"Que gagne-t-on à échanger ?", la copie des lecteurs de Numerama

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 19 Juin 2009 à 16h52 - posté dans Société 2.0

C'était l'un des sujets du bac philo pour les lycéens de la section économique et sociale (bac ES). Evidemment, certains n'ont pas manqué d'y voir un lien évident avec la loi Hadopi. Une dizaine de lycéens, lecteurs de Numerama, nous ont transmis leur copie, dans les règles de l'art, qu'ils ont bien sûr réalisé ensemble sur un traitement de texte collaboratif, et publié sous licence Creative Commons BY-SA. Une réflexion globale sur la place de l'échange dans la société numérique d'aujourd'hui et de demain, qui mérite certainement une excellente note :

(thinking heads, CC, Swiv)

(Document diffusé sous licence Creative Commons by-sa, disponible également en PDF)

Introduction

" Un premier mail d'avertissement, suivi d'un courrier recommandé et enfin la coupure de la connexion Internet ! " Telle serait la réponse probable de C. Albanel, agrégée de lettres modernes, actuelle ministre de la Culture et de la Communication... Quant à nous, internautes vivant à l'ère numérique, nous allons essayer de réfléchir aux tenants et aboutissants des échanges multiples dans nos sociétés, en conduisant un argumentaire composite, de manière collaborative grâce à un outil logiciel communautaire.

L'échange est, historiquement, un don mutuel entre deux entités (personne physique ou morale). Le souhait de chaque personne est que l'échange soit positif, c'est-à-dire qu'il lui apporte quelque chose. Il peut cependant arriver qu'un échange soit effectué en faveur d'un des deux partis, cet échange est alors déséquilibré. L'échange présente une utilité pour la société, utilité basée sur les besoins de ses membres. C'est de plus grâce à l'échange (de biens et de connaissances) que chacun peut obtenir ce dont il a besoin. C'est donc un phénomène créé par et pour la société.

Il existe au moins deux grandes opérations économiques basées sur l'échange.

La première d'entre elle et la plus utilisée est le commerce. Sa particularité est que l'objet échangé ne l'est pas contre un autre objet ayant une utilité en l'état, mais contre une compensation pécuniaire. C'est aujourd'hui le mode d'échange le plus courant dans nos sociétés.

Il existe également le troc. Très répandu dans les anciennes civilisations, il a bien souvent été remplacé par la vente. C'est la transaction la plus proche de la définition de l'échange : donner un objet et en recevoir un autre. Il est donc basé sur l'utilité d'un objet plus que sur sa valeur monétaire. Ceci lui apporte un détachement de la société dite de consommation qui lui permet de retrouver de plus en plus d'adeptes.

Dès les premières civilisations, on échangeait de tout, des objets bien sûr, mais aussi et surtout quelque chose de moins visible, des informations et, en particulier, la connaissance.

L'échange informationnel : vecteur des libertés fondamentales d'expression, de communication et d'information

La liberté d'expression est définie dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme étant la liberté " de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées ". On se réfère donc à la définition la plus basique de l'échange : donner et recevoir.

L'information est un ensemble très vaste, contenant entre autres la connaissance. Cette connaissance peut être acquise par chacun de deux façons :

- par soi-même, après avoir réalisé une expérience ayant permis d'acquérir cette connaissance.
- par autrui, en l'ayant écouté, ou en ayant lu un texte qu'il aurait écrit.

L'échange est au centre de la diffusion et de l'accès à la connaissance : Car sans cette deuxième alternative, nous ne pourrions apprendre que par notre propre initiative, sans compter sur les autres pour nous transmettre leur savoir. C'est grâce à l'échange que, civilisation après civilisation, l'Homme a pu acquérir un grand nombre de connaissances et les faire perdurer dans le temps. Le dialogue comme moyen d'échange présente cependant deux inconvénients : il nécessite d'avoir la personne face à soi et, surtout, il ne permet pas à la connaissance de perdurer, l'Homme ayant une durée de vie moyenne bien inférieure à celle du papier par exemple, ou, à l'heure actuelle, des médias numériques.

La libération des échanges sur les réseaux pourrait désormais permettre d'atteindre l'idéal cher à des générations de philosophes depuis l'Antiquité, celui de l'accès pour tous et sans entrave à la somme des connaissances humaines : la bibliothèque universelle! L'encyclopédie en ligne Wikipédia, collaborative, multilingue, librement diffusable, en est sans nul doute une étape majeure.

Le député Nicolas Dupont-Aignan (de droite), au côté de son collègue Jean-Pierre Brard (de gauche), déclare le 25 avril 2009 au mégaphone : " Quand on pense ce que représente la révolution numérique [...], c'est une chance incroyable, c'est une bibliothèque universelle, une médiathèque universelle à domicile. "

Il ajoute : " C'est incroyable de voir un gouvernement et certains parlementaires de tous les bords d'ailleurs, souviens-toi au Sénat qui ne comprennent pas ce que peut représenter pour l'humanité Internet, l'accès aux oeuvres culturelles, au cinéma, à la musique. Souvenez-vous, c'est un peu loin, Gutenberg, jeté en prison l'inventeur de l'imprimerie parce que les moines copistes voulaient pouvoir recopier la bible, parce que personne n'avait compris à l'époque ce qu'était l'imprimerie. Eh bien ils n'ont pas compris ce que représente la révolution numérique, l'accès à la culture, et c'est là où c'est un véritable scandale de voir le gouvernement ne pas saisir cette opportunité. "

Enfin, l'échange informationnel, en tant que prolongement du langage, peut être conçu comme l'émancipation d'une animalité basique ou d'un langage balbutiant et la sublimation de la pulsion animale d'échange physique : il permet la complétion et l'enrichissement émotionnel de la relation amicale ou amoureuse. Combien de couples se sont ainsi découverts (ou redécouverts) sur les forums, les sites de rencontre ou de discussion en ligne, la messagerie instantanée, les jeux en ligne, etc. La facilitation de l'échange au travers des messages instantanés à distance, ainsi que la multiplication des destinataires permettent d'ériger l'être humain comme animal pensant et hypercommunicant. " Cogito, coopero, ergo sum ", pourraient professer les cartésiens modernes.

L'échange symétrique et équivalent sur Internet, pilier fondateur d'une démocratie 2.0

Un des principaux apports des échanges sur le réseau des réseaux est l'évolution démocratique du modèle de transmission et de réception des échanges informationnels :

On passe du modèle de la diffusion unidirectionnelle, privilège d'une élite intellectuelle, d'une aristocratie savante, de diffuseurs monopolisateurs s'adressant aux masses passives, comme par exemple le cours magistral de philo avec un prof omnipotent et omniscient qui s'adresse à des élèves réceptifs( ?) et scribouillards, au modèle du 'pair-à-pair', à un système d'échanges équivalents bidirectionnels, où tout un chacun participe, en apportant ses expériences et connaissances, selon ses compétences. Ainsi cette dissertation est-elle écrite en un temps limité par différentes personnes distantes, qui partagent leurs connaissances personnelles pour aboutir à une réflexion commune.

On peut se représenter la société moderne comme une superposition de réseaux interconnectés de granularité croissante : la sphère intime, la cellule familiale, les liens amicaux, l'environnement professionnel, les communautés d'internautes, les réseaux sociaux, jusqu'aux ensembles nationaux et cosmopolites ! Tout citoyen peut devenir diffuseur, artiste, journaliste, acteur de notre société d'information : On assiste alors à une démocratisation sans précédent et un métissage enthousiasmant des forces motrices de la société des arts, du spectacle et de la cité !

L'hyperéchange sédimente le lien social entre personnes d'horizons divers. Il fluidifie les relations femmes / hommes. Il construit la culture et l'histoire commune à vitesse grand V.

Il alimente en permanence le ciment social d'une société disparate. Il agrège le sentiment partagé d'appartenance à une ou plusieurs communautés. C'est tout bonnement un des meilleurs remèdes placebo contre les crises personnelles et sociétales déprimantes, contre les tendances suicidaires inhérentes à tout être humain luttant dans nos sociétés concurrentielles et consuméristes.

Ou encore, on peut voir la société interconnectée comme la forme moderne et démocratique du panoptique de Jeremy Bentham : tout le monde surveille tout le monde ! Les surveillants sont surveillés, c'est le concept de la " sousveillance ", ou surveillance inversée, qui permet de contrôler les contrôleurs. Les citoyens veillent, des collectifs formels ou informels se mobilisent face aux atteintes liberticides et dérives autoritaires. L'automodération souvent pratiquée sur les sites communautaires ou les forums est un exemple concret et fonctionnel de la prise en charge collective des déviances possibles : un commentaire gravement injuste ou attentatoire au respect dû à chaque personne, sera soit évincé, soit suivi d'autres commentaires le rabrouant, et rééquilibrant le propos global.

" Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires. " George Orwell.

C'est une théorie polémique et inquiétante, mais le spectre de la dictature dystopique de Big Brother n'est-il pas paradoxalement et pragmatiquement annihilé si tout un chacun devient un Big Brother en puissance ?

Avec le développement d'Internet, les technologies se mettent au service du citoyen pour lui permettre de s'informer, d'informer à son tour et de mieux participer à la vie politique. On trouve ainsi des groupes d'internautes qui ont fait le choix de participer de différentes manières, comme " Mémoire Politique " de la Quadrature du Net qui recense les décisions des députés français et européens, ou le site www.deputesgodillots.info qui affiche les mauvais élèves de l'Assemblée Nationale, votant les lois en suivant les ordres de leurs partis, sans accomplir leur travail de législateurs débattant et amendant les lois.

" Considérant qu'aux termes de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi "; qu'en l'état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu'à l'importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d'accéder à ces services. " (décision du Conseil constitutionnel)

Avec le développement exponentiel des technologies d'échange et celles connexes d'intelligence artificielle, on peut même s'adonner à imaginer une société utopique qui réaliserait l'idéal de la démocratie, à savoir la démocratie directe, où les citoyens exercent directement le pouvoir sans avoir recours à l'élection de représentants. Le lot quotidien de décisions qui incombent à la bonne gestion de la collectivité serait envoyé par le réseau à tous les citoyens, qui voteraient alors en conscience, ou délégueraient à des répondeurs automatiques paramétrés en fonction de leurs opinions générales. La lourde et forcément inéquitable hiérarchie du pouvoir serait alors révolue, on assisterait ni plus ni moins qu'à l'avènement de l'anarchie littérale.

D'ici à cette utopie lointaine, les citoyens internautes peuvent d'ores et déjà participer à une " e-démocratie " proactive, ou " hyperdémocratie ", et ainsi exercer un contrepouvoir vigilant sur leurs représentants, peser et lutter contre la tendance plus ou moins involontaire de ceux-ci à mépriser et manipuler l'avis des électeurs, avec la dérive du temps et les contraintes du pouvoir.

De la nécessité de garantir des principes généraux et des droits individuels dans une société hypercommunicante

L'individu comme la collectivité gagnent beaucoup en liberté dans le partage quasi-illimité des opinions et des données, mais cette liberté se heurte à de puissants intérêts particuliers, ainsi qu'à des droits individuels tout aussi fondamentaux. Notre société se doit donc de garantir par la loi les principes qui sous-tendent cette liberté, ainsi que lui imposer des limites raisonnées.

Les droits à l'éducation et à l'information sont des corollaires fondamentaux.

D'autres principes comme le respect intégral de la neutralité du réseau ou le refus catégorique du filtrage des sites au niveau des fournisseurs d'accès, sont inhérents à la liberté d'échange sur le réseau. Sans ces garanties, des dérives pourraient attenter à son expression, et relèveraient de la discrimination, voire de la censure claire et nette.

Par ailleurs, la désinformation, la surinformation, la boulimie d'accumulation, l'orgie d'échange, ainsi que les phénomènes moutonniers qui agitent l'infosphère sont des dangers de la société hypercommunicante : ils appellent dès lors le développement redoublé de l'esprit critique, la constante cristallisation d'une carapace intellectuelle pour tout citoyen internaute, et ce dès l'éducation élémentaire.

Les jeunes, et les moins jeunes, doivent pouvoir jouir d'outils intellectuels pour décrypter, filtrer, trier les flux d'informations incessants. Comme pour toute liberté, la pratique de la liberté de communication passe par l'apprentissage de la distanciation, de la mesure et de la métaréflexion.

Les libertés individuelles s'arrêtant là où commencent celles d'autrui, la liberté d'échange doit tenir compte des droits protégeant l'individu contre la masse : le droit à l'intimité et à la vie privée, le droit à l'anonymat, et le droit à l'oubli pour des actions passées.

Quant au droit d'auteur, moral et patrimonial, il devra inéluctablement être adapté à la nouvelle ère d'abondance culturelle que nous vivons grâce à la facilité et bientôt l'instantanéité de la copie numérique. On peut envisager une mutualisation collective de la légitime rémunération des artistes professionnels, tout en promouvant la création dilettante, libre et chaotique, qui foisonne sur la toile.

Conclusion

Grâce aux réseaux numériques, l'échange généralisé devient constitutif de nos vies quotidiennes, sentimentales, intellectuelles, professionnelles et citoyennes.

Il révolutionne nos usages personnels et démocratiques, et de nombreux bénéfices individuels et collectifs sont encore à inventer. Il est inévitablement destiné à devenir une norme de facto, et une liberté fondamentale de l'individu interconnecté dans nos sociétés.

S'y opposer serait tourner le dos aux innombrables nobles gains pour l'individu, la collectivité, l'humanité !

Toutefois il nous appartient de construire un cadre philosophique et juridique pour le garantir durablement, et prévenir ses dérives intrinsèques.

Victor Hugo, écrivain et librepenseur emblématique de la société des échanges mondialisés du XIXe siècle, nous éclairait de la maxime suivante :

" On résiste à l'invasion des armées ; on ne résiste pas à l'invasion des idées. "

Publié par Guillaume Champeau, le 19 Juin 2009 à 16h52
 
 
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Commentaires à propos de «"Que gagne-t-on à échanger ?", la copie des lecteurs de Numerama»
 

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Au moins je suis pas le seul à constater les dérives du sujet. On sent les influences de ces derniers mois où chaque événement à son petit paragraphe réservé mais malheureusement, la grande majorité est hors sujet.

Partage est différent d'échange, comme le dit qu'un plus haut.
>>> Echanger son propre contenu ou echanger celui créé par les autres, that is ze question.

+1

Puisque Hadopi est introduit dans le sujet de l'échange, quelques réflexions qui n'ont rien de philophique (je laisse aux autres le coup de la thèse-antithèse-synthèse).

Dans le téléchargement qui échange quoi avec qui ? Ce sont surtout les internautes qui s'échangent des trucs entre eux. Pas tellement avec les artistes ...

D'autre part, l'échange suppose un accord préalable entre les deux parties pour se mettre d'accord sur l'équité de la transaction.

Dans le téléchargement, quel accord y a t'il préalablement à l'échange ?

Même dans les échanges entre internautes, on assiste à un déséquilibre : certains étant davantage producteurs et d'autres davantage consommateur.

Les systèmes de troc étaient valables dans les sociétés primitives où chacun avait besoin de l'autre pour assurer la survie du groupe. Si peu à peu, les systèmes de troc ont été abandonné pour un système monétaire (en fait on troque un travail contre un équivalent travail appelé "monnaie"), ce n'est pas par hasard non plus.

L'échange ne crée pas le lien social. C'est l'inverse : seul un lien social fort qui a créé une confiance peut amener à un échange. Dans l'autre sens, cela ne peut être vrai que dans des petites communautés (même si elles sont planétaires) où la confiance existe déjà. Je ne vais pas échanger des objets (même virtuels) avec quelqu'un que je ne connais pas. Ou alors simplement des objets sans valeur : par exemple, des musiques que j'ai moi même téléchargé et qui ne m'ont rien coûté.
Tiens , enter et mcguffin qui se sucent entre eux .... quelle non surprise.
Une petite critique :

Le lien entre la société et Internet est un peu trop idéalisé. On nous présente les relations sociales sur Internet comme apaisées,égalitaires, équitables.
Or, d'après des recherches sociales sur la différence d'utilisation d'Internet selon les milieux sociaux, on se rend compte, dans la lignée de Bourdieu, qu'Internet reproduit les différences sociales et donc les classes sociales, car ces classes n'utilisent pas Internet de la même manière. Les plus riches vont plutôt tenter de se différencier de la masse, alors que les plus pauvres voudront s'y conformer, afin d'y être intégrés.
De même, en ce qui concerne l'échange sur Internet, il y aura probablement des différences entre un utilisateur qui n'a pas les moyens de se payer des CD et des DVD et celui qui a tout à la maison.
>>>La plupart de gens qui se targuent d"echanger" ne font que reprendre des choses qu'ils ont prises ailleurs, sans plus value. En mode consommateur. Le plus ahurissant dans le meme temps c'est que les gens sont directement davantage reconnaissant envers celui qui "partage" un truc qu'il a repris d'ailleurs, qu'envers le createur original.

Je n'avais pas lu ton commentaire avant d'écrire le mien

Tu as tout as fait raison.

Mais ce n'est pas de l'échange, c'est juste de la transmission, du partage (quand il y a partage, il y a diminution de la valeur, contrairement à l'échange).

>>>Si tu échanges un savoir faire tu le gardes, si tu échanges un savoir, tu le conserve aussi.
Tu n'échanges pas un savoir. Tu le transmet.
Dans l'échange, il y a la notion de contre-partie.

L'acte de vente est un acte d'échange : tu échanges un objet ou un service contre de l'argent.

Donc attention au contre-sens sur le mot "échange" : le troc est un mode d'échange, mais le commerce également. Et j'ai peur que le texte qui nous est présenté, malgré ses qualités, soit un peu tombé dans le panneau en étant un peu trop restrictif sur le sens du mot "échange". L'échange, ce n'est pas uniquement ce truc hyper sympa.

Avec cette précision, commerce = une forme d'échange, la réponse à la question est également vrai. Que gagne t'on ? On gagne ce que l'on a demandé : l'acheteur gagne l'objet ou le service qu'il désirait. Le vendeur gagne de l'argent, fait un bénéfice.
Bravo les jeunes ! Très bien écrit (parfaitement dans les codes scolaires), pêche un peu par un excès de passion, ce qui donne lieu à quelques raccourcis rapides, mais l'enthousiasme fait du bien :)
Excellent initiative que ce texte ! Encore bravo
Une très bonne réflexion, en tout cas à mon goût :) !

Ca a été un plaisir de lire ça, merci à Guillaume :) !
ici on parles d'une épreuve de philo est le sujet est l'échange

Le terme « échange » possède un sens qui excède la seule économie. Il désigne, dans son acceptation générale, tout mouvement correspondant à une intention de réciprocité entre deux individus ou deux groupes. On peut échanger des paroles et des messages au même titre que des biens, et l'on évoque en ethnologie un « échange des femmes » qui désigne la circulation des épouses dans des sociétés soucieuses de respecter la prohibition de l'inceste (...)
et comme l'ont dit certains cela n'a rien a voir avec partage donc si on doit notez un hors sujet on met 0 mais cela ne se fait plus lol
Madame ou Monsieur le correcteur de cette petite bafouille,

Je viens juste d'échanger ma copie avec celle de mon petit voisin de droite, petit avec des talonnettes comme ils le sont tous lorsqu'ils ne sont pas à gauche.

Dans le couloir en attendant l'épreuve, il parlait avec fougue des "Roujon-Macquart" et critiquait passionnément "La Princesse de Clèves".

Un érudit qui, avec quelques années de moins, aurait été une fabuleuse attraction de l'école des Fans.

Incapable de répondre intelligemment au sujet de cette épreuve, ma décision fut vite prise de substituer ma copie à la sienne. Assurément beaucoup plus conséquente en citations latines et références littéraires que cette humble page.

Joignant ainsi l'utile à l'agréable, la réflexion à la pratique, j'ai décidé de mettre en œuvre le sujet de cette dissertation.

Ne soyez pas trop sévère dans votre notation, car un élève aussi doué pourrait avoir quelques rancunes.
Une copie qui souffre certes d'une analyse trop rapide et trop imprécise du sujet, mais à laquelle on pardonnera néanmoins une problématisation un peu unilatérale, le candidat ayant visiblement été empêché pendant plusieurs mois de travailler régulièrement, en raison des longues soirées qu'il a du passer à suivre attentivement les débats parlementaires sur l'absurde loi Hadopi.
Christine Albanel étant la principale responsable du fait que ce travail ne répond pas entièrement aux exigences de l'épreuve du Baccalauréat, et le candidat ayant courageusement mise en danger sa réussite personnelle à l'examen pour défendre les libertés de ses concitoyens, comme vient de le rappeler le conseil constitutionnel, qui lui a donné raison, le jury propose d'attribuer à cette copie la note qu'elle aurait pu et du avoir, à savoir la meilleure.
Les agissements de Mme Albanel et de ses acolytes ayant par ailleurs dans de nombreux autres cas perturbé la préparation du baccalauréat 2009, aussi bien du coté des lycéens que chez leurs professeurs, le jury propose qu'elle soit envoyée dans une centre éducatif fermé, pour y apprendre, si son cas n'est pas désespéré, ce qu'est internet, l'exemple de l'ignorance satisfaite de soi au pouvoir étant la pire des images qu'on puisse donner à la jeunesse, quand on veut défendre l'idéal de l'éducation républicaine, qui doit récompenser le mérite. :p
Bravo pour cette belle reflexion philosophique sur les echanges 2.0!! en effet comme je l'ai deja dit la connaissance est un tresor dont la richesse grandi avec le partage, d'autant qu'avec le partage/echange sur le net tout le monde est gagnant car comme precis" sur un autre forum, le "bien" echange n'est pas divisé mais multiplié! je partage pas mon pain en 2 mais je le duplique !! tout le monde en sors gagnant (Jesus etait le 1er pirate! :D )
Moi je dois dire que je suis pas vraiment fan:
C'est souvent HS et plus politique que philosophique.

Je pense que si vous voulez une bonne réflexion sur les droits d'auteurs et l'échange sur le net il est mieux de lire ça: Du bon usage de la piraterie.

Bien sur, ce n'est pas une simple dissertation, mais un livre complet. Mais, je pense que la réflexion y est beaucoup plus intéressante.

Fin bon, il est toujours sympathique de réfléchir sur ce type de sujet. Donc, merci quand même.
>>>il parlait avec fougue des "Roujon-Macquart" et critiquait passionnément "La Princesse de Clèves".


Avant de parler de l'inculture de certains, commence par te préoccuper de la tienne. Zola a écrit les RouGon-Macquart et pas les RouJon-Macquart ...
Tout simplement formidable!!!!!!

Euh, si je reçois un mail de l'Hadopi, je pense leur envoyer une copie de ce texte!!!!

Et en effet, l'échange d'idées ne supoose pas la perte de cette idée une fois échangée... imaginez le nombre de lobotomies....

En tout cas, chapeau pour le traitement de ce sujet!!!

Je donne 20/20!!! Sans hésitations!!!
J'ai pas lu tout l'article
mais vous savez tous que principe du commerce c'est de tous vendre et de maintenir les individus dans l'ignorance pour qu'ils soient dociles ,des proies faciles .
Le partage va tous faire volé en éclats .
On est quand meme pas au paradis.
Ces chiens font du frics avec les œuvres publiques ce patrimoines qui appartient aux français dans les musées et bibliothèques nationales
1 milliards rien que pour le Louvres en un an.

Echanger son propre contenu ou echanger celui créé par les autres, that is ze question.

tu veux dire une copie ou le contenu original ?
Tu dupliques cent mille fois un contenu, le contenu original a-t-il encore de la valeur ?

je veux dire echanger un truc qu'on crée soi meme.
la plupart de gens qui se targuent d"echanger" ne font que reprendre des choses qu'ils ont prises ailleurs, sans plus value.
En mode consommateur.
Le plus ahurissant dans le meme temps c'est que les gens sont directement davantage reconnaissant envers celui qui "partage" un truc qu'il a repris d'ailleurs, qu'envers le createur original.

Si tu vas sur un site de lien torrent par exemple, tu vas avoir plein de remerciements pour l'uploader du torrent (genre le mec c'est un super heros, quoi), mais pour celui qui a créé le contenu à la base, rien.
C'est tout simplement parce que l'Uploader prend des risques en uploadant, puisqu'il est illégal de partager un fichier...
Ceci étant, la reconnaissance est faible puisque pour x téléchargements il y a toujours beaucoup moins de "Thanks".La majorité se contentent de downloader- égoistement - dans leur coin pour eux, tous seuls,à l'abri, "bien cachés"...
Quant à l' auteur la seule reconnaissance qu' il puisse avoir c'est - en plus des compliments - l'achat de son oeuvre !
Et là on observe un peu le même comportement que pour l' uploader...
Beaucoup génère peu...



Echanger son propre contenu ou echanger celui créé par les autres, that is ze question.

tu veux dire une copie ou le contenu original ?
Tu dupliques cent mille fois un contenu, le contenu original a-t-il encore de la valeur ?

je veux dire echanger un truc qu'on crée soi meme.
la plupart de gens qui se targuent d"echanger" ne font que reprendre des choses qu'ils ont prises ailleurs, sans plus value.
En mode consommateur.
Le plus ahurissant dans le meme temps c'est que les gens sont directement davantage reconnaissant envers celui qui "partage" un truc qu'il a repris d'ailleurs, qu'envers le createur original.

Si tu vas sur un site de lien torrent par exemple, tu vas avoir plein de remerciements pour l'uploader du torrent (genre le mec c'est un super heros, quoi), mais pour celui qui a créé le contenu à la base, rien.

C'est tout simplement parce que l'Uploader prend des risques en uploadant, puisqu'il est illégal de partager un fichier...
Ceci étant, la reconnaissance est faible puisque pour x téléchargements il y a toujours beaucoup moins de "Thanks".La majorité se contentent de downloader- égoistement - dans leur coin pour eux, tous seuls,à l'abri, "bien cachés"...
Quant à l' auteur la seule reconnaissance qu' il puisse avoir c'est - en plus des compliments - l'achat de son oeuvre !
Et là on observe un peu le même comportement que pour l' uploader...
Beaucoup génère peu...
Alors pourquoi ?
Cela devient "philosophique" après...
enter: ta réflexion se vérifie dans une société basée sur la rareté de l'information, c'est-à-dire celle du passé !

dans notre société de l'abondance et de la reproduction de l'information, les notions d'échange, de partage et de transmission se confondent à mon avis.

comme à l'accoutumée tu positionnes tes oeillères face aux arguments évoqués selon lesquels les *gains* individuels et collectifs de la révolution numérique sont la liberté, l'égalité, la fraternité... tout simplement les fondements idéaux de notre bonne vieille république démocratique Française née en 1789.

tes histoires bassement financières sont peanuts! à côté :p

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