SARD : la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 07 Septembre 2009 à 15h40 -
posté dans Société 2.0
![]() Incapables de se faire une place dans les sociétés de gestion collective traditionnelles comme la Sacem ou la SACD qui leur ferment les portes, les auteurs et éditeurs membres du collectif Libre Accès annoncent la création prochaine de leur propre structure. Il s'agira d'une SARD, une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons, qui s'appuiera sur les idées de Richard Stallman pour financer la création sur Internet par des dons obligatoirement versés par les internautes.
Mise à jour 3 : Les députés Patrick Bloche (PS) et Martine Billard (Parti de Gauche) ont tous les deux confirmé leurs présences pour entendre les propositions formulées par le collectif fondateur de la SARD et en discuter. Mise à jour 2 : Richard Stallman a souhaité nous communiquer la précision suivante : "Je remercie l'appui de l'article pour les SARD et le mécénat global, mais je me sens obligé de vous dire que c'était Francis Muguet qui a inventé les deux conceptes. J'ai participé aussi dans la conception du mécénat global: mon apport était les idées que j'avais proposé pour la premiere fois en 1992, et qui se trouve toujours dans http://www.gnu.org/philosophy/dat.fr.html. Nous avons incorporé ces idées sur la nouvelle base qu'il a inventé. Mise à jour 1 : l'auteur du concept du Mécénat Global nous a apporté de précieuses précisions sur la nature exacte de la SARD, beaucoup plus pragmatique qu'il n'y paraissait au premier abord. --- Le coup d'envoi sera donné officiellement le 8 septembre prochain, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris. Les membres du collectif Libre Accès, qui défend les auteurs et éditeurs d'oeuvres sous licences libres et ouvertes en France, ont lancé lundi leur "appel à l'assemblée constituante d'une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons". "Une S.A.R.D. est une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons qui permet de financer la création sur internet. Par les dons plus que par le droit d'auteur, par l'appréciation plus que par la consommation", explique l'appel. "Il s'agit de mettre en place un mécanisme simple de répartition de dons faits par les internautes pour les oeuvres de leur choix. Il ne s'agit pas d'une nouvelle taxe, mais d'une nouvelle façon de concevoir le rapport entre les auteurs et le public. Un rapport basé sur l'entente et non sur le conflit." L'idée, un peu folle, concrétise le concept de "Mécénat Global" dégagé par Richard Stallman, l'inventeur des licences GNU. En principe, les internautes verseraient de manière obligatoire par l'intermédiaire de leur FAI une somme collectée par la SARD, qui serait ensuite répartie selon des clés déterminées non pas par sondage et par volume de consommation, mais par appréciation des oeuvres par les internautes. Ces derniers auraient en effet la charge de voter pour les oeuvres qui méritent selon eux rémunération, à charge pour les auteurs et les éditeurs de fournir l'identifiant de l'oeuvre. Les sociétés de gestion collective auraient l'obligation d'autoriser la diffusion à titre non commercial de copies des oeuvres qu'elles gèrent, et de mettre en oeuvre le Mécénat Global. Seuls les auteurs qui refusent toute rémunération collective seraient exclus du système. Selon Richard Stallman, qui sera présent le 8 septembre à Paris, le Mécénat Global a par rapport à la licence globale l'avantage de ne pas être intrusif puisqu'il ne nécessite pas de surveillance des réseaux ni de DRM, et de ne pas écarter les "auteurs émergents" d'ordinaire noyés dans les statistiques des grandes sociétés de gestion qui répartissent par sondage. "Par conséquent, c'est extrêmement positif en terme de développement artistique et culturel, et de soutien à la création, tant nationale qu'internationale, dans le respect de la diversité culturelle de la France", assure-t-il. "Au niveau philosophique, on dé-commercialise l'art, tout en permettant la rémunération des artistes, c'est un retour aux sources, après une industrialisation et exploitation excessive de la première révolution industrielle (...) Le Mécénat Global constitue un pas vers une société de l'appréciation, qui permet une juste et équitable rémunération, tout en préservant la liberté, l'individualité et la diversité culturelle". Reste à voir comment, concrètement, convaincre les politiques, les FAI, les internautes, les artistes et les sociétés de gestion collective traditionnelle de s'unir autour d'un tel projet très éloigné des conceptions habituelles du droit d'auteur. Le projet semble davantage destiné à freiner les ambitions de taxe sans contrepartie affichées par la SACEM en provoquant un débat sur l'utilisation des sommes collectées qu'à trouver une traduction concrète immédiate. Mais pour apporter de premières réponses à ces questions, l'assemblée constituante de la SARD aura lieu à partir de 16 heures à la mairie du 3ème arrondissement de Paris le 8 septembre prochain, et sera suivie d'une conférence à partir de 19 heures. Des députés y participeront, accompagnés de Richard Stallman, Bernard Stiegler, Antoine Moreau (créateur de la licence Art Libre), et des membres du collectif Libre Accès. Plus d'infos sur cette page. à lire aussi
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Commentaires à propos de «SARD : la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)»
Pour répondre de manière globale à l'argument "non mais de toute façon y'aura que la merde qui sera financée à cause des moutons qui écoutent de la merde"
=> Personellement je pense que l'idée du système décrit ici vise justement à instaurer un nouvel état d'esprit dans la société, à savoir s'ouvrir à plus de diversité et à moins de gros spam à la télé. Petit à petit, les majors commenceront à flancher, les gens en auront marre de voir et ecouter toujours la même merde, et LA, la société d'appréciation naitera. En tout cas, il y a certainement des problèmes de mises en place pratique, c'est certain, on peut en discuter. Stop gueler parce qu'on donne pas un système parfait et simple d'un claquement de doigt. Apprecions tout de même l'esprit de l'idée : créer un système où la qualité prévaut sur le pouvoir/l'argent. Soit la société adoptera cet état d'esprit, soit la société s'enfoucera dans le pourissement. Ce n'est pas le fond mais la forme qui est inacceptable!!!!!
Il ne nous est plus possible de nous laisser ponctionner de la sorte par tout et n'importe quoi/qui. Où cela va-t-il nous mener? Les gens en crèvent déjà d'être pomper par les taxes, impôts, etc... A quand le DON pour l'accession des chiens au wifi????? Nous ne sommes pas que des pompes à fric, il faut se le mettre en tête! Et oui, moi ça me fait ch.... de donner 2 euros comme ça en passant, je les utiliserai autrement et selon mes besoins, mes envies, et suivant un choix personnel....2euros=500gr de beurre,6 kilos de coquillettes,3 litres de lait...... >>>"Est-ce que ceux qui disent "je n'écoute pas de musique, je ne devrais pas payer" se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu'ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ?"
Mes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, ... Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n'y a pas de raison que je paye. On ne peut donc pas comparer une utilisation d'impôts par l'Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d'une taxe supplémentaire. Il faut arrêter avec la langue de bois : les tenants de la licence globale (pour la musique) sont les consommateurs quasi-compulsifs de musique et ils souhaitent que la communauté prenne en charge leurs divertissements. Mais ils rechignent à renvoyer l'ascenseur : combien sont prêts à payer pour une licence globale pour les films, les jeux, les livres, les séries télés, les archives de journaux, les cours de tricot, ... ? Quant à la rémunération des artistes, c'est une vaste fumisterie : ce sera de toute façon les merdes les plus regardées sur MTV qui seront le plus téléchargées. Parce que sinon, ce sera un vaste foutoir perdant-perdant. Du style : j'ai une guitare à la maison, j'enregistre un vague truc en chantant faux, je le mets sur Internet et donc je prétends pouvoir toucher une rénumération (et ne vous en faites pas, je me débrouillerais pour qu'il y ait des téléchargements et des votes). De quel droit on me la refuserait ? Pourquoi l'excellent groupe amateur du lycée d'à-côté recevrait de l'argent et pas moi ? Bref, une question fondamentale : à partir de quel moment est-on un artiste ? Qui juge ? Qui juge ?
Apparement celui qui paye... Ca chiffonne quelque chose en moi mais j'arrive pas à trouver d'incohérence dans le raisonnement par rapport au fonctionnement actuel... >>>"la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c'est juste son public"
Faux. Entièrement faux. Ce n'est pas le regard du public qui fait l'artiste. C'est sa démarche personnelle. Et peu importe qu'elle soit ou non comprise du public. Tu as vu le film sur Séraphine de Senlis ? Heureusement que Van Gogh ne s'est pas soucié du regard du public. Sinon, ses tournesols auraient ressemblé à la peinture pompier de la fin du 19ième. Et si le Top 50 des ventes était un classement des qualités artistiques, cela se saurait depuis longtemps. Je trouve ça plutôt sympa comme système, par contre je me demande, pour ce qui est des groupes qui ne sont plus en activité, personne ne votera pour eux, non ? Leurs ayant droits seront pas contents !
Je suis peut-être naïve mais je pense que ce système peut quand même rétablir un certain équilibre, y'a des titres un peu cons pour faire la fête dont on sait très bien qu'ils sont nuls (ok, tout le monde ne le sait pas, mais sérieusement, je pense pas que beaucoup de gens veulent payer pour "le papa pingouin" ?!). Je trouve que c'est déjà mieux qu'une répartition au nombre de téléchargements. >>>"la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c'est juste son public"
Faux. Entièrement faux. Ce n'est pas le regard du public qui fait l'artiste. C'est sa démarche personnelle. Et peu importe qu'elle soit ou non comprise du public. Tu as vu le film sur Séraphine de Senlis ? Heureusement que Van Gogh ne s'est pas soucié du regard du public. Sinon, ses tournesols auraient ressemblé à la peinture pompier de la fin du 19ième. Et si le Top 50 des ventes était un classement des qualités artistiques, cela se saurait depuis longtemps. Tu juges que c'est entièrement faux. Et tu as raison, suivant ta conception de l'Artiste. Mais ta question précédente reste en suspend alors : qui juge ? Un quidam peut se déclarer tout seul "artiste" ? Sur quels critères ? Une définition, parmis beaucoup d'autres...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Artiste ...et dont on remarque entre autres la créativité...
Qui est donc ce "on" ? Ses oeuvres sont sources d'émotion,...
Des émotions éprouvées par qui ? Les caractères utilisés à propos des artistes sont particulièrement variables dans l'histoire et n'ont pas de définitions universelles (de même que pour l'art, un « faux concept[4] » anhistorique). Ils ont comme origine une expérience, une appréciation personnelle, un regard[5] et sont la conséquence d'un intérêt collectif propre à une culture[6].
Un intérêt "collectif", lié à une "culture". Cette définition vaut ce qu'elle vaut, pourtant j'imagine mal une définition permettant de détacher complètement l'auteur de l'oeuvre (l'artiste) de ses "observateurs", "consommateurs", "juges", ou quel que soit le nom qu'on leur donne (le public). Et comme dans la dernière citation de la définition, je partage l'avis de "la conséquence d'un intérêt collectif". le systeme qui marche c'est le paiement à l'acte, que se soit le financement par la pub, par les dons ou autre chose, ne peut etre qu'une usine à gaz qui demande une grosse administration lourde et dépenssiére pour rémunnérer le graphiste ou le pianiste qui a participer à la création d'un album.
en attendant les chiens aboient, la loi passe. En parlant de paiement à l'acte (et en passant sur le gros troll velu comme un furet), on pourrait imaginer que le pianiste et le graphiste en question soient rémunérés à l'acte aussi, sans qu'ils touchent des royalties pendant un millénaire, aussi. Montant calculé sur le retour sur investissement pressenti par le producteur ? Ah oui, sauf que ça deviendrait risqué pour le producteur dans ce cas-là, on oublie... (même si c'est son rôle en principe de "miser" sur un poulain) >>>"Est-ce que ceux qui disent "je n'écoute pas de musique, je ne devrais pas payer" se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu'ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ?"
Pourquoi ? Je n'ai pas compris la logique ("les impots posent les mêmes questions que les taxes, donc c'est différent" ?). Mes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, ... Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n'y a pas de raison que je paye. On ne peut donc pas comparer une utilisation d'impôts par l'Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d'une taxe supplémentaire. Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire qu'un impot ou une taxe est une bonne chose si elle profite au bien commun. Dans le cas présent, cela subsidie la culture, c-à-d un bien commun. Je vous demande juste d'arrêter de penser: "taxe = remboursement du cd que j'aurais acheté" mais "taxe = subside culturel pour permettre aux artistes de continuer de créer" Il faut arrêter avec la langue de bois : les tenants de la licence globale (pour la musique) sont les consommateurs quasi-compulsifs de musique et ils souhaitent que la communauté prenne en charge leurs divertissements. Mais ils rechignent à renvoyer l'ascenseur : combien sont prêts à payer pour une licence globale pour les films, les jeux, les livres, les séries télés, les archives de journaux, les cours de tricot, ... ? Personnellement, je paie très peu pour la musique actuellement, et je paierais sans doute plus si une licence globale existait. Cela ne m'empêche pas de reconnaitre, par honneteté intellectuelle, que le système actuel me parrait incohérent et qu'un système de type 'licence globale' me parait plus malin. Quant à la rémunération des artistes, c'est une vaste fumisterie : ce sera de toute façon les merdes les plus regardées sur MTV qui seront le plus téléchargées. Parce que sinon, ce sera un vaste foutoir perdant-perdant. Et notez que les bonnes initiatives soutenant la création n'ont aucune raison de disparaitre. Si la solution proposée avait été appliquée du temps de Van Gogh, Bizet ou Brassens, qu'auraient-ils perdus ? Du style : j'ai une guitare à la maison, j'enregistre un vague truc en chantant faux, je le mets sur Internet et donc je prétends pouvoir toucher une rénumération (et ne vous en faites pas, je me débrouillerais pour qu'il y ait des téléchargements et des votes). De quel droit on me la refuserait ? Pourquoi l'excellent groupe amateur du lycée d'à-côté recevrait de l'argent et pas moi ? Deuxièmement, c'est un peu simpliste. De même, on pourrait dire: "je fais une chansons pourries, je la fais passer dans un café et je touche l'argent de la SACEM". Bref, une question fondamentale : à partir de quel moment est-on un artiste ? Qui juge ? S'il vous plait, avant d'objecter, posez vous la question: "est-ce que mon contre-argument s'applique également à l'heure actuelle ?" (que se soit la diffusion, la rétribution en fonction de la popularité, la possibilité d'arnaque à la SACEM, ...) Si c'est le cas, cette question n'est en aucun cas un argument en défaveur d'un changement vers un système qui résout d'autres problèmes. Surtout que le paiement à l'acte... ne marche pas à l'heure actuelle.
On a demandé à la SACEM comment elle répartissait (pour le sujet de license globale, la répartition étant la problématique). Apparement surtout sur les sondages et les passages radio. C'est à dire que tu peux totaliser plein de ventes sur une plateforme légale, "enrichir" la sacem, mais ne pas toucher un centime... >>>"Est-ce que ceux qui disent "je n'écoute pas de musique, je ne devrais pas payer" se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu'ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ?"
Mes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, ... Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n'y a pas de raison que je paye. On ne peut donc pas comparer une utilisation d'impôts par l'Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d'une taxe supplémentaire. Il faut arrêter avec la langue de bois : les tenants de la licence globale (pour la musique) sont les consommateurs quasi-compulsifs de musique et ils souhaitent que la communauté prenne en charge leurs divertissements. Mais ils rechignent à renvoyer l'ascenseur : combien sont prêts à payer pour une licence globale pour les films, les jeux, les livres, les séries télés, les archives de journaux, les cours de tricot, ... ? Quant à la rémunération des artistes, c'est une vaste fumisterie : ce sera de toute façon les merdes les plus regardées sur MTV qui seront le plus téléchargées. Parce que sinon, ce sera un vaste foutoir perdant-perdant. Du style : j'ai une guitare à la maison, j'enregistre un vague truc en chantant faux, je le mets sur Internet et donc je prétends pouvoir toucher une rénumération (et ne vous en faites pas, je me débrouillerais pour qu'il y ait des téléchargements et des votes). De quel droit on me la refuserait ? Pourquoi l'excellent groupe amateur du lycée d'à-côté recevrait de l'argent et pas moi ? Bref, une question fondamentale : à partir de quel moment est-on un artiste ? Qui juge ? Avec le principe du mécénat global en fait peu importe si je suis boulanger de jour et artiste la nuit puisque ce sont les internautes qui font la répartition, donc un artiste qui gonflerait artificiellement ses téléchargements ne toucherait rien de plus que ce que ses fans lui donneraient. En cela ce système est bien meilleur que la licence globale, reste cependant 2 problèmes : -Pourquoi ceux qui ne téléchargent pas ou qui n'achètent pas de musique devraient payer -Que faire des artistes qui refuseraient ce système, des artistes étranger téléchargés mais qui ne sont pas à la SACEM et sans droit en France. -Pourquoi ceux qui ne téléchargent pas ou qui n'achètent pas de musique devraient payer Pour la même raison que lorsque tu travailles, tu cotises pour ceux qui ont perdu leur emploi. Lorsque tu es en bonne santé, tu cotises pour ceux qui sont malades. Citons aussi aménagements municipaux, télévision, armée, forces de l'ordre, pompiers et finalement toutes les subventions et financements publics. Liberté (faut voir), égalité (ça dépend), fraternité (allez un ptit effort) est sensé représenter notre nation. Et une nation est avant tout une forme de communauté. Pour gérer au mieux (enfin...) une communauté de cette importance, on ne se demande pas si les gens seront solidaires, ils doivent l'être dans une certaine mesure. Si tu n'as jamais de problèmes, ces aides ne te serviront peut être jamais mais tu auras eu de la chance. Pour les autres, le jour où un accident survient (je pense notament à la santé), ces aides seront salvatrices. D'une certaine manière, peut être de façon moins critique, la situation est la même ici. Pour le financement de la culture (parce que j'espère que cela ne restera pas éternellement cantoné à la musique), chacun doit y mettre un peu du sien. De toute manière, impossible de vérifier si tu écoutes de la musique ou non sans être intrusif. Je n'écoute pas de musique mais je veux bien contribuer. Ce n'est pas une question de "moi". C'est une question de "nous". Le site portant le principe de la licence global va être mis à jour et devrai vous apporter un peu plus de compréhension, notamment sur la notion "obligatoire", qui ne l'est pas etc.
De plus cette SARD est pour l'ensemble des arts, en effet. Encore une fois, le mieux est de venir le 8 septembre. De notre coté, on met tout en place pour que ça soit une date importante, et une réussite. @Arkhesis
Ce n'est pas tant le coût qui me gêne que le fait que ce soit obligatoire. Je cite velvirare pour compléter ma réponse : Et oui, moi ça me fait ch.... de donner 2 euros comme ça en passant, je les utiliserai autrement et selon mes besoins, mes envies, et suivant un choix personnel....2euros=500gr de beurre,6 kilos de coquillettes,3 litres de lait......
@tntprog Tu peux remplacer "proposer" par imposer. Proposer quelque chose suppose de pouvoir effectuer un choix, ce qui ne serait pas le cas ici. C'est toujours marrant les gens qui sont sentent bien au-dessus de la plèbe. Faudrait quand même se souvenir que la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c'est juste son public, cette fameuse plèbe inculte au goûts de chiotte... même si ses goûts ne reflète pas toujours les vôtres.
Moi, j'aime beaucoup ce qu'a écrit Enter. Et non, ce n'est pas le public qui fait l'artiste, mais son travail. Le public, lui, ne lui offre que la notoriété ou la reconnaissance - ainsi que de l'argent pour en vivre. Ah ! Merde, Enter à déjà répondu à ça : Faux. Entièrement faux.
Ce n'est pas le regard du public qui fait l'artiste. C'est sa démarche personnelle. Et peu importe qu'elle soit ou non comprise du public. Tu as vu le film sur Séraphine de Senlis ? Tu juges que c'est entièrement faux. Et tu as raison, suivant ta conception de l'Artiste. Mais ta question précédente reste en suspend alors : qui juge ? Un quidam peut se déclarer tout seul "artiste" ? Sur quels critères ?
Voici une définition du CNRTL : Emploi subst. Celui, celle qui cultive un art, qui pratique un des beaux-arts.
A.â' Artisan qui excelle dans son travail, qui a acquis une technique, une maîtrise d'exécution, un savoir-faire qui lui permet de reproduire habilement un modèle ou même d'en inventer de nouveaux : (...) J'appelle artiste celui qui crée des formes... (...) Malraux, Les Voix du silence, 1951, p. 308 (...)Celui qui a du goût pour le beau, qui s'intéresse à l'art, aux beaux-arts, qui a le sens de l'art. Amateur, critique d'art : 15. L'artiste est non seulement celui ou celle qui fait profession de l'un des beaux-arts... mais aussi l'homme instruit, sensible, intellectuel, qui, sans professer un art quelconque comprend, analyse, aime l'art dans toutes ses formes. Alors, évidemment, ça fait beaucoup de monde à rémunérer avec cette définition. Si chaque artiste peut postuler. Pour ceux qui se plaignent qu'on confond musique et culture, disons que c'est plus facile de se concentrer sur un sujet unique. Et d'ailleurs, je ne crois pas à une licence globale (ou un mécénat global) commun à tous les sous-aspects de la culture. Car c'est un mot dont la définition est encore plus vaste que celle que j'ai citée pour "artiste". Qu'est-ce que la culture ? J'imagine qu'un des points clefs est-que les oeuvres puissent être numérisées - sinon, aucun rapport avec internet, mais ça fait tout de même une masse de possibilités... Donc, l'argent irait en priorité aux aspects les plus classiques (musique et films), et ensuite, comme dit par d'autres intervenants, aux oeuvres les plus populaires (ce qui implique les plus médiatisées). En lisant certaines réponses, j'ai un doute sur la compréhension de certains de ce qu'implique les termes "licence globale". A moins que je ne sois dans l'erreur, si je paye pour une licence globale, je suis libre et j'ai la possibilité de télécharger légalement toute oeuvre numérique m'intéressant et, naturellement, présente dans un catalogue donné. Seulement, quelles seraient celles concernées ? Trouverait-on uniquement des production nationales ? Il est peut-probable que les films et musiques nippones que je consomme face partie du catalogue. Que trouverait-on alors ? Des ?uvres françaises (francophones ?). En gros, un choix limité et imposé, transformant la licence globale en pompe à fric pour la variété française (je ne parle encore que de musique, mais imaginez que je parles aussi des films, livres, essais, etc.) @Arkhesis
Ce n'est pas tant le coût qui me gêne que le fait que ce soit obligatoire. Le problème étant que le cas échéant, on va créer une usine à gaz dix fois plus perverse que la redevance TV (qu'on a finit par tous payer, que l'on regarde ou non la télé). A partir du moment où la license est nationale, tu coupes la nécessité d'espionner et de traquer d'éventuels contrevenants, t'imiscant dans le secret de leur vie pour voir s'il n'y aurait pas un truc à gratter. Si le système n'est que fortement partiel, ça veut dire que les *auto-censuré* qui nous font *auto-censuré* vont devoir traquer et espionner tout le monde et écarter pendant la suite de la procédure ceux qui adhèrent au système. Du coup, pour moi, un tel système partiel ne peut atteindre également qu'une partie de ses objectifs. Une rémunération partielle des artistes peut être, mais sans faire barrage à la folie d'une guerre d'un autre age. On en revient uniquement à la taxe sans contrepartie de la Sacem quasiment. Et non seulement sera complexe, mais entrainera à sa suite le genre de série de lois crétines que l'on connait pour compléter ce vide. Emploi subst. Celui, celle qui cultive un art, qui pratique un des beaux-arts.
A.â' Artisan qui excelle dans son travail, qui a acquis une technique, une maîtrise d'exécution, un savoir-faire qui lui permet de reproduire habilement un modèle ou même d'en inventer de nouveaux : (...) J'appelle artiste celui qui crée des formes... (...) Malraux, Les Voix du silence, 1951, p. 308 (...)Celui qui a du goût pour le beau, qui s'intéresse à l'art, aux beaux-arts, qui a le sens de l'art. Amateur, critique d'art : 15. L'artiste est non seulement celui ou celle qui fait profession de l'un des beaux-arts... mais aussi l'homme instruit, sensible, intellectuel, qui, sans professer un art quelconque comprend, analyse, aime l'art dans toutes ses formes. Elles sont certes sympathiques ces définitions, mais ne répondent en rien à LA question : qui juge ? Je rejoins Enter au moins sur ce point, ça me paraît fondamental. Difficile d'avancer sur le sujet s'il n'y pas au minimum une définition communément admise. "Un artisan qui excelle dans son travail", ça implique d'une part qu'on a un point de comparaison pour établir l'excellence, mais surtout que QUELQU'UN fasse cette comparaison : le fameux juge. Quant à qualifier d'"artiste" les amateurs d'arts, ceux qui "consomment" l'art... là, je pense sincèrement qu'on s'éloigne assez drastiquement du sujet, c'est plus un dérivé du sens premier. Moi, j'aime beaucoup ce qu'a écrit Enter. Et non, ce n'est pas le public qui fait l'artiste, mais son travail. Le public, lui, ne lui offre que la notoriété ou la reconnaissance - ainsi que de l'argent pour en vivre.
mmmh, ok... et qu'est-ce qui différencie le travail d'un artiste à celui d'un quidam ? Le travail définit un effort, ou par extension le résultat de cet effort. Qu'est-ce qui différencie le résultat du travail d'un artiste de celui d'un individu lambda ? Ma question ne déchainant pas les passions, je tenterais moi-même une timide hypothèse : ce qui différencie le résultat du travail d'un artiste de celui d'un individu lambda, c'est l'intérêt collectif qu'il suscite.
Ce qui n'est pas sans rappeler la célèbre phrase du grand auteur... Faudrait quand même se souvenir que la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c'est juste son public
En moins péremptoire, soit.
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C'était un principe du "mécénat global" il me semble, que le titulaire puisse décider à quel artiste ira (une partie) de ce qu'il paye.
Ben au vu des intervenants (accompagnés de Richard Stallmann, Bernard Stiegler, Antoine Moreau (créateur de la licence Art Libre), et des membres du collectif Libre Accès. ), ça m'étonnerait que art libre et creative commons soient oubliés...