Hadopi (jour 4) : un jour sombre pour les droits de la défense

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 01 Avril 2009 à 03h30 - posté dans Société 2.0

Mardi, les députés ont poursuivi jusque tard dans la nuit l'examen de la loi Création et Internet, sans parvenir à achever l'étude de l'article 2 après quatre jours de débats. Rangée en ordre de bataille, la majorité a fait échec à tous les amendements qui visaient à mieux garantir les droits de la défense et la transparence dans le processus de la riposte graduée.

La communauté Numerama commente les débats en direct sur hadopi.numerama.com

Le train de l'Hadopi est en marche, et rien ne semble en mesure de l'arrêter. Surtout pas les Socialistes qui, bien que pertinents dans les arguments qu'ils avancent, ont le double désavantage de ne pas avoir de réponse aux questions qu'ils posent au gouvernement et de ne pas être soutenus par le bureau national du PS, qui n'organise pas ses troupes pour remporter une bataille qu'il semble vouloir perdre. On a même assisté mardi soir à une scène surréaliste où, s'apercevant peut-être que le vote à main levée risquait de faire adopter un amendement qu'ils venaient de présenter, certains députés de l'opposition ne se sont pas levés lorsque le président de séance, hésitant sur le comptage des voix, a demandé aux votants de se mettre debout. L'amendement fut alors rejeté.

Cette désertion dans les rangs de l'opposition a annihilé toute tentative des députés socialistes de défendre l'idée selon laquelle la loi Création et Internet met à mal les libertés fondamentales."Si un jour la liberté est menacée dans notre pays, j'espère qu'il y aura plus de quatre députés socialistes pour s'y opposer", a justement taclé d'un ton grave le président de la commission des lois Jean-Luc Warsmann. Le socialiste Patrick Bloche a alors eu beau jeu de s'énerver contre un "président de la commission des lois (qui) se contrefout des libertés publiques dans ce pays", le mal était fait. M. Warsmann a pointé là où le bât blesse. Comme il y a trois ans avec la loi DADVSI, jamais le Parti Socialiste ne s'est affiché fermement derrière ses quelques mousquetaires, en pointant par exemple devant les médias les dérives portées par le projet de loi sur la privatisation de la justice et le rejet des droits de la défense.

Alors que les démocraties en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, en Grande-Bretagne et ailleurs encore ont su mettre un terme à leurs projets de riposte graduée grâce notamment au travail de l'opposition et à l'écoute portée aux protestations civiles, l'adoption très probable du projet loi Création et Internet en France devra être perçue comme un symptôme supplémentaire grave d'une maladie qui ronge la démocratie française.

Après s'être débarassés lundi de la CNIL, les députés ont rejeté mardi la participation de l'Arcep (le régulateur des télécoms) aux missions d'évaluation des expérimentations de filtrage qui seront menées par l'Hadopi. Les deux institutions sont punies, semble-t-il, d'avoir critiqué la riposte graduée et douté de sa possible mise en oeuvre.

L'Hadopi : une machine à dénonciations calomnieuses en roue libre ?

L'Assemblée a par ailleurs très longuement discuté de l'amendement 52 qui prévoit le mécanisme des avertissements par e-mails et par lettres recommandées qui seront envoyés avant toute sanction de suspension de l'abonnement à Internet. Sur avis du gouvernement, les députés ont refusé tous les amendements qui prévoyaient d'informer systématiquement les internautes du nom des oeuvres qu'ils sont accusés d'avoir piratés (ils pourront les obtenir sur demande, ce qui alourdit le mécanisme sans pour autant protéger davantage la vie privée des membres du foyer), ou des ayants droit qui les ont accusés auprès de l'Hadopi.

Le gouvernement a également refusé de rendre obligatoire et systématique l'envoi des e-mails et des lettres recommandées, ou d'expliquer les critères objectifs qui justifieront tantôt d'envoyer un nouveau mail d'avertissement, tantôt d'envoyer un recommandé ou d'appliquer la sanction.

Alors que le rapporteur Frank Riester a expliqué qu'il s'agissait d'introduire plus de souplesse dans le fonctionnement de l'Hadopi pour renforcer son aspect pédagogique, ce refus de rendre systématique l'ensemble de la riposte graduée selon ses trois étapes (mail, recommandé puis sanction) cache une réalité moins avouable.

Car les députés, suivant l'avis du gouvernement, ont également refusé de permettre aux internautes de contester les e-mails ou les lettres recommandées avant qu'ils n'aboutissent en bout de course à la suspension. Or, si comme nous l'analysions lundi, la suspension de l'abonnement à Internet n'est jamais prononcée par l'Hadopi, il ne sera jamais possible de contester le bienfondé des accusations reçues par e-mail ou par lettres recommandées, alors que le risque élevé de faux positifs est d'ores-et-déjà connu. Et puisque le nom de l'ayant droit responsable d'une fausse accusation ne sera pas indiqué dans les avertissements (ce qui interdit toute action en responsabilité), l'Hadopi pourra de fait se transformer en une formidable usine à dénonciations calomnieuses massives sans qu'à aucun moment il ne soit possible aux internautes de les contester. Du jamais vu.

Alors que c'était (selon notre interprétation) l'une des rares avancées au Sénat, les députés sont même revenus sur le texte initial, qui prévoit que les avertissements seront envoyés sur la base de "faits susceptibles de constituer" un manquement, et non plus de faits "constitutants" un manquement. Or si dans l'esprit cet amendement implique que les preuves ne sont pas réputées infaillibles, dans les faits ce retour en arrière amoindrit considérablement l'exigence de preuves abolument fiables, puisque l'Hadopi pourra de nouveau se baser sur de simples présomptions de culpabilité, et non plus des certitudes.

Le seul bol d'air a été l'adoption d'un amendement amnistiant tous ceux qui ont téléchargé illégalement avant l'entrée en vigueur de l'Hadopi. Un moindre mal, permis par l'intervention surprise de l'ancien rapporteur UMP de la loi DADVSI, Christian Vanneste. Comme quoi les plus efficaces alliés ne sont pas toujours ceux qu'on croit.

Publié par Guillaume Champeau, le 1 Avril 2009 à 03h30
 
 
187
Commentaires à propos de «Hadopi (jour 4) : un jour sombre pour les droits de la défense»
 

1
2
3
4
5
6
7
8
9
Bah ok, y'a plus de justice en France... Mais il reste la cour européenne de justice.
Au premier procès forçant la France à rétablir une connexion internet suspendue, la jurisprudence sera en place et alors là, tintin les coupures!
---Et puisque le nom de l'ayant droit responsable d'une fausse accusation ne sera pas indiqué dans les avertissements (...) ---
Non, mais tu pourras le demander. Donc ... ?

---les avertissements seront envoyés sur la base de "faits susceptibles de constituer" un manquement---
Ce qui introduit de facto la notion de présomption d'innocence puisque l'Hadopi admet la possibilité que cet avertissement puisse être envoyé sans que vous soyez coupable. D'où la possibilité de saisir le Tribunal Administratif.

"Pour agir devant le juge administratif vous devez :
*être en possession d'une décision préalable de l'administration,
*agir dans un délai de deux mois, en règle générale; au-delà vous risquez la forclusion.
Vous pouvez contester toute décision quels qu'en soient l'auteur (Etat, département, commune), la forme (décret, arrêté, simple lettre) ou le contenu.
En revanche, vous ne pouvez pas contester les actes administratifs qui ne sont pas des décisions.
Ce sont par exemple les simples avis, informations, projets ou déclarations d'intention."
'kraftonZ', le 01/01/1970 - 01:00
Je crains de recevoir ce type de courier:
Vous avez osé télécharger un truc sur internet via emule,
Nous ne précisons pas la nature de ce fichier, et nous ne sommes pas obliger de vous dire lequel.

Ceci est l'avertissement numéro 1.

Quel fichier ?
comment ?
où puis je valider ma bonne foi vu qu'emule je ne l'ai jamais utilisé mais que j'utilise Oneswarm ? :rolleyes:

ça fait un peu "charia" comme loi....

On regarde la femme du voisin et on se retrouve sur la place publique pour une flagellation pour l'exemple...

avant d'avoir les 2 yeux crevées plus tard si on ose regarder autre chose que le sol .......



ps: est on encore en démocratie .?

De toute façon tu n'aura ni l'heure du contrôle ni le nom du fichier, car un ça permet de laisser des erreurs de contrôle (dire que l'on peut contester un PV si l'ensemble des éléments n'est pas correctement remplis et le nom de l'agent verbalisateur est indiqué) et de deux en faisant un log du jour, tu peux déterminer une possibilité pour l'IP de la machine qui a fait le contrôle. Si plusieurs internautes ont des log, il suffit alors de voir les ip qui reviennent en commun sur différents relevés et différentes ˝uvres.

Oui on entre dans des procédures qui font penser que la chariat présente au moins des règles de droit. Et ca c'est flippant.
L'Ĺ“il était dans la tombe et regardait Cain:

Cette loi aura au moins eu le mérite de me faire m'intéresser un peu à la façon dont les lois sont examinées et votées en France. Jusque là je connaissait de façon sommaire le fonctionnement de nos institutions: la navette parlementaire...le rôle du palais Bourbon et du palais du Luxembourg et point barre. Mais en pouvant suivre un peu les débats en direct sur le site de l'Assemblée, je dois bien l'avouer, mon âme d'idéaliste un peu niais c'est prise une claque (et même une rafale de coup de boules) en voyant nos élites à l'Ĺ“uvre. Première surprise de taille le nombre de députés présents lors de l'examen (et donc du vote): les plans larges (peu nombreux et on comprend pourquoi) de l'hémicycle permettent de se rendre compte que sur les 577 députés une bonne trentaine sont présents... et comme de bien entendu le mien n'est pas dans la salle: il devait avoir mieux à faire (une salle des vieux à inaugurer sans doute). On se demande bien pourquoi on en élit autant et on se demandera après pourquoi les Français n'aime pas la politique et pourquoi l'Assemblée Nationale coute si chère aux citoyens.
Deuxième surprise, la façon dont on vote: je voyais déjà les boitiers électroniques avec reconnaissance palmaire, de l'oeil ou de l'ADN afin d'identifier les votants, un tableau comptabilisant les votes pour contre etc.... En fait non, la plupart des amendements et des articles sont votés à main levé comme au bon vieux temps. On se demande bien pourquoi nos politiques ne comprennent rien aux nouvelles technologies (ils comprennent bien par contre le business que ça peut générer je n'ai aucun doute la dessus.
Troisième surprise: les voix ne sont que très rarement comptées, la tendance générale suffisant dans la plupart des cas. Le président ne compte les voix que s'il ne peut pas dégager la tendance. En d'autres termes au lendemain du vote on ne peux pas savoir si un amendement est passé ric-rac ou avec une large majorité autrement que de manière subjective sur une tendance.
Quatrième surprise: de temps en temps quand un chef de groupe(??) le demande, l'assemblée peut avoir recours au scrutin public et au vote électronique (ahhhh ben si ils connaissent finalement) et là comme par magie des gens qui n'était pas présents viennent, votent et s'en vont: une version moderne du Veni Vidi Vici. Tout bonnement scandaleux, quant bien même pourraient-ils suivre les débats sur les téléviseurs du restaurant de l'Assemblée, cela n'en relève pas moins du mépris le plus total pour l'institution qu'ils représentent et qui les fait vivre et pour leurs concitoyens.
Cerise sur le gateau: ce que je découvre (et qui heurte profondément mon âme non pas d'internaute, mais de citoyen)n'est pas propre à l'examen de la loi Création et Internet, mais commune à l'ensemble des lois examinées, votées et promulguées en France. La loi hadopi (sans majuscule elle ne le mérite pas, les majuscules c'est pour les noms propres)n'est en rien le début d'un déni de démocratie, elle en est l'aboutissement. Le mal est bien plus profond, mais pendant cette pantomime gesticulatoire dont tout le monde sortira perdant (artistes comme public) nos "élites" elles peuvent continuer à brasser du vent (ou pour paraphraser Coluche: perdre du temps à un fric fou) se coupant toujours un peu plus des citoyens qu'ils sont censés représenter.
Je remercie donc Internet (encore un peu libre) de nous éclairer ainsi sur la médiocrité de nos dirigeants avant d'aller bruler ma carte d'électeur qui dorénavant ne servira plus à grand chose.
Avant d'aller manifester devant l'Assemblée pour le vote final, peut-être qu'il faudrait aller manifester devant le siège du PS, afin de leur faire savoir qu'on se souviendra de ceux qui n'auront rien fait.
Ce gouvernement n'atteindra jamais 2012, c'est pas possible !

Les grèves n'ont plus d'effet, va falloir reprendre nos droits et libertés de FORCE !
Le plus navrant c'est que la même loi a été adoptée aux états unis et que cela a été un échec patant. Ca n'a rien changé pour les industries cinématographiques ou du disque, en revanche cela a crée une dette publique supplémentaire.
On va voir revenir des pratiques qui avaient plus ou moins disparues, l'échange de disques durs de la main à la main, avec comme différence leur taille de stockage. Vont se développer considérablement des réseaux privés, VPN cryptés, dark net etc...
Bref, la loi est morte dans l'oeuf.
Pour ce qui est de la perte de liberté, cela rejoint l'idée générale du "flicage" et c'est à mettre dans la même catégorie que le débat sur les puces rfid et compagnie.
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---Et puisque le nom de l'ayant droit responsable d'une fausse accusation ne sera pas indiqué dans les avertissements (...) ---
Non, mais tu pourras le demander. Donc ... ?
Ca alourdit énormément le processus alors qu'il serait si simple de le préciser dans les courriers. Tu crois que les gens n'ont que ça à faire d'envoyer (et de payer) des courriers pour des broutilles dont ils ne sont pas responsables ?

'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---les avertissements seront envoyés sur la base de "faits susceptibles de constituer" un manquement---
Ce qui introduit de facto la notion de présomption d'innocence puisque l'Hadopi admet la possibilité que cet avertissement puisse être envoyé sans que vous soyez coupable. D'où la possibilité de saisir le Tribunal Administratif.
Et au troisième "fait susceptible", ta connexion sera coupée, et non "susceptible" d'être coupée...

'enter', le 01/01/1970 - 01:00
"Pour agir devant le juge administratif vous devez :
*être en possession d'une décision préalable de l'administration,
*agir dans un délai de deux mois, en règle générale; au-delà vous risquez la forclusion.
Vous pouvez contester toute décision quels qu'en soient l'auteur (Etat, département, commune), la forme (décret, arrêté, simple lettre) ou le contenu.
En revanche, vous ne pouvez pas contester les actes administratifs qui ne sont pas des décisions.
Ce sont par exemple les simples avis, informations, projets ou déclarations d'intention."
Mais oui, tout le monde a en ce moment du temps, de l'argent et des heures de travail à perdre au tribunal administratif pour aller contester des faits dont ils ne sont pas responsables, et ce à cause d'une méthode d'identification dont la non-fiabilité a été prouvée maintes fois !
Je n'y vois pas tant de mal que ça.
Il faut bien comprendre que quoi que fasse l'opposition, le texte sera présenté en CMP qui aura toute liberté d'annuler les amendements que pourraient faire passer l'opposition.
En effet, du fait de l'urgence posée sur le dossier, il n'y a aucun aller-retour entre les chambres, ce qui fait que les amendements votés par l'assemblée nationale ne seront pas validés par le sénat. La loi permet alors aux membres de la CMP de retirer des amendements qu'ils souhaitent tant que ceux-ci ne sont pas validés par les deux chambres.

Un amendement votés par les deux chambres ne peut pas être annulé par la CMP. Donc la CMP peut tout à fait revenir au texte sorti du Sénat sans que ça pose de problème.

Dans tous les cas, le travail de l'Assemblée Nationale n'est pas inutile car il permet de montrer les contradictions du gouvernement et de garnir le dossier pour le conseil constitutionnel qui devrait sans difficulté, retoquer le texte comme il l'avait fait avec la riposte graduée présentée dans DADVSI.
mais vu comment c mal foutu va y a voir un retour devant les tribunaux de contestations et d'erreurs qui donnerons vite jurisprudence
"Et puisque le nom de l'ayant droit responsable d'une fausse accusation ne sera pas indiqué dans les avertissements (ce qui interdit toute action en responsabilité), l'Hadopi pourra de fait se transformer en une formidable usine à dénonciations calomnieuses massives sans qu'à aucun moment il ne soit possible aux internautes de les conteste"
ca passe au CC ca?
C'est dommage, je vois qu'une large majorité des lecteurs de ce site sont prets a payer 5 euros/mois pour continuer de télécharger anonymement.
J'aurais nettement préféré que cette somme aille aux artistes plutot qu'a une société privée dont les seules motivations sont lucratives.
La défense des libertés individuelles sous Sarkozy?
Le président l'a dit, la première des libertés, c'est la sécurité.
D'ou les test ADN, le fichage de le population, la vidéosurveillance, le filtrage du net, tout ca pour proteger nos "libertés".
Et les socialistes? Au lieu de dénoncer les dérives de ce programme ultrasécuritaire et liberticide, ils vont en Chine nous parler de bravitude.
Le PS tapine pour l'UMP, ils sont bien trop occupés à se tirer dans les pattes, à écrire des bouquins et n'ont pas de chefs "incontestables" ... oublions le PS.
Nous ne sommes jamais mieux servis que par nous même.
---Ca alourdit énormément le processus alors qu'il serait si simple de le préciser dans les courriers. ---
Tu serais content que ta femme ouvre le courrier et vois que tu as téléchargé un max de films de boules ?

---Et au troisième "fait susceptible", ta connexion sera coupée, et non "susceptible" d'être coupée...---
Faux. La coupure n'est qu'une possibilité. Et elle intervient après une procédure contradictoire.

---Mais oui, tout le monde a en ce moment du temps, de l'argent et des heures de travail à perdre au tribunal administratif pour aller contester des faits dont ils ne sont pas responsables,---
Renseigne-toi sur les méthodes de saisine du tribunal administratif avant de parler du temps perdu à courir les tribunaux. Indice : utilise un truc qui s'appelle Internet pour savoir comment faire.
'Darksol', le 01/01/1970 - 01:00
mais vu comment c mal foutu va y a voir un retour devant les tribunaux de contestations et d'erreurs qui donnerons vite jurisprudence

Comme enter le dit seules les décisions son contestables et encore il reste à savoir ce qui sera écrit dans les décrets d'application et la cmp. Or l'email et la peut être lettre avec accusé de réception ne sont pas des décisions. la seule contestable c'est la coupure de la connexion qui seule pourra être contestable.
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---Ca alourdit énormément le processus alors qu'il serait si simple de le préciser dans les courriers. ---
Tu serais content que ta femme ouvre le courrier et vois que tu as téléchargé un max de films de boules ?

---Et au troisième "fait susceptible", ta connexion sera coupée, et non "susceptible" d'être coupée...---
Faux. La coupure n'est qu'une possibilité. Et elle intervient après une procédure contradictoire.

---Mais oui, tout le monde a en ce moment du temps, de l'argent et des heures de travail à perdre au tribunal administratif pour aller contester des faits dont ils ne sont pas responsables,---
Renseigne-toi sur les méthodes de saisine du tribunal administratif avant de parler du temps perdu à courir les tribunaux. Indice : utilise un truc qui s'appelle Internet pour savoir comment faire.

Arrête de dire des conneries sur la procédure qui va être appliquée les décrets d'applications ne sont pas écrits et la dessus tu te ridiculise en disant ce que sera l'application de cette loi.

Comment faire de contradictoire sans pouvoir saisir le recours administratif sur l'email ou l'éventuelle lettre qui ne sont pas des décisions.
je pense sincerement que la gauche veut faire de ce texte un argument de campagne. C'est pourquoi ils sont contre ce texte mais qu'ils ont tout intérêt à ce qu'il passe. Et vous verrez, dans 3 ans, il y aura la suppression d'Hadopi dans leurs manifeste de campagne.

Pathétique.
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---Ca alourdit énormément le processus alors qu'il serait si simple de le préciser dans les courriers. ---
Tu serais content que ta femme ouvre le courrier et vois que tu as téléchargé un max de films de boules ?
Ce n'est pas la question, et le "ce qu'en pense ma femme" n'a aucune espèce de valeur juridique. Tout le monde a le droit de savoir de quoi il est accusé. Quand tu reçois un PV, il est précisé un minimum de détails sur la nature de l'infraction que je sache ?

'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---Et au troisième "fait susceptible", ta connexion sera coupée, et non "susceptible" d'être coupée...---
Faux. La coupure n'est qu'une possibilité. Et elle intervient après une procédure contradictoire.
OU est-il question d'une procédure contradictoire ? Le principe d'Hadopi, c'est deux avertissements puis la coupure... et sa contestation quand celle-ci est effective.

'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---Mais oui, tout le monde a en ce moment du temps, de l'argent et des heures de travail à perdre au tribunal administratif pour aller contester des faits dont ils ne sont pas responsables,---
Renseigne-toi sur les méthodes de saisine du tribunal administratif avant de parler du temps perdu à courir les tribunaux. Indice : utilise un truc qui s'appelle Internet pour savoir comment faire.
Et bien sûr, tout le monde sait que l'engorgement des tribunaux n'est qu'un mythe... :shifty: Le gouvernement a prévu un budget pour la construction de nouveaux tribunaux administratifs pour la période post-Hadopi ?
---la seule contestable c'est la coupure de la connexion qui seule pourra être contestable. ---
Encore une fois, la coupure n'est pas l'unique sanction possible.
Encore une fois, la coupure ne tombera pas du ciel par surprise. Il y a tout un processus avant cette décision, et ce processus prévoit que tu puisses t'exprimer.

En parlant de ridicule, je note que tu n'es pas mal non plus en prônant systématiquement le pire et en oubliant fort judicieusement un certain nombre de passages du texte qui te gênent.

1
2
3
4
5
6
7
8
9
Télécharger
ANts P2P
P2P Anonyme et sécurisé - Client P2P sécurisé
 
Lambda HTML Editor
Editeur de site - Créez votre site web facilement.
 
TVTool
TV Numérique - Optimiser la sortie TV des cartes vidéo Nvidia
 
eMule 0.47a [Cyrex2001]
eMule (et mods eMule) - Mod eMule Basé sur la MorphXT
 
Astrum InstallWizard
Développement - Créateur d'installeur.
 
Avril 2009
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC