YouTube retire tous les clips musicaux officiels en Grande-Bretagne
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 10 Mars 2009 à 11h39 -
posté dans Musique Numérique
Faute d'accord avec la société de gestion collective des éditeurs de musique britanniques, YouTube a décidé de bloquer tous les clips de son service pour les internautes connectés en Grande-Bretagne.
Selon la BBC, YouTube paye des droits d'édition relatifs au streaming des clips à la PRS, qui couvrent trois des quatre grandes maisons de disques, et de nombreux labels indépendants. Mais la PRS souhaitait augmenter sensiblement le coût des licences, ce qu'a refusé Google, qui demande au contraire une réduction des coûts. "Google nous a dit qu'ils prenaient cette décision parce qu'ils veulent payer moins aux auteurs de musique sur lequel dépend leur service, malgré l'augmentation massive de l'audience de YouTube", s'est agacé Steve Porter, le directeur de la PRS. Il se dit "énervé, choqué et déçu". Il reproche à Google de vouloir "punir les consommateurs et les auteurs britanniques", et lui demande de bien vouloir revenir à la table des négociations. De son côté, Google dénonce l'avarice de la société de gestion collective, et les prix "prohibitifs" qu'elle demande. "Il faut que ça soit un coût qui puisse viabiliser un modèle économique", explique Patrick Walker, le directeur des partenariats vidéo de YouTube. "Le montant qu'ils demandent impliquent que nous perdions un montant significatif d'argent à chaque diffusion d'une vidéo musicale. Ca n'est pas raisonnable de demander ça", a-t-il ajouté, sans dévoiler le montant exigé par la PRS. En retirant les clips, Google espère associer les maisons de disques et les indépendants à la pression qu'il exerce sur la société de gestion collective, qui ne gère qu'une partie des droits nécessaires pour légaliser la diffusion des clips. à lire aussi
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Commentaires à propos de «YouTube retire tous les clips musicaux officiels en Grande-Bretagne»
De toutes les façons, ils sont tous plus ou moins pareils: que ça soit l'internet avec Google ou Amazon, l'informatique avec Microsoft ou Apple, les majors de la musique genre Universal, les FAI comme Orange et Free etc... tout le monde veut tirer la couverture à lui, agrandir sa base de clients et son monopole, capter les utilisateurs, imposer son format, et encaiser les royalties.
On ne va donc pas se priver d'une petite joute entre loups, même si ce sont les utilisateurs qui risquent d'être pénalisés au final.
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Dès le lendemain, Google blacklistait tous les sites de ces journaux : pas seulement dans la partie News, mais dans le moteur de recherche. Donc une baisse immédiate de visites et donc de revenus publicitaires.
Et les journaux belges ont été obligés de retirer leur plainte."
Je ne vois vraiment pas ce que tu reproches à Google sur le coup.
Que ce soit moteur de recherche ou moteur de recherche dédié à l'information, la logique est la même : google référence des sites et présente un extrait de ce qu'on peut trouver sur ces sites, et se fait de l'argent au passage, tout en fournissant au site une visibilité sur internet.
Google initie toujours ces "contrats" de façon unilatérale, on peut effectivement lui reprocher et demander à être retiré de ses référencement si l'on est pas d'accord avec sa façon de faire.
Si tu commences à réclamer ta part sur google news tu peux appliquer exactement la même logique sur le moteur de recherche classique.
Google a donc logiquement retiré toute référence à ces journaux belges qui n'étaient pas interressés par ce "contrat". Que les journaux aient fait machine arrière prouve bien que si sur le principe ils avaient raison (Google n'a pas le droit d'imposer les termes de ce contrat) mais que concrètement ils étaient quand même gagnant et acceptaient finalement les conditions de google.
Que cette affaire ait du passer devant la justice prouve que les 2 parties ont été suffisement stupides pour ne pas règler ça en négociant, pas plus.
Le véritable problème est que google n'a pas de concurrent sérieux et peut donc abuser de sa position dominante, comme tant d'autres sociétés ...