Nicolas Dupont-Aignan : "Internet change la démocratie dans le bon sens"

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 20h27 - posté dans Société 2.0

Opposé à la loi Hadopi, le député de l'Essonne et président du mouvement Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, a publié récemment son Petit livre mauve sur Internet, sous licence Creative Commons. Il nous livre, à trois semaines des élections européennes, son sentiment sur ce que l'Hadopi et l'imbroglio de l'amendement Bono révèlent des institutions françaises et européennes. Interview.

Note aux lecteurs et membres de Numerama : Le web étant avant tout participatif, Nicolas Dupont-Aignan nous a fait savoir qu'il réagira si besoin dans les commentaires aux questions ou points que vous pourriez soulever.

Numerama : Beaucoup d'internautes ont découvert pour la première fois, avec les débats sur la loi Création et Internet, le fonctionnement de l'Assemblée Nationale, et en sont sortis désabusés, voire désespérés. Comment avez-vous, en tant que député, vécu ce débat, et que dites-vous à ceux qui pensent que les députés ne sont que des godillots ?

Nicolas Dupont-Aignan (NDA) : En premier lieu, les internautes ont pu comprendre pourquoi j'ai quitté l'UMP il y a plus de deux ans à la lumière du triste spectacle auquel s'est livré le parti majoritaire lors de ces débats.

J'ai eu l'impression de revivre ce qui c'était produit lors du passage à l'assemblée de la loi DADVSI : une majorité et un gouvernement sourds aux attentes du peuple qu'ils sont censé représenter, et qui foncent dans le mur car c'est la direction que les copains du Fouquet's ont décidé de prendre.

Pour répondre à la seconde partie de la question, je suis quand même satisfait que les citoyens finissent par s'en rendre compte, notamment grâce à Internet. On m'a rapporté les propos tenus sur les forums tels que celui de Numérama, PC Inpact ou Framasoft, et l'idée qui ressort souvent, c'est que les parlementaires légifèrent sans connaître les problématiques posées... C'est très grave pour notre démocratie et malheureusement il n'y a pas que pour HADOPI que cela arrive.

Que vous inspire l'affaire Bourreau, où un cadre de TF1 a été licencié pour avoir dit son hostilité à la loi Hadopi à sa députée Françoise de Panafieu ?

Le passage de la loi HADOPI devant notre assemblée a été très mal vécu par les services de la Ministre de la Culture. Et le transfert scandaleux de ce courrier est révélateur d'une drôle d'ambiance... On se demande en effet comment il est possible qu'un cabinet ministériel se livre à de si basses besognes ?

Vous êtes catalogué parmi les "eurosceptiques", et vous redites dans votre "Petit Livre Mauve" que l'Europe est "devenue une machine infernale programmée pour nous enfermer dans un avenir toujours pire". C'est pourtant bien le Parlement Européen qui a adopté à 88 % l'amendement Bono, contre la riposte graduée votée au Parlement français. N'est-ce pas au contraire le signe que l'Europe est porteuse d'espoir et qu'elle a une action positive pour les citoyens français ?

Je dénonce dans mon livre les institutions non élues et exclues du contrôle démocratique comme la commission ou la cour de justice. Mais cela ne veut pas dire que je suis contre l'Europe, je souhaite simplement qu'elle respecte les peuples.

Il faut bien distinguer deux choses : le Parlement et la Commission. Le Parlement a un pouvoir limité. Vous citez l'exemple de l'amendement Bono (le fameux 138). Cet amendement la commission présidée par Monsieur Barroso et le Conseil Européen n'en veulent pas, et font tout pour le saborder malgré des paroles rassurantes. Ils l'ont d'ailleurs fait fin avril et s'il n'y avait pas eu la vigilance de la Quadrature du Net, l'amendement aurait été vidé de sa substance.

L'amendement 138 est bien connu des internautes mais il existe d'autres textes européens, peu reluisants ceux là, et qui mériteraient la même publicité. J'ai en tête l'article 63 du Traité de Lisbonne qui interdit toute réglementation dans le domaine de la finance, c'est un comble alors que la crise est due, en partie, à l'absence de réglementation. Je pourrais vous citer la Directive Bolkenstein édulcorée adoptée alors qu'on nous avait promis de l'enterrer, et que dire des 65 heures de travail hebdomadaire présentées comme un grand progrès social par les eurobéats.

Je pourrais multiplier ici les exemples mais vous pouvez les retrouver en libre téléchargement dans le petit livre mauve.

En Suède, la lutte contre le piratage et la condamnation des créateurs de The Pirate Bay est en train de porter le Parti Pirate très haut dans les sondages. La London School of Economics projette même qu'il pourrait obtenir deux sièges au PE avec 8,1 % des voix. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

De la sympathie. Cet exemple montre qu'il y a une coupure très nette entre les aspirations des peuples et celles des élites, et on la retrouve un peu partout en Europe. C'est pourquoi tous nos candidats s'engagent en faveur du respect des libertés numériques.

Que propose votre mouvement Debout la République pour le droit d'auteur et plus généralement, pour les droits de propriété intellectuelle ?

Sur les droits de propriété intellectuelle, j'ai déjà fait des propositions détaillées dans mes réponses au questionnaire de l'APRIL de 2007, je me permets d'y renvoyer les internautes.

Quant au droit d'auteur à l'ère du numérique, il ne pourra être préservé que dans le cadre d'une licence globale. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre, mais on y viendra de toutes les façons et même de la pire des façons si on ne fait rien, comme l'a expliqué Jaques Attali dans un texte que j'ai lu à Madame la Ministre de la Culture. Car les majors eux-mêmes sont en train de mettre en place une forme de licence globale à leur profit via les forfaits dont sont exclus les artistes qui ne figurent pas dans leurs catalogues...

Et quid sur la neutralité du net ?

Conçu comme un réseau où l'information est décentralisée, Internet est un cauchemar pour les grands médias ou les majors qui n'ont pas su s'y adapter. Les désirs de ces lobbies se retrouvent de temps en temps traduits en projets de loi plus ou moins bien inspirés.

Comme c'est un sujet très technique les gouvernants considèrent qu'on peut faire n'importe quoi, d'ailleurs pendant les débats sur HADOPI, on a souvent entendu n'importe quoi.

Le logiciel espion imposé par l'HADOPI met fin, de fait, par le filtrage, à la neutralité du net. Qu'en sera-t-il quand l'HADOPI s'intéressera non plus à vos habitudes de navigation sur les sites proposants des liens vers des fichiers à partager via le "peer to peer " mais aussi par exemple à ce qu'il y a dans vos courriers ?

En fait ils s'y intéressent déjà ! Le cas de ce salarié dont le courrier, filtré par les services du Ministère de la Culture, a emprunté un chemin qui n'aurait jamais dû suivre, est révélateurs de cette volonté de tout contrôler. C'est le meilleur exemple des dérives du filtrage sauf que, à l'avenir, tout sera automatisé.

En publiant votre "Petit livre mauve" dans une petite maison d'édition sur Internet et sous licence Créative Commons, vous vous êtes sans doute coupés de l'exposition médiatique que permet un éditeur traditionnel, et de vos revenus d'auteur. Pourquoi ce choix ?

La réputation d'un homme politique devrait dans l'idéal être basée sur le respect de la parole donnée, et non sur sa capacité à faire des coups médiatiques ou des bons mots.

J'ai pris l'engagement, à plusieurs reprises, de défendre le libre échange du savoir et de la culture selon les modalités adaptées à chaque support, en défendant la licence globale, les logiciels libres, l'interopérabilité, etc.

La publication de cet ouvrage est donc une étape logique inscrite dans ce combat politique.

C'est en 2006 lors de l'étude de la loi DADVSI et aussi avec ma rencontre avec Richard Stallman et les acteurs du logiciel libre que j'ai découvert un monde dont je ne soupçonnais même pas l'existence, et qui m'a amené à aborder une réflexion de fond sur ces questions qui sont structurantes pour l'avenir de tous.

D'ailleurs le parallèle entre les logiciels propriétaires et l'Union Européenne est évident. Un fonctionnement opaque, couteux et souvent défaillant avec un " service après vente " onéreux et injoignable, quant aux commerciaux ils vous baladent en vous promettant systématiquement que les failles seront corrigées avec la future version.

Pensez-vous qu'Internet est en train de changer la démocratie ? Dans quel sens ?

Oui et dans le bon sens car Internet rapproche les citoyens de l'information et leur permet de se faire une idée précise du contexte dans lequel les décisions sont prises à leur place par leur représentants. C'est le cas pour HADOPI où chacun a pu se faire une opinion en toute objectivité en regardant les débats en vidéo sur le site de l'Assemblée.

Il n'est pas inutile de rappeler aussi la disproportion des forces en présence dans les médias lors du référendum de 2005 où les partisans du OUI bénéficiaient de 80% du temps de parole.

Et c'est sur Internet que s'est fait le vrai débat qui finalement a vu la victoire du NON.

François Bayrou a lui aussi voté contre la loi Hadopi, et beaucoup des critiques que vous faites contre le pouvoir sont également portées par le leader du MoDem, qui appelle à un large rassemblement de l'opposition contre Nicolas Sarkozy. Pourriez-vous le rejoindre dans la perspective des prochaines échéances électorales ?

On ne rassemble pas en s'opposant mais en proposant. Sur le plan intérieur, François Bayrou dit des choses très justes. Mais, au plan européen, on ne peut pas signer tous les traités (dont le dernier en février 2008, le Traité de Lisbonne de Nicolas Sarkozy, avec son article 63) qui nous ont mis dans cette situation, et en même temps dénoncer à juste titre la mainmise du marché sur tout. Il y a là un problème de cohérence, d'où mon désaccord sur les questions européennes.

Pour qu'il y ait convergence il faudrait de la part du MoDem des propositions concrètes, à la fois nationales et européennes. Ce qui implique une rupture dans la pensée centriste traditionnelle sur l'Europe, qui reste très proche de celle de l'UMP et du PS.

Pour finir, y a-t-il un point que nous n'avons pas abordé que vous auriez aimé développer ?

Oui pour conclure rapidement : Debout La République est l'un des principaux partis en nombre de candidats signataires du pacte européen de l'APRIL.

Nos positions dans ce domaine, contrairement à certains plus soucieux de préserver leurs relations avec le monde du " Show-Bizz ", sont sans ambiguïté sur la question (n'oubliez pas le vote des sénateurs socialistes). Et même si dans les médias traditionnels le parcours est plus difficile pour nous, et c'est peu de le dire, nous continuerons invariablement, comme nous l'avons toujours fait depuis DADVSI, d'exiger la licence globale que ça plaise aux grands médias ou pas.

Publié par Guillaume Champeau, le 20 Mai 2009 à 20h27
 
 
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Commentaires à propos de «Nicolas Dupont-Aignan : "Internet change la démocratie dans le bon sens"»
 

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@demon666
Les points que vous évoquez sont de bon sens. Mais je ne suis pas d’accord avec vous, sur les moyens, vous dites que les majors doivent augmenter la part de rémunération, de mon coté je défends la licence globale qui risque bel et bien de les rendre inutiles. Un groupe de réflexion vient de se former http://www.creationpublicinternet.fr il fera des propositions d’ici l’automne.

le texte est bien ,je l'admets et je m'étonne que les artistes pro hadopi n'y réfléchisse pas dessus!!!!!!
merci de votre réponse.
Ta réaction sur les lobbys n'est certes pas fausse, mais là il s'agit surtout de dénoncer certains systèmes, oui les lobbys ont matière à exister ça ok, mais après il reste le fond et la forme:
D'accord que des sociétés veulent gagner de l'argent, c'est un nerf de guerre logique, mais là ou ça coince c'est que certains lobbys n'hésitent pas à user de leurs puissances pour demander au gouvernement des réactions allant vers leurs profits personnels.
Est 'il normal que le gouvernement force une loi qui je te le rappelle à été invalidé, juste pour faire plaisir à 3 maisons de disques, qui sous prétexte de pertes de profits accusent les internautes de tuer un marché, mais qui pourtant écrase les artistes sous leurs poids.
Est'il normal de présenter dans les plus hautes instances du gouvernement une pétition truquée avec 10000 signataires dont un héros fictif de science fiction et des noms à faire pleurer de rire, et ce sans que personne n'y trouve rien à redire?
Pourquoi refuser une offre légale, une vraie pas celle qui consiste à faire payer 1 euro le téléchargement d'une chanson, offre dont bénéficierait également l'artiste!!!.
La France et ses millions de citoyens vote, alors pourquoi lorsque c'est non, on refait un vote, démocratie ou dictature, faudrait savoir!!!.
Pourquoi ne pas simplement donner vie au référendum comme en suisse,le peuple aurait au moins l'impression de participer à la vie de ce pays, non!!!!!!!!!.
Juste des remarques n'engageant que moi bien sur!!!
Ouh là beaucoup de choses. Essayons de reprendre dans l'ordre:1) Certains lobbys n'hésitent pas à user de leurs puissances pour demander au gouvernement des réactions allant vers leurs profits personnels.Tous les lobbys usent de leur "puissance" pour demander aux gouvernements des mesures qui vont vers leurs profits personnels.
Que ce soit une entreprise qui demande au gouvernement d'adopter une mesure, un syndicat qui demande de meilleurs salaires, une ong qui demande qu'on protège des petits oiseaux, une région qui exige qu'une institution soit implantée sur son territoire, une association qui milite pour le boycott d'un pays, une Église qui prend position dans le débat public, une association de consommateurs qui veut faire édicter des normes plus strictes, et j'en passe... toutes ces institutions défendent un intérêt personnel, personnel au sens qu'il s'oppose à d'autres intérêts. Parfois, il se confondra avec l'intérêt général, mais même ce dernier peut s'opposer avec d'autres intérêts.
Le principe même du lobby est de donner son point de vue. Au législateur, informé de toutes ces positions, de prendre une décision qui lui semble aller dans le sens de l'intérêt général.
2) Est 'il normal que le gouvernement force une loi qui je te le rappelle à été invalidé, juste pour faire plaisir à 3 maisons de disques, qui sous prétexte de pertes de profits accusent les internautes de tuer un marché, mais qui pourtant écrase les artistes sous leurs poids.Je ne vois pas trop où la loi a été invalidée... Du fait de l'amendement 138? Le gouvernement a estimé que sa loi n'était pas en opposition avec cet amendement. C'est son droit. La Justice tranchera.
Qui plus est ton analyse du pourquoi le gouvernement a décidé d'adopter cette loi n'engage que toi. C'est malheureux, mais le gouvernement n'a pas à donner une bonne raison pour présenter un projet de loi et demander à sa majorité de la voter.
Et oui, ainsi est le système politique....
3) Est'il normal de présenter dans les plus hautes instances du gouvernement une pétition truquée avec 10000 signataires dont un héros fictif de science fiction et des noms à faire pleurer de rire, et ce sans que personne n'y trouve rien à redire?Non, mais je ne vois pas trop où tu veux en venir.
4) Pourquoi refuser une offre légale, une vraie pas celle qui consiste à faire payer 1 euro le téléchargement d'une chanson, offre dont bénéficierait également l'artiste!!!
J'ai dû rater quelque chose, mais je ne vois pas à quel refus tu fais référence.
Et tout comme pour les points 2 et 3, on s'éloigne de la problématique des lobbys.
5) La France et ses millions de citoyens vote, alors pourquoi lorsque c'est non, on refait un vote, démocratie ou dictature, faudrait savoir!!!.
On est très loin de la question du lobby, mais voici pourquoi:
Nous sommes dans une union de 27 États. Pourquoi est-ce que le non d'un État devrait paralyser les autres États qui ont voté oui? On ne fait pas revoter les peuples juste pour le plaisir de voter, mais pour s'assurer de leur choix. On s'en assure d'autant plus qu'on assortit ce nouveau vote de garanties pour prendre en compte le non exprimé. Si un peuple qui a voté non revote non: très bien c'est son choix, mais qu'il en tire les conséquences et qu'il se retire du système.
Dans le cas français, certes il y a eu un non en 2005. Mais deux ans plus tard, il y a eu au second tour des présidentielles deux candidats qui étaient tous les deux en faveur du oui et qui avaient annoncé qu'ils prendraient des mesures pour dépasser ce non.
Le non, quelque soit la situation, n'est pas une décision définitive. D'autant que comme c'est une décision qui stoppe, il faut bien trouver une solution pour se remettre à avancer.
Donc, c'est bien une démocratie que de refaire voter. Une dictature, cela aurait été au pire de ne pas faire voter ni nos élus ni le peuple, au mieux de faire voter et de ne pas prendre en compte le vote.
Et pour prévenir déjà les éventuels commentaires: le traité de Lisbonne prend en compte le non. Même s'il en reprend l'essentiel, il n'est pas aussi ambitieux que le traité de 2005... très loin de là.
6) Pourquoi ne pas simplement donner vie au référendum comme en suisse,le peuple aurait au moins l'impression de participer à la vie de ce pays, non!!!!!!!!!.Toujours aussi loin de la question des lobby, mais continuons. :-)
La Suisse a une longue tradition du référendum qui fait que les Suisses y voient un outil de vote comme un autre.
Dans la tradition française, le référendum a plus été vu comme un plébiscite pour approuver ou désapprouver le pouvoir en place. Résultat, au lieu de voter pour ou contre une mesure, les Français ont plus tendance à voter pour manifester leur humeur du moment.
Dans la tradition allemande, le référendum est tout simplement interdit car c'est par ce biais qu'Hitler est arrivé au pouvoir. (Non je ne cherche pas à invoquer Godwin!)
Le fait d'utiliser ou non un référendum ne rend pas un pays plus ou moins démocratique. Au contraire, il aurait plutôt tendance à imposer brutalement une position, du fait de son côté binaire et de la force brute de la majorité. Il ne permet guère d'avoir un débat serein et de pleinement prendre en compte la minorité. La Suisse reste vraiment une exception dans ce domaine.Enfin si tu veux participer à la vie de ce pays... personne ne t'empêche: tu peux militer dans une assoce, un syndicat, un parti. Et si aucun ne te convient, à toi de le créer. Sans oublier que tu peux contacter tes élus et surtout, surtout... voter!

merci de tes réponses, le point de vue de chacun est toujours utile,voilà ce que j'aime ici, l'échange cordial de diverses opinions.
pour resumer le vote electronique par internet est un + pour notre democratie , il va permettre de pouvoir voter plus facilement sans se deplacer et ainsi permettre a + de monde et de citoyen de s' exprimer librement sans pression avec un cout financier moindre , biensure pour qu'il soit efficace et afin de dissuader toute forme de pression il doit s' accompagner d' un vote papier possible en en parallele dans des cas de pression extreme.
'demon666', le 01/01/1970 - 01:00
le texte est bien ,je l'admets et je m'étonne que les artistes pro hadopi n'y réfléchisse pas dessus!!!!!!
merci de votre réponse.
Juste une hypothèse :
Sans etre pessimiste, un artiste pro hadopi (c'est généralement ceux qui ont un major), ne risquerait pas de se mettre son major à dos si la licence globale n'est pas adoptée ou autre.
Bonjour,

Tout d'abord,j'aimerais avoir tort et je l'espère...

Je vois que Monsieur NDA attise beaucoup la curiosité et l'espoir de beaucoup d'entres vous,tout autant que certains se campent sur un scepticisme ébranlable,et je dirais que c'est tout à fait compréhensible cependant certains points m'apparaissent étrangement... bizarres,dans cette course à la paranoïa,au cynisme agressif où l'on passerait presque l'arme à gauche tellement la réalité est cruelle,injuste et sans pitié!!

Tout d'abord Mr NDA apparaît comme un cheveu sur la soupe,dans une situation où le futur de notre nation nous paraît difficilement appréhendable voire envisageable,vient et évoque le fait qu'il est là quand on ne l'attend pas,quand personne est là et il agit,évoque un sujet(parangon de son discours?) qui effraie les gens,se range aux côtés de ceux ci et évoque son indignation et son implication dans cette lutte contre ce problème.Bien sûr certains points de son programme,de son parti ne laisse non seulement pas indifférents certaines personnes mais va jusqu'à effrayer d'autres.Evidemment on lui pardonnera ces mêmes points car il est ce prophète qui nous libera de ce joug imposé par des caïds,des kaïras sans scrupules faisant plus penser à une mafia qu'à l'adorable famille de la petite maison dans la prairie, tout autant qu'on passera sur ce détail où il vota pour Mr Sarkozy au second tour des présidentielles,ce qui est tout à fait anodin après tout Megret vota bien pour Le Pen et à celà il vous répondra,(en guise d'excuse valable?)"Regardez j'ai quitté l'UMP,J'AI CHANGé",bien que,sans doute,médiatiquement parlant,il vous dira être le premier à tirer contre son (ancien) camp et (anciens) pairs jusqu'au président(qui lui sans nul doute est de gauche!)

Un sentiment de déjà vu?
[...]Sans oublier que tu peux contacter tes élus [...]

Pas si simple...
En matière de filtrage du net, le site du ministère de l'intérieur donne l'exemple:
Ayant échoué à censurer le site internet Wikipédia (tinyurl.com/o6oucx), le ministère de l'intérieur se rabat sur une censure plus simple à mettre en oeuvre : celle de son propre site internet.

Et c'est ainsi qu'ont été censurés... les résultats des élections municipales de 2008 !

Ce lien, "Municipales 2008";, http://www.interieur...2008/index.html ... ouvrait donc un menu donnant la liste des départements puis la liste des villes par département puis la liste des élus par ville.

Il était une fois une époque où l’on pouvait obtenir la liste des élus 2008 de n’importe quelle commune en consultant le site internet du ministère de l’intérieur. Une chose bien pratique pour tous les cyber-journalistes fervents de démocratie directe et d’information à la source.
Avec les noms des élus, et celui de leur ville d’élection, il était possible de prendre contact par téléphone, ou courrier, directement au domicile de la majorité d’entre eux, parce qu’ils sont, tout bonnement, inscrits dans l’annuaire (pagesjaunes.fr).
Etant au service de leurs concitoyens, élus par la majorité, ils n’ont pas vraiment de raison de se cacher de la population, surtout dans les petites communes sans problème particulier.
Cette possibilité de démocratie directe et citoyenne permettant de court-circuiter les médias aux ordres était évidemment un gros problème pour un pouvoir aux visées pas forcément démocratiques.

Certes, il n'y a pas grand monde qui ait l'utilité de savoir comment contacter les élus des 36.000 communes de France.

Apparament, la Démocratie participative, ce n'est pas dans le programme du Gvt.

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