Christian Paul (PS) : La " chasse aux pirates ", une fable archaïque

Guillaume Champeau - publié le Lundi 02 Mars 2009 à 09h56 - posté dans Société 2.0

Alors que le débat sur la loi Création et Internet doit s'ouvrir ce mercredi 4 mars à l'Assemblée Nationale, le député de la Nièvre Christian Paul publie sur Numerama une tribune pour expliquer les raisons fondamentales pour lesquelles le Parti Socialiste proposera l'ouverture du chantier d'une "contribution créative" plutôt que la lutte contre les pirates :

Culture numérique ouverte ou archaïque chasse aux " pirates " ? Le monde d'après s'invente aujourd'hui.

Depuis plus d'une décennie, ceux qui gouvernent la culture font preuve d'une redoutable cécité. La plupart des immenses débats sur l'accès du plus grand nombre aux créations artistiques, qui remuèrent le ciel d'Avignon de Malraux à Jack Lang, sont aujourd'hui taris, et les nouveaux défis se réduisent à d'interminables controverses pour ou contre le téléchargement. Avec les autres continents, avec l'Europe qui enfin en débat, la France doit inventer les nouveaux droits d'auteur de l'âge numérique, mais aussi les libertés d'accès et de partage. Il n'en est pas dit un mot dans la loi qui s'avance vers l'Assemblée nationale et qui divise tous les partis. Pourtant, l'urgence est là.


Par temps de crise, ne passons pas à côté de la révolution numérique, qui transforme les économies et renouvelle radicalement la création, l'édition, la diffusion et l'usage de la musique, du cinéma, des textes. Forfaits "3G" illimités, fibre optique à domicile, haut débit (presque) partout : la marche en avant de la technologie se poursuit inexorablement. Elle ouvre, à domicile comme en mobilité, un champ immense de possibles.

De nouvelles pratiques de consommation, de production et de diffusion des oeuvres émergent. Leur apparition est provoquée moins par l'accroissement vertigineux des débits que par l'assimilation progressive dans notre société des principes fondateurs de l'internet et des possibilités qu'ils ouvrent. Tous les appareils interconnectés par le "réseau des réseaux" y sont en effet fondamentalement égaux. Ils peuvent être diffuseurs autant que lecteurs de tous types d'informations et de contenus. La copie, à coût nul, le partage et l'échange non lucratifs ont pris place dans la vie quotidienne.

Nous avons la fabuleuse chance d'être les témoins et, pour beaucoup d'entre nous, les acteurs de plus en plus nombreux d'une grande mutation dans notre rapport à l'information et à la culture. Nos petits-enfants trouveront probablement saugrenu que nous ayons eu à nous déplacer en magasin pour acheter un CD ou un DVD, afin d'écouter une chanson ou de visionner un film. Cela rappellera un temps où nous étions très passifs dans notre rapport à la culture, et paraîtra tellement inconfortable. Et le paiement associé à cet acte semblera un lointain souvenir.

Les années récentes ont vu l'émergence et la cohabitation des nouveaux modèles. Les contenus musicaux sont aujourd'hui, " légalement " ou non, pour la plupart disponibles en ligne. Sous une forme peu attrayante, en des copies de qualité aléatoire disponibles sur les réseaux "P2P", ou via des offres innovantes, le plus souvent acquittées au forfait, qui séduisent peu à peu les consommateurs.

Dans ce nouveau monde, la gratuité n'est pas le vol. Si elle n'est pas encore la règle, elle n'est plus l'exception. Le paiement sera-t-il bientôt une relique du passé ? L'accès contre paiement est-il un modèle dépassé ? Même si de nouvelles pratiques n'éradiquent jamais totalement les plus anciennes, ces questions méritent d'être posées et le constat d'une large gratuité de l'accès aux musiques et films peut être dressé.

La publicité, bien qu'évacuée de la télévision publique, a droit de cité sur les sites musicaux. De nouveaux éditeurs tentent de valoriser les oeuvres et de créer des services autour de l'oeuvre elle-même. Les sites de "streaming" permettant d'écouter la musique du monde entier, de regarder les films en flux, sans avoir à les télécharger préalablement sur son disque dur, apparaissent. Le téléphone mobile, le smartphone, l'ultra-portable sont des terminaux connectés en permanence à des sites de contenus illimités. " Pirater " et stocker des fichiers ne sont même plus nécessaire...

Dans une telle situation, imaginer rétablir l'ordre ancien de la rareté des copies par une loi répressive, c'est puiser l'eau avec un filet à papillon.


C'est pourtant ce que persistent à vouloir Nicolas Sarkozy et ses ministres jamais avares de textes inapplicables, en rédigeant de nouvelles lois prétendant endiguer l'irrépressible. Les lobbies adorent retarder, ils trouvent toujours pour cela des partisans actifs ou des complices naïfs.

Les artistes ont raison de taper du poing sur la table, car le monde ancien s'effondre. Faut-il pour autant que de mauvaises réponses leur soient servies comme autant de somnifères ?

Qu'un nouveau moyen de communication bouleverse les équilibres et génère de nouvelles peurs n'a pourtant rien de neuf, et pour ne citer que deux exemples, les chaînes cryptées sur abonnement - Canal + - et la cassette vidéo devaient être les fossoyeurs du cinéma. Il n'en a heureusement rien été. En premier lieu, de nouvelles pratiques rémunératrices ont séduit les consommateurs en leur apportant plus de facilité. La location et la vente, hier de cassettes vidéo, aujourd'hui de DVD, ont rapidement généré une part significative des revenus des professionnels du cinéma. Sans offre attrayante pour le consommateur, qui reste dans l'écrasante majorité des cas également un citoyen, rien n'est possible. Ensuite, les gouvernements de l'époque ont su prendre leurs responsabilités et contribué de manière décisive à la définition de nouvelles conditions de production et de nouvelles rémunérations plus adaptées. Nous vivons un moment semblable...mais la politique court derrière la société.


Mille motifs conduisent à rejeter cette loi injustement baptisée " Internet et création " : surveillance généralisée du net, absence de recours et de procès équitable avant coupure, identification hasardeuse des " coupables ". A titre d'exemple, il faut évoquer les vains efforts pour prévenir le téléchargement sur des bornes publiques wifi, à tel point que l'on envisagerait la création de "listes blanches" prétendant sélectionner les sites dignes de l'intérêt de ceux qui se connectent à l'internet par des points d'accès publics ! A cela s'ajoute la triple peine : à la suspension de la connexion, s'additionnent la poursuite du paiement de l'abonnement ainsi suspendu et la persistance des poursuites civiles ou pénales.

" Le temps est venu d'écrire les nouveaux droits d'auteur de l'âge numérique "

Mais le plus grave au fond, reste que tant d'intelligence collective ait été consommée en illusion sécuritaire, alors que les choix majeurs de politique culturelle sont laissés en jachère. Le temps est venu d'écrire les nouveaux droits d'auteur de l'âge numérique. Par un grand débat international, et non par un faux consensus forcé, fût-il dicté à l'Elysée.

Nul ne conteste la nécessité de règles. Mais tout indique qu'elles doivent régir en priorité les rapports économiques laissés en l'état de jungle entre auteurs, artistes -dont les interprètes-, producteurs, éditeurs, géants du commerce informationnel et des réseaux de communication. Là plus que dans le " piratage " se trouve le triangle des Bermudes qui engloutit les droits des créateurs, le respect dû aux oeuvres de l'esprit et leurs rémunérations.

Les créateurs et les artistes sont mal rémunérés dans les partages qui s'instaurent. Sur iTunes, près de 80% vont au producteur ! La valorisation via l'offre commerciale ne décolle pas. En effet, les éditeurs peinent à accéder aux catalogues à des prix décents, et le coût des bandes passantes facturé par les opérateurs de télécoms restent prohibitifs.

Ainsi, pendant que l'on traque l'internaute qui partage des fichiers musicaux à des fins non lucratives, un monde mal régulé, celui des échanges culturels marchands, refuse de rechercher un nouvel équilibre des droits. Les faibles cèdent devant les puissants.

Défenseurs du droit d'auteur, nous devons le rester, avec intransigeance, à condition de ne pas nous tromper de bataille. L'univers numérique oblige à réécrire le droit exclusif et même le droit moral, pas à les supprimer, dés lors que l'on agit dans la relation commerciale.

Mais la nouvelle exception culturelle française ne passe pas par une dérisoire riposte graduée, loi d'affichage, qui ne règle rien, ne rémunère personne et qui rejoindra, dans le cimetière des textes aveugles, la loi DADVSI de 2006 jamais appliquée.

Ouvrons plutôt dès aujourd'hui le chantier d'une contribution créative, dont les revenus manquent cruellement aux acteurs du monde de la culture, artistes qui ont choisi l'autonomie, producteurs indépendants et éditeurs innovants, pour réussir cette migration. L'abonnement à l'internet doit, pour quelques euros par mois, contribuer au financement de la création. Ce n'est pas une réparation, mais un juste équilibre, prometteur du nouvel âge de la culture que nos générations doivent conquérir.

Christian PAUL, député de la Nièvre

Publié par Guillaume Champeau, le 2 Mars 2009 à 09h56
 
 
89
Commentaires à propos de «Christian Paul (PS) : La " chasse aux pirates ", une fable archaïque»
 

1
2
3
4
5
sans même tomber dans le jargon technique, c'est aussi facile d'usurper une adresse ip que de payer une télé cash en donnant un faux nom pour la garantie et la redevance.

Parfois ça passe, parfois ça tombe sur quelqu'un d'autre qui n'a rien demandé, parfois ça passe pas. C'est tout.
Nous sommes proches de l'unanimité dans ces réactions. Posons un instant la question autrement pour voir si tout le monde est effectivement d'accord : au nom de la "contribution créative", êtes-vous prêt à payer votre abonnement internet disons 7 à 8 euros de plus par mois (somme envisagée un temps lrosque l'on parlait de "licence légale") ?
Belle unanimité ! Posons la question différemment : êtes-vous prêt à payer votre abonnement 7 à 8 euros par mois en plus au nom de la "contribution créative" ? (C'était la somme envisagée lors du débat sur la licence légale)
---As-tu seulement une petite idée de comment fonctionne Internet ? Si ce n'est pas le cas est-ce vraiment la peine que je perde du temps à faire ça. Si je te parle de commutation de paquet, de backbone et d'header, ça te parle ou tu nages complètement ?---
Tu te défiles, garçon, tu te défiles ... Tu sais, j'ai commencé à faire communiquer des ordis à base de Z80 avec des ordis à base de 6502 dans les années 80 alors que la logique même de synchro de ces processeurs étaient entièrement différents. Bien sûr, ce n'était pas de l'Internet, mais ne t'en fais pas, j'ai quelques connaissances en réseau.

Donc, vas-y : donne les textes de référence qui expliquent pourquoi l'adresse IP ne garantit pas l'identification nominative. Et puis, s'il y a des trucs que je comprends pas, tu viendras expliquer parce que ce qui se qui ce conçoit aisément s'exprime clairement.

Tiens, on va commencer par un exemple pratique : j'ai une adresse IP dynamique 80.81.82.83 qui est fournie par mon FAI. Lequel enregistre dans un premier fichier que cette adresse a été fournie à enter (n
° d'abonné 123456) le 1er mars 2009. Et enregistre dans un fichier log toute l'activité qu'il y a eu entre mon poste (ou plutôt mon modem) et les différents serveurs sur lesquels il s'est connecté (c'est mon FAI qui met en rapport mon modem avec le reste d'Internet, donc tout mon trafic passe par lui). Un dangereux pirate va réussir à capturer mon IP pour télécharger le dernier tube de U2. Comment va t'il faire pour truquer les fichiers logs de mon FAI ?

et ne me sors pas cette histoire ridicule de l'imprimante connectée sur les p2p !
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
Tiens, on va commencer par un exemple pratique : j'ai une adresse IP dynamique 80.81.82.83 qui est fournie par mon FAI. Lequel enregistre dans un premier fichier que cette adresse a été fournie à enter (n
° d'abonné 123456) le 1er mars 2009. Et enregistre dans un fichier log toute l'activité qu'il y a eu entre mon poste (ou plutôt mon modem) et les différents serveurs sur lesquels il s'est connecté (c'est mon FAI qui met en rapport mon modem avec le reste d'Internet, donc tout mon trafic passe par lui). Un dangereux pirate va réussir à capturer mon IP pour télécharger le dernier tube de U2. Comment va t'il faire pour truquer les fichiers logs de mon FAI ?

et ne me sors pas cette histoire ridicule de l'imprimante connectée sur les p2p !
Il n'y a aucun trucage des fichiers de log, l'usurpation signifie prendre l'identité de sa victime, en l'occurrence son adresse IP. La solution est toute simple : pirater le réseau Wi-Fi de sa victime (de plus en plus facile malgré le WPA), de cette façon c'est la ligne de l'abonné qui sera utilisée. A cause du NAT, on ne différenciera pas le pirate de sa victime.

Et ça m'étonnerait beaucoup que les logs contiennent chaque serveur sur lequel s'est connecté chaque abonné : tu imagines un peu la taille monstrueuse sinon ?
Le truc c'est qu'il ne va pas truquer les fichiers logs de ton FAI - il va "juste" pouvoir les rendre inexploitables, en multipliant les occurences d'IPs "innocentes" sur les réseaux dits "pas innocents", et en multipliant les redirections involontaires des utilisateurs "innocents" vers des réseaux "pas innocents", voire à carrément exploiter le poste innocent comme un proxy qui lui servirait de couverture.

Le premier, ça s'appelle obfuscation (ou spoofing)
Le deuxième, c'est soit du hameçonnage (phishing) si tu en profites pour lui demander son accord, soit simplement une redirection.
Le troisième, ça s'appelle piratage

Voilà trois façons de rendre inexploitables les postes du FAI.

En résumé
_tu sais pas quel particulier surveiller car toutes les IPs sont apparemment sur le réseau peer-to-peer
_tu sais pas quels particulier surveiller car même les communications réputées illicites sont potentiellement accidentelles (voire *licites* puisqu'il y a une forte activité peer to peer légale).
_tu sais pas si le gars en question est maitre des activités de son poste, et donc de son IP
_par nature du peer-to-peer, tu ne sais pas quels IP destinataires de communication surveiller, car le réseau peer-to-peer est fortement décentralisé. Tu en es donc à devoir rechercher, analyser et lever des alarmes sur du contenu dans tous les paquets qui circulent en clair, ce qui est *immédiatement* mission impossible:
Imagine le scénario suivant:
1) je te dis "à l'endroit ou à l'envers?"
2) tu me dis "comme la dernière fois"
3) je te dis "j'ai pas compris"
4) je te dis "ah si je me souviens"
5) tu me dis "comme la dernière fois"
6) je te dis "ok"
5) tu me dis "ok"
7) je te dis "C.H.I.E.N."
8) tu me dis "ok, merci, à plus"
9) je te dis "de rien, à plus"

La Question: "est-ce que je suis en train de te raconter une partie d'une oeuvre littéraire protégée par les droits d'auteur?"
La Réponse: "allons prendre un café"

Tu n'as pas de point d'entrée pour ton examen des logs à la recherche de certitudes d'actes de piratage. Ton seul point d'entrée valable, c'est d'interroger un tracker, ce qui revient à demander à un criminel la liste de ses complices - va falloir ruser... ou accuser des gens potentiellement innocents et les laisser te prouver leur bonne foi.

Et encore, je te parle même pas des réseaux sécurisés...
Le problème est en effet un peu plus complexe que de se faire pirater son ordinateur/sa box.
En effet comme l'a plutôt bien résumé babebridou le seul moyen de savoir qui télécharge une oeuvre est de se connecter à un tracker pour identifier les IPs qui partagent et téléchargent ce fichier. Les personnes en charge de vérifier vont devoir faire comme les "pirates" et donc en théorie télécharger quelques minutes du morceaux pour être sur que ça ne soit pas un fichier qui porte le nom d'un morceaux protégé et qui est en réalité autre chose. Mais bon a 10000 lettres par jours je ne vois pas comment c'est possible, donc ils vont juste relever les IPs et se retourner contre les FAIs pour savoir à qui elles appartiennent.
Seulement n'importe qui gérant les trackers (TPB par exemple) vont injecter des pools d'adresses tirées au hasard. (et je pense comme ils ne sont pas trop cons ils vont le faire avec des adresses de pays qui supportent ce type de loi, a savoir la France par ex).
Donc la Haute Autorité va envoyer des courriers a des gens dont qui n'auront peut être jamais téléchargé de leur vie, voir qui n'ont leur pc jamais allumés..
Après tu m'expliqueras comment tu justifies ton innocence ?
On a pas fini de s'amuser à lire les forums internet, quand cette loi sera applicable (Si elle l'est un jour ...).
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
Tu te défiles, garçon, tu te défiles ... Tu sais, j'ai commencé à faire communiquer des ordis à base de Z80 avec des ordis à base de 6502 dans les années 80 alors que la logique même de synchro de ces processeurs étaient entièrement différents. Bien sûr, ce n'était pas de l'Internet, mais ne t'en fais pas, j'ai quelques connaissances en réseau.

Z80= gameboy
6502= le code assembleur dans l’½il du terminator
:Hein: Putain mais oui bien sur enter se prend pour John Connor, asta la vista baby.
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
---As-tu seulement une petite idée de comment fonctionne Internet ? Si ce n'est pas le cas est-ce vraiment la peine que je perde du temps à faire ça. Si je te parle de commutation de paquet, de backbone et d'header, ça te parle ou tu nages complètement ?---
Tu te défiles, garçon, tu te défiles ... Tu sais, j'ai commencé à faire communiquer des ordis à base de Z80 avec des ordis à base de 6502 dans les années 80 alors que la logique même de synchro de ces processeurs étaient entièrement différents. Bien sûr, ce n'était pas de l'Internet, mais ne t'en fais pas, j'ai quelques connaissances en réseau.
Je ne vois pas trop le rapport avec TCP/IP mais bon.

Donc, vas-y : donne les textes de référence qui expliquent pourquoi l'adresse IP ne garantit pas l'identification nominative. Et puis, s'il y a des trucs que je comprends pas, tu viendras expliquer parce que ce qui se qui ce conçoit aisément s'exprime clairement.
Ouais, je n'ai que ça à faire. Tu pourrais en faire de même en me démontrant que c'est parfaitement fiable mais bon.


Tiens, on va commencer par un exemple pratique : j'ai une adresse IP dynamique 80.81.82.83 qui est fournie par mon FAI. Lequel enregistre dans un premier fichier que cette adresse a été fournie à enter (n
° d'abonné 123456) le 1er mars 2009. Et enregistre dans un fichier log toute l'activité qu'il y a eu entre mon poste (ou plutôt mon modem) et les différents serveurs sur lesquels il s'est connecté (c'est mon FAI qui met en rapport mon modem avec le reste d'Internet, donc tout mon trafic passe par lui). Un dangereux pirate va réussir à capturer mon IP pour télécharger le dernier tube de U2. Comment va t'il faire pour truquer les fichiers logs de mon FAI ?
C'est en place ça dis-moi ? Les FAI loguent les traces de tous les segments TCP et UDP qui transitent sur une ligne ? Ca doit en faire des Go dis-donc. Même en ne considérant que les connexions TCP, ça doit faire pas mal.
Et quand bien même ça existerait, il faudrait aller plus en profondeur. Tu as entendu parler des attaques HDM ? Bon d'accord ce n'est pas à la portée du Kevin de base, mais encore faut-il avoir une confiance absolue envers tout ce qu'il y a entre toi et les petites bécanes de l'Hadopi des ayant-droits. Ce n'est pas mon cas.

NB : Quant à avoir une totale confiance dans les machines des ayant-droits, alors là... :ptdr:
Ben alors, tu ne réponds pas à mon post enter ? C'est la dernière fois que j'écris plus de 3 lignes pour te répondre !
Je savais bien que je n'aurais pas dû rompre ma bonne résolution de ce matin... Quel faible être je suis.
Bof, c'est pas donné au premier michel venu de voir la question Hadopi sous son aspect de faisabilité technique; cette partie là est quand même réservée aux geeks/nerds qui ont rarement à prendre des décisions structurantes.

Sur le fond, je suis quand même assez d'accord avec Enter, trouver une solution au piratage, ça serait bien. Y'en a marre que des personnes se sentent flouées et que d'autres trouvent ça normal, sans plus de dialogue. L'enjeu de ces quelques temps reste quand même de trouver une solution qui satisfera tout le monde, et ne coutera pas cher à qui que ce soit. Mais bon, entre Hadopi, le procès TPB, la chronologie des médias et l'attaque de Microsoft sur TomTom sur un brevet à moitié bidon, on traite grosso modo du même sujet à savoir la propriété intellectuelle et le copyright.

Ca serait bien si le débat partait dans cette direction, une fois le "risque" lié à hadopi passé... Mais nous n'y sommes pas encore, malheureusement!
'enter', le 01/01/1970 - 01:00
Un dangereux pirate va réussir à capturer mon IP pour télécharger le dernier tube de U2. Comment va t'il faire pour truquer les fichiers logs de mon FAI ?
Et depuis quand c'est aux FAI de faire les relevés d'IP ? Si je ne m'abuse, le FAI ne sera là "que" pour donner les coordonnées de l'internaute à qui se rapporte l'IP relevée, point barre !

C'est l'autorité créée pour l'occasion qui va faire son relevé des infractions et ne se servira en aucune manière des log des FAI, ou alors j'ai mal lu et je suis curieux de voir les textes en ce sens. Le but est d'adresser aveuglément 10.000 messages pour faire du chiffre et non pas de faire des vérifications entre ce qu'a relevé l'autorité et les logs du FAI, ce qui serait bien plus coûteux, bien plus long, demanderait bien plus de ressources humaines mais... viabiliserait la procédure ce dont se fout éperdument le gouvernement.

C'est par contre une façon pour l'internaute de se défendre (même si on ne lui en donne pas le droit) : comparer les logs de son FAI et les relevés de l'autorité Hadopi. Après, ce sera à un juge de décider qui est le plus fiable : une autorité qui se servira d'automates aveugles, ou un FAI dont l'exploitation d'internet est le métier et qui délivrera via ses installations le service d'internet et aura attribué l'adresse IP à l'internaute incriminé ?

Maintenant, avant de dire que la procédure sera fiable : Quel sera le système employé ? Quels protocoles seront fliqués ? Comment le repérages des œuvres sous copyright seront identifiées ? Etc ?
Sans ces informations, je me demande sur quelles bases solides on peut s'appuyer pour prétendre la fiabilité d'un système dont on ne connait rien.

Les précédentes affaire, comme Techland, sont bien la preuve que l'automatisme ne vaut rien dans ce genre de cas, sans accepter un pourcentage d'erreurs significatif.
'babebridou', le 01/01/1970 - 01:00
Bof, c'est pas donné au premier michel venu de voir la question Hadopi sous son aspect de faisabilité technique; cette partie là est quand même réservée aux geeks/nerds qui ont rarement à prendre des décisions structurantes.

Sur le fond, je suis quand même assez d'accord avec Enter, trouver une solution au piratage, ça serait bien. Y'en a marre que des personnes se sentent flouées et que d'autres trouvent ça normal, sans plus de dialogue. L'enjeu de ces quelques temps reste quand même de trouver une solution qui satisfera tout le monde, et ne coutera pas cher à qui que ce soit. Mais bon, entre Hadopi, le procès TPB, la chronologie des médias et l'attaque de Microsoft sur TomTom sur un brevet à moitié bidon, on traite grosso modo du même sujet à savoir la propriété intellectuelle et le copyright.

Ca serait bien si le débat partait dans cette direction, une fois le "risque" lié à hadopi passé... Mais nous n'y sommes pas encore, malheureusement!

Aurais-tu jamais entendu parler de la Licence Globale ?

L'"Hadopi passée", le fossé qui sépare déjà l'industrie musicale de ses clients, sera encore plus profond et beaucoup plus large, que ce qu'il n'est aujourd'hui.

Il n'est pas supportable pour leurs clients, que l'industrie musicale ait décidée, une fois de plus, d'entrer en guerre ouverte contre eux, c'est à dire d'entrer en guerre ouverte contre ceux qui les font vivre.

La cicatrice que laisserait ce projet de loi s'il venait à être adopté, ne serait pas rapide à se refermer, à mon avis.

Les traces laissées par la loi DADVSI étant encore très apparentes.

Que pourront-ils faire de plus contre leurs clients, qui ont perdu toute envie d'acheter leurs produits, pour les obliger décider à leur donner encore et encore le peu d'argent qui leur reste en fin de mois ?

Aurais-tu des idées sur la question ?


:eek:
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Les précédentes affaire, comme Techland, sont bien la preuve que l'automatisme ne vaut rien dans ce genre de cas, sans accepter un pourcentage d'erreurs significatif.
Oh oui, Techland qui poursuivait les gens qui avaient téléchargé la démo en relevant les IPs de manière illégale de surcroît. C'était quelque chose ça aussi.
'polar_bear', le 01/01/1970 - 01:00
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Les précédentes affaire, comme Techland, sont bien la preuve que l'automatisme ne vaut rien dans ce genre de cas, sans accepter un pourcentage d'erreurs significatif.
Oh oui, Techland qui poursuivait les gens qui avaient téléchargé la démo en relevant les IPs de manière illégale de surcroît. C'était quelque chose ça aussi.
On trouvait même des mecs sur ce forum, à cet époque, pour soutenir la méthode utilisée et l'avocate qui envoyait les courriers.

Y en a même, qui ont envoyé leur chèque à la réception de ce courrier, et qui conseillaient aux autres d'en faire autant ...
Tu permets Natasha, je remets en ordre tes questions.

'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
Aurais-tu des idées sur la question ?

Plein! :)

'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
Aurais-tu jamais entendu parler de la Licence Globale ?

L'"Hadopi passée", le fossé qui sépare déjà l'industrie musicale de ses clients, sera encore plus profond et beaucoup plus large, que ce qu'il n'est aujourd'hui.
Il n'est pas supportable pour leurs clients, que l'industrie musicale ait décidée, une fois de plus, d'entrer en guerre ouverte contre eux, c'est à dire d'entrer en guerre ouverte contre ceux qui les font vivre.
La cicatrice que laisserait ce projet de loi s'il venait à être adopté, ne serait pas rapide à se refermer, à mon avis.
Les traces laissées par la loi DADVSI étant encore très apparentes.

Que pourront-ils faire de plus contre leurs clients, qui ont perdu toute envie d'acheter leurs produits, pour les obliger décider à leur donner encore et encore le peu d'argent qui leur reste en fin de mois ?

:eek:

Allez, bienvenue dans le monde merveilleux de ceux qui jouent pour gagner :D Voici quelques lignes directrices qui changeront peut-être la donne (on peut toujours rêver!)
Sarko l'a si bien dit: "les mots ont un sens". Voici notamment deux choses qu'il ne faut PAS dire:

_si je vois encore UNE fois quelque part, un dirigeant mettre les mots "contre" et "clients" dans la même phrase, je vais chercher mon fusil. Une entreprise contre ses client, c'est dénoncer un contrat qui les lie (il n'y en a pas), cesser de les prospecter (hahaha), ou les poursuivre (en l'occurence, c'est ce qu'il font: ils poursuivent l'Etat Français sous forme de lobbyisme). RIEN de tout ça ne va les aider à sortir la tête de l'eau devant la contraction de leur marché.

_John Kennedy, patron de la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique (IFPI) a dit: "Il est impossible de concurrencer la gratuité". Et il annonce ça dans un procès en direct! Virez-moi ça, sérieusement. Ce gars ne mérite pas d'avoir des responsabilités. A l'écouter, une maison de disques ne devrait embaucher que des bénévoles et vivre de dons, puisque c'est trop puissant la gratuité.

Je vais prendre une analogie de surfer. Après une vague géniale, si le surfer n'a pas la force de récupérer et précéder la vague d'après pour la prendre correctement, qu'il se laisse porter - mais ça sert à rien de chercher à lutter contre elle.
Les Majors ont fait un boulot excellent: leur prix de revient baissait moins vite que la qualité technologique de leurs produits, ce qui permettait, à marge constante, de proposer "plus pour plus cher" pendant globalement cinquante ans. Et ça a survécu à toutes les petites révolutions, puisque le principe de base était de proposer "plus pour plus cher", et qu'ils sont restés en avance de phase technologique pendant toute la vague par rapport à la musique ou au cinéma gratuit.
Maintenant, la vague est finie. On a atteint la cible de la qualité égale entre l'offre gratuite (illégale, copie privée, podcast, télévision, streaming) et l'offre légale (VOD, CD, DVD, iTunes etc). Les majors font donc "pareil pour plus cher", voire "moins bien pour plus cher" (cf l'horreur des DRM).
Concrêtement, on est dans le creux. Si le surfer reste debout, il ne pourra pas prendre la vague suivante et va se faire éclater la tronche. C'est la faillite, la banqueroute, tout ce que vous voulez. Sauf si il commence à pagayer pour prendre la vague suivante, qui s'annonce énorme.
De là, deux bonnes manières de voir les choses, une manière pragmatique, et une manière hypocrite (souvenez-vous, "les mots ont un sens").

La manière pragmatique, c'est exposer le fait que l'on ne peut plus assurer la protection d'une oeuvre contre la reproduction et la diffusion, et de demander à fixer un cadre politico-économique à la nouvelle donne. C'est une affirmation grave. On remettrait en question, concrêtement, toute notre société occidentale, et il s'agirait de concevoir un modèle juridique nouveau, qui potentiellement remettrait en question certains articles de la déclaration universelle des droits de l'homme. C'est difficile, très difficile. Il s'agit ici d'une redite de l'Histoire: protéger l'imprimerie de Gutenberg contre l'inquisition et contre la censure. Ca s'est concrétisé, en France, par la Révolution de 1789, de façon sanglante d'ailleurs. C'est la License Globale dans sa version "brouillon de transition économique" (ou alors j'ai rien compris à la philosophie de la license globale, donc n'hésitez pas à me corriger :rougi: ), mais c'est aussi la philosophie des administrateurs de The Pirate Bay (Steal this film) et d'autres. Personnellement, je ne suis pas fan. Trop risqué, trop dangereux, trop épuisant, et puis c'est déjà la crise financière, et d'ici 15-20 ans -voire plus tôt- on aura probablement la plus grande crise énergétique que le monde ait jamais connu, on va pas en plus se prendre une crise idéologique dans la tronche non plus, hein :)

La manière hypocrite, c'est continuer de penser tout bas que pirater, c'est mal (voire de l'écrire dans les petites lignes des contrats), tout en jouant ouvertement avec ce comportement particulier, de manière à fluidifier le marché et éviter des conflits inutiles. C'est concrêtement proposer un marché et des modèles économiques qui tiennent compte de la gratuité du contenu. Si on accepte cette gratuité, alors on peut la mesurer et exploiter la diffusion d'une oeuvre comme une publicité pour d'autres types de services rentables et non copiables, comme par exemple des prestations d'expertise, des prestations de primeur, des prestations communautaires, du dialogue, une remise au gout du jour de la performance artistique au sens large. Notez que ce genre de modèle économique est sensiblement identique à celui de la GPL: l'information est gratuite, le service consiste à créer ou sélectionner l'information qui convient au besoin du client. Tout l'intérêt de ce service est qu'il ne peut pas être copié: la marque, le prix, la compétence et la relation client sont des facteurs-clé de succès.
Nous nagerions alors en pleine hypocrisie, ce qui laisse la porte ouverte à des procès fleuves etc, mais je préfère cette solution, elle a le mérite de faire plaisir au peuple et d'être faisable sans modification des règles économiques, juridiques et politiques du monde occidental. C'est comme la démocratie, c'est la moins pire des solutions à mon avis, et c'est celle qui pour le moment semble être favorisée (sans forcément le dire) par la majorité des peuples et des dirigeants des pays démocratiques.

Dans tous les cas il est inconcevable d'aller au conflit ouvert entre les Majors et les internautes, et d'espérer que l'ancien modèle fonctionnera encore (c'est techniquement impossible sans s'éloigner d'un régime démocratique, comme dit plus haut) ou que le nouveau modèle sera adopté sans banqueroute majeure (et PERSONNE ICI ne veut voir des artistes mendier dans la rue).

Donc voilà. Jouer la gagne dance ce débat, selon moi, c'est adopter le comportement hypocrite ci-dessus. Si je fais ça, je récupère illico presto l'adhésion de tous les partisans de la musique gratuite, je reste ouvert à toutes les réformes, je fais une montagne de fric sur des services pesés et mesurés sur lesquels je peux fonder un business plan car j'y inclue un facteur piratage et son double effet kiss-cool dont je peux mesurer l'impact en termes de conquête de marchés, au lieu de faire chiffrer un manque à gagner avec 90% de marge d'erreur. Il s'agit très exactement, si vous y réfléchissez un poil, du modèle adopté par Nine Inch Nails (le best-seller Ghost I-IV) ou avant eux, Radiohead (In Rainbows).

J'espère avoir exprimé clairement ce que je pense. Je vous avoue que c'est pas toujours facile :Hein:

edité pour mise en forme.
---Et depuis quand c'est aux FAI de faire les relevés d'IP ?---
Depuis le Décret n
°2006-358 du 24 mars 2006 relatif à la conservation des données des communications électroniques.

En application du II de l'article L. 34-1 les opérateurs de communications électroniques conservent pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales :
a) Les informations permettant d'identifier l'utilisateur ;
B) Les données relatives aux équipements terminaux de communication utilisés ;
c) Les caractéristiques techniques ainsi que la date, l'horaire et la durée de chaque communication ;
d) Les données relatives aux services complémentaires demandés ou utilisés et leurs fournisseurs ;
e) Les données permettant d'identifier le ou les destinataires de la communication.

Donc, si jamais on m'accuse de faire du téléchargement illégal parce que quelqu'un s'est amusé à bidouiller un tracker p2p, je demanderais -par voie légale- à avoir communication du fichier log de mon FAI sur la période concernée.

---Maintenant, avant de dire que la procédure sera fiable : Quel sera le système employé ? Quels protocoles seront fliqués ? Comment le repérages des Å“uvres sous copyright seront identifiées ?---
Ca, ce n'est bien sûr pas à la loi de le dire : elle est là pour définir les principes. Les procédures techniques sont du domaine des décrets d'application, voire des réglements intérieurs de l'administration concernée.
Donc, il est bien sûr trop tôt pour dire que la procédure sera fiable, mais également pour dire qu'elle ne le sera pas. Il est quand même fort probable que les techniciens chargés de définir ces procédures tiennent compte des loupés du passé.

---Les traces laissées par la loi DADVSI étant encore très apparentes.---
Tout le monde s'accorde à dire que contrairement aux prédictions d'apocalypse, cette loi a été inodore, incolore et sans saveur.

---Ouais, je n'ai que ça à faire. ---
OK. Tu te défiles. Après avoir affirmé que l'identification nominative n'était pas fiable, après avoir affirmé que tu en avais des preuves, tu avoues maintenant que ce n'est pas le cas par un pitoyable "je n'ai pas que ça à faire".

---pirater le réseau Wi-Fi de sa victime (de plus en plus facile malgré le WPA), de cette façon c'est la ligne de l'abonné qui sera utilisée---
Ce n'est pas du tout ce qui était dit. On ne parlait pas de piratage du Wifi, mais du fait que l'identification nominative de l'IP n'était pas fiable.

---Ton seul point d'entrée valable, c'est d'interroger un tracker, ce qui revient à demander à un criminel la liste de ses complices ---
Intéressant la comparaison entre tracker et criminel.

---car le réseau peer-to-peer est fortement décentralisé---
Oui. Mais je pense qu'il n'a jamais été question de surveiller tout le réseau p2p.

---tu sais pas si le gars en question est maitre des activités de son poste---
Il devra l'être. Tout comme il doit être maître de son véhicule sur la route. Il y a un gap culturel à passer : un ordinateur connecté à Internet, ce n'est plus un jouet pour technophiles en mal de sensation. C'est un outil partie intégrante de la vie moderne et dont l'utilisation "normale" peut être détournée. Les premières bagnoles n'avaient pas de portière, pas de clé pour démarrer. Il n'y avait pas de code de la route. Quand on est passé de la bagnole réservée à une élite à la voiture objet de consommation de masse, il a fallu changer les règles, ce qui a fait bondir les primo-automobilistes parce qu'on attentait à leur liberté. Nous sommes exactement dans cette situation : ce n'est pas parce que certains pourront tenter de détourner le système, utiliser des voies cachées, ... qu'il ne faut rien faire. Et qu'il faut continuer à croire qu'un ordinateur, c'est un truc pas sérieux.

Je vais prendre un autre exemple. Même si ta baraque est entourée de très hauts murs, même si tu n'as pas d'enfants, tu es obligé de mettre une barrière autour de ta piscine. Pour le cas où ...
Cela va être la même chose avec ton ordi connecté à Internet : mettre en place les protections pour le cas où ...


---Et ça m'étonnerait beaucoup que les logs contiennent chaque serveur sur lequel s'est connecté chaque abonné : tu imagines un peu la taille monstrueuse sinon ? ---
C'est effectivement monstrueux.
Mais tu sais, chaque serveur (même celui de Google, de CNN, de Microsoft, ...) conserve le fichier log de tous les internautes qui se sont connectés (page, date, heure, IP, OS, browser, ...). C'est absolument monstrueux (à une époque, ma boîte avait en charge les sites Web d'un constructeur automobile français : il fallait quasiment 48h de calcul ininterrompu pour sortir les rapports synthétiques mensuels à partir des logs).
D'autre part, les logs ne sont pas conservés en ligne. Ils sont stockés sur bande magnétique (ou dispositif offline équivalent). Mais tu sais, les compagnies d'assurance sont obligées de conserver toutes les informations sur un compte pendant un délai de 30 ans après le dernier mouvement sur le compte. C'est énorme également.

Concernant les FAI, je crois qu'ils ont quand même obtenu une réduction de la durée de conservation qui était initialement d'un an.

--- Mais bon a 10000 lettres par jours je ne vois pas comment c'est possible---
En solution manuelle, c'est certain. Mais tu sais, l'informatique, c'est aussi des procédés automatisés. Tu ne penses tout de même pas qu'il va y avoir des rangées de bonshommes avec eMule ou Limewire ?

---Après tu m'expliqueras comment tu justifies ton innocence ? ---
En t'adressant à ton FAI

---as entendu parler des attaques HDM ?---
Et tu as déjà entendu parler des mecs qui foutent des fausses plaques d'immatriculation sur leur bagnole. Est-ce que cela change quelque chose au fait que le système de plaque d'immatriculation est très largement fiable ?
Tu pars du principe qu'à partir du moment où il y a une faille dans un système, ce système n'est pas applicable. La loi n'est pas là pour gérer les cas particuliers, mais les cas généraux. Et tous les législateurs savent qu'il y aura toujours des petits malins qui essaieront de contourner la loi (c'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont créés des entités policières et judiciaires). Alors, oui, il y aura des attaques HDM. Et alors ?

---mais encore faut-il avoir une confiance absolue envers tout ce qu'il y a entre toi et les petites bécanes---
Non, il ne faut pas avoir une "confiance absolue". Il suffit d'avoir une confiance suffisante.
Quand tu montes dans un avion, tu as une confiance absolue envers le matériel, les pilotes et les autres passagers ? Quand tu confies tes enfants à une école, tu as une confiance absolue dans les bâtiments et dans les enseignants ? Quand tu vas au restaurant, tu as une confiance absolue envers la chaise, le cuisinier et la fraicheur des produits ?
Si tu attends les systèmes parfaits qui dégagent une confiance absolue, ne sors jamais de chez toi (à condition d'avoir une confiance absolue envers le maçon qui a construit ta baraque).
'"enter"'], le 01/01/1970 - 01:00
---pirater le réseau Wi-Fi de sa victime (de plus en plus facile malgré le WPA), de cette façon c'est la ligne de l'abonné qui sera utilisée---
Ce n'est pas du tout ce qui était dit. On ne parlait pas de piratage du Wifi, mais du fait que l'identification nominative de l'IP n'était pas fiable.
C'est pareil. Pirater un réseau Wi-Fi, c'est usurper l'adresse IP de sa victime, ce qui rend l'identification nominative de l'IP non fiable. C'est d'ailleurs le moyen le plus simple d'usurpation de l'IP, beaucoup plus simple que de transformer le PC de sa victime en proxy (qui peut d'ailleurs être évité en installant un pare-feu) si le pirate a affaire à du WEP. Et si demain le WPA2 est cassé, ils auront belle allure les futurs logiciels de sécurisation "certifiés Hadopi", puisqu'ils ne protègent que les machines et non le réseau...
Ah ! Ce Enter, quel grand fan de voitures ! Toute son argumentation est basée sur ça... MDR.

1
2
3
4
5
Télécharger
Partition Magic
Disque dur - Organisation facile des disques durs
 
RecordNow 9 Music Lab
Graver ou numériser - Gravure, sonneries, et enregistrement
 
Online TV Player
TV Numérique - 850 chaînes TV gratuites
 
ATI Tray Tools
Optimisation - Logiciel multi-fonctionnel d'optimisation système
 
KMPlayer
Lecteur audio et vidéo - Un lecteur vidéo complet venu de Corée
 
Mars 2009
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
23 24 25 26 27 28 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31 1 2 3 4 5
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC