Hadopi : Analyse de la décision du Conseil constitutionnel

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 10 Juin 2009 à 19h46 - posté dans Société 2.0

Le Conseil constitutionnel a censuré mercredi 10 juin le dispositif de la riposte graduée, sans censurer le principe des avertissements envoyés aux internautes par l'Hadopi - ce qui permet au gouvernement de maintenir en façade son projet. Numerama vous propose son analyse de la décision, et de ses implications juridiques :

Mise à jour : vous pourrez lire également l'analyse de Stan & Dam, façon Mortal Kombat.

Les rumeurs prêtaient au Conseil constitutionnel l'intention de publier un avis exceptionnellement long, c'est finalement quatorze petites pages qui ont scellé le destin de l'Hadopi. Les sages ont essentiellement censuré le principe de la sanction administrative, en estimant qu'une autorité administrative ne pouvait pas avoir le pouvoir d'ordonner la suspension de l'accès à Internet d'un abonné. Mais il a validé le principe de la surveillance, en renforçant les exigences de la CNIL, et mis un frein aux possibilités d'ordonner le filtrage pour éviter le piratage.

Dans le détail, voici les points qui ont soulevé notre attention dans cette décision :

  1. Le principe d'instaurer en droit français une obligation pour l'abonné de surveiller l'utilisation, y compris par des tiers, de son accès à Internet a été validé par le Conseil constitutionnel ;
  2. Il rappelle qu'en principe une autorité administrative peut avoir un pouvoir de sanction, lorsque notamment les droits de la défense sont respectés. Mais il estime que la sanction de suspension de l'accès à Internet est une atteinte portée à la liberté d'expression et de communication, et qu'il n'est pas possible pour le législateur de confier de tels pouvoirs à une autorité administrative, "quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions". Seul un juge peut suspendre l'accès à Internet.
  3. Il donne ainsi son blanc seing à l'amendement Bono qu'a condamné le gouvernement pendant des mois ;
  4. Ce faisant, il évite de se prononcer dans le détail sur le respect ou non des droits de la défense par l'Hadopi, et sur les conditions du recours aux sanctions. Il tacle tout de même le gouvernement sur le fait que l'Hadopi ne respecte pas la présomption d'innocence, en renversant la charge de la preuve.
  5. Mais il autorise le maintien de l'Hadopi dans son volet "pédagogique", comme n'a pas manqué de s'en féliciter Christine Albanel ;
  6. Il estime, d'ailleurs, que ce volet pédagogique est "justifié par l'ampleur des contrefaçons commises au moyen d'interet et l'utilité, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de limiter le nombre d'infractions dont l'autorité judiciaire sera saisie". Une précision inutile en droit, mais qui valide politiquement le bienfondé de la riposte graduée ;
  7. Cependant, le Conseil prévient qu'une nouvelle autorisation de la CNIL sera nécessaire pour les traitements d'infractions dont les relevés seront transmis à l'Hadopi pour les avertissements. Il prévient que la CNIL devra s'assurer "que les modalités de leur mise en oeuvre, notamment les conditions de conservation des données, seront strictement proportionnées à cette finalité" ;
  8. Il esquisse, surtout, un rééquilibrage entre les droits de la propriété intellectuelle - fortement défendus lors de sa décision sur DADVSI - et de liberté d'expression et de communication, en insistant beaucoup sur le fait que cette dernière est "d'autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect des droits et libertés". Certains esprits malins pourront y voir un avertissement face au projet de contrôle du net de Nicolas Sarkozy ;
  9. En supprimant toutes les dispositions relatives à la sanction finale, le Conseil constitutionnel supprime également le fichage des internautes sanctionnés, qui posait également problème ;
  10. Le Conseil constitutionnel valide le fait de labelliser des moyens de sécurisation (des firewalls, outils de filtrage...), mais interdit de faire de l'installation d'un moyen labellisé la condition du respect de l'obligation de surveillance. Il limite le label à une simple fonction informative ;
  11. Enfin, sur le filtrage, le Conseil constitutionnel autorise le tribunal de grande instance à ordonner des mesures "nécessaires pour prévenir ou faire cesser une atteinte" aux droits d'auteur, mais soulève deux réserves essentielles au filtrage : une telle mesure ne pourra être ordonnée qu'après une procédure contradictoire, ce qui doit donner aux éditeurs le droit de contester la demande, et le tribunal ne pourra prononcer que des mesures "strictement nécessaires à la préservation des droits en cause". Dans le projet de loi présenté, le TGI pouvait ordonner aux FAI ou aux hébergeurs "toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser" une contrefaçon, ce qui était beaucoup plus large.
Publié par Guillaume Champeau, le 10 Juin 2009 à 19h46
 
 
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Commentaires à propos de «Hadopi : Analyse de la décision du Conseil constitutionnel»
 

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'Le principe d'instaurer en droit français une obligation pour l'abonné de surveiller l'utilisation, y compris par des tiers, de son accès à Internet a été validé par le Conseil constitutionnel ;'

Revient à interdire les P2P anonymes de type TOR ou Freenet qui consistent précisément à 'partager' sa connexion internet sans pouvoir contrôler l'usage qui en est fait par autrui...
anéfé démission! albanel démission!
Non, non, je suis pas d'accord: tu voudrais que l'on ait un ministre de la culture intelligent, merde, pourquoi pas Jack, Misère...

Ben, voyons
http://www.numerama....loi-Hadopi.html
http://www.numerama....a-l-Hadopi.html
Il n'a pas obtenu de nouvelle mission lucrative chez Sarkozy maintenant il aperçoit une nouvelle oportunité au vu des résultats des élections...
http://www.marianne2.fr/Jack-Lang,-bete-ma...ne_a180612.html
Je crois que la révolution (viendra) vient d'Internet.
C'est cette loi qui a été une première fois contre toute attente par le Parlement, c'est cette loi qui est renvoyée par le Conseil Constitutionnel, c'est a cause d'Internet que pour la première fois des Peerates sont élus au Parlement européen, c'est aussi grâce à Internet qu'on a appris qu'un avion pouvait pas se cracher à cause de la foudre, c'est grâce à Internet qu'on est nombreux ce soir à se réjouir et à comprendre le rôle du Conseil Constitutionnel et de la nullité de nos députés qui n'y connaissent rien.
Je trouve qu'il n'y a pas assez de merci à Numérama qui y est pour beaucoup d'avoir pu éclairer le CC.
@ BenjaminT
Pour la protection de sa cnx, les jugent veulent de mon point de vue, responsabiliser les gens. On voit des gens avec des système wifi ouverts. Ils souhaites par là pouvoir deamnder des comptes à ces gens là, pas à ceux qui se sont fait pirater malgré l'installation d'une clé wifi solide (même si ce n'est pas sur à 100%)

Ce qui est intéressant c'est le point 10 qui valide le fait de pouvoir installer un logiciel de sécurisation... mais sans que cela devienne nécessaire pour prouver sa bonne foi... donc plus d'aucune utilité!
Le point 11 est important également car il implique que le filtrage ne pourra se faire que ponctuellement et non de façon systématique!!! Ainsi on ne verra pas Orange bloquer le trafic de certains ports pour éviter le téléchargement!

HADOPI n'existe plus!!! Même si Albanul pense le contraire.... mais c'est normal pour une personne qui confond traitement de texte et firewall... il va falloir du temps pour que quelqu'un finisse par lui faiure comprendre que son jouet est cassé!!!

Bah ils auront bien un Allègre ou 2 à y caser! Tant qu'à mettre tous les mammouth dans le même sac!
J'ai dis "misère "relis mon post et pas au premier degrés ! Bonne soirée .
Roh, si on ne peut plus ironiser sur de l'ironie ;)



Revient à interdire les P2P anonymes de type TOR ou Freenet qui consistent précisément à 'partager' sa connexion internet sans pouvoir contrôler l'usage qui en est fait par autrui...
La responsabilité du titulaire de la connexion, ça date de la LCEN, début 2002, soit de plus de 7 ans, hein - faut se réveiller. Depuis lors, en effet, si tu fais l'exit node sur Tor (je ne me souviens pas qu'il existait déjà, mais j'ai peut-être tort ;) ), ou si tu fais le cache Freenet (de toute façon, recourir à un machin en java, donc ipso facto crado et inprogrammable décemment, pour ce qui est de préserver la vie privée...), et qu'on vient te demander des comptes si on s'apperçoit que ton IP sert à faire, ou que ton HDD héberge dans un cache chiffré, des trucs crades, tu es déjà considérable comme légalement responsable. C'est idiot, mais c'est bien vieux, comme état de fait.

En somme, strictement rien de neuf... comme la nécessité de recourir à un juge pour te couper le net (la bande de mous des hémisphères de la majorité pestilentielle peut vouloir gesticuler à renforcer l'arsenal juridique en la matère, la justice peut déjà faire couper le net, donc...).

En pratique, rien ne change donc par rapport à hier : seedons, leechons, faisons offrande au grand Kopimi, tout en restant vigilants pour demain.
L'analyse de Stan et Dam est très bonne, je me permets de vous soumettre celle-ci, également, d'un blogueur très influent : http://www.maitre-eo...memoriam-hadopi
Jusqu'à présent le FAI ne pouvait fournir les données personnelles de ses abonnés que sur demande de la justice, ce point là est malgré tout mis à mal par HADOPI et cela ne me réjouit pas. On va être fichés malgré tout sans pouvoir de défense ? J'espère que c'est là que la CNIL intervient mais ce n'est pas très clair...
'Dinendal', le 01/01/1970 - 01:00
En fait, en droit, on est responsable des choses que l'on a sous sa garde, y compris sa conection internet, il ne font donc que combler un vide juridique.
Je ne suis absolument pas responsable si quelqu'un me vole ma voiture, même chez moi, et s'en sert pour commettre des délits.
C'est navrant de voir l'attitude de ceux qui ont voté cette loi Hadopi, qui vient d'être censurée par le Conseil Constitutionnel, continuer à se féliciter des mesures prises. Dans cette loi étaient atteints des droits et principes fondamentaux : Le droit à l'accès à Internet (nouveau), principe de la liberté de communication, principe de la séparation des pouvoirs et principe de la présomption d'innocence. Ce gouvernement tentait de privilégier le contrôle par son administration, écartant le contrôle du juge pour sanctionner un comportement illégal. A quand la prochaine tentative de contrôle du Net par l'administration ou par des programmes troyens au nom de la sécurité intérieure ?
c'est l'heure du remaniement ministériel !
Heureusement, il reste en France, quelques hautes autorités, comme le Conseil d’Etat, qui vient d’invalider Serge Dassault à Corbeil-Essonnes, de le rendre inéligible pour un an (1), et le Conseil Constitutionnel, qui retoque la loi Hadopi (Halte Aux Droits des Opposants à la Politique Impérialiste), qui ne sont pas (Conseil d’Etat), pas totalement (Conseil Constitutionnel), complaisants avec le pouvoir Sarkozyen…

Les articles citoyens, de Antidote Démocratique Antisarkozy, sont faciles à trouver sur Google, ailleurs, repris par Wikio, Cozop, Digg-France, etc, c’est là :

http://rpubliquejeta...ocratique_anti/
>>>bah alors des proces pour quoi, puisque l'adresse IP ne permet pas d'identifier le téléchargeur, mais seulement le titulaire de la ligne dont l'adresse IP a été utilisée?

Des procès qui construiront la jurisprudence au fur et à mesure.

Comme je le disais hier, ne croyez pas que l'affaire reste là. Le CC a validé les fondations d'Hadopi : la collecte d'information par des représentants d'ayants-droits, l'obligation de surveillance, les avertissements, les sanctions par une autorités administratives, mais pas la coupure, ...

Les bases sont prêtes pour la mise en place d'une espèce de "tribunal de police" qui délivre des amendes à la chaîne pour excès de vitesse, charge étant au propriétaire de la voiture de prouver que ce n'était pas lui qui était au volant.

Le CC a sanctionné la coupure d'Internet par une autorité administrative. Le reste a été validé.
, (...) charge étant au propriétaire de la voiture de prouver que ce n'était pas lui qui était au volant.Le CC a sanctionné la coupure d'Internet par une autorité administrative. Le reste a été validé.

Non, justement, le CC a bien remarqué le renversement de la charge de preuve qui s'opérait dans le fonctionnement du système HADOPI et l'a invalidé (Considérants 17 et 18). Il a invalidé aussi le fait qu'un adresse IP était une preuve suffisante car il oblige à passer par la CNIL pour traiter les infractions relevées et à ma connaissance, JAMAIS la CNIL n'a accepté le fait que seule une adresse IP était suffisante en tant que preuve à charge.
La HADOPI pourra toujours se servir des relevés d'IP pour "avertir" les internautes (ou plutôt pour "faire peur") mais pour passer à l'étape suivante, la procédure pénale, il lui faudra beaucoup plus de boulot pour convaincre d'abord la CNIL, puis un juge (Considérants 27 et 28).
L'analyse de cette décision peut même aller plus loin:
Maintenant que le CC français à confirmé qu'une autorité administrative du genre HADOPI ne pouvait prendre de sanction, le gvt français vient de perdre l'un de ses arguments de poids dans les discussions tri-partites européennes autour du "paquet telecom".
Autrement dit, le Conseil de l'Europe n'a plus de raison de bloquer les négociations autour de ce projet de loi à cause de l'amendement Bono, puisqu'en France, le CC a valider le fait que l'accès à Internet était un droit fondamental. L'amendement va donc pouvoir être sauver et inscrit dans la loi au niveau Européen.
Avec ça, ça condamne définitivement le principe de la riposte graduée basée sur l'automatisation d'une sanction administrative en Europe.
Re-youpi!
>>>Non, justement, le CC a bien remarqué le renversement de la charge de preuve qui s'opérait dans le fonctionnement du système HADOPI et l'a invalidé (Considérants 17 et 18).

Relis bien le 17 : "dès lors qu’elles ne revêtent pas de caractère irréfragable". C'est-à-dire qu'une simple amende qui ne revête pas de caractère irréfragable (elle peut être remboursée) serait acceptable.

>>>JAMAIS la CNIL n'a accepté le fait que seule une adresse IP était suffisante en tant que preuve à charge.
Texte de référence ?

Maintenant, c'est assez étrange que tu parles de la CNIL pour les alinéas 27 et 28 puisque la CNIL n'y est pas mentionnée. Elle n'est mentionnée que dans le point 29, et encore, uniquement pour s'assurer que les délais de conservations des informations seront conformes aux durées des procédures.
D'après ce qu'on entend ou ce qu'on lit, il y a à la tête des grandes sociétés internationales des gens hautement qualifié, des visionnaires, en clair : des responsables.

Petit rappel d'une révolution récente : l'arrivée du numérique dans la photo
- Canon (par exemple) réagit vite et bien.
La société est présente sur le marcher, elle propose une large gamme de modèles, et s'adapte parfaitement à ce changement.
- Kodak traine les pieds, n'y croit pas, mais au dernier moment l'un des "responsables" pousse tout le monde et Kodak parvient à prendre le dernier wagon du Numérique.
- Fuji film rate le coche, et meurt (dans l'indifférence général)

Depuis le marcher est florissant, la technologie avance à pas de géant, et les tirages sont facturés la peau des fesses par les professionnels mais ça c'est une autre histoire ...

Parallèle avec DADVSI, HADOPI, etc, etc ?
Le mode de création, de distribution et de commercialisation de l'audio et vidéo a déjà changé.
Et les maisons de disques, sociétés de production ont raté leur mutation pour s'y adapter.
Il serait encore temps, à l'extrême limite, de faire quelque chose.
Au lieu de ça, ces sociétés dépensent sans compter en lobbying, publicité, et répression stériles.
Comme des poissons dans une flaque d'eau, leur jours sont plus que comptés.


Messieurs les "responsables", une bande de jeunes chevelus dans leur garages sont en train de changer le monde ... sans vous.
A LIRE ABSOLUMENT, DEUX ANALYSES DE LA DECISION DU C.C. :
Billet de Maitre Eolas : http://maitre-eolas....memoriam-hadopi
Billet de Diners'Room : http://dinersroom.eu...onstitutionnel/

Et . . . pour se détendre un peu, sur la Baffe que c'est prise HADOPI au C.C. :

[MODE MAAF]

Albanelle, Riester, Lefebvre, etc... en "coeur" :
"Efficace et pas chère, c'est la la BAAF que j'préfère, c'est la BAAF !"

Lefebvre tout seul :
"Cette loi, nous l'aurons un jour, nous l'aurons !"

[/MODE MAAF]


Qui va nous la sortir en premier, cette parodie de pub ? Les Guignols ?
J'ouvre les paris :D

Hahahahahaha ^^
>>>Non, justement, le CC a bien remarqué le renversement de la charge de preuve qui s'opérait dans le fonctionnement du système HADOPI et l'a invalidé (Considérants 17 et 18).Relis bien le 17 : "dès lors qu’elles ne revêtent pas de caractère irréfragable". C'est-à-dire qu'une simple amende qui ne revête pas de caractère irréfragable (elle peut être remboursée) serait acceptable.

Alors relis à ton tour le considérant 18 (que je mentionne d'ailleurs). En effet, le 17 rappelle que l'on ne peut transgresser la présomption d'innocence qu' à des conditions très précises (celle dont tu parle justement) mais le 18, après avoir repris les conditions de sanction prévu par la loi HADOPI, fini par déclarer qu'il s'agit bien d'une présomption de culpabilité incompatible avec les principes de la constitution: "qu’ainsi, en opérant un renversement de la charge de la preuve, l’article L. 331-38 institue, en méconnaissance des exigences résultant de l’article 9 de la Déclaration de 1789, une présomption de culpabilité à l’encontre du titulaire de l’accès à internet, pouvant conduire à prononcer contre lui des sanctions privatives ou restrictives de droit ;"
Le début du considérant prend note que l'établissement de "la matérialité des manquements à l’obligation définie à l’article L. 336-3 »" s'établit à partir d'un adresse IP dans la loi HADOPI. C'est donc bien aussi cette condition qui est invalidée par le CC avec la fin du considérant.
Pourquoi? Parce qu'il existe des jurisprudences (ce n'est pas indiqué dans le rapport par contre) qui ont établi que l'on ne peut prouver un acte de "contrefaçon" sur internet uniquement à partir d'une adresse IP. Autrement dit, autant on considère qu'un policier qui met une prune à un mec mal garé est un acte de présomption de culpabilité légitime, mais que repérer une adresse IP n'est pas suffisant présumer quelqu'un coupable.


>>>JAMAIS la CNIL n'a accepté le fait que seule une adresse IP était suffisante en tant que preuve à charge.
Texte de référence ?

Héhéhé! Si j'étais retors, j'en profiterais pour inverser la charge de la preuve et te demander de me prouver que j'ai tort! Lol, mais je ne le ferais pas, je me souviens juste que la CNIL avait réagit au fait que l'UFC Que Choisir avait prouvé qu'une adresse IP est facilement piratable. Il faut que je retrouve l'article, en effet, mais en gros la CNIL validait elle aussi les résultats de l'expérience et affirmait savoir qu'une IP n'identifie pas nécessairement l'usager (et non pas titulaire) de la ligne. J'ai lu aussi des réactions dans lesquels elle critiquait les procédures de "récoltes" des IP qu'elle considérait comme hasardeuses et pas assez approfondies.
Mais d'accord, il faut que je retrouve mes sources :)

Maintenant, c'est assez étrange que tu parles de la CNIL pour les alinéas 27 et 28 puisque la CNIL n'y est pas mentionnée. Elle n'est mentionnée que dans le point 29, et encore, uniquement pour s'assurer que les délais de conservations des informations seront conformes aux durées des procédures.

Je sais, j'ai oublié le 29, mais ces 3 considérants, en clair indiquent que toute poursuite fondée sur des relevés d'IP sera nulle tant que la CNIL n'aura pas donné son feu vert quant au fonctionnement de ce fichier.
A partir de là, on peut considérer que, pour le fonctionnement et la validité de ces fichiers, il faudra un peu plus que des listes d'IP récoltées sur les réseaux P2P. Mais j'admet que là, j'anticipe et j'extrapole un peu, je te l'accorde...
ERREUR HTTP 1789 : HADOPI NOT FOUND (ne contactez pas votre administrateur)

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