Hadopi 2 : le Parti Socialiste joue sa crédibilité auprès des internautes (MAJ)
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 13 Juillet 2009 à 01h25 -
posté dans Société 2.0
![]() Le Parti Socialiste pourrait ne pas saisir le Conseil constitutionnel contre le projet de loi de protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet (Hadopi 2). Une position qui, le cas échéant, serait très mal vécue par des internautes qui ont déjà trouvé de lourds motifs d'inconstitutionnalité au texte présenté par Michèle Alliot-Marie et Frédéric Mitterrand.
Dès les grandes lignes du projet de loi Hadopi 2 connues, la communauté internaute s'est mobilisée pour dénoncer l'inconstitutionnalité de la rustine apportée au texte de Christine Albanel, qu'avait déjà censuré le Conseil constitutionnel. Numerama et Maître Eolas, notamment, s'étaient prononcés sur des motifs d'inconstitutionnalité. Le Conseil d'Etat en a ajouté d'autres. Au Sénat, la sénatrice Verts Alima Boumediene-Thiery a très clairement détaillé les points d'inconstitionnalité du projet de loi. Mais le Parti Socialiste n'affirme pas encore son intention de saisir une nouvelle fois les sages si le projet de loi de Michèle Alliot-Marie et Frédéric Mitterrand est adopté à l'Assemblée Nationale. Le collectif Pour Le Cinéma, accompagné de 150 labels indépendants, s'en est inquiété dans un billet. "Alors que tout porte à croire que ce nouveau texte comporte un nombre de dispositions anti-constitutionnelles au moins aussi nombreuses que son frère défunt, alors qu'elle ne fait qu'étendre des dispositifs législatifs déjà existants et ayant démontré leur inefficacité, les députés PS, tombant dans le piège de Sarkozy, auraient pris peur et ne souhaiteraient saisir le Conseil Constitutionnel afin de ne pas se mettre définitivement à dos une partie des industries culturelles", écrivent-ils. Sauf à ce que le texte soit profondément modifié par amendements, ce qui est plus que douteux, la non-saisie du Conseil constitutionnel n'aurait aucune justification juridique. Mais elle aurait des explications pratiques, politiques et politiciennes. D'un point de vue pratique tout d'abord, le projet de loi Hadopi 2 devrait être adopté d'ici la fin du mois de juillet, ce qui demande de saisir les sages au début du mois d'août. Pendant que les députés sont en vacances aux quatre coins de la France, ou du monde. Or la saisine du Conseil constitutionnel demande la signature de 60 députés ou 60 sénateurs. Il faut donc que le PS s'organise d'abord et réussisse à mobiliser suffisamment de signataires, à la période de l'année où c'est le plus compliqué. Du point de vue politicien, le PS pourrait craindre que ça ne soit un effort sans grand bénéfice politique. Le Conseil constitutionnel mettant en général trois semaines à rendre son avis, celui sur la loi Hadopi 2 sera communiqué à la fin du mois d'août. Pendant que les Français sont en vacances et ne se préoccupent plus de l'actualité politique. Le bénéfice médiatique d'une nouvelle censure de la loi serait donc faible. De plus, le PS se méfie de la machine de guerre politique qu'est Michèle Alliot-Marie. Elle a une influence et un réseau beaucoup plus puissant que ceux de Renaud Donnedieu de Vabres et Christine Albanel en leur temps. Lui faire subir le ridicule d'une censure cinglante du Conseil constitutionnel, c'est risquer un douloureux retour du bâton lorsque les socialistes seront eux-mêmes au pouvoir. Enfin d'un point de vue politique, le Parti Socialiste ne veut pas donner l'impression d'être jusqu'au-boutiste dans "la défense des pirates", alors que leur principale revendication (l'encadrement par l'ordre judiciaire de la suspension de l'accès à Internet) est en apparence satisfaite par le nouveau projet de loi. Les artistes les plus en vue médiatiquement, qui ont déjà mal vécu l'opposition à la loi Hadopi, pourraient véritablement lyncher le PS s'il s'obstine à faire obstacle à toute chasse aux pirates. Pour toutes ces raisons, le Parti Socialiste pourrait choisir de ne pas saisir le Conseil constitutionnel et de laisser la loi Hadopi 2 être promulguée, en expliquant qu'elle ne sera de toute façon jamais appliquée. Mais ça serait alors une faute lourde dont les internautes se souviendraient longtemps. François Bayrou se mord encore les doigts d'avoir négligé le pouvoir politique des internautes pour les élections européennes de mai dernier. En ne s'opposant pas vigoureusement à l'Hadopi, le leader du MoDem a coupé les relais d'influence qu'il s'était forgé sur Internet dans la perspective des présidentielles, lorsqu'il avait dénoncé avec force la loi DADVSI, le pouvoir des lobbys et la collusion des médias traditionnels avec le pouvoir. Il lui faudra maintenant beaucoup d'énergie - trop sans doute - pour regagner ce capital d'ici les élections de 2012. Le Parti Socialiste, qui a au contraire gagné du capital de crédibilité avec la censure de la loi Hadopi, serait bien inspiré de ne pas le dilapider en laissant passer l'Hadopi 2 sans saisir le Conseil constitutionnel. Les Verts, qui sont sans ambiguité sur ces sujets, pourraient encore y trouver un bénéfice politique supplémentaire pour les élections régionales. Une partie de la survie du Parti Socialiste se joue dans la saisie ou l'absence de saisie du Conseil constitutionnel contre la loi Hadopi 2. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Hadopi 2 : le Parti Socialiste joue sa crédibilité auprès des internautes (MAJ)»
Qu'on reconnaisse à un auteur la paternité d'une ?uvre, je trouve ça très bien. Qu'on le rémunère pour toute exploitation à but commercial d'une ?uvre aussi (notons cela dit que c'est loin d'être toujours le cas - ayant-droit et auteur, c'est rarement le même ; en outre, je parle bien de but commercial : je ne vois pas pourquoi rémunérer quand le but n'est pas commercial, comme un simple téléchargement visant juste à découvrir ; pour rémunérer, il y a toujours les produits dérivés, comme CD, concerts, T-shirts, ...). Seulement là où Victor Hugo vivait à une époque où chaque ?uvre littéraire ou artistique apportait plus que l'objet en lui-même (éducation, message philosophique), pouvons nous aujourd'hui réellement et raisonnablement différencier l'?uvre de ce que tu écris comme les produits dérivés ? Par exemple, j'adore Queen et tout, mais hormis utiliser leur musique comme une "drogue", c'est à dire vecteur de plaisir, que cela m'apporte-t-il ? Pas grand chose. C'est un produit, je le consomme comme tel. A ce titre, même un mp3 est un produit en lui-même. La dématérialisation nous amène à ère où le produit n'est plus le produit-objet mais le produit-consommation. Ce sont des chewing-gum. Essaie-t-on un chewing-gum quand on le mâche ? Non, on le consomme, et on a accepté de payer pour ça. En fait, ce qui commence à se lever est la protestation pas tant sur la nature de la "culture" artistique, ni même sur son mode de consommation. Non, ce qui commence à se faire jour, c'est le coût de cette dernière, son coût relatif. Car à une époque où la réalité de notre environnement, le rappel des besoins et libertés fondamentales se fait écho encore et encore à travers l'actualité, nous côtoyons ou incarnons une génération qui refuse dorénavant d'attribuer plus d'argent -pas facilement ou agréablement gagné, qui plus est- aux ?uvres artistiques en tant que produit-consommation. Les concerts, les tee-shirt ? Ils restent en dehors de ce schéma de par leur nature indématérialisable. L'argument de la culture étouffée par l'oligarchie de l'offre et de la production ? Tu parlais hier de phénomènes vs noumènes : eh bien le phénomène est déjà en place depuis longtemps, bien avant Naspter... L'oligarchique atrophiante qui étouffe la culture, avec ou sans Hadopi, on l'aura quoiqu'il arrive, car elle se positionne à l'origine du point de production. Hadopi, c'est surtout et avant tout une histoire de fric... Le principe est d'un classique à pleurer. Mais les effets de bords sont catastrophiques en cas d'application. (oui, je sais, on est tous d'accord là dessus) Corolaire de ton premier paragraphe : si l'?uvre n'apporte pas cela, mérite-t-elle d'être rémunérée ?
De plus excuse moi, mais le chewing gum est argument fallacieux, destiné a induire en erreur. En effet, si je te prend un chewing gum, tu en as un de moins. Si je copie un mp3, tu l'as toujours. Et c'est cette caractéristique qui fait la différence, et non toute les élucubrations qui sont dans ton message. Tu utilises un tas de mots complexe mais tu ne maitrise visiblement pas les bases : la rivalité des biens. Ne jamais oublier les bases, ou croire qu'on peu s'en passer. @unmonde
Efficace , simple , comme unmonde ... sans pitié .... lol A voir, ou Revoir pour les aficionados ou nostalgiques, Ce Soir , 14 juillet 20h45 sur ARTE . (les dialogues du film ne sont pas prétentieux , pas pompeux , et l'égo présent n'est pas inversement proportionnel au talent de leurs auteurs ) Corolaire de ton premier paragraphe : si l'?uvre n'apporte pas cela, mérite-t-elle d'être rémunérée ? Je dirais plutôt : mérite-t-elle d'être rémunérée aux tarifs actuels ? L'accès trop cher au divertissement est souvent un argument repris, et j'avoue que je fait partie de ceux qui le suivent. De plus excuse moi, mais le chewing gum est argument fallacieux, destiné a induire en erreur. En effet, si je te prend un chewing gum, tu en as un de moins. Si je copie un mp3, tu l'as toujours Je prenais l'exemple du chewing gum dans le sens de "produit" que l'on goûte sans "garder en soi" ledit produit (sauf pour les tarés qui les avalent Je ne cherche pas à enfallacionner qui que ce soit... mais décrire un mp3 ou un divX comme autre chose qu'un produit de consommation, compte tenu de la "culture" actuelle, j'aurais tendance à m'élever contre cette "angélisation" -pour reprendre le terme de Aefron- desdits biens culturels. Un tube de Mylène Farmer est loin d'apporter autant qu'un texte de Feuerbach ou un essai de Kant. Il y a un pas entre culture et divertissement dont le franchissement est un faux argument pour justifier le partage. Et il l'est, justifiable. Et c'est cette caractéristique qui fait la différence, et non toute les élucubrations qui sont dans ton message. D'abord tu peux argumenter un peu plus avant de balancer les tiennes, d'élucubrations. Par exemple, on paie la redevance télé, or une émission télé est tout sauf matérielle, non ? Mais on râle moins pour le coût de la redevance que pour le "piratage" (terme à la con, soit dit en passant). Ceci dit, on devrait, mais c'est pas la question. Tout ce que je veux dire, c'est que l'argument du culturel a pour moi moins de raison de tenir que celui du prix des biens de consommation que sont les divertissements sous forme d'unité (la chanson, le film etc.). Ce que la dématérialisation a apporté, c'est de l'eau à un moulin qui jusqu'alors n'osait ou ne pouvait tourner : "oui les musiques / films etc. c'est trop cher (ou aux prix trop imposés) pour ce que c'est, et maintenant que nous, consommateurs, nous pouvons passer outre, nous le faisons ; et nous décidons alors pleinement de ce que nous trouvons juste de payer" Tu utilises un tas de mots complexe mais tu ne maitrise visiblement pas les bases : la rivalité des biens. Je suis justement en plein dedans. Ne jamais oublier les bases, ou croire qu'on peu s'en passer. Oui bah les bases de la com' c'est aussi de poser les questions quand on comprend pas les dires d'autrui. Si tu passe une mauvaise journée, j'en suis désolé... Mais je te trouves bien aggressif. Je prenais l'exemple du chewing gum dans le sens de "produit" que l'on goûte sans "garder en soi" ledit produit (sauf pour les tarés qui les avalent Je ne cherche pas à enfallacionner qui que ce soit... mais décrire un mp3 ou un divX comme autre chose qu'un produit de consommation, compte tenu de la "culture" actuelle, j'aurais tendance à m'élever contre cette "angélisation" -pour reprendre le terme de Aefron- desdits biens culturels. Un tube de Mylène Farmer est loin d'apporter autant qu'un texte de Feuerbach ou un essai de Kant. Il y a un pas entre culture et divertissement dont le franchissement est un faux argument pour justifier le partage. Et il l'est, justifiable. Pour moi culture et divertissement sont du même ordre et n'ont pas à être traiter différemment. Avoir accès à ce que tu appelles le "divertissement" c'est avoir accès à la culture populaire, c'est une forme de culture ... Après je rejoins deadalnix sur un point, le mp3 ou le divx, quand tu le copies personne ne perd rien ... Les majors partent du postulat complètement faux que si tu télécharges un truc c'est un truc que tu n'as pas acheté, il faut savoir que pour les gens qui téléchargent, si ils ne pouvaient pas le faire ils n'achèteraient pas forcement non plus (à cause du coût, de la méconnaissance de l'½uvre, bref quand il s'agit d'argent on y réfléchit à deux fois). Enfin bref c'est un sujet mainte et mainte fois abordé, une fois que l'½uvre est diffusée auprès du public, son contrôle devient impossible et je trouve ça normal (Victor Hugo aussi (Victor Hugo) « avant la publication, écrit-il, l’auteur a un droit incontestable et illimité. Mais dès que l’½uvre est publiée, l’auteur n’en est plus le maître. C’est alors l’autre personnage qui s’en empare. Appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C’est ce personnage-là qui dit : “je suis là, je prends cette ½uvre, j’en fais ce que je crois devoir en faire, moi, esprit humain ; Je la possède, elle est à moi désormais” ». décrire un mp3 ou un divX comme autre chose qu'un produit de consommation, compte tenu de la "culture" actuelle, j'aurais tendance à m'élever contre cette "angélisation" -pour reprendre le terme de Aefron- desdits biens culturels. Un tube de Mylène Farmer est loin d'apporter autant qu'un texte de Feuerbach ou un essai de Kant. Il y a un pas entre culture et divertissement dont le franchissement est un faux argument pour justifier le partage.
C'est quand même un terrain glissant. Ce qui est culture pour les uns peut être divertissement pour les autres, et inversement, voire les deux à la fois. Prenons des exemples bien mass-media : les Simpson et Naruto (ce qui fait partie du rare mass-media que j'ai apprécié, ou apprécie). Certes, c'est bon enfant, et, en superficie, facile d'accès. Maintenant, le premier est aussi une critique sociale, et le second, un foisonnement permanent de moult mythes japonais ancestraux. L'un comme l'autre, je conçois qu'on puisse en profiter comme d'un passe-temps, mais tout autant qu'on puisse se cultiver avec. Bref, trancher la ligne entre culture et divertissement, c'est loin d'être aussi simple et objectif que ça. Après, le problème de l'industrie des produits dérivés de la culture, c'est peut-être qu'elle a justement peur que les gens aillent voir si l'herbe ne leur semble pas plus verte ailleurs que le fourrage avec lequel elle les engraisse via broadcast. Leur problème, c'est peut-être bien que les gens soient au fond libres de triper sur ce qu'ils veulent, plutôt que sur ce qu'on veut bien leur donner. D'autant que le coup du chewing-gum, ça reste un objet matériel : sans l'avaler, on garde les "arômes" dans la bouche. Si on prend ces "arômes" à quelqu'un, il ne les a plus. Avec la copie numérique, on a beau copier, le détenteur originel garde ce qu'il avait. Le jour où on pourra copier les objets matériels à l'identique, sans dénaturer l'original, faudra encore se taper le fouin sur la rémunération de l'auteur originel pour chaque copie qui est faite à usage personnel et non lucratif ? J'imagine que oui, mais ça n'est pas glorieux pour autant... il faut savoir que pour les gens qui téléchargent, si ils ne pouvaient pas le faire ils n'achèteraient pas forcement non plus (à cause du coût, de la méconnaissance de l'ïuvre, bref quand il s'agit d'argent on y réfléchit à deux fois)
On se rejoint tout à fait là dessus. Après, quant à la conception de l'écart divertissement/culture, ça reste personnel et on a tous nos opinions. J'admets être bien extrémiste là-dessus, mais bon on se refait pas. Et la copie d'un mp3 ne fait disparaître aucun bien, certes, sauf la capacité de l'éditeur de controler la diffusion C'est quand même un terrain glissant. Ce qui est culture pour les uns peut être divertissement pour les autres, et inversement, voire les deux à la fois. Prenons des exemples bien mass-media : les Simpson et Naruto (ce qui fait partie du rare mass-media que j'ai apprécié, ou apprécie). Certes, c'est bon enfant, et, en superficie, facile d'accès. Maintenant, le premier est aussi une critique sociale, et le second, un foisonnement permanent de moult mythes japonais ancestraux. L'un comme l'autre, je conçois qu'on puisse en profiter comme d'un passe-temps, mais tout autant qu'on puisse se cultiver avec. Tu peux même dresser les Saint Seiya au rang d'?uvre éducatrice -valeur de l'amitié, apologie du courage au services des entreprises justes, reconnaissance du repentir-. Mais nos contemporains vont y voir l'occasion de se divertir, plutôt que de se compléter, s'améliorer... Oui on peut y faire les deux, mais encore une fois, c'est à mettre en face de ce que les gens veulent. Un peu comme pour la nourriture, est-ce les produits sains ont plus la cotte que les produits à bon goût ? La question aujourd'hui se pose, et demain peut-être sera-ce le cas pour les oeuvres culturelles. Bref, trancher la ligne entre culture et divertissement, c'est loin d'être aussi simple et objectif que ça. poils aux doigts. Après, le problème de l'industrie des produits dérivés de la culture, c'est peut-être qu'elle a justement peur que les gens aillent voir si l'herbe ne leur semble pas plus verte ailleurs que le fourrage avec lequel elle les engraisse via broadcast. Leur problème, c'est peut-être bien que les gens soient au fond libres de triper sur ce qu'ils veulent, plutôt que sur ce qu'on veut bien leur donner. J'ai répondu à Djaibi en ce sens. Et oui, c'est une atteinte à une liberté qui devrait pouvoir se prendre bien plus facilement que d'autres. D'autant que le coup du chewing-gum, ça reste un objet matériel : sans l'avaler, on garde les "arômes" dans la bouche. Si on prend ces "arômes" à quelqu'un, il ne les a plus. Avec la copie numérique, on a beau copier, le détenteur originel garde ce qu'il avait. Le jour où on pourra copier les objets matériels à l'identique, sans dénaturer l'original, faudra encore se taper le fouin sur la rémunération de l'auteur originel pour chaque copie qui est faite à usage personnel et non lucratif ? J'imagine que oui, mais ça n'est pas glorieux pour autant... Et c'est partant de ces réflexions que la seule alternative des coquins d'éditeurs sus-nommés se portent donc sur le contrôle de la diffusion numérique. Il est clair qu'ils ne courrent plus derrière les 5 Mo de cluster pris par chaque mp3 "non payés", ils s'en branlent royalement ; par contre c'est le contrôle de la source de la donnée, sa diffusion, qui les animent, et on se retrouve avec HADOPI au lieu d'une sur-sur-sur-taxe sur les supports. Oui, les majors ont pigé que le mp3 copié n'est pas un ?uf volé. Et le jour où la copie "atomique" fera jour, ce sera aussi le jour de la téléportation, et ce sera la prochaine révolution technologique, peut-être une des dernières. Ce sera tout aussi grandiose que c'est digressant par rapport au sujet actuel. Mais j'apprécie que l'idée soit partagée Oui bah les bases de la com' c'est aussi de poser les questions quand on comprend pas les dires d'autrui. Si tu passe une mauvaise journée, j'en suis désolé... Mais je te trouves bien aggressif.
Je répondais qu'au chewing gum en fait. C'est quand même selon moi une erreur grave dans ton raisonnement. Alors pour le reste, la TV que tu cites ici est un très bon exemple selon moi. Voila ce que je vois : l'émission TV n'est pas le bien. En fait ce qui est payé via la redevance est le service « accès à la TV ». Cet accès est vendable car lui, n'est pas copiable par n'importe qui et à l'infini. Cet accès n'étant pas excluable, il n'a pas de valeur dans une économie de marché, il faut donc le valoriser autrement, via la redevance TV. Le cas des chaines privées est intéressant. Elles fournissent ce service gratuitement, car celui-ci n'a pas de valeur sur la marché, afin de valoriser un autre service : la publicité. L'espace (ou plutôt le temps, mais l'espace est le mot utilisé) publicité sur leur chaine étant un bien rival et excluable, il est monétisable sur le marché. C'est une idée très proche de la licence globale finalement/modèle de diffusion payé via publicité. c'est digressant par rapport au sujet actuel Je dis ça, je suis gonflé... Au final, mon opinion est que le PS ne serait qu'un ramassis de nabots de ne trouver ne serait-ce qu'une excuse de ne pas saisir le CC. Que le PS soit de "gauche" n'expliquerait ni n'excuserait une telle décision, qu'une bonne partie de son électorat ne lui pardonnerait pas. Donc OK avec l'article de Numerama. Et envoyez vous courriels ! Remarquez, à force de voir des partis s'auto éliminer, c'est beaucoup plus facile de savoir pour quoi voter ...
des politiciens trouillards , au prochaine élections qu'ils aillent se faire foutrent ces bandes de connards , si la loi passe moi je continuerais a télécharger ce que je veux !!!! qu'ils me mettent des amendes j'en ai rien a foutre !!!! de toute façon on trouvera toujours des combines pour télécharger sans que notre adresse IP soit pister , ils nous prennent vraiment pour des cons , ses snobinards de mes fesses !!!
des politiciens trouillards , au prochaine élections qu'ils aillent se faire foutrent ces bandes de connards , si la loi passe moi je continuerais a télécharger ce que je veux !!!! qu'ils me mettent des amendes j'en ai rien a foutre !!!! de toute façon on trouvera toujours des combines pour télécharger sans que notre adresse IP soit pister , ils nous prennent vraiment pour des cons , ses snobinards de mes fesses !!!
Doit on comprendre par ta présente diatribe que tu exprimes vertement, mais non moins fermement, ton opposition claire à ce projet de Loi ? qaruk.zurack, le 14/07/2009 - 21:41
c'est digressant par rapport au sujet actuel Je dis ça, je suis gonflé... Au final, mon opinion est que le PS ne serait qu'un ramassis de nabots de ne trouver ne serait-ce qu'une excuse de ne pas saisir le CC. Que le PS soit de "gauche" n'expliquerait ni n'excuserait une telle décision, qu'une bonne partie de son électorat ne lui pardonnerait pas. Donc OK avec l'article de Numerama. Et envoyez vous courriels ! Un truc du genre: j'ai lu sur numerama qui a lu sur le blog "pour le cinéma" que vous n'allez rien faire contre hadopi. C'est ça? Ça va être vachement crédible de dire que ce collectif est dans les secrets du PS et que forcément ce qu'il dit est la vérité. Un texte tout au conditionnel qui fait office de vérité. C'est beau le conditionnel. http://vidberg.blog.lemonde.fr Manquerait plus que ça !
S'ils pensent que c'est en faisant ce genre de chose (ou plutot en ne faisant pas) qu'ils vont revenir au pouvoir, ils se trompent lourdement, le net a les yeux braqués sur eux et internet à une mémoire, qu'ils ne l'oublient pas ! Ah ouais. Et on écrit dans le mail?
Un truc du genre: j'ai lu sur numerama qui a lu sur le blog "pour le cinéma" que vous n'allez rien faire contre hadopi. C'est ça? àa va être vachement crédible de dire que ce collectif est dans les secrets du PS et que forcément ce qu'il dit est la vérité. Un texte tout au conditionnel qui fait office de vérité. C'est beau le conditionnel. Eeeeeeh bah si Numerama se trompe et qu'effectivement le PS compte saisir le CC, tout va bien, mail ou pas mail ! Inutile de nous faire un vider-caca-nerveux pour ça... @aubasmots et @kad : Faudrait quand-même arrêter de vous prendre pour le centre du monde hein, ça devient ridicule. Croire que la déroute de Bayrou aux Européennes est le résultat de sa non-opposition à HADOPI est totalement risible (ça c'est pour Kad) et croire que la non-saisie du CC sur une question comme HADOPI 2 pourrait "faire disparaitre le PS du paysage politique français" confine à l'hypothyroïdie des alpes (ça c'est pour aubasmots, mais les propos de Kad sont à peine plus mesurés).
@aubasmots et @kad : Faudrait quand-même arrêter de vous prendre pour le centre du monde hein, ça devient ridicule. Croire que la déroute de Bayrou aux Européennes est le résultat de sa non-opposition à HADOPI est totalement risible (ça c'est pour Kad) et croire que la non-saisie du CC sur une question comme HADOPI 2 pourrait "faire disparaitre le PS du paysage politique français" confine à l'hypothyroïdie des alpes (ça c'est pour aubasmots, mais les propos de Kad sont à peine plus mesurés).
Faudrait voir à redescendre sur terre les gars. Comme le parti communiste en son temps le parti socialiste français est pourtant bien en train de s'enfoncer lentement mais surement , la déroute des socialistes aux européennes le montre , ils étaient loin de s'attendre à un tel score , ils n'ont plus de socialistes que le nom , ils sont coupées des attentes de leurs anciens électeurs . j'ai été heureux pour mon pére lorsque Mittérand a été élu , les socialistes avec notamment Jean Charles Naoury (aujourd'hui 38éme fortune de France)ont déréglementé la bourse .Il y a eu plus de casse au niveau social avec Jospin premier ministre qu'avec Juppé....
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Mais aussi dans le plus bas : le travail pour rien d'autre que bouffer... et ça finit bien souvent par être le cas, car se reclasser, en France, ce n'est pas évident. Personnellement, il m'arrive souvent d'être dilettant, et de vouloir passer à tout autre chose - de là à le faire à une échelle professionnelle, c'est un autre problème.
C'est d'ailleurs ce que j'ai adoré chez les Spatiens d'Asimov : ils ont le temps et les moyens de s'épanouir dans autant de voies qu'ils le souhaitent - de toute façon, les contraintes sont gérées par des machines, au pire.
Sans diaboliser le travail (oui, clairement, on peut tout à fait s'y épanouir), il ne faut pas non plus l'angéliser (parce que l'épanouissement, dans le travail, c'est loin d'être systématique).
On n'a certes pas encore les moyens de s'assurer que le travail ne peut être qu'épanouissement, mais y tendre, en diminuant les contraintes (notamment par une plus grande facilité à se reclasser, qui passe entre autres par une réduction et un meilleur partage, m'est avis, du travail), c'est en plein dans le progrès social, en ce qui me concerne.
Tu as dit le mot juste : reclassement. La liberté de choisir son travail, toutes contraintes (monde extérieur, lois, besoins réels de la société) prises en compte, s'exprime par la facilité à pouvoir le faire dans ce cadre. Mais pas à choisir un travail quelconque, niant lesdites contraintes, et réclamer un du supérieur à l'apport dudit travail ("histoire de l'art à salaire d'avocat"). Là dessus, il me semble que ce sont les entreprises, embaucheuses, qui devraient se voir l'octroi d'une telle facilité ; et d'un autre côté que les gens soient éduqués à la réalité du marché, de la vie, même, me semble un prérequis fondamental. Et quand on écoute les discours droite vs gauche... le discours de gauche est loin d'être concluant.
Angéliser, diaboliser ? Non, effectivement : dire la vérité sur ce monde dans lequel les spatiens c'est pas encore pour demain.
Pour moi la clef, serait surtout de rémunérer à la juste valeur de l'apport sociétal. En quoi jamais un éboueur devrait être moins rémunéré qu'un publicitaire. Mais là c'est "mon" idéalisme.
Là, ça devient intéressant : j'entraîne les chats au combat.
Ils ne pourront rien face à des lemmings kamikazes OGM.