Une étude menée par Symantec révèle que les enfants cherchent exactement les mêmes choses que le reste des internautes : une large part du top 100 est dédiée aux contenus sociaux, mais surtout et principalement à l'univers pornographique.

Si depuis toujours, la recherche sur Internet est archi-dominée par l’univers de la pornographie, on aurait pu imaginer que les plus jeunes d’entre nous soient relativement tenus à l’écart des excès du web. Or, un classement présenté par Symantec révèle qu’en réalité les mineurs sont très au fait de ce que l’on peut trouver sur Internet. L’étude, menée par la société de février 2008 à juillet 2009 montre un très grand intérêt pour les contenus pornographiques et communautaires.

À travers 3,5 millions de recherches web effectuées sous la surveillance du service de contrôle parental Online Family Norton, Symantec a dressé un top 100 des mots-clés les plus utilisés sur Internet. Et si les réseaux sociaux et les sites communautaires sont plutôt en bonne position, la surprise vient aussi des nombreuses requêtes menant à du contenu pour adultes. Ainsi « sex » et « porn » sont dans le top 10, respectivement 4e et 6e. Plus loin, nous retrouvons « boobs » (26e), « +pussy » (72e), « girls » (81e), mais également « naked girls » (86e), « naked » (88e), « +nude » (89e), « +playboy » (89e) et « xxx » (93e).

L’autre grand « intérêt » de nos chères petites têtes blondes réside dans le web social : de nombreuses requêtes ont été réalisées pour atteindre des sites comme YouTube, Facebook ou encore MySpace, qui figurent tous les trois dans le top 5 du classement. Relevons également la présence de plusieurs webmail, comme Hotmail, Gmail, Yahoo, ainsi que des sites comme Twitter, tous plutôt en bonne position dans la liste établie par Symantec.

Finalement, ce podium n’est guère différent des recherches classiques de l’ensemble des internautes, où le sexe et social priment avant tout. À croire que notre système limbique dévolu à nos comportements instinctifs se manifeste davantage devant un clavier ? Quoiqu’il en soit, voilà l’opportunité pour Symantec de justifier son système de contrôle parental puisque les plus jeunes d’entre nous ont exactement les mêmes préoccupations.

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