Frédéric Lefebvre va-t-il payer très cher son agitation caricaturale aux postes de porte-parole de l’UMP et député de la majorité parlementaire ? Extrêmement présent dans tous les débats contre les libertés sur Internet et pour le renforcement de la lutte contre le piratage, Lefebvre pourrait être le grand perdant du remaniement ministériel annoncé mardi. Non seulement il n’a pas réussi à entrer au gouvernement, mais en plus il pourrait perdre cet été son poste de député à l’Assemblée Nationale.

Jamais élu, Frédéric Lefebvre s’était installé en qualité de suppléant dans le fauteuil d’André Santini, lorsque celui-ci avait été nommé secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique dans le premier gouvernement Fillon. Mais Santini, dont les problèmes de santé cardiaque n’ont sans doute pas été étrangers à sa discrétion, n’a pas été reconduit dans ses fonctions. Depuis la réforme de la Constitution de juillet 2008, il peut demander à son suppléant de lui redonner son siège sans provoquer d’élection partielle, comme c’était avant la règle.

André Santini devra décider d’ici un mois de reprendre sa place de député des Hauts-de-Seine, ce qui évincerait Frédéric Lefebvre de l’Assemblée, ou d’y renoncer. Dans ce dernier cas, une élection partielle sera provoquée, qui obligera Lefebvre à défendre sa candidature en son nom, contre les candidats d’opposition.

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