Hadopi 2 : le cabinet de Mitterrand reconnaît des "incertitudes élevées" sur la validité du texte
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 30 Juin 2009 à 21h39 -
posté dans Société 2.0
![]() Finalement, contrairement aux affirmations de La Tribune, le Conseil d'Etat n'aurait pas flingué le projet de loi "relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet" (Hadopi 2), comme nous le rapportions lundi soir. Le cabinet du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand s'en défend. Le Conseil d'Etat "n'a pas formulé de réserves" sur le texte présenté mercredi dernier en Conseil des ministres, a ainsi affirmé le cabinet à l'AFP. Dans Le Point, le journaliste Emmanuel Berretta précise la nature de la méprise. Elle viendrait "du fait que le journal La Tribune s'est procuré le brouillon du rapporteur au Conseil d'État". Or, "ce brouillon annote le projet de loi en mettant entre crochets les parties du texte qui peuvent prêter à débat au regard de la constitution. Puis, le Conseil d'État, en formation collégiale, "lève les crochets", selon le jargon administratif. Et c'est exactement ce qu'a fait le Conseil d'État, après délibération". Nous sommes donc sauvés. Ou pas. La rue de Valois est échaudée par l'expérience de la loi Hadopi d'Albanel, où le Conseil d'Etat avait validé l'essentiel des dispositions sans voir que le texte portait atteinte à la présomption d'innocence, aux droits de la défense et à la liberté d'expression (entre autres), comme a su lui rappeler le Conseil constitutionnel. Ainsi, "nous sommes entrés dans une zone d'incertitudes élevées vis-à-vis du Conseil constitutionnel", reconnaît le cabinet de Frédéric Mitterrand, qui présentera le texte de façon conjointe avec Michèle Alliot-Marie devant le Parlement. Outre les problèmes que nous avons déjà soulevés, tout comme Eolas, le Conseil constitutionnel s'est gardé quelques cartouches en réserve lorsqu'il a censuré en partie la loi Hadopi. Il avait en effet censuré les dispositions permettant la suspension de l'abonnement à Internet par l'autorité administrative, "sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs", c'est-à-dire sans se prononcer sur l'intégralité des motifs d'inconstitutionnalité présentés par les députés socialistes. Aussi, même en ayant le sentiment de répondre aux critiques formulées par le Conseil, les sages peuvent profiter d'un deuxième avis pour dire encore plus précisément tout le mal qu'ils pensent de la riposte graduée. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Hadopi 2 : le cabinet de Mitterrand reconnaît des "incertitudes élevées" sur la validité du texte»
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fcna2005
le 01/07/2009 à 11:02
deja que numerama a mis un faux article avec le flingage de la hadopi 2 par le CE si qui était faux, maitneannt il nous raconte que le CC va censurée l'ensemble du texte... pourtant cela n'a pas été le cas , encore une escroquerie de la part de guillaume
'fcna2005', le 01/01/1970 - 01:00 deja que numerama a mis un faux article avec le flingage de la hadopi 2 par le CE si qui était faux, maitneannt il nous raconte que le CC va censurée l'ensemble du texte... pourtant cela n'a pas été le cas , encore une escroquerie de la part de guillaumeOulala, tout de suite les grands mots ! Guillaume en sa qualité de rédacteur en chef, juriste, du site Numérama a tout a fait le droit d'adopter la ligne éditoriale qui lui plaît. D'un autre côté il est loin d'être le seul à se poser des questions au sujet du risque anticonstitutionnel que court ce nouveau projet le loi Hadopi 2. Lire en ligne, sur le site de LaTribune.fr : Hadopi : coupez, on la refait... Par Nicolas Maubert, avocat spécialiste en droit d'auteur et nouvelles technologies, et Emmanuel Raynaud, avocat pénaliste (cabinet Gide Loyrette Nouel).
.../... Alors que le Conseil Constitutionnel semblait inviter le gouvernement à privilégier l'amende plutôt que la suspension de l'abonnement, le projet de loi publié mercredi 24 juin ne poursuit pas cette voie, même s'il laisse entrevoir la possibilité de recourir à l'amende ultérieurement. Ainsi, la véritable nouveauté réside dans le fait que désormais deux types de coupures (prononcées par le juge, et non plus par l'Hadopi) sont prévues: - une suspension de l'accès d'une durée maximale d'un an assortie d'une interdiction de réabonnement comme peine complémentaire (c'est-à-dire qui peut être prononcée par le juge, en complément voire même en remplacement d'une autre peine) du délit de contrefaçon (déjà réprimé par des peines pouvant aller jusqu'à 300.000 euros et trois ans d'emprisonnement) ; - une suspension de l'accès d'une durée maximale d'un mois, comme peine complémentaire d'une contravention de cinquième classe venant réprimer une infraction non encore définie. En raison de la multiplicité des atteintes aux droits d'auteur et droits voisins commises sur Internet, le projet de loi prévoit en outre la possibilité de confier désormais à un juge unique le soin de juger les délits de contrefaçon (quels qu'ils soient), et de recourir à la procédure simplifiée dite d'ordonnance pénale. Ce projet de loi qui sera prochainement débattu au parlement, appelle d'ores et déjà quelques observations préliminaires. 1° Il constitue, à n'en pas douter, un complément indispensable au dispositif mis en place par la loi Hadopi, a fortiori depuis que cette autorité administrative s'est vue retirer ses pouvoirs de sanction ; en effet, seul le spectre d'une sanction pénale adaptée, certaine et immédiate est de nature à dissuader les Internautes les plus récalcitrants de continuer à télécharger des fichiers de manière illégale. 2° S'agissant de l'amende, il est regrettable que la contravention qui en sera à l'origine n'ait pas encore été définie. Il aurait été certainement plus logique de définir d'abord l'acte incriminé, avant d'en fixer les peines. On ne sait ainsi toujours pas aujourd'hui ce pourquoi on sera puni (hormis les actes de contrefaçon eux même). Il est donc impératif que les contours de cette contravention soient définis rapidement. Cette réponse pénale parait en effet de prime abord d'autant plus efficace qu'elle pourrait être mise en ½uvre sans difficulté par voie d'ordonnance pénale (c'est-à-dire dans le cadre d'une procédure simplifiée permettant au juge de prononcer sans débat préalable ni motivation, une amende notifiée au prévenu par lettre recommandée A/R), que le montant de l'amende encourue, quel que soit le nombre de fichiers téléchargés, est dissuasif (1.500 euros), et que le juge pénal pourra confisquer la "chose" ayant servi à commettre l'infraction, en l'occurrence l'ordinateur ou tout équipement portable multimédia ayant permis le téléchargement. 3° S'agissant du délit de contrefaçon, on peut s'interroger, en revanche, sur l'opportunité d'une poursuite par voie d'ordonnance pénale, non adaptée aux délits complexes et insuffisamment protectrice des intérêts des victimes. 4° De manière générale, et eu égard à l'attention toute particulière que le Conseil constitutionnel a apporté à la dernière loi Hadopi, les parlementaires devront s'interroger sur la constitutionnalité des dispositions du nouveau projet. Comment celui-ci appréhendera-t-il, s'il est saisi, les différentes suspensions au regard des principes de légalité et de proportionnalité des peines ? Comment analysera-t-il la différence de traitement pour le même délit (contrefaçon) entre deux justiciables (risque d'emprisonnement devant le tribunal correctionnel alors que seule une amende - et une éventuelle peine complémentaire - est encourue en matière d'ordonnance pénale) ? .../... [Edit Typo] faire passer une loi en l'imaginant d'avance inconstitutionnelle et en le disant dans un communiqué, faut quand même avouer que c'est assez con niveau communication, lol ... Après, pour le fond, c'est un autre débat.
D'autant que les problèmes risquent également de se situer en amont.
Certains députés y compris parmi ceux appartenant à la majorité, appréciant de moins, ce qu'ils qualifient de "mauvaise habitude" imposée par N. Sarkozy pour la troisième fois depuis son élection, de ces cessions extraordinaires, qui obligent le députés à siéger et à légiférer en juillet. Coup de chaud à l’Assemblée Coup de chaud à l’Assemblée
La session extraordinaire du Parlement s’ouvre aujourd’hui mais les députés sont nerveux. Beaucoup jugent que légiférer en juillet est devenu « une mauvaise habitude » C’est peu dire que la session extraordinaire qui s’ouvre aujourd’hui à l’Assemblée nationale ne débute pas sous les meilleurs auspices : députés de la majorité bougons (et convoqués à l’Elysée mardi prochain), élus de l’opposition remontés (ils déposeront en début de semaine prochaine une motion de censure), ambiance exécrable entre les responsables de la majorité, ordre du jour « hyperchargé et mal foutu »… L’obligation de siéger en juillet, décidée par Nicolas Sarkozy, pour la troisième fois depuis son élection, exaspère tout le monde au Palais-Bourbon. « Ça devient une mauvaise habitude » , grince un député de la majorité. Seule la réfection de la verrière de l’hémicycle, qui nécessite six semaines de travaux, garantit aux parlementaires une coupure estivale digne de ce nom, à partir du 25 juillet. .../... La loi Hadopi 2, fera partie du calendrier de ces travaux législatifs, déjà très (trop) chargés. Bonjour l'ambiance ... . . . faire passer une loi en l'imaginant d'avance inconstitutionnelle et en le disant dans un communiqué, faut quand même avouer que c'est assez con niveau communication, lol ... Après, pour le fond, c'est un autre débat.
Difficile pour eux d'invoquer le fameux "héritage" des prédécesseurs ou la "période de grâce" pour les nouveaux arrivants, c'est le "pot de pus" dès le départ... Ein zwei polizei, drei vier hadopeer (ce doit être la chaleur...) ki a inventer hadopi --' tj ossi dla merde en media mais grave ! y a tj une solutiion en informatik pour le telechargement =D !
mai chakun fait skil veut a son pc merde :@ ! 'rodriguez53', le 01/01/1970 - 01:00 ki a inventer hadopi --' tj ossi dla merde en media mais grave ! y a tj une solutiion en informatik pour le telechargement =D ! mai chakun fait skil veut a son pc merde :@ ! Branche le décodeur. Merci. @ Natasha
Oui nos gouvernants sont largement enlisés dans Hadopi 2. Même si ce projet de Loi est tellement bancal, l'internaute peut sortir la tête hors de l'eau. Je cite "Toutefois pour Hadopi 2, la procédure simplifiée n’est pas applicable : · Si le prévenu était âgé de moins de dix-huit ans au jour de l’infraction ; or bon nombre de « pirates » en ligne sont mineurs, ce qui risque à l’inverse de mobiliser les juridictions pénales pour mineurs. · Si la victime a formulé, au cours de l’enquête une demande de dommages et intérêts ou de restitution, ou a fait directement citer le prévenu avant qu’une ordonnance sur procédure simplifiée ait été rendue. Autrement dit la procédure simplifiée reste de l’initiative du Ministère public sur la base des éléments collecté par l’HADOPI afin de faire cesser un trouble à l’ordre public. Elle permet d’aboutir à une condamnation pénale rapide mais ne permet pas en revanche à la victime d’obtenir une décision se prononçant sur la réparation de son préjudice. Sulliman Omarjee Spécialiste en Propriété Intellectuelle & NTIC DEA de Droit des Créations Immatérielles LLB « Copyright & Trademarks » Diplômé de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle DL (101) ... Donc les mineurs ont une chance (si l'on peut dire) et aucun dommage et intérêt ne peut être demandé par les ayants droits avant la condamnation pénale T23 'T23', le 01/01/1970 - 01:00 @ Natasha Oui nos gouvernants sont largement enlisés dans Hadopi 2. Même si ce projet de Loi est tellement bancal, l'internaute peut sortir la tête hors de l'eau. Je cite "Toutefois pour Hadopi 2, la procédure simplifiée n’est pas applicable : · Si le prévenu était âgé de moins de dix-huit ans au jour de l’infraction ; or bon nombre de « pirates » en ligne sont mineurs, ce qui risque à l’inverse de mobiliser les juridictions pénales pour mineurs. · Si la victime a formulé, au cours de l’enquête une demande de dommages et intérêts ou de restitution, ou a fait directement citer le prévenu avant qu’une ordonnance sur procédure simplifiée ait été rendue. Autrement dit la procédure simplifiée reste de l’initiative du Ministère public sur la base des éléments collecté par l’HADOPI afin de faire cesser un trouble à l’ordre public. Elle permet d’aboutir à une condamnation pénale rapide mais ne permet pas en revanche à la victime d’obtenir une décision se prononçant sur la réparation de son préjudice. Sulliman Omarjee Spécialiste en Propriété Intellectuelle & NTIC DEA de Droit des Créations Immatérielles LLB « Copyright & Trademarks » Diplômé de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle DL (101) ... Donc les mineurs ont une chance (si l'on peut dire) et aucun dommage et intérêt ne peut être demandé par les ayants droits avant la condamnation pénale T23 Oui elle est excellente cette analyse juridique très critique, dont je ne peux que conseiller la lecture en ligne sur le site village-justice.com : L’internaute « flashé » ? (A propos d’HADOPI 1 et d’HADOPI 2) Par Sulliman Omarjee, Juriste
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