La presse en ligne veut que Google paye pour leur apporter du trafic
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 02 Mars 2009 à 14h28 -
posté dans Société 2.0
Et c'est l'étrange message qu'ils envoient implicitement lorsque le Groupement des éditeurs en ligne (GESTE) explique dans Les Echos que Google devra reverser à la presse une part des revenus publicitaires générés sur le portail Google News, le jour où la firme de Mountain View décidera, comme sur la version américaine, d'y mettre ses publicités Google Adsense. Le service, pourtant, se contente de regrouper les articles par thématiques et d'afficher des liens vers les articles des différents sites sources. L'utilisateur, pour qui Google News est un moyen d'accéder facilement à l'essentiel de l'actualité, ne se contente pas a priori de rester sur le portail, où aucun article n'est affiché en intégralité. Mais il faut "une répartition du chiffre d'affaires généré avec les journaux car ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents", explique très sérieusement Philippe Jannet, le président du Geste. Nous, à Numerama, sommes au contraire très heureux que Google gagne de l'argent en affichant nos titres sur son service Google News. Ca veut dire que des utilisateurs cliquent dessus et lisent ce que nous écrivons. Nous pestons même, parfois, de voir que les articles de certains adhérents du GESTE y sont beaucoup plus souvent exposés que les nôtres et gagnent donc davantage de visibilité que nous. C'est pourtant le jeu. Mais si les éditeurs du GESTE ont l'impression d'être exploités par Google, nous suggérons à Google de supprimer toutes les sources du GESTE et de laisser Numerama sur son service. Gratuitement. Notre petit doigt nous dit toutefois que le GESTE ne serait pas très content si Google nous prenait au mot. Mais peut-être devraient-ils y réfléchir avant de penser systématiquement que toute exploitation de leur contenu mérite rétribution. Ca n'est pas le cas. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La presse en ligne veut que Google paye pour leur apporter du trafic»
@polar_bear
Effectivement, mais il n'empêche que même Google doit se conformer à la loi. Encore plus quand on ne veut pas se retrouver accusé de position dominante devant les instances européennes... Allez hop encore une nouvelle idée ô combien ingénieuse pour sous tirer du pognon .. n'importe quoi ..
@ Polar_bear : C'est pas l'innovation qui est défendu ici c'est la position dominante de Google. comme il est dit plusieurs fois : "bha que de problemes pour pas grand chose on les blacklist de google news ainsi que de google classiqu et voila plus de probleme .
a part une chute de la frequentation de 90 pour cent mais ca cest pas grave" Google sait très bien qu'il est en position dominante. Il ne s'est donc jamais inquiété de savoir comment la presse allait prendre cette nouvelle. A mon avis ils n'ont même jamais contacté personne. Donc si je suis ton raisonnement, un moteur de recherche a le droit de faire ce qu'il fait sans rien payer jusqu'au moment où il arrive en position dominante.
Il existe des mesures légales contre la position dominante, et si donc on commençait par là et qu'on démontrait avant tout que c'est bien le cas pour Google ? Il faut arrêter de mettre la charrue avant les boeufs. "bha que de problemes pour pas grand chose on les blacklist de google news ainsi que de google classiqu et voila plus de probleme .
Et alors ? Ils payent pour ce service ? Non plus. a part une chute de la frequentation de 90 pour cent mais ca cest pas grave" Rien n'oblige Google de faire quelque chose bénévolement. C'est incroyable cette prétention, Google les sert mais c'est à lui de payer. Je réaffirme ce que j'ai dis : Dans ce pays on n'a d'yeux que pour les auteurs, les autres doivent être à leur service, en payant si possible. C'est incroyable ça, ils ne payent rien pour le trafic généré par Google mais ça les fait encore chier qu'ils gagnent leur vie avec de la pub. J'en ai ras le bol de ces nuls impotents, ils sont pareils que les maisons de disque. S'ils ne veulent pas jouer le jeu du web et donc de l'indexation, ils n'ont qu'à en partir ! Après tout personne ne les a obligé à venir sur la toile, ils connaissaient les règles du jeu avant. Il faudrait qu'ils comprennent qu'Internet n'est pas qu'une mode qui permet de gagner des lecteurs et un peu d'argent au passage sans pour autant faire certaines concessions dûes à la nature même du web. Non, Internet n'est pas à vendre ni à la RIAA, ni au GESTE. Qu'on se le dise ! 'polar_bear', le 01/01/1970 - 01:00 Non, Internet n'est pas à vendre ni à la RIAA, ni au GESTE. Qu'on se le dise !Et ça ne sera jamais le cas, à mon avis. "Non, Internet n'est pas à vendre ni à la RIAA, ni au GESTE. Qu'on se le dise !"
Mais là on parle pas d'Internet mais de Google. Et je crois pas que Google ai besoin de nous pour se défendre. Et la RIAA ne s'attaque pas à une entreprise mais aux consommateurs, ce qui est tout à fait différent. "Il existe des mesures légales contre la position dominante, et si donc on commençait par là et qu'on démontrait avant tout que c'est bien le cas pour Google ? Il faut arrêter de mettre la charrue avant les boeufs." Si on attend des mesures légales, c'est pas prêt d'arriver. Ils sont encore à discuter de la position dominante de Microsoft par rapport au navigateur Internet. "Rien n'oblige Google de faire quelque chose bénévolement. C'est incroyable cette prétention, Google les sert mais c'est à lui de payer" Sauf que c'est pas du bénévolat de la part de Google, cette page de News n'est là que pour récupérer un peut plus d'internautes et donc de part de marché de pub. "Dans ce pays on n'a d'yeux que pour les auteurs, les autres doivent être à leur service, en payant si possible." Non c'est vrai que pour quelques auteurs, les plus gros, le reste c'est pour les maisons de disque. "J'en ai ras le bol de ces nuls impotents, ils sont pareils que les maisons de disque. S'ils ne veulent pas jouer le jeu du web et donc de l'indexation, ils n'ont qu'à en partir ! Après tout personne ne les a obligé à venir sur la toile, ils connaissaient les règles du jeu avant." Si justement c'est leurs problèmes économiques qui les a amené à venir sur le Web. C'est de la survie. Je trouve ça plus louable qu'ils s'attaquent à Google qu'aux consommateurs. Y'a quand même une dimension sociale à prendre en compte. Je pense que tout ça ne serait pas arrivé si Google avait d'abord conclu un contrat (même sans rien reverser) avec la presse, plutôt que de l'utiliser sans les avertir et sans respecter les règles de droits d'auteurs. C'est un peu le même problème que Google Street View. Ils utilisent des photos avec des personnes identifiables deçu sans demander l'accord de ceux qui s'y trouvent en complête contradiction avec la loi française. Je suis pas pour le tout répressif, mais je suis pas non plus pour retrouver mon visage à la sortie d'un sexe-shop ou autre. @polar_bear
«C'est incroyable ça, ils ne payent rien pour le trafic généré par Google mais ça les fait encore chier qu'ils gagnent leur vie avec de la pub.» Si Google tire des profits de la diffusion de contenus partiels, il me semble moral que les auteurs soient en partie rétribués. Ils ont tous les deux intérêt à collaborer commercialement. Je me permet de ne pas être d'accord avec l'article.
Nous estimons que notre métier n'est pas de fournir l'information, mais d'y porter un éclairage unique. C'est notre truc
Oui, numérama fait partie de la nouvelle génération de presse en ligne gratuite, au même titre que pcinpact, 20minutes.fr, etc. Vous ne "fournissez" pas l'information, vous vous contentez de la repomper sur un quotidien qui a dépensé de l'argent pour produire l'information, et d'y apposer votre avis personnel sur le sujet. Nous pestons même, parfois, de voir que les articles de certains adhérents du GESTE y sont beaucoup plus souvent exposés que les nôtres et gagnent donc davantage de visibilité que nous. C'est pourtant le jeu.
Et pourquoi est-ce le cas ? Parce que le lecteur ne cherche pas l'avis du quotidien (ça il le connaît déjà, ex : libération, le figaro), mais l'information originale pour constituer son propre avis. Le vrai lecteur vit dans la peur permanente de lire une information tronquée, partiale, et multiplie donc ses sources d'informations afin de les recouper, pour parvenir à la l'information originale, véritable. Mais le seul mérite des journaux gratuits, est la gratuité, et c'est pourquoi ils sont si populaires. Cependant, entre choisir un gratuit "officiel" et un gratuit qui fait de la repompe, autant prendre l'officiel. Ils pensent que leurs lecteurs viennent sur leur site uniquement pour y lire les titres et un bout de phrase. Ils pensent que tout le reste, le travail du journaliste ou de l'éditorialiste, n'a aucune valeur. C'est très noble.
Je ne suis pas sûr que ça soit le cas (allez donc leur poser la question..). Ils faut replacer les choses dans leur contexte, la presse est en crise à cause de la concurrence de la presse gratuite. Vous êtes dans une situation où vous bénéficiez de ce système, puisque les apports publicitaires couvrent largement vos frais éditoriaux limités (puisque vous ne produisez pas l'information, et que vous vous contentez de la recopier), qui sont largement plus élevés dans les grands quotidiens. Ce que disent les adhérents du GESTE, c'est que dans quelques années, ils fermeront boutique et que Google news et la pléthore de journaux gratuits n'auront plus rien à se mettre sous la dent. Voilà pourquoi ils souhaitent un partage des revenus, non pas pour s'enrichir, mais pour faire face aux difficultés financières. Et voilà pourquoi on en vient à cette image, "se tirer une balle dans le pied" ou "morde la main qui nous nourrit", parce que les journaux gratuits, sont en train de détruire leur principales sources d'information, en squattant l'audience de ceux qui ont fait l'effort d'aller chercher l'information dans le monde réel, et non pas dans le flux rss d'un grand quotidien. 'fcna2005', le 01/01/1970 - 01:00 merci piratomane mais ratatium souhaite que tout se partage, meme ses propres articles, voyons s'il pose des limites au partage tout de meme !---S'ils ne veulent pas jouer le jeu du web et donc de l'indexation, ils n'ont qu'à en partir ! Après tout personne ne les a obligé à venir sur la toile, ils connaissaient les règles du jeu avant.---
Sauf qu'Internet n'appartient pas à Google. Les journaux ont le droit de venir sur Internet et ils ont également le droit que les autres sites respectent leurs droits. On est exactement dans la problématique FaceBook : est-ce que c'est parce que je donne une information à mes amis en utilisant FaceBook que cette information appartient à FaceBook ? C'est-à-dire qu'elle peut l'utiliser (et la commercialiser) sans me demander mon autorisation ? On a eu également le problème avec Adobe et son espèce de Photoshop en ligne : tu mets la photo de ton gamin, de ta femme ou de ton chat sur le site Adobe pour pouvoir la travailler et du coup, la photo appartient à Adobe. Oui, les journaux profitent de Google News. Oui, ça leur apporte du trafic. Mais est-ce que ça autorise Google à faire n'importe quoi ? Par exemple, tu as un email chez GMail. Google te fournit un service : est-ce que ça l'autorise pour autant à utiliser tes emails ? Je voudrais rappeler une attitude pas très correcte de Google : il y a 2 ou 3 ans, un certain nombre de journaux belges ont fait condamné Google par la justice belge pour une utilisation non autorisée des articles de journaux dans Google News. Dès le lendemain, les sites de ces journaux ont été blacklistés par Google dans son moteur de recherche. D'où une perte de visibilité, d'où une perte de revenus publicitaires. En gros, ce qu'on appelle des mesures de rétorsion et du chantage. Franchement, on peut parler de lois liberticides tant qu'on veut. personnellement ce qui m'inquiète, c'est la mainmise qu'est en train de prendre Google sur l'information mondiale. Le Big Brother, ce n'est pas une liste blanche pour les bornes Wifi publiques, c'est cette entreprise (et ses congénères) qui collectent de l'information sur nous (la GoogleBar est un merveilleux spyware) pour la recouper et la commercialiser. "Mais il faut une répartition du chiffre d'affaires généré avec les journaux car ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents, explique très sérieusement Philippe Jannet, le président du Geste."
Diantre ! Google devrait donc répartir son chiffre d'affaire sur tous les webmaster du monde, puisque son moteur de recherche n'aurait aucun intérêt sans les sites qu'il référence ! L'argent des publicités AdSense devrait donc être reversé en partie aux webmasters qui remplissent la base de données du moteur de recherche, sans qui AdSense ne rapporterait rien... @lol51,
Et voilà pourquoi on en vient à cette image, "se tirer une balle dans le pied" ou "morde la main qui nous nourrit", parce que les journaux gratuits, sont en train de détruire leur principales sources d'information, en squattant l'audience de ceux qui ont fait l'effort d'aller chercher l'information dans le monde réel, et non pas dans le flux rss d'un grand quotidien.
En temps que membre de la presse écrite...(de moins en moins, mais j'écris encore!) Tu crois que la presse payante travaille systêmatiquement sur le terrain? Elle reprend de plus en plus souvent l'AFP ou Reuters...et les communiqués de presse fournis par L'Elysée. Ce qui "leur" fait peur, c'est la liberté de ton et les commentaires qui vont avec ...(oui je sais çà peut déraper!) Mais c'est pas dans les journaux de province ou dans la presse parisienne que çà risque de mal tourner. Aucun feedback ou alors soigneusement contrôlé...sauf sur les sites des mêmes journaux sur le net, où parfois l'on se demande où sont passés les modérateurs. Alors vive le net...tant qu'il existe, et que les journalistes "officiels" fassent mieux leurs boulots, (s'ils le "peuvent") et on en reparle. ps encore un édit ....je fatigue... Les journaux devraient rétribuer ceux dont ils parlent dans leurs pages. C'est vrai, sans eux, ils n'auraient rien à écrire.
Du n'importe quoi, cette conversation. C'est vraiment très amusant mais inquiétant néanmoins de voir qu'autant de gens arrivent à défendre sérieusement une idée aussi débile. Encore une fois, que les journaux qui ne veulent pas être présents sur Google News le dise, je suis persuadé qu'ils seront retirés sans délais. Au profit des millions d'autres.
Y'a vraiment des gens qui croient que tout leur est dû! Mais évidemment, dès qu'il est question du grand méchant Google, tout devient possible. Pour ma part, tout en restant autant méfiant que la circonstance l'impose, je reconnais que Google a apporté plus au web et à la planète qu'aucune entreprise ne l'avait jamais fait. "We're not evil" c'est peut être qu'un slogan publicitaire mais pour l'instant c'est VRAI!
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