Selon Le Point, Frédéric Lefebvre pourrait troquer le poste de député qu'il va bientôt perdre contre un poste de secrétaire d'Etat à la Culture. Une information à prendre avec beaucoup de précaution.

Après le remaniement ministériel, nous vous expliquions pourquoi Frédéric Lefebvre risquait d’être le grand perdant du jeu des chaises musicales. Le porte-parole de l’UMP était parvenu à glaner un fauteuil dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale en qualité de suppléant d’André Santini, lorsque ce dernier fut nommé secrétaire d’Etat à la fonction publique. Ejecté du nouveau gouvernement, Santini devrait décider de reprendre son siège et d’exercer son mandat. Or Frédéric Lefebvre ne peut pas s’assoir sur ses genoux, et devra donc quitter l’Assemblée Nationale.

Mais heureusement, Nicolas Sarkozy est là. Selon une source élyséenne citée par Le Point, le Président de la République envisagerait de nommer Frédéric Lefebvre secrétaire d’Etat à la Culture.

La rumeur paraît toutefois curieuse. D’abord parce qu’on ne voit pas un secrétaire d’Etat à la culture rattaché au nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Les deux postes feraient double emploi et la plus belle prise de Nicolas Sarkozy n’en serait probablement pas très heureux. Or il n’est pas question pour Sarkozy de risquer déjà un clash avec le très populaire neveu de l’ancien Président.

Ensuite parce que Nicolas Sarkozy a beau être « décomplexé », la ficelle serait un peu trop grosse. Nommer un nouveau secrétaire d’Etat quelques semaines après l’annonce du remaniement, à la faveur d’un député qui vient de perdre son poste, serait tout de même mal perçu par les Français. On peut en tout cas avoir la faiblesse de l’espérer.

Enfin, ça n’est pas la première rumeur qui voit Frédéric Lefebvre arriver au gouvernement. On se souvient par exemple qu’il avait été fortement question de sa nomination au poste de secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, alors qu’il n’y connaissait rien.

Malgré tout, la rumeur a un soupçon de crédibilité qui oblige à la prendre un peu au sérieux. Très favorable au contrôle du net par le CSA et à la taxation du web 2.0 , Frédéric Lefebvre s’est montré extrêmement proche des lobbys de l’industrie culturelle, au point d’organiser lui-même des Assises de la Création pour défendre la riposte graduée, ou de demander une commission d’enquête contre le streaming pour faire plaisir à Luc Besson.

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