Création Public Internet : vers une licence globale à 5 euros par mois ?

Guillaume Champeau - publié le Mardi 30 Juin 2009 à 19h46 - posté dans Société 2.0

La plateforme Création Public Internet, qui réunit la Quadrature du Net, le Samup, l'UFC-Que Choisir et le collectif Pour le Cinéma, propose de légaliser l'échange d'oeuvres non commercial en contrepartie du versement d'une taxe collectée chaque mois par les FAI.

La fin de l'année sera chaude du côté des taxes et des lobbys, avec les futurs Etats généraux de la création annoncés par le gouvernement, qui doivent aborder l'après-Hadopi. D'un côté la Sacem et une partie de l'industrie du disque et du cinéma réclame déjà une taxe sur les FAI, sans contrepartie, pour compenser les pertes liées au piratage - il se murmure même que certains fournisseurs d'accès ont déjà dans leur carton des offres illimitées propriétaires qu'ils entendent lier aux abonnements dès cette année. De l'autre, des associations de consommateurs, d'internautes et de cinéastes indépendants demandent une taxe obligatoire sur les FAI qui autoriserait cette fois les échanges d'oeuvres, quel que soit le moyen utilisé par les internautes.

La Quadrature du Net, le Samup, l'UFC-Que Choisir et le collectif Pour Le Cinéma (de Juan Paulo Branco Lopez) proposent ainsi, avec leur plateforme Création Public Internet, "un financement mutualisé adossé à une licence collective autorisant les échanges des œuvres numériques entre individus". Le but étant de parvenir à "l'élaboration d'un modèle de diffusion des œuvres qui assure à la fois un accès pour tous à une culture diverse et un financement équitable pour les artistes/créateurs".

La proposition, disponible sur le site de Création Public Internet (CPI), sera débattue lors des assises de la création qui seront organisés (en marge des Etats généraux) avant la fin de l'année. Proche de la licence globale proposée en 2005 lors de la loi DADVSI, la proposition est pour le moment floue. Elle se veut ouverte aux discussions et aux améliorations suggérées par tous les intervenants qui souhaiteraient se joindre au débat. L'idée n'étant pas de brutaliser d'entrée les ayants droit qui trouveraient tel ou tel point de désaccord et refuseraient d'emblée de discuter plus précisément du projet.

Le postulat de base est déjà suffisamment clivant pour éloigner tout Pascal Nègre en puissance. "Nous proposons un droit au partage de fichiers, hors marché, accordé au consommateur", explique ainsi le collectif. "Pour bénéficier de ce droit le consommateur doit s’acquitter d’une contribution financière chaque mois". Le montant, qui sera à déterminer, est évalué pour le moment autour de 5 euros par mois. Comme l'envisageait la licence globale façon 2005, elle doit être obligatoire et non optionnelle, comme le proposait plus récemment la "contribution créative" des députés socialistes. Tous les internautes doivent la payer, quel que soit leur usage de leur ligne à Internet.

"Pour que le produit de cette contribution soit prévisible et acceptable par le monde de la création, elle doit être obligatoire. Pour qu'elle soit acceptable pour les consommateurs, son niveau doit être raisonnable", résument en effet les membres de la plateforme.

Une proposition ? Non, un casse-tête

Avec 5 euros par mois et sur la base du nombre d'abonnés à Internet actuels, c'est 1,2 milliards d'euros qui pourraient être collectés chaque année. Une somme très importante si on la compare aux 240 milions d'euros que rapporte actuellement la gestion collective sur les ventes de musique aux usagers finaux, qui seront par définition les plus impactées par une licence globale. Mais il faudra aussi compenser, a minima, les échanges d'oeuvres cinématographiques.

La somme serait prélevée par les FAI, mais apparaîtrait de manière distincte sur la factures du consommateur, "pour que ce dernier ait conscience qu'il y a une contrepartie à ce nouveau droit, et que les oeuvres de l'esprit ne sont pas gratuites". Et pour les FAI, "ce mécanisme évite de polluer la stratégie prix des opérateurs, d’introduire une opacité tarifaire ou des distorsions concurrentielles".

Une fois collectée, la somme serait répartie selon des clés encore très imprécises. "Faut-il suivre les modèles utilisés pour la copie privée avec, par exemple, un partage en 3 pour la musique, 1/3 pour les droits voisins des producteurs, 1/3 pour les artistes-interprètes ?", demande la plateforme CPI. "Comment identifier et comptabiliser les œuvres téléchargées pour assurer une redistribution des revenus qui soit la plus juste et la plus équitable possible ?", "Comment rémunérer en fonction d'un usage donné ?", et comment respecter l'esprit de la chronologie des médias, perçue comme indispensable par le milieu cinématographique.

Les questions restent nombreuses, et extrêmement sensibles. Pour le moment, personne n'a osé ouvrir le dossier, en restant cantonné à une opposition doctrinale contre le principe-même de la licence globale. Réussir à provoquer une discussion constructive serait un exploit en soi.

Résoudre le casse-tête serait un miracle.

 
 
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Commentaires à propos de Création Public Internet : vers une licence globale à 5 euros par mois ?
 

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Nethan
Le 30 Juin 2009 à 22h24
En ce qui me concerne, si : pas le droit de télécharger ce qui n'existe pas... c'est con, le reste, je l'achète, et je finis donc par rémunérer.

Modes de calculs analogues à ceux de la SACEM, injustes pour les petits artistes...

Non, franchement, peu ou prou, c'est la même.


Heu... Tu m'excuseras mais franchement, quelle est la part des downloads "underground" sur la totalité des downloads illégaux en France, voir sur la planète ? A mon avis ça doit pas représenter grand chose.

J'avoue qu'après, sur l'analyse, tu as quelques bons points mais tous contestables.



1) Que veut dire "disposition numérique" ? Je suis d'accord, c'est flou. Mais tu vois très négatif, car comme on le voit en politique, l'avantage du flou, c'est qu'il permet une certaine maléabilité.

Numérique = 0 ou 1, on peut donc affirmer sans risque qu'une sortie sur tout ce qui contient des 0 ou 1 sont couverts : DVD comme Net ou Autre.



2) Effectivement, le problème de la répartition se heurte à un vrai défi. Mais comment faire autrement que la solution actuelle dans un premier temps ?

Car le souci n'est pas QUE technique. Elle heurte aussi beaucoup de principes légales, et idéologiques.

1...
Centraliser sur une plateforme EST LA solution idéale. On peut tout savoir au download près. MAIS... Elle empêchera toute concurrence. Fini Itunes et divers, il s'agit d'un système UNIQUE.

Vu qu'on vit dans un monde hélas ultra-libéral, cette proposition subira une fin de non-recevoir direct. Or, il y a des limites dans ce que "cinq gus dans un garage" peuvent faire ou sera accepté. On ne peut pas révolutionner le monde comme ça, l'informatique et Internet ont bien demandé quelques décénnies pour changer le monde...

Ici, on parle de rénover un système qui est en place depuis tellement longtemps... Nais navré on ne peut pas passer de 0 à 1 comme ça, ça se prendra des blocus et tout.

Il faut donc faire des concessions ou trouver des parades ou autres solutions.

2...
Une solution que j'ai lu sur PCI d'un commentateur, serait de créer des plugins/fonctions sur eMule et divers, et qui ferait en sorte d'envoier le titre de la musique downloadé à un serveur (Etat ou autre) connu de tous, si on est sur IP FR. Pour garantir l'anonymat, seul le serveur serait sous contrôle d'une instance de marché ou d'une institution.

Les plug-ins seraient crées par la communauté du libre elle-même, ce qui permettra de garantir l'anonymat, et surtout, de donner de la légitimité au système.

On ne flingue pas trop la possibilité que des sociétés fassent des plateformes, tout en assurant un paiement des téléchargeurs.

Problème : Long à mettre en place, soutien non garanti, etc...

3...
Autre chose pour bien garantir la restitution ?



3) Si le paiement n'est pas obligatoire, comment s'arranger TECHNIQUEMENT pour vérifier qu'on a le droit ou pas ? Je l'ai déjà dit, centraliser sur une plateforme est inacceptable à notre époque actuelle, point. Donc on ne peut pas contrôler qui a paié de qui n'a pas paié dans un système P2P classique. Il faut donc qu'elle soit obligatoire, c'est tout.

4) Eh, chaque chose en son temps.

Il y en a quand même marre de ce que j'appelle le "comportement binaire". Il n'y a pas de 0 ou 1 dans ce monde. Il n'y a donc pas de solution miracle (1) ou alors tant pis on reste dans l'état (0).

Il faut savoir faire des COMPROMIS. Il n'y a que dans les films d'Hollywood qu'on peut voir des leaders providentiels ou des solutions miracles à des problèmes de dingue.

Que dans les FILMS.

Franchement, ça m'use de voir autant de français obnubilés par cette mentalité. Quand j'entendais pour les Européennes des gens ne pas voter parce qu'il n'y avait que 0 ou 1 (PS ou UMP. Eh, et DLR et FDG et divers, espèce d'imbécile ?) ou que personne n'est bien pour avoir un vote (vive le leader providentiel façon Hollywood...)...

Ici, le CPI propose quelques pistes mais a encore des questions en suspend.

Répondons-y et cessons le radicalisme.

Car il serait vraiment temps de revenir au monde réel.
pleindeuss
Le 30 Juin 2009 à 22h33
le truc c'est qu'il faut que cette taxe finance la création en amont et non pas à postériori.

par exemple - et je parle de mon domaine - lorsqu'il s'agit de concevoir un court métrage, un long ou une série, les sociétés font souvent appel au cnc.

le cnc a une taxe a lui sur notamment les billets de cinéma. en contrepartie et en échange d'un dossier solide (une bible), le cnc aide les jeunes réalisateurs et les sociétés jusqu'à une certaine hauteur.

libre aux créateurs de trouver d'autres financements privés par la suite et de vouloir commercialiser ou non leur oeuvre.

dans l'histoire, donc, cette lgo pourrait tout à fait être distribuée en amont, comme un crédit gratuit de création en contrepartie d'une libre diffusion de l'oeuvre après conception.

dans le cas de la musique, ca pourrait être une subvention qui permette d'enregistrer un album et d'apporter un budget pour les tournées de concert ultérieures.

ainsi, on se prend plus la tête avec la question du download car on ne rémunère pas la diffusion mais la création de l'oeuvre, cette dernière étant offerte au patrimoine culturel de la france.

avec 1,4 milliards d'euros chaque années, on peut financer un sacré paquet de productions :

un disque coûte 76000 euros, un long métrage d'animation stéréoscopique 3d, 6 millions, un jeu de qualité, 20 millions. donc ca nous fait : 70 jeux ou 18421 albums ou 233 longs métrages d'animation coûteux.

ceci sans compter les financements privés, le merchandising et les revenus post diffusions comme les projections en salle pour le cinéma, les abonnements pour les jeux en ligne et les diffusions publiques pour les albums.
alx
Le 30 Juin 2009 à 22h36
enfin du positif
Rokenn
Le 30 Juin 2009 à 23h08
à‡a serait tellement bien que ça soit fait !!! J'irai même un peu plus haut pour le prix, jusqu'à 10 ça me parait acceptable...mais bon après si c'est obligatoire on peut peut-être pas imposer 10 euros de contribution à tout le monde...
ulysse666
Le 30 Juin 2009 à 23h22
Vous semblez tous plus malin que moi. Cette proposition "ouvert" a le mérite d'exister! Elle est peut être la porte ouverte à un compromis durable. La violence des réactions me surprend. Hurler contre l'HADOPI c'était un devoir. Refuser toute solution est une connerie

+1
Ce n'est pas parfait, mais cela a le mérite d'exister, le débat est ouvert. Que ceux qui on des idées et des suggestions participent, c'est le but.
Déverser sa bile sur le forum Numérama n'apporte rien en l'occurrence, si ce n'est de ce la péter à jouer au Che Guevara en chambre coincé entre son fauteuil et son clavier.
Les membres des associations a l'origine de cette initiative, ne sont pas virtuel ils agissent a visages découvert, assument des risques faces aux Majors et a leurs avocats (sans oublier les amis de sa Majesté). Leur projet doit être amélioré, discuté et peut être modifié, mais en tout cas ni insulté ni méprisé.
/dev/tty
Le 30 Juin 2009 à 23h24
Mais j'en VEUX PAS de ce droit à télécharger, bordel !
pakotill
Le 30 Juin 2009 à 23h27
http://www.creationp...osition0609.pdfNotamment l'ignoblissime texte suivant :
Toutes les oeuvres sont-elles concernées ?
Non, n’entrent pas dans le champ de la licence :
1. Les oeuvres n’ayant pas fait l’objet d’une commercialisation ou d’une mise à
disposition préalable numérique par les créateurs eux mêmes.
2. Une chronologie des médias minimale (celle qui sépare la projection en salles de la
diffusion télévisuelle ou sur supports des films, le concert et sa diffusion numérique, le
livre et sa diffusion sur internet) reste ainsi protégée. Bien sûr, les créateurs resteront
libres de faire le choix d'une diffusion simultanée s'ils l'estiment utile. Par exemple
pour la promotion des films, comme cela s'est déjà fait dans plusieurs cas.
La reproduction et diffusion non autorisée dans le cadre du dispositif doit rester sujette à la
poursuite pour contrefaçon et celle-ci peut être efficace lorsqu'un ensemble de droits
importants aura été reconnus pour les internautes.
- catalogue limité, puisqu'impossibilité de partager ce que les ayant-droits n'ont jamais numérisé (ils entendent "jamais en DVD", par exemple, ou "jamais sur le Net" ? Bon, l'un comme l'autre, c'est du foutage de gueule : dans le premier cas, les vieux films undergrounds et cie, pour lesquels le P2P est un miracle, ce sera toujours illégal ; adieu, Deadlock de Klick, Irezumi de Masumura, ou Santa Sangre de Jodo ; dans le deuxième cas, il suffira aux ayant-droits de ne vendre sur le net qu'une portion congrue des albums, ou les dix premières minutes d'un film, par exemple en guise de miettes) ; quant à la version, on pourra distribuer nos rips, ou faudra distribuer ce que les ayant-droits auront mis à disposition (genre, avec DRM, encodages dégueulasses, ...) ?- pour la répartition, admettons la bonne intention (évoquée) de redistribuer aux petits, mais si ça passe par une évaluation échantillonée, ce sera encore un foutage de gueule, où seuls les gros se gaveront ; la seule solution honnête, c'est de laisser le payeur choisir le destinataire de la licence, et ça, pas mention, puisqu'ils parlent au contraire de mesure.- paiement obligatoire (au nom de quoi ? ça nuit à qui, le Kopimi ? encore, si je pouvais choisir à qui ça va... je pourrais me dire que mon geste sert à quelque chose auquel je tiens, m'enfin, avec une "mesure").- pour ainsi dire pas de livres, puisque la plupart ne sont pas numérisés par les ayant-droits (par contre, les logiciels étant numérisés par nature... mais est-ce considéré comme des oeuvres ?)Bref, du foutage de gueule de A à Z : leur licence gabelle sur seulement une partie des medias, à catalogue limité, interdisant de partager l'underground, pour forcer les échantillons choisis de mass-media, à paiement obligatoire, et favorisant, encore, les gros ? Qu'ils se la collent au fion, avec une caisse de clous rouillés. Je préfère encore rester dans l'illégalité que de subventionner cette bouse infâme, cumulant toutes les grotesqueries possibles et imaginables.

Crier au foutage de gueule dès le premier jet, alors qu'ils cherchent juste à lancer un débat et que par conséquents tous les éléments ne sont pas connus, ça s'appelle un procès d'intention.
Mais sûrement détiens-tu en ton for intérieur la vérité absolue qui satisfera tout le monde, je t'invite donc à aller exprimer ce consensus miracle pendant le débat ;)
sylmass95
Le 30 Juin 2009 à 23h34
Pour ce qui est de la repartion et des upload et fichiers disponible. Je pense qu'il faudrait rester dans un mode de transmission du meme genre que celui que l'on possede aujourd'jui (p2p, newsgroup, ddl, torrent...), c'est pour ca que je pense qu'il faut creer UN SITE sur lequel serait referencer les fichiers disponibles (un peu a la manniere de the pirate bay et mininova et binnewz...) et avec pour chaque fichiers la possibilite de le telecharger sous plusieurs plateforme, p2p, newsgroup, ... Avec ce systeme il est tres facile de metre un compteur sur chaque page contenant les liens de telechargement pour pouvoir comptabiliser le nombre de telechargement.
-Pour ce qui est des fichiers qui pourrait etre proposses, je pense qu'il faut que tous les acteurs qui vendent des produits qui sont télécharger se mettent d'accord pour proposse leurs produit sur ce site car ils ont tout a y gagner qui dit UN SEUL SITE de telechargement dit aussi SIMPLICITE et donc PLUS PROFIT car les novices ne serrait pas perdu et donc userait plus facilement de ce service. Parmis les type de fichiers proposse il faudrait que ce soit de la musique, des films, (en fonction de leur date de sortie en dvd), des logiciels, des livres, ... enfin n'importe quel fichiers que l'on trouve actuellement. Et ce site servirait d'enorme base de donnee de fichiers. Apres pour ce qui est du tarif les acteurs dessirant etre mieu remunerer pourrait peut etre toujours faire payer leurs telechargement quelques euros de plus (max 5 euro) comme ce qui ce fait actuellement sur la vod.
Voila je pense avoir soumit des idees utiles et benefiques.
Je pense sinserement que ce systeme serait clairement le mieu adapter a nos besoins car ca ressemblerait fortement a un the pirate bay legal et au vu de la formidable accenssion de ce site en tres peu de temp cela demontre bien que c'est ce que les gens veulent quelque chose de SIMPLE, CLAIR, COMPLET et par consequent EFFICACE !
herbeapipe
Le 30 Juin 2009 à 23h46
+ 1 pour le projet licence globale.
Aefron
Le 01 Juillet 2009 à 00h32
'Nethan', le 01/01/1970 - 01:00
quelle est la part des downloads "underground" sur la totalité des downloads illégaux en France, voir sur la planète ? A mon avis ça doit pas représenter grand chose.

Ca, ce n'est pas mon problème : si le but est de responsabiliser le public (je pense être responsable, achetant beaucoup, en sus de télécharger, mais je pense que c'est le concept global qui devrait être derrière les lois encadrant le téléchargement), ce n'est pas en me taxant 60€ par an (une mi-taxe TV) pour ne servir à rien de ce qui m'intéresse, qu'on va me prendre dans le sens du poil.

En ce cas, je prendrais ça très mal, comme une taxe abjecte, comme du vol. Et à la première occasion, soit sûr que je la grugerais, ou que je trouverais à me venger. Si on me prend pour un boeuf, c'est juste retour que j'en fasse de même. Pour qu'une loi soit respectée, il faut qu'elle soit respectable.

L'effet que me fait ce "texte", c'est un tribut, à-la-rache, pour qu'on foute la paix aux downloaders du top10 du P2P (et les veules et multiples "+1 contre les 'ros-méchants-pas-gentils", "+1 pour la licence gabelle", sans la moindre notion d'argumentation, probablement parce qu'ils n'ont même pas pris la peine de lire et de réfléchir sur le torche-merde qu'est ce pdf, c'est tout sauf pour me faire changer d'avis). Si tout ce qui est plus confidentiel est mis de côté, faudra se lever tôt pour me faire avaler que c'est pour aider la culture, et pour me forcer à applaudir.


Numérique = 0 ou 1, on peut donc affirmer sans risque qu'une sortie sur tout ce qui contient des 0 ou 1 sont couverts : DVD comme Net ou Autre.

Reste le problème de ce qui n'a jamais été numérisé. Utiliser un tel critère pour se mettre à l'abri de la chronologie des medias (concept que je trouve d'une idiotie et d'une hypocrisie crasse : c'est un sucre qu'on donne aux cinés, pour faire genre "on ne les laisse pas crever" : n'étant pas du tout interventionnisme, je ne mange pas de ce pain là), ça n'a rien de flou : il suffit de lire ce qui est très clairement écrit.

Car c'est de ça, qu'il s'agit, je cite : "Les oeuvres n'ayant pas fait l'objet d'une commercialisation ou d'une mise à disposition préalable numérique par les créateurs eux mêmes" - eux-mêmes ! Alors, ne vient pas me sortir "comme Net ou Autre" - si tout ce qui est numérique est bon, bah... tout ce qui est sur P2P et cie est numérique, y compris camcording et cie ; mais là clairement, ce n'est pas concerné, puisque pas mis à disposition par l'auteur (hé, non, l'auteur du camcording ou du VHS rip ne comptent probablement pas). Je critique vertement, mais c'est parce que le rapport, je ne l'ai pas veulement approuvé juste parce qu'il sort de la cuisse de la Quadrature, comme les plusseurs d'âneries qui conspuent les méchants-pas-sympas. Et qu'on ne me sorte pas que c'est pour protéger du camcording, puisque la deuxième catégorie des oeuvres intouchables fait justement explicitement mention d'une "chronologie des médias minimale" entre la représentation publique et la mise en support (notion déjà d'une idiotie remarquable : pourquoi devoir supporter les multiplexes et cie avant d'apprécier au calme ? C'est judéo-chrétien ? Faut souffrir pour mériter son confort ?). La première catégorie des oeuvres intouchables concerne donc bien ce qui n'a pas été numériquement vendu ou donné par les ayant-droits, et donc, les films jamais sortis ne serait-ce qu'en DVD.

Ce que ça protège, ce sont bien les éditions de DVD à, très hypothétiquement, sortir, quand bien même, en plus de 10 ans de DVD, les ayant-droits n'ont pas su exploiter, ce pourquoi les Kopimistes se sont retroussés les manches. Et il faudrait rester dans l'illégalité pour ça ?!?! Oui du FOUTAGE DE GUEULE ! COMPLET ! ET INTOLERABLE ! Procès d'intention, comme dit pakotill ! Je t'en fouttrais, moi. Quand l'intention est de me la mettre profond, pour protéger des incapables, même pas foutus d'éditer des oeuvres géniales, qui leur préfèrent des barbouseries fricadellogoliennes, oui, clairement, ça me fout hors de moi ! Ah, ça, on peut ramper, parce que c'est la quadrature... ça n'en change pas moins l'ignominie de ce paragraphe. Procès d'intention, oui-da, j'assume complètement, et pour cause : l'intention de ce pragraphe est, de la plus basique des évidences, ignoble et ordurière.

Tu te rends compte qu'en n'autorisant que ce qui a été distribué sous forme numérique, on interdit à ceux qui ont des bijoux qui viennent de VHS, et qu'ils ont numérisés par leurs propres soins de passionnés, de les partager, pourvu que ce ne soit jamais sorti en DVD (ne parlons même pas des bluray) !?!? Faut pas manquer de culot, pour défendre ça. Et qu'on ne vienne pas me parler de flou, hein : l'intention est justement très claire.


Centraliser sur une plateforme EST LA solution idéale. On peut tout savoir au download près. MAIS... Elle empêchera toute concurrence. Fini Itunes et divers, il s'agit d'un système UNIQUE.

En faisant des stats aussi, hein. Qui sera de toute façon assez stupide pour payer 1€ le mp3 crado (deux fois plus cher qu'un CD sur le Net, en le faisant venir des USA, et pour cette moitié du prix, pour 10 titres, on a pochette et meilleure qualité), si le Kopimi devient légal ? Personne. Statistiques, ou déclaration, c'est du pareil au même. Ce genre de services d'achat de mp3 pour un tarif ordurier est une escroquerie sans nom, et la licence globale, d'une manière ou d'une autre, signe son arrêt de mort, ou au moins, sa mise en perf.

Après, s'il y a un modèle économique diversifié à trouver, il se trouve davantage au niveau des sociétés de perception. C'est là, qu'il doit y avoir diversité. Choisir son marchand d'air, son marchand de mp3 de merde à 1€ le titre, c'est juste la diversité de la sodomie à sec. M'enfin...


Une solution que j'ai lu sur PCI d'un commentateur, serait de créer des plugins/fonctions sur eMule et divers, et qui ferait en sorte d'envoier le titre de la musique downloadé à un serveur (Etat ou autre) connu de tous, si on est sur IP FR. Pour garantir l'anonymat, seul le serveur serait sous contrôle d'une instance de marché ou d'une institution.

Les plug-ins seraient crées par la communauté du libre elle-même, ce qui permettra de garantir l'anonymat, et surtout, de donner de la légitimité au système.

On ne flingue pas trop la possibilité que des sociétés fassent des plateformes, tout en assurant un paiement des téléchargeurs.

Problème : Long à mettre en place, soutien non garanti, etc...

Si c'était le seul problème : déjà, tu crois qu'ils vont autoriser tout le monde à compiler son propre logiciel, si le but de celui-ci est de faire une compta précise ? Tu rêves. Au mieux, comme je l'ai dit au-dessus, des binaires signés seraient fournis : on pourrait nous dire tout ce qu'on veut sur le caractère libre, ce serait tout simplement invérifiable.

En outre, des plugins... mais oui. Des logiciels de Kopimi, il y en a des tonnes. des dizaines, et des dizaines et des dizaines, voire, un ordre au-dessus, possiblement. Et comme ils devront être signés (pour que l'état et cie acceptent qu'on fasse une compta automatisée avec), paye ton délai pour les faire avaliser. Sans compter que toutes les communautés (oui, le libre, ce n'est pas une famille, ce sont des tas de familles) ne développeront pas ce plugin pour trois pleu-pleu hexagonaux qui l'utiliseront. Rendant le modèle d'une lourdeur administrative (soit très grosse), et mettant autant de frein à l'évolution technologique de ces logiciels.

Pourquoi faire si compliqué ? Pourquoi faire le plus tortueux des alambics quand il suffirait de dire "je veux donner à machine en septembre, et à truc en octobre" ? Toutes ces complications, comme le mouchard DRM, implanté dans le lecteur audio (qui ne sera dispo que sous quelques plate-formes, hein : on a voulu nous faire le coup - avec mes Debian, Mandriva, OpenWRT et FreeBSD, je fais comment ? Et ça, ce ne sont que mes OS : je te fais grâce de mes applis de Kopimi et de lecture de medias), ça me fait penser aux gens qui voudraient que quand un avion se crashe, la boîte noire se fasse la malle toute seule : c'est vrai, on y gagnerait moins de polémique... mais ce serait plus compliqué, et potentiellement plus dangereux à installer. Voilà, là, c'est pareil. Faire compliqué pour résoudre des problèmes qui sont périphériques. Quand la SACEM fait le (vau)tour des festivals (faut voir leurs sbires, pour le croire!), ou des magasins, encore, je veux bien, qu'ils veuillent estimer "précisément" (précisément... je me marre) : il y a du fric en jeu, que se font les responsables de l'accueil du public, en utilisant les oeuvres des autres.

Mais comme je le disais au-dessus : si le but est de responsabiliser le public, qui, lui, ne se fait pas un centime, puisque c'est pour son usage personnel, à but non lucratif, quel est l'intérêt de couper les poils de fesses. Quand tu achètes un disque, le vendeur module le prix en venant voir combien de fois tu l'écoutes sous la douche, combien de personnes sont présentes quand tu le passes dans ton salon, et cie ? Non. Quelle différence avec le Kopimi ? Aucune. Tu écoutes ce que tu kopimies dans les, peu ou prou, exactes mêmes circonstances Vouloir faire des stats, plutôt que d'utiliser la, simplissime, déclaration volontaire et manuelle, c'est vouloir rentrer un cube dans un trou cylindrique. C'est possible, mais il n'y a aucun intérêt, et tu vas bien te faire chier à le faire.

La déclaration volontaire et manuelle n'a que des avantages :

- ce n'est pas un canon pour tuer une mouche (pas de mouchard, pas de datacenter d'ultra-folie pour mettre les 100 armoires à blades qui feront tourner la base de données, qui fera des checksums en permanence pour 20 millions de gens, pas de routeurs statisticiens à la con, ...)
- ça implique, donc responsabilise, le public
- on s'assure que c'est ce qu'on aime qui est rémunéré (et peu importe que ce soit ce que l'on écoute, ou ceci, ou cela : un download n'a pas forcément à être rémunéré - quand je télécharge un truc pour voir, que je déteste, et que je vire en moins d'une minute, franchement, je ne vois pas au nom de quoi je devrais lui filer de la thune)


Si le paiement n'est pas obligatoire, comment s'arranger TECHNIQUEMENT pour vérifier qu'on a le droit ou pas ?

En autorisant, qu'on paye ou pas. C'est une question de responsabiliser les gens. Si on les laisse choisir eux-même, et si on peut envisager de mettre en place un système qui permet aux artistes de proposer des goodies (fussent-ils purement numériques) aux gens qui ont pensé à eux, qu'à la place, par exemple, des clips insultants qui te traitent de voleur, sans se soucier de l'ignoble calomnie que ça représente, sur les DVD, on met des clips pour rappeler aux gens que le mécénat est une bonne chose, les gens y viendront naturellement.

Et s'ils ne le font pas, qu'est-ce que ça peut faire ? Qui a fourni la moindre preuve (sérieuse, ce qui écarte les études achetées par les majors, et peu ou prou, écrites de leur main) que le P2P nuisait à l'économie des produits dérivés de la culture ? Personne. Jamais. Alors, franchement, après les insultes, les tentatives répétées de violation des droits de l'homme, forcer à payer, ce ne serait pas spécialement de bon coeur. En acceptant de payer ne serait-ce qu'un centime, on fait déjà une concession, on fait déjà un putain de cadeau. Alors point trop n'en faut, hein. Qu'on ne me demande pas de sucer, et encore moins d'avaler.

Si je ne peux pas choisir où va le fric, là c'est la goutte d'eau qui rend la chose intolérable. Tout ça est un tout : que le paiement soit obligatoire, admettons encore. Mais si c'est orienté tribut, comme si le public était celui qui doit courber l'échine, là, on dépasse toute notion de limite : c'est de l'escroquerie, doublée de manipulation - étape 1) on fait l'autruche incapable, on pleure, on tape des pieds, on menace, on vole les slips ; étape 2) ??? ... et étape 3) faire du fric... Filer du pognon pour ne rien gagner, et engraisser ses ennemis ? Pourquoi ? Faudrait quand même être con, pour prendre ça bien.


Il faut savoir faire des COMPROMIS

Pas n'importe lesquels. Je veux pouvoir télécharger ce que je veux, quand je veux, comme je veux, et si je dois payer, je veux choisir à qui ça va. Je fais ça depuis des éons, et rien ni personne ne m'empêchera de le faire, qu'on me rackette, voire qu'on me menace, en plus, ou pas.

Mes exigences n'ont rien d'exubérantes, contrairement à celles des majors, qui veulent décider quand, comment, et avec quoi JE dois me cultiver. Qu'elles s'occupent de LEUR fion : ça devrait déjà leur donner du boulot pour un moment, vu l'état des lieux. L'accès de tous à toute la culture est fondamental. On peut négocier la manière (par pitié, en évitant les usines à gaz toutes plus sottes et béhémotesques les unes que les autres), mais commencer à rogner quoi que ce soit sur le "de tous à toute", ce n'est pas négociable.

Ou alors, qu'on ne vienne pas me parler de licence globale, mais tout simplement de gabelle seigneuriale, au bon vouloir de ces messieurs-dames des majors. Et alors, vraiment, qu'on ne me demande pas d'en féliciter les responsables, quels qu'ils soient.
RoadRash
Le 01 Juillet 2009 à 00h35
Putain, je le crois pas !

Ils vous ont fait la guerre, traité de pirates, de voleurs, presque de terroristes, ils ont fait voter DADVSI puis HADOPI et bientôt LOPPSI, et comme rien ne marche, alors ils vont ponctionner tout le monde pour continuer à engranger de plus en plus de bénéfices.

Et vous (enfin pas tous heureusement) vous trouvez ça génial. Ils vous ont lobotomisé, c'est pas possible autrement.

En tout cas, ce sera sans moi, pas un centime d'euro ne passera de ma poche dans celle de p. nègre.
Aefron
Le 01 Juillet 2009 à 00h39
'RoadRash', le 01/01/1970 - 01:00
Et vous (enfin pas tous heureusement) vous trouvez ça génial. Ils vous ont lobotomisé, c'est pas possible autrement.

Les gens semblent prêts à tout pour qu'on leur foute la paix. Et filer du pognon est bien encore ce qui me paraît de moins grave dans l'histoire.

Faut voir, pour le pognon, à qui ce pdf propose de le filer, pour obtenir quoi, et comment... là, on n'est même plus dans la douce dinguerie, mais dans le delirium tremens.
EodPrime
Le 01 Juillet 2009 à 00h51
Ah mon avis,beaucoup d'artistes et et de producteurs en sont restés aux phantasmes "Thriller" et premiers albums de Britney Spears(entres autres).Ils croient tous qu'un petit artiste talentueux du chiffre $$$ va surgir et va les sauver,tous à la recherche d'un nouveau prophète(hum..d'un gourou)
La cupidité les démangent(mégalomanie pour d'autres)
Ils ne veulent pas d'un système économiques qui leur ferait penser au communisme:tous être payé pour la même somme
Ils sont ultra libérales,et pourtant ils veulent taxes sur taxes,tout ça sur un système de racket organisé purement légalisé,comme si vous payez vos impôts juste pour que Lagardère puisse s'acheter un palais en or sur une île d'émeraude et de diamants!
identifiant
Le 01 Juillet 2009 à 00h53
Ca ressemble plutôt à de la vente forcée qu'autre chose.
caline012
Le 01 Juillet 2009 à 00h55
ouais bah la c'est non moi je vois pas pourquoi je payerais une taxe alors que j'en est nullement besoin.Leur échange si il veule mais moi je dl aucun de leur trucs alors il se la garde (pas Christine hein)je préfére encore m'abonner chez orange plutôt que de payer un truc auquel je n'es nul besoin.Laquadrature vous me decevez
Croux
Le 01 Juillet 2009 à 01h00
« Nous proposons un droit au partage de fichiers, hors marché, accordé au consommateur »


Ce droit s'oppose au délit de contrefaçon et aux accords internationaux sur la propriété intellectuelle.

Comment cette contradiction peut-elle être résolue ?
Aefron
Le 01 Juillet 2009 à 01h07
'EodPrime', le 01/01/1970 - 01:00
Ils sont ultra libérales,et pourtant ils veulent taxes sur taxes,tout ça sur un système de racket organisé purement légalisé,comme si vous payez vos impôts juste pour que Lagardère puisse s'acheter un palais en or sur une île d'émeraude et de diamants!

Oh, quand on commence à faire la différence entre libéralisme et libertarisme, sous le fallacieux prétexte que la liberté de l'argent ne vaut pas la même chose que la liberté des hommes (l'argent étant pourtant par définition l'étalon de mesure dans les échanges entre humains), ça cache anguille sous roche.

En quoi seraient-ils libéraux ? Ils veulent plus de fric ? Oui, mais comment : c'est simple, ils en ont déjà moult, et en veulent encore plus. Ils veulent simplement qu'on les laisse librement nous plumer.

Ah. Mais ce n'est pas ça, le libéralisme : le libéralisme, il se fonde sur le libre marché, censé permettre à tous, petits comme gros, de l'investir, équitablement. S'il ne permet pas ça, il n'est pas libre, le marché. Eux, ne veulent pas la liberté d'entreprendre, mais la liberté d'être les seuls à entreprendre... Et il y a un nom, pour ça : conservatisme économique. Ils veulent aussi la liberté de tout contrôler. Et il y a un nom, pour ça : conservatisme social.

Ils ne sont pas plus libéraux ou libertaires que l'UMP : ce sont des conservateurs, point.

Le libéralisme économique, ce serait de s'assurer que les majors ne tiennent pas les petites maisons de disque par les couilles, ce serait de laisser ces dernières (les petites maisons, hein, pas les couilles) avoir leur chance, tranquilles, sans cartel racketteur, sur le marché. Libéralisme sous-tend un minimum d'interventionnisme : pas l'oblitération de l'interventionnisme - un minimum n'est pas forcément la quantité nulle. Le libertarisme social, lui, ce serait de laisser les gens avoir accès à toute la culture, comme ils le souhaitent. Les deux peuvent d'ailleurs très bien se marrier : ce n'est pas parce qu'on a accès à toute la culture du monde qu'on ne veut pas aller à des concerts, à des sessions de films d'un type qu'on aime bien, dans une salle à dimension humaine (et pas une usine à fourer des glaces fondues dans les grouillots), qu'on n'aime pas posséder de beaux livres, ou de beaux disques.

Il faut arrêter de jeter l'opprobre sur le libéralisme, qui est ce qui se marrie le mieux avec le libertarisme (je trouve d'ailleurs idiot, comme je le disais en début de post, de faire la différence entre les deux), sous prétexte que des conservateurs se font passer pour des libéraux, sous prétexte que des loups se déguisent en agneaux.
Aefron
Le 01 Juillet 2009 à 01h10
'Croux', le 01/01/1970 - 01:00
« Nous proposons un droit au partage de fichiers, hors marché, accordé au consommateur »


Ce droit s'oppose au délit de contrefaçon et aux accords internationaux sur la propriété intellectuelle.

Comment cette contradiction peut-elle être résolue ?

En admettant que ces accords sont en dehors de toute réalité, qu'ils appartiennent à un autre âge, définitivement révolu. Que quiconque le veuille ou non, le Kopimi de masse existe depuis plus de dix ans, et ne cesse de croître. Que quiconque le veuille ou non, un accès global à la culture est l'une des choses les plus importantes pour le peuple, ce dont le peuple n'est pas complètement dupe (c'est toujours ça).

Alors, soit on continue l'hypocrisie, on se cache, on laisse une personne se faire choper, pour des centaines de millions qui s'imbibent des oeuvres. Soit, l'hypocrisie, on y met un terme. C'est au choix. Pas que ça changera moult au volume kopimié, mais tout le monde y gagnera, en commençant par arrêter de se faire chier avec ces petites conneries.
Ben314
Le 01 Juillet 2009 à 01h30
pour des "'oeuvres non commercial", il ont rien compris ?????
Nethan
Le 01 Juillet 2009 à 04h39
Ca, ce n'est pas mon problème


Rien en ce monde réel ne peut atteindre les 100% de couverture de toute façon, donc tu as raison de gueuler, mais c que j'essaie de te faire réaliser est que tu es un cas minoritaire, alors que le but est clairement de responsabiliser au minimum une majorité de personnes.

Tu t'en moques, certes, mais ça ne change pas la légitimité de l'objectif.

Reste le problème de ce qui n'a jamais été numérisé.


Il ne doit plus y avoir grand chose de non numérisé aujourd'hui, là aussi faux problème.

"Les oeuvres n'ayant pas fait l'objet d'une commercialisation OU d'une mise à disposition préalable numérique par les créateurs eux mêmes" »


Le principe de la Licence Globale, c'est justement que l'auteur n'ai plus besoin d'intermédiaire. Il décide dès lors s'il veut ou non diffuser, il a le contrôle de sa création.

N'est-ce pas ce qu'on a plébiscité pendant tant de mois ? Que les Majors devraient disparaître, que les auteurs assureraient leur système, etc...

Il est donc normal que la Licence ne concerne dès lors pas ce que l'auteur n'a pas diffusé lui-même. C'est LOGIQUE.

Même si c'est contestable, et tu as raison là dessus. C'est clair, ça protège tout ce qui est sorti par des intermédiaires.

Rien n'empêche d'essaier de faire en sorte de l'étendre aux produits déjà sortis par intermédiaire. C'est un premier jet après tout, les Assises n'ont même pas encore eu lieu.

Bref, c'est un torchon. Il va falloir le changer en serviette. Au moins, il est probable que la Quadrature et l'UFC écouteront bien davantage qu'une Anéfé-Défavorable-Rejeté.

Qui sera de toute façon assez stupide pour payer 1€ le mp3 crado (deux fois plus cher qu'un CD sur le Net, en le faisant venir des USA, et pour cette moitié du prix, pour 10 titres, on a pochette et meilleure qualité), si le Kopimi devient légal ?


Comme si tu n'as JAMAIS fait de P2P... On ne trouve pas de fichiers parfaits pour tout. Il y a du Lossless mais surtout du Lossy, et défois de qualité passable... Il y a donc moyen de faire concurrence là dessus, juste qu'aucun le veut ou peut (droits) le faire.

L'ennui pour moi n'est pas le principe même de ce site centralisateur, mais qu'il change trop de paramètres réels pour être implantable.

Si c'était le seul problème : déjà, tu crois qu'ils vont autoriser tout le monde à compiler son propre logiciel, si le but de celui-ci est de faire une compta précise ? Tu rêves. Au mieux, comme je l'ai dit au-dessus, des binaires signés seraient fournis : on pourrait nous dire tout ce qu'on veut sur le caractère libre, ce serait tout simplement invérifiable.


L'idée se base sur l'essence même d'Internet qui est la décentralisation, et donc dès lors que le serveur est connu mais qu'il y a des règles pour le contacter (IPs, etc...), l'internaute se débrouille (plugins, etc...), au lieu du tout centralisé comme un site spécialisé.

Je ne dis pas que ce serait facilement acceptable, mais plus facilement acceptable qu'un site centralisateur qui va contre l'idéologie libérale dominante et flingue un marché, car cette solution a le mérite d'être à l'extérieur du marché.

Car c'est hélas comme ça que ce putain de monde tourne.

Par contre, oui il y a des dizaines de dizaines de logiciels de "Kopimi", mais je reviens au point dit au début : Combien sont utilisés MAJORITAIREMENT ? Probablement une trentaine au plus (en comptant les mods eMule les plus populaires etc...), et comme la plupart sont open-source, le code de l'un peut être implanté ailleurs.

Le but est d'avoir des statistiques plus précises qu'avant, mais comme je le dis, on ne peut PAS avoir de solution MIRACLE fonctionnant partout, il faut s'assurer d'une couverture raisonnable, rien de plus.

La critique la plus valable est effectivement le "Sans compter que toutes les communautés (oui, le libre, ce n'est pas une famille, ce sont des tas de familles) ne développeront pas ce plugin pour trois pleu-pleu hexagonaux qui l'utiliseront".

C'est bien pour ça que ça parle de plugin, non d'un coeur de programme ^^ Or cette externalité permettrait aux FR de faire le truc FR.



Non parce que voilà, la déclaration volontaire et manuelle n'a pas que des avantages contrairement à ce que tu prétends.

Personne n'est responsable en permanence. Or là tu parles que chacun déclare chaque fichier downloadé ou du moins un petit rapport contenant un nombre d'artistes chaque mois...

à‡a marchera un temps jusqu'à ce que ça saoule les gens ou qu'ils n'ont plus le temps de le faire. à‡a s'appelle le monde réel.

Qu'on le veuille ou non, il faut un minimum d'automatisation, mais sans revenir à ces foutus DRM.

En autorisant, qu'on paye ou pas. C'est une question de responsabiliser les gens.


Hein ?

Si c'est ce que j'ai compris, je répondrai par : « Pourquoi payer si personne ne surveille ? »

à‡a marchera au début, un temps, puis ça fera comme la riposte graduée aux RUs.

Je crois que tu idôlatres un peu trop l'individu, et tes exigeances sont bien plus exubérantes que tu le croies. Non, pas exubérantes puisque c'est du bon sens en fait, je dois le dire. Juste que le facteur "Homme" est dedans, donc ils sont inapplicables. Il faudra des concessions.

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