(CC boskizzi)

Denis Olivennes n’aime pas Internet. On le sait. Il n’aime pas la gratuité non plus. « C’est le vol« , avait-t-il martelé dans un pamphlet qui lui a valu en 2007 de devenir l’architecte de l’Hadopi est des accords de l’Elysée, qui ont présidé à la riposte graduée. Mais il n’aime pas non plus le pouvoir démocratique qu’offre Internet à tous ceux qui ont été privés de tout moyen d’expression populaire sous l’ère pyramidale des mass média.

Dans une réunion, l’ancien patron de la FNAC et désormais patron du Nouvel Observateur a qualifié Internet de « tout à l’égout de la démocratie« . C’est Rue89 qui l’a révélé sans grande discrétion sur Twitter.

On ne sait pas très bien ce que Denis Olivennes entend par là (si vous avez une idée…), mais ça n’était vraisemblablement pas un compliment à l’égard de ceux qui, par exemple, se sont mobilisés pour faire prendre conscience au plus grand nombre des dangers de la loi Création et Internet et de la riposte graduée. Du fait que le texte qui a été démocratiquement adopté était contraire à la liberté d’expression, aux droits de la défense, à la présomption d’innocence et à la proportionnalité des peines.

Si Internet est le tout à l’égout de la démocratie, Denis Olivennes et ceux qui ont soutenu cette loi ne sont-ils pas ceux qui ont joyeusement déféqué sur elle ?

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