Pascal Nègre : la licence globale coûterait 30 ou 40 euros par mois
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 23 Février 2009 à 14h09 -
posté dans Société 2.0
![]() Pascal Nègre ne veut pas de la licence globale. Pour faire peur à la ménagère, il assure qu'elle coûterait 30 à 40 euros par mois en plus de l'abonnement à Internet. Plus c'est gros mieux ça passe ? Invité de l'émission French Connexion animée par Cédric Ingrand, le président d'Universal Music Pascal Nègre était venu défendre le projet de loi Création et Internet et la riposte graduée. C'est finalement la licence globale qui s'est invitée au coeur des débats. Fidèle à ses habitudes, il n'aura pas manqué de semer quelques contre-vérités. Tout d'abord, Pascal Nègre réfute l'idée selon laquelle la licence globale ne serait qu'une extension de la copie privée - et de la taxe qui y est attachée - aux actes de téléchargement. "La copie privée c'est quand vous avez acheté l'oeuvre et que vous décidez d'en faire une copie dans le cadre du cercle de famille. C'est quand vous avez acheté l'oeuvre", insiste-t-il. Or le code de la propriété intellectuelle, que Pascal Nègre pose sur sa table de nuit comme d'autres posent les écritures bibliques, n'impose nulle part que la copie privée soit réalisée à partir d'une oeuvre achetée. Et la notion de cercle de famille n'est pas non plus liée à la copie privée, mais à l'exécution publique d'un phonogramme. Zéro pointé en droit. "La licence globale c'est une autre histoire", continue Pascal Nègre. "C'est l'idée de dire que de toute façon on arrivera à rien, donc laissez comme c'est, et on va faire une taxe. Donc on va taxer tout ce qui est abonnement Internet et abonnement téléphonique, ça va rapporter de l'argent et puis on va le répartir", explique-t-il. "D'abord, y a plein de gens qui vont payer la taxe qui n'utilisent pas leur abonnement pour télécharger de la musique et qui n'y sont pour rien. Deuxièmement, la problématique de fond c'est comment vous répartissez ?", demande-t-il. "Si vous faites le calcul par nombre de connexions et par internautes, vous arrivez à des sommes colossales", affirme Pascal Nègre avant de lancer un chiffre abracadabrantesque. "Alors que vous payez 30 euros par mois pour avoir votre abonnement à Internet, vous allez avoir une taxe qui va faire 30 ou 40 euros par mois", assure-t-il, sans compter le cinéma. Le tout pour revenir au niveau qu'avait l'industrie du disque il y a six ans, qui pesait selon lui 1,5 milliard d'euros. Or faites le calcul. 30 euros par mois payés par 20 millions d'internautes abonnés au haut débit, c'est 7,2 milliards d'euros de collectés par an. Pour compenser 1,2 milliards d'euros, c'est 5 euros par mois qu'il faudrait prélever. Zéro pointé en maths. "A partir du moment où vous avez tout gratos vous n'allez plus payer", dit-il pour justifier la volonté de compenser intégralement le chiffre d'affaires de toute l'industrie du disque, s'il y avait une taxe. Or c'est oublier que de fait, tout est déjà gratuit aujourd'hui grâce ou à cause du piratage, et que malgré tout beaucoup de consommateurs payent encore de la musique. Beaucoup recherchent encore aujourd'hui plus qu'un simple fichier MP3, mais veulent posséder l'objet ou bénéficier d'un service à valeur ajoutée qu'ils sont prêts à payer. Ca n'est pas parce que l'on peut cuisiner chez soi un steak-frites à moindre frais que l'on ne va pas au restaurant du coin commander une entrecôte saignante. Zéro pointé en économie. Enfin, sur les plateformes légales, "si vous téléchargez un jeune artiste une seule fois, ça sera noté et il sera payé", assure Pascal Nègre. "Alors que dans le cas de la licence globale, ça va être des sondages, et toutes les petites ventes, elles vont rien toucher (...) c'est pour ça que je suis contre la licence globale", conclut-il. L'argument peut paraître convaincant au quidam. Sauf que dans le cas de la plateforme légale, l'artiste est rémunéré par la maison de disques selon les termes d'un contrat de production qui prévoit le plus souvent que les sommes perçues sont retenues par le label jusqu'au remboursement intégral de la production du disque. Ce qui, le plus souvent, conduit l'artiste à ne rien toucher du tout (voir à ce sujet notre article sur la Poule de Sébasto). Dans le cas de la copie privée ou de son extension par la licence globale, l'artiste toucherait 25 % des sommes collectées, par l'intermédiaire de sa société de gestion collective, en contournant ainsi l'accord signé avec sa maison de disques. Et surtout, sans licence globale, l'artiste qui veut avoir une chance de percer sur les "plateformes légales" est obligé de signer un contrat avec une maison de disques, qui garde le contrôle sur la distribution. Avec la licence globale, la maison de disques perd une part considérable de son poids. Zéro pointé en honnêteté ? à lire aussi
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Commentaires à propos de «Pascal Nègre : la licence globale coûterait 30 ou 40 euros par mois»
30 A 40 euros/mois!! mais bien sur...!!! Il utilise une bonne vielle technique, qui est de faire peur. Ça me rappel un certain président en fonction....
DIXIT PASCAL NEGRE : "la problématique de fond c'est comment vous répartissez ?"
c'est sur que lui la répartition il sait faire..........tout pour sa gueule D'où son acharnement à vouloir protéger ses privilèges..... Wahou, youhou, je suis un des exemples de personnes avec Internet et pas de téléphone portable :·D !
'Hybrid, le 01/01/1970 - 01:00 Wahou, youhou, je suis un des exemples de personnes avec Internet et pas de téléphone portable :·D !Et tu as bien raison....faut être couillon pour engraisser les opérateurs de téléphonie en envoyant des SMS Voyons, la piraterie sur internet ne peut être qu'une blague. Qui voudrait passer 3 jours en ligne pour récupérer un pauvre fichier .mp3 stocké sur un serveur au japon ?
Alors franchement, tous ces débats autour de la licence globale... "Relis l'histoire de France.
Tes propos transpirent quoi, toi ? Te l'es tu jamais demandé ? Pose toi donc la question !" Voila exactement ce que je voulais dire par "arrogance et agressivité"... merci d'avoir confirmé. Allez sans rancune, hein?!?! ...Et puis tu peux ranger tes couteaux, on est dans le même camp... (Houlala, tu dois être vraiment furax, là) Quoi, je suis ENCORE hors sujet?!?! f@@k! 'cingrand', le 01/01/1970 - 01:00 D'abord, merci Numerama pour la reprise (c'est pratique les players syndicables, merci Wat d'ailleurs...). Pour avoir assisté au débat en studio, et pour avoir beaucoup ré-écouté l'émission pendant le week-end, je suis forcé d'apporter un bémol au postulat du papier: quand Pascal Nègre parle de "30 à 40 euros", il parle bien d'une licence globale qui comprendrait la musique ET le cinéma, il le répète deux fois d'ailleurs (la première à 15'50 environ... si le player ne vous laisse pas naviguer dans l'émission, allez sur Wat, qui vous laissera télécharger le MP3)... Rétrospectivement, je me rends bien compte que j'aurais du lui faire préciser combien, à son avis, représenterait la part "musique" de cette somme, mais que voulez vous, l'intention s'est un peu perdue dans le feu du débat. Reste que, ce que le débat ne couvre pas, c'est la problématique du piratage, côté cinéma. Et là, les choses sont beaucoup plus compliquées que dans la musique... D'abord, la valeur d'usage unitaire d'un film n'a rien à voir avec celle d'une chanson. Impossible de faire un Deezer du cinéma, la pub ne suffirait pas à financer autre chose que des fonds de catalogue (sauf à saucissonner les films en 14 morceaux...). En plus, les coûts techniques sont eux aussi sans commune mesure... En clair, on est pas prêt de voir des films en offre légale gratuite au jour de leur sortie. ...d'autant que la chronologie des médias l'interdit. Ce que l'industrie du cinéma vend, c'est de l'exclusivité. Seul moyen de voir un film le jour de sa sortie: une place au cinéma, puis la VOD, puis le DVD, puis la télé payante, puis la télé gratuite... Bref, impossible aujourd'hui de proposer la même chose en même temps sur toutes les plateformes sans détruire sa valeur. A côté de ça, les soucis de la musique semblent presque réglés... euh dans la chronologie des médias c'est d'abord dvd puis vod . Ils souhaitent aligner les deux sorties pour ne pouvoir faire qu'une campagne de pub pour les mastodontes. C'est trop cher de faire de la publicité pour le DVD puis après pour la VOD.
Voyons, la piraterie sur internet ne peut être qu'une blague. Qui voudrait passer 3 jours en ligne pour récupérer un pauvre fichier .mp3 stocké sur un serveur au japon ?
Alors franchement, tous ces débats autour de la licence globale... tu est sur d'etre en 2009 comme nous tous ? ou tu est en 56k et acces restreint ? 3 jours en ligne pour un mp3 quand meme, tente ta chance dans la guineess book, tu ferait la couverture à moins que la MP3 soit de 1 TO la ok ! 'EDU', le 01/01/1970 - 01:00 Voyons, la piraterie sur internet ne peut être qu'une blague. Qui voudrait passer 3 jours en ligne pour récupérer un pauvre fichier .mp3 stocké sur un serveur au japon ?
Alors franchement, tous ces débats autour de la licence globale... tu est sur d'etre en 2009 comme nous tous ? ou tu est en 56k et acces restreint ? Mon très cher enter, je vais répondre à certains de tes arguments, ayant fait une fausse manip hier soir qui a effacer plutot que valider ma réponse.
[...]Etre adulte, c'est également faire fonctionner sa tête. Ou alors, être adulte, c'est établir un budget et organiser ses dépenses en fonction de ses revenus.[...] C'est donc bien ce que je te dis, être adulte c'est organiser son budget qui n'augmente pas vers ses loisirs qui se diversifient ! J'ai donc décidé plutôt que de continuer à me payer 2 à 3 CD par mois de n'acheter plus que les artistes qui avaient un réel intérêt sur le long terme pour moi, et de ré-écouter toute ma collection de CD. Et de plus, d'attendre la plupart du temps de faire les bacs à solde pour me payer certains albums moins musicalement intéressant. J'ai aussi décidé de ne plus me payer que les films que j'avais réellement envie de voir au ciné, ou de n'aller plus voir que des films qui m'apportent une réelle expérience cinématographique (donc au final de ne plus aller mettre mon cerveau sur off devant un blockbuster) Je consomme mes loisirs en fonction de mon budget, et non pas en fonction de ce que croit être possible pour moi un sombre patron de major. [...]Mais ce que je n'accepte pas, ce sont les arguments "je suis obligé de télécharger illégalement parce que je n'ai pas assez d'argent" ou "je suis obligé de télécharger illégalement parce que c'est ma liberté d'avoir le dernier disque d'Obispo".[...] Je ne suis obligé de rien, la preuve JE NE TELECHARGE PAS. J'écoute des web radios ou je m'ouvre l'esprit sur des forums musicaux et Deezer. Puis si l'artiste est réellement à mes goûts, et que sa musique me transporte sur l'ensemble de l'album, je vais chez mon dealer de musique sur support physique (je suis un vieux con, très attaché à l'objet) Avant je n'avais pas de problème à m'acheter un CD pour 1 ou 2 morceaux seulement, voir même d'acheter les yeux fermés la nouvelle production d'un artiste dont j'avais les anciens albums, à tord souvent, avec de bonnes surprises parfois. Ce qui m'insupporte dans le comportement actuel des patrons de maison de disque, c'est de laisser croire que si demain une loi liberticide au possible est votée, les gens vont magiquement retrouver le chemin des bacs, et poser leurs 15? chaque semaine sur le comptoir de leur disquaire. LES ANNEES D'ABONDANCE SONT FINI MONSIEUR NEGRE ! Les gens ont fini de remplacer leurs 33 tours par des CD, et aujourd'hui ils sont plus préoccupés par le fait de mettre un bout de viande dans l'assiette de leurs enfants plutôt que part étoffer leur discothèque. Juste ce qui me sort par les yeux avec la loi Hadopi et ses multiples défenseurs c'est que je ne veux pas être considéré comme un terroriste de-facto. C'est simple, la seule façon pour l'internaute lambda d'être à peut près certain de pouvoir émettre une réclamation en cas d'un envoi d'une lettre de menace est d'installer une solution validée par cet organisme (et qui se dirige de plus en plus vers une solution payante) Tient, moi aussi je vais faire une allégorie à la Besson, c'est un peu comme si le fait d'habiter en banlieue t'obligeait à avoir SYSTEMATIQUEMENT un alibi fourni par une autorité de police en cas de rafle. Même si tu n'as rien fais, on t'oblige pour ta tranquillité à signaler tes faits et gestes auprès de l'agent de police le plus proche afin d'être sur de pouvoir fournir son nom en cas de contrôle par la patrouille... Tu n'as pas une mauvaise tête hein, tu ne risque pas le délit de faciès et tu ne t'habille pas en oubliant de baisser une des jambes de ton pantalon, mais comme tu n'as aucun autre moyen de certifier ton inocence, ben tu te laisse traité comme à priori coupable. C'est cet "à priori coupable" qui me met hors de moi, et que M. Pascal Nègre pense aussi que j'ai une obligation de verser une rente à vie pour le bien vivre des maisons de disque. D'autre part, dire qu'on ne peut pas mesurer qui télécharge quoi dans le cadre d'une licence globale et dire qu'HADOPI va permettre de savoir qui télécharge quoi pour recevoir un avertissement, c'est légèrement contradictoire, non ?
Pascal Nègre est dans la position bien connu du gars qui tombe de l'immeuble et qui, devant chaque fenêtre répète: Jusqu'ici tout va bien!Excepté qu'étant plus près de la retraite que d'un début de carrière il compte vraisemblablement sur un parachute doré pour éviter l'écrasement.
'Jacques, le 01/01/1970 - 01:00 D'autre part, dire qu'on ne peut pas mesurer qui télécharge quoi dans le cadre d'une licence globale et dire qu'HADOPI va permettre de savoir qui télécharge quoi pour recevoir un avertissement, c'est légèrement contradictoire, non ?'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00 Lorsque t'achète quelque chose c'est bien pour avoir un produit de qualité supérieure à la copie et plus durable dans le temps. Pas un MP3 encodé avec les pieds et que tu dois racheter au bout de deux ans car le vendeur ne savait pas encoder des titres dans un format pérein en offrant un support longue durée à l'acheteur.Le lossless est une vraie valeur ajoutée. Je comprends tout à fait qu'on rechigne à payer pour de la musique dégradée. De plus, ça ne fait plus peur depuis longtemps à nos connexion haut-débit ! Et actuellement, la seule manière de trouver un album relativement connu en Flac est sur... BitTorrent ! 'Jacques, le 01/01/1970 - 01:00 D'autre part, dire qu'on ne peut pas mesurer qui télécharge quoi dans le cadre d'une licence globale et dire qu'HADOPI va permettre de savoir qui télécharge quoi pour recevoir un avertissement, c'est légèrement contradictoire, non ?Je suis pas d'accord avec toi. Contrôler si un fichier est légal ou pas, c'est totalement différent d'une mesure d'échanges d'où va découler un partage des revenus. Je parle dans le "fond", pas la forme :-) Je pense qu'aprés l'echec de l'HADOPI, on reviendra à l'idée de licence globale, et que Negre prépare déjà le terrain avec des chiffres à la hausse.
Cette licence est la seule idée valable pour concilier les interets des créateurs et des interautes. 'Bazzzoukk', le 01/01/1970 - 01:00 Je pense qu'aprés l'echec de l'HADOPI, on reviendra à l'idée de licence globale, et que Negre prépare déjà le terrain avec des chiffres à la hausse. Cette licence est la seule idée valable pour concilier les interets des créateurs et des interautes. Ben non, il veulent conserver leur monopole de distribution et en profiter pour taxer toutes les connexions internet. Et si ça continue de cette façon ils vont y arriver facilement. La LGO, ils ne l'accepteront jamais quel qu'en soit le prix mensuel. P. Nègre est un "enfumeur" de première. Ceux qui en sont encore à discuter du coté obligatoire ou non d'une LGO, ne s'en rendent même pas compte. Une flash-mob aux victoires de la musique samedi ? ? ? 'Bazzzoukk', le 01/01/1970 - 01:00 Je pense qu'aprés l'echec de l'HADOPI, on reviendra à l'idée de licence globale, et que Negre prépare déjà le terrain avec des chiffres à la hausse. Cette licence est la seule idée valable pour concilier les interets des créateurs et des interautes. Non je ne suis pas d'accord, en quoi ça sera idéal pour les créateurs? Une recette fixe, partagée selon des critères qui ne reflètent en rien les vrais désirs d'un internaute.
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Pour avoir assisté au débat en studio, et pour avoir beaucoup ré-écouté l'émission pendant le week-end, je suis forcé d'apporter un bémol au postulat du papier: quand Pascal Nègre parle de "30 à 40 euros", il parle bien d'une licence globale qui comprendrait la musique ET le cinéma, il le répète deux fois d'ailleurs (la première à 15'50 environ... si le player ne vous laisse pas naviguer dans l'émission, allez sur Wat, qui vous laissera télécharger le MP3)...
Rétrospectivement, je me rends bien compte que j'aurais du lui faire préciser combien, à son avis, représenterait la part "musique" de cette somme, mais que voulez vous, l'intention s'est un peu perdue dans le feu du débat.
Reste que, ce que le débat ne couvre pas, c'est la problématique du piratage, côté cinéma. Et là, les choses sont beaucoup plus compliquées que dans la musique... D'abord, la valeur d'usage unitaire d'un film n'a rien à voir avec celle d'une chanson. Impossible de faire un Deezer du cinéma, la pub ne suffirait pas à financer autre chose que des fonds de catalogue (sauf à saucissonner les films en 14 morceaux...). En plus, les coûts techniques sont eux aussi sans commune mesure... En clair, on est pas prêt de voir des films en offre légale gratuite au jour de leur sortie.
...d'autant que la chronologie des médias l'interdit. Ce que l'industrie du cinéma vend, c'est de l'exclusivité. Seul moyen de voir un film le jour de sa sortie: une place au cinéma, puis la VOD, puis le DVD, puis la télé payante, puis la télé gratuite... Bref, impossible aujourd'hui de proposer la même chose en même temps sur toutes les plateformes sans détruire sa valeur.
A côté de ça, les soucis de la musique semblent presque réglés...