne dans le grand publique apprécierais du audiart and co et en livre c'est pareil on rémunèreras Voici et compagnie mais pas les romans ou autre livre fort plus intéressant.Super votre méthode les gars, grâce a votre méthode on va se retrouver a écouter star ac, lire voici et jouer sur son iphone en payant le double de sa facture internet.Franchement magnifique c'est le monde don je rêvais...
Désolé, je ne marche pas.
Déjà le principe d'obligation pour l'internaute de payer encore un nouveau truc alors qu'en face il n'y a aucune obligation, ce n'est effectivement pas une taxe, c'est du raquet !
En plus, celui qui n'écoute pas n'a pas a payer.
Soit tout le monde se met d'accord pour TOUT, soit on ne fait rien du tout, faut arrêter de nous prendre pour des cons et vouloir à tout prix sauver les macros de l'industrie du disque !
Oui à la rémunération des artistes, mais certainement pas de cette manière !
je ne crois pas une seconde a ce systeme.
Nous étions sans solution. Nos images avaient bien été répertoriées dans les photothèques en vogue, nos manuscrits dormaient depuis lulure sur les étagères de plusieurs éditeurs qui avaient promis, des maisons de disques avaient accueilli nos maquettes avec gourmandise, et les maisons de production travaillaient ferme à convaincre la télé et le Cnc que, ce projet-làâ€
Nous étions sceptiques, pessimistes, résignés. Réaliser un projet sur cent était une bonne jauge, accepter une pige institutionnelle en attendant allait déjà permettre de payer le loyer, voire de voir Venise si la ficelle était assez grosse.
Le Mur est tombé, une nuit, et coïncidemment l'internet est arrivé.
Nous y avons cru dès le premier jour, il y a 20 ans. Cet outil-là portait en germe une revanche phénoménale, merci Hegel, merci Marx. Si les petits cochons ne le mangent pasâ€
Il y a eu miracle : les petits cochons ne savent pas manger de ce pain-là.
L'internet est resté libre et gratuit, presque partout.
Et tout a évolué.
L'internet a grandi : il parle, écrit, lit, chante et projette en veux-tu en voilà.
Nous sommes la première génération d'auteurs-diffuseurs. Nous jouissons d'une liberté inouïe dans l'Histoire. Nos photos, nos textes, nos musiques et nos chansons, nos films existent, ont été conçus sans avoir à en demander l'autorisation à quiconque, nos créations sont lues, vues et entendues dans le monde entier, par des lecteurs-auditeurs-spectateurs dont le nombre et la qualité bouleversent définitivement les schémas en place.
Nous sommes devenus optimistes, responsables et regardants sur la citoyenneté et l'environnement.
Mais.
Il y a un hic, tout petit.
Zéro tune.
Nos vieux états continuent de financer le cinéma et la télévision, d'en protéger les acquis les plus obsolètes, et restent sourds à nos expressions.
Il faut que ça change. La plate-forme Internet Public Création, entre autres, dessine des modèles viables de prise en compte de ces nouvelles formes, et de leur financement honnête.
Mais il nous revient aussi d'inventer nos ressources, au moins en partie.
Puisque que tout est à ré-inventer, nous faisons un pari.
Comme ce nouveau pan du commerce mondial, le spectateur peut, doit et va devenir "équitable".
L'a-t-on assez entendu : la scène redevient le centre du métier de la musique. Fort bien. Saltimbanques, nous allons passer le chapeau. Avec fierté.
Spectateurs (nous le fûmes, nous le sommes, nous le serons) nous vous invitons à financer votre plaisir et notre travail. Et vice-versa.
10 centimes. 1 euro. 5 euros les grands engouements, faites des gestes ! Ces gestes-là, aussiâ€
Les jours où vous ne pouvez pas, les jours où vous aimez moins, bienvenue quand mêmeâ€
Vous appréciez notre indépendance, défendez-là !
C'est le monde de demain matin qui se dessine, soyez-en les acteurs !
Contribuez aux avancées de la La plate-forme Internet Public Création, rejoignez le Collectif des Auteurs-diffuseurs !
Charly Dupuis
http://trucadire.com
Nous étions sans solution. Nos images avaient bien été répertoriées dans les photothèques en vogue, nos manuscrits dormaient depuis lulure sur les étagères de plusieurs éditeurs qui avaient promis, des maisons de disques avaient accueilli nos maquettes avec gourmandise, et les maisons de production travaillaient ferme à convaincre la télé et le Cnc que, ce projet-làâ€
Nous étions sceptiques, pessimistes, résignés. Réaliser un projet sur cent était une bonne jauge, accepter une pige institutionnelle en attendant allait déjà permettre de payer le loyer, voire de voir Venise si la ficelle était assez grosse.
Le Mur est tombé, une nuit, et coïncidemment l'internet est arrivé.
Nous y avons cru dès le premier jour, il y a 20 ans. Cet outil-là portait en germe une revanche phénoménale, merci Hegel, merci Marx. Si les petits cochons ne le mangent pasâ€
Il y a eu miracle : les petits cochons ne savent pas manger de ce pain-là.
L'internet est resté libre et gratuit, presque partout.
Et tout a évolué.
L'internet a grandi : il parle, écrit, lit, chante et projette en veux-tu en voilà.
Nous sommes la première génération d'auteurs-diffuseurs. Nous jouissons d'une liberté inouïe dans l'Histoire. Nos photos, nos textes, nos musiques et nos chansons, nos films existent, ont été conçus sans avoir à en demander l'autorisation à quiconque, nos créations sont lues, vues et entendues dans le monde entier, par des lecteurs-auditeurs-spectateurs dont le nombre et la qualité bouleversent définitivement les schémas en place.
Nous sommes devenus optimistes, responsables et regardants sur la citoyenneté et l'environnement.
Mais.
Il y a un hic, tout petit.
Zéro tune.
Nos vieux états continuent de financer le cinéma et la télévision, d'en protéger les acquis les plus obsolètes, et restent sourds à nos expressions.
Il faut que ça change. La plate-forme Internet Public Création, entre autres, dessine des modèles viables de prise en compte de ces nouvelles formes, et de leur financement honnête.
Mais il nous revient aussi d'inventer nos ressources, au moins en partie.
Puisque que tout est à ré-inventer, nous faisons un pari.
Comme ce nouveau pan du commerce mondial, le spectateur peut, doit et va devenir "équitable".
L'a-t-on assez entendu : la scène redevient le centre du métier de la musique. Fort bien. Saltimbanques, nous allons passer le chapeau. Avec fierté.
Spectateurs (nous le fûmes, nous le sommes, nous le serons) nous vous invitons à financer votre plaisir et notre travail. Et vice-versa.
10 centimes. 1 euro. 5 euros les grands engouements, faites des gestes ! Ces gestes-là, aussiâ€
Les jours où vous ne pouvez pas, les jours où vous aimez moins, bienvenue quand mêmeâ€
Vous appréciez notre indépendance, défendez-là !
C'est le monde de demain matin qui se dessine, soyez-en les acteurs !
Contribuez aux avancées de la La plate-forme Internet Public Création, rejoignez le Collectif des Auteurs-diffuseurs !
Charly Dupuis
http://trucadire.com
On nous propose *enfin* un modèle potable pour rémunérer et encourager un modèle libre, et devinez qui râle en premier ? Non non, pas Albanel & Co., mais... les internautes.



J'adore.
Ben à partir du moment ou les gens payent, ils veulent une vrai contrepartie. Payer pour payer n'est pas une solution et revient à une taxe pour ne pas dire à un simple raquet d'autant plus que la il s'agit d'une contribution obligatoire des internautes et d'une contribution optionnelle des autres...
Mais c'est absolument pas une contrepartie.

on demande aux internaute de juger ce qui est bon: ca existe deja, ca s'appelle la starac.

Non
Pour etre vrai Mecene faut etre un visionnaire.
le public (la masse) ne l'est pas.
il y a une petite erreur, "Richard Stallman, l'inventeur des licences GNU"

GNU ne sont pas des licences mais le projet d'un OS libre GNU (acronyme de Gnu Is Not Unix). Stallman est l'inventeur des licences libres tel que la GPL l'AGPL etc...
il y a une grave erreur dans le premier paragraphe de cet article, il s'agit bien de dons volontaires, la SARD est basée sur le volontariat à tous les étages. voir http://www.sard-info.org

valentin lacambre
Quand tu prélèves de l'argent à la source, t'as beau dire que c'est pas une taxe...

Pas question pour moi de payer une telle chose si ça sortait. Je me moque qu'ils s'arrangent avec mon FAI pour ponctionner un pourcentage de ce que je paye bi-mensuellement pour ma connexion (triple-play), mais si ça devait être en sus de l'abonnement...

Ces gens-là n'étant pas responsables (propriétaire) des oeuvres culturelles que je consomme ou pille, je ne peux pas adhérer. Je me vois mal payer quelque chose dont je ne suis pas client.

Bah tu payes bien des impôts qui servent à financer des avions de combat dans lesquels tu ne monteras jamais :)
pourquoi les auteurs et les artistes sont ils les seules catégories de "travailleurs" à être imposé de ne vivre que de dons ?
pourquoi pas l'ouvrier lambda, un cadre lambda, un chef d'entreprise etc...
pourquoi ce sont les seuls qu'on autorise sans honte pas venir piller leurs oeuvres ou leur "travail" ?

est ce que le travail des autres catégorie des gens est tout aussi gratuit ?


ouais je sais, je connais la sortie !
les artistes qui font la manche ... vive les avancées proposées par internet ... -(
fcna2005, le 08/09/2009 - 15:13
les artistes qui font la manche ... vive les avancées proposées par internet ... -(
Il la fond déjà avec le système actuel.

@CTNMUSIC : Fait de la musique industrielle en 3x8, on en reparle.
Zergy, le 08/09/2009 - 15:30
fcna2005, le 08/09/2009 - 15:13
les artistes qui font la manche ... vive les avancées proposées par internet ... -(
Il la fond déjà avec le système actuel.

@CTNMUSIC : Fait de la musique industrielle en 3x8, on en reparle.

fais déjà d'abord de la musique tout court, on en reparle...
j'aime bien discuter avec les gens d'une telle condescendance, borné et qui pense déjà avoir complétement raison avec des préjugés à deux balles.

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