Google dit "chiche" aux éditeurs de sites de presse en ligne
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 16 Juillet 2009 à 14h42 -
posté dans Société 2.0
Google répond aux éditeurs qui ne souhaitent pas voir leurs contenus exploités gratuitement sur Google News d'ajouter les quelques lignes de code qui permettront d'interdire tout référencement de leur contenu.
En mars dernier, le Groupement des éditeurs en ligne (Geste) avait fait la proposition ridicule de demander à Google qu'il paye pour exploiter les titres et des extraits des articles sur son service Google News. "Ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents", se justifiait Philippe Janet, le président du Geste, pour exiger "une répartition du chiffre d'affaires générés avec les journaux". Voici ce que nous écrivions au moment de cette déclaration : Nous, à Numerama, sommes au contraire très heureux que Google gagne de l'argent en affichant nos titres sur son service Google News. Ca veut dire que des utilisateurs cliquent dessus et lisent ce que nous écrivons. Nous pestons même, parfois, de voir que les articles de certains adhérents du GESTE y sont beaucoup plus souvent exposés que les nôtres et gagnent donc davantage de visibilité que nous. C'est pourtant le jeu. La proposition du Geste, toutefois, a fait du chemin. La semaine dernière, le Conseil des Editeurs Européens (EPC), dont le groupe Lagardère Interactive est membre, a publié sa Déclaration d'Hambourg qui demande à ce que le contenu journalistique soit "sécurisé à travers toutes les chaînes de distribution numérique", et qui appelle à une plus forte protection des droits d'auteur de la presse en ligne. En ligne de mire : les services comme Google News et les agrégateurs d'actualités. "L'utilisation non autorisée d'une propriété intellectuelle doit rester interdite quels que soient les moyens de distribution", indique la déclaration. "Le principe fondamental selon lequel aucune démocratie ne peut prospérer sans journalisme indépendant doit également s'appliquer au World Wide Web", conclut-elle. Prenant les éditeurs au mot, Google a publié une réponse cinglante. La firme de Mountain View rappelle qu'il utilise le standard Robots Exclusion Protocol (REP) qui permet aux éditeurs de sites internet de bloquer le référencement de leurs pages en ajoutant simplement des instructions dans leur fichier robots.txt, ou des métadonnées dans leurs pages. "Si vous ne voulez pas apparaître dans les résultats de recherche de Google, ça ne prend pas plus d'une ligne ou deux de code", écrit le moteur de recherche, qui rappelle que les éditeurs qui souhaitent faire payer leurs contenus peuvent aussi utiliser la balise "unavailable_after" pour déréférencer automatiquement les contenus qui sont devenus payants après un certain temps. "Aujourd'hui, plus de 25.000 entreprises de presse à travers le monde rendent leur contenu disponible sur Google News et d'autres moteurs de recherche. Ils le font parce qu'ils veulent que leur travail soit trouvé et lu (Google délivre plus d'un milliard de visites de clients aux sites internet des journaux chaque mois)", rappelle Google. "Ces visites offrent aux éditeurs une opportunité commerciale, la chance d'attirer un lecteur avec du contenu intéressant, de gagner de l'argent avec des publicités ou en proposant des abonnements en ligne. Si à un moment donné un éditeur web a le sentiment que nous ne leur délivrons pas de la valeur et souhaite que nous arrêtions d'indexer leur contenu, ils peuvent le faire rapidement et efficacement". Prenant la défense des petits éditeurs qui n'ont pas la puissance des Lagardère, Axel Springer, Reuters ou autres Telegraph, Google indique que "notre principe directeur est que quelle que soit la norme technique que nous introduisons, elle doit fonctionner pour le web entier (les gros éditeurs et les petits), pas uniquement pour une petit groupe ou un secteur". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Google dit "chiche" aux éditeurs de sites de presse en ligne»
Ma fois je sentirais comme une injustice si les gros étaient payé et pas les petits.
D'autre part effectivement google est une mise en valeur du travail et je me plie à votre avis, à savoir que cette guerre n'a aucun sens et que google a évidemment raison. Pourvu qu'ils ne lachent pas. Que font-ils des flux rss ? Qui devrait payer pour les rss ? Les utilisateurs ! Les navigateurs ! Les lecteurs de flux rss ! Dans quel monde vivons nous ? mais de la même façon, un flux RSS te permet de voir qu'il y a une nouvelle information disponible, mais en aucun cas de voir l'information elle-même (ou alors les journaux peuvent maintenant s'éditer directement sur un compte twitter ou via sms, si 3 lignes suffisent à écrire l'information...
C'est dingue, on en arrive à un truc hallucinant là... Moi je demande à ce que chaque magazine et chaque journal soit sous film plastique noir, comme ça impossible de "voler" l'information sans l'acheter... Cela faisait un bout de temps que j'attendais une réaction de Google sur la question, et je ne suis pas déçu. J'applaudis des deux mains, même! A quelques rares exceptions près, le cas de la presse généraliste me semble décidément incurable. Non seulement ses dirigeants ne comprennent rien aux nouvelles technologies mais ils font preuve d'une mauvaise foi admirable. Google, responsable de tous les maux de la presse écrite? Allons donc! La réalité, c'est qu'il est plus facile de trouver un bouc émissaire que de se remettre en question. Ce dont, au passage, la plupart des patrons de presse sont totalement incapables...
Quant à l'accusation de "pillage" du travail des journalistes, cela me fait doucement rigoler. Si l'objectif prioritaire était de fournir au plus grand nombre une "information indépendante" (ça c'est la théorie, la réalité c'est surtout qu'il faut payer les actionnaires), les éditeurs devraient se réjouir de bénéficier d'une caisse de résonance telle que Google. Mais non: ils préférent s'estimer "vampirisés" par une entreprise qui ne crée par elle-même aucun contenu. A bien y réfléchir, les agrégateurs de news font pourtant le même travail que les journalistes: ils collectent et hiérarchisent l'information. La seule différence étant les sources sont les médias eux-mêmes et que le tri est effectué par un algorithme, plutôt que par une personne physique. Et alors? Est-ce moins fiable? Comme si les journaux ne se recopiaient parfois pas sans aucun recul... Comme s'ils ne jouaient pas aussi un simple rôle d'agrégateur en compilant les communiqués de presse de la mairie ou de l'association du coin, souvent sans aucun regard critique... Nous sommes en train de passer d'une économie fondée sur la rareté (maintenue artificiellement par les copyrights, les brevets ou autres droits d'auteurs) à une économie de l'abondance. Disponible partout et reproductible à l'infini, l'information devient quasiment gratuite: voilà ce qui est totalement insupportable pour les patrons de presse, qui ne parviennent même pas à imaginer un autre modèle. A mon avis, la plupart disparaitront avant d'avoir compris la différence entre un système d'exploitation et un navigateur internet. Quant au droit d'auteur, il devra évoluer ou il disparaitra aussi. Au profit d'une simple licence Creative Commons by-nc-sa? Pourquoi pas? Et petite précision: je suis journaliste dans un bon vieux canard de presse écrite à l'ancienne, ce qui ne m'empêche pas de rester lucide... J'adore.
Judiciarisation tatillonne d'un côté (sécurisé à travers toutes les chaînes blah, plus forte protection blah, utilisation non autorisée doit rester interdite, principe fondamental blah, aucune démocratie blah blah). Anarcho-coopération internet de l'autre (lis la RFC et rajoute 2 lignes, ducon). "ne peut prospérer sans journalisme INDEPENDANT"
ah ben c'est bon alors, lagardère et consort ne sont pas concernés dans ce cas! Tout cela montre des lacunes graves de l'association GESTE, peut-être la mal nommée s'il on en croit leur affirmations comme quoi Google est la source de leurs maux.
Google apporte son public, qui le suit à travers son moteur de recherche et ses autres services comme Google Maps / Earth, ... Ils ont tendance à oublier que c'est un plus pour eux. S'il ne le comprennent pas, ce que je crois déceler. Il suffit de rajouter une simple ligne de code en 4 secondes chrono. Les conséquences en terme de trafic additionnel et de chiffre d'affaire à court, moyen ou long terme seront les meilleurs des réponses. Stéphane, Jeu.im Cela faisait un bout de temps que j'attendais une réaction de Google sur la question, et je ne suis pas déçu. J'applaudis des deux mains, même! A quelques rares exceptions près, le cas de la presse généraliste me semble décidément incurable. Non seulement ses dirigeants ne comprennent rien aux nouvelles technologies mais ils font preuve d'une mauvaise foi... (...) Quant au droit d'auteur, il devra évoluer ou il disparaitra aussi. Au profit d'une simple licence Creative Commons by-nc-sa? Pourquoi pas?
Et petite précision: je suis journaliste dans un bon vieux canard de presse écrite à l'ancienne, ce qui ne m'empêche pas de rester lucide... PARFAITEMENT RESUME ! Il y a des dinosaures dans la musique (circuit traditionnel), la presse (print),... Ils ne sont bons qu'à pleurnicher auprès des pouvoirs publics pour essayer d'empêcher le progrès. S'ils ne savent pas renouveler intelligemment leur offre, eh bien qu'ils disparaissent comme tout ce qui devient inadapté : moines copistes, tisseurs de tapis de selle, gonfleurs d'hélices,... La monétisation de l'e-information est un sujet très difficile, il convient pour les intéressés de RECHERCHER de nouvelles idées ; mais il semble dans ce domaine l'intelligence n'est pas proportionnelle à la taille... La sélection naturelle fera heureusement son travail.
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inon la solution est simple indiquer comme quoi on ne desire pas etre reference et la .................
on vois bien ce que ca donne sur le web quand google est en panne donc ca sera sensiblement la meme chose pour les journaux . e eux de prendre le risque et de ne pas dependre d'un prestataire de service qui a l'abominable idee de vouloir gagner de l'argent avec les donnes qu'il collecte et met a disposition.
de toute les facons on est dans un combat d'hypocrites . les journaux sont bien content d'etre references le seul truc cest quils voudraient en plus une part de gateau suplementaire car faut bien l'avouer se sont des goinfres . et le vilain googe il veut pas donner sa part . le seul hic s'il en est cest que google cest une armoire a glace et que cest lui qui dispose de la clef pour entrer chez le patissier ........