La justice danoise rappelle qu'il faut prouver l'identité des pirates

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 08 Octobre 2008 à 10h49 - posté dans Société 2.0

Alors que les fournisseurs d'accès à Interrnet danois ont catégoriquement rejeté l'idée de s'engager dans une procédure similaire à la riposte graduée envisagée en France, la justice du Danemark met des bâtons dans les roues de l'industrie du disque qui fait encore appel à l'ordre judiciaire pour défendre ses intérêts face aux internautes P2Pistes. Pour la deuxième fois en quelques semaines, les juges du pays nordique ont refusé de condamner un pirate présumé, parce qu'il était impossible de savoir qui était effectivement auteur de l'infraction au moment où l'adresse IP utilisée a été relevée.

Déjà en septembre dernier, deux femmes danoises qui étaient accusées par l'IFPI d'avoir illégalement partagé des chansons sur les réseaux P2P ont été relaxées. Alors que le lobby du disque leur réclamait respectivement 30.000 $ et 32.000 $ de dommages et intérêt, le juge a reconnu que leur accès à Internet avait pu être piraté via leur accès à Internet sans fil. Il n'était donc pas possible de lier avec certitude l'identité de celui ou celle qui a partagé les chansons à l'identité de la personne titulaire de l'abonnement à Internet, identifiée par l'adresse IP utilisée par le pirate. Le doute profitant à l'accusé, les deux femmes n'ont pas eu à payer un centime à l'IFPI, alors-même qu'elles avaient reconnu par ailleurs utiliser des réseaux P2P.

Ce mois-ci, c'est cette fois en appel que la défense basée sur l'accès à Internet par Wi-Fi a été utilisée avec succès. En première instance, un homme avait été condamné à payer environ 8.000 euros de dommages et intérêts aux maisons de disques défendues par l'IFPI, et à supprimer l'ensemble des fichiers contrefaits de son ordinateur. Mais l'internaute danois a nié en bloc les faits, et a fait appel en expliquant à la Cour du Vestre Landsret qu'il avait ouvert chez lui un réseau Wi-Fi non protégé, que n'importe qui pouvait donc utiliser librement. La cour d'appel a entendu l'argument, et appliqué le même raisonnement que dans la première affaire pour relaxer le prévenu.

Pour éviter cet écueil et ne pas avoir à lier avec certitude l'adresse IP de celui qui pirate à l'identité de l'abonné à Internet, le projet de loi français Création et Internet prévoit de responsabiliser systématiquement le titulaire de l'abonnement. L'Hadopi, la Haute autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée, ne prononcera pas de sanction au regard de la contrefaçon elle-même, qui reste du domaine pénal, mais au regard de la négligence supposée de l'abonné qui n'a pas protégé son accès à Internet ou n'a pas veillé à ce qu'il ne soit pas utilisé pour partager des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Si ce principe peut sembler juste au premier abord, il pose néanmoins des questions qui doivent conduire à son rejet. Quelle sera l'efficacité réelle des filtres proposés par les fournisseurs d'accès à Internet, et comment peuvent-ils être parfaitement efficaces sans bloquer y compris des applications légales ? Et surtout, comment l'internaute qui a utilisé des systèmes de protection mais qui ont été compromis malgré lui pourra-t-il le prouver devant l'Hadopi ?

Publié par Guillaume Champeau, le 8 Octobre 2008 à 10h49
 
 
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Commentaires à propos de «La justice danoise rappelle qu'il faut prouver l'identité des pirates»
 

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Entre un président qui baffoue les principes fondamentaux de la démocratie avec l'europe pour lécher les bottes des majors et ce genre de lois qui tende à changer un:
une personne est présumée innocente en
une personne est présumée coupable.
Je ne suis personnellement vraiment pas fier d'être français ces temps-ci, après libre à toi de l'être.
Même en chine, il y a des gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et sont très fier de leur pays; du moment que le pognon est sauvegardée, qu'importe la liberté individuelle et les bases mêmes d'un principe de justice.
Au delà de ça, un système infaillible informatique n'existera jamais, mais si je t'ai bien suivis, peut importe que certains qui n'auront rien fait se retrouve avec des peines judiciaires parce qu'ils ont été piraté du moment que suffisament de monde a peur des possibles poursuites.
Hmmm, ça donne envis, Je crois que je vais voter vivendi au prochaines élections, tout celà est tellement beau et pur.
@alpha: Déjà apprends la définition des mots que tu utilises. Tu trouveras dans un livre qui s'appelle dictionnaire. Un vol supprime la possession de quelqu'un. Ensuite, selon ta définition d'un vol, il suffit de chanter une chanson dans la rue pour être un voleur. Pour terminer, pour qu'il y ait crime, il faut un préjudice. Les préjudices des téléchargements n'ont toujours pas été identifiés. Les études indépendantes tendent même à indiquer le contraire.

Donc cesse de rabâcher les mêmes choses et apportent des éléments soutenant ce que tu dis.
@alphapr:
Beaucoup de gens ont été pris, en France, dans une campagne d'avertissement il y a quelques années :
"Vous avez été repéré tel jour à telle heure partageant sur le réseau P2P E-Donkey le document suivant soumis à des droits de diffusion. Vous risquez etc...".
Là aussi, il n'y a pas eu de suspension d'abonnement.

Voilà, tu peux donc désormais affirmer qu'en France aussi, à une époque, "un essai de la riposte graduée a été fait et ça a fonctionné avec succès".

@+
Il n'y a pas de discussion possible sur le fait que copier et diffuser une oeuvre protégée est de la contrefaçon et non pas du vol, il suffit d'aller lire les articles L 335-2 et L 335-3 du code la propriété intellectuelle pour s'en convaincre. Bien sûr, les majors font toujours dans la simplification en prenant leurs consommateurs pour des neuneux : c'est la raison pour laquelle le fameux petit film moralisateur qui figure sur une ribambelle de DVD indique que "le piratage c'est du vol" en le comparant au vol de voiture, de télé, ou de DVD.
La différence majeure tient également dans le préjudice qui n'est (en pratique et non en droit) n'est qu'éventuel pour la contrefaçon (une oeuvre copiée ne signifie pas forcément une vente perdue) alors que le préjudice est certain pour un bien matériel puisqu'il a fallu dépenser pour le produire, le transporter, le stocker, le distribuer, etc.
Il n'est en tout cas pas normal de vouloir délégué au privé le pouvoir de sanction de l'état, et de faire peser sur les internautes une présomption de commission d'un délit pénal pour pouvoir appliquer une sanction "administrative" telle qu'une coupure à l'accès internet.
Alpha il doit avoir des intérêts à protéger. Parce que approuver le fait d'accuser des innocents, je ne pense pas qu'une personne normale puisse le faire.
Et puis persister à dire que télécharger c'est voler, c'est être borné et ne pas vouloir regarder la vérité en face et ne détourner le sens des mots. En téléchargeant, ce sont des copies qui sont faîtes, ce qui peut au pire être qualifié de contrefaçon mais pas de vol (comme çà a déjà été dit plus haut).
Vous vous plaignez des trolls et en même temps vous passez votre temps à les nourrir.
Cessez de leur répondre, et ils retourneront dormir dans leur grotte qu'ils n'auraient jamais du quitter.
gogo (le mauvais) enfant go-Go !
Tout ça c'est très bien mais que devient le partage de connexion wifi du genre FON ? Perso sur mon routeur neuf je reserve une bande de 512 kb pour mon entourage.
darius_france, le 01/01/1970 - 01:00
Tout ça c'est très bien mais que devient le partage de connexion wifi du genre FON ? Perso sur mon routeur neuf je reserve une bande de 512 kb pour mon entourage.

Tu risques de te sentir très mal, lorsque tu seras accusé à tort de téléchargement illégal, parceque si la loi Hadopi venait a être votée telle que prévu actuellement, tu auras la ligne coupée au simple motif que le coupable du délit sera le titulaire de l'abonnement internet ...



[Edit typo]
mouarf... je rigoles... j'ai fait tout le tour des commentaires, certains intéressants, d'autres inutiles...

La loi HADOPI est morte et enterrée de toute façon... et au pire ca fera quoi ? les gens arrêterons de télécharger illegallement... et légalement... et les artistes ne comprendront pas pourquoi leurs concerts se vident... enfin bref, ça promet d'être amusant :)
tu sais alphar... faut arreter deux minutes.

Si tu te fais choper pour telechargeent illegal de mp3 tu seras accusé de contrefaçon et pas de vol. Ce sont deux choses différentes arretent d'etre borné.

Et puis faut arreter de diaboliser le P2P comme ça. Un exemple tres concret. J'ai pas mal telechargé durant mon adolescence et grâce à ça j'ai formé ma culture musicale. Et depuis quelques années je dois claquer entre 200 et 500€ par an en musique. Par exemple ce mois ci j'ai claqué 150 € en cd,dvd et place de concert ce que je n'aurai surement pas fait si je n'avais pas utilisé le P2P à l'époque. Ok pas tout le monde fait comme moi j'en suis conscient . Ce qui doit les emmerder par contre c'est que je fous pas ma thune dans des groupes de major(enfin y en a quelques un quand mêmes).

De toute façon c'est clair et net ils continuent avec leur politique de merde je ferme les vannes. Je n'achete plus. Et puis faut arreter deux secondes de se faire des illusions. Si de nombreux films et album se retrouvent sur P2P ce n'est pas toujours des accidents. Mais le P2P est à mon avis un bon outil pour avoir un aperçu du potentiel commercial d'une oeuvre.
@alphapr( le pôv, il s'en prend plein la tronche)

Tu fais semblant de ne pas savoir que le problème ne vient pas de l'acte de téléchargement en lui-même, mais c'est un problème de rémunération.
Je pense qu'ici tout le monde est prêt à financer la création, mais pas en payant à l'acte. On veut un prix de gros aka la licence globale.
On sait tous également que l'informatique, en général, permet de mutualiser et baisser les couts (de la production, jusqu'à la distribution). C'est la stratégie qu'applique bon nombre d'entreprises. Pourquoi ne pourrait on pas l'appliquer à la consommation ? Pourquoi les consommateurs n'auraient pas le droit de revendiquer une baisse des couts de leur achat qu'offre l'informatique ?
@alphapr, avant de parler de "vol", apprend à connaître les mots que tu utilises. Personne n'a jamais volé de la musique sur Internet... il y a par contre éventuellement eu des actes de contrefaçon, ce qui est très différent.
bile666, le 01/01/1970 - 01:00
pleindeuss, le 01/01/1970 - 01:00
@natasha
ca dépend des fois... supposons que l'on innocente un terroriste pirate pédophile ? AHAH tu fais moi la maline la !
Meme dans ce triste exemple, je suis de l'avis de Natasha
+1
C'est le risque !
Si tu ne l'acceptes pas, va vivre en Chine, tu seras bien protégé... :jap:
alphapr, ils te donnent plus de boulot chez Universal ? c'est parce que le lobbying au parlement européen n'a pas marché ?

;O) mais naaaan, j'déconne !

enfin, je te félicite d'avoir réussi à placer les mots : téléchargement illégal => télécharger plus massivement => "c'est pas moi" => vol sur internet => délit non puni
c'est un bon résumé du cahier des charges d'Olivennes

La prochaine fois, tente ça :
licence globale => versements de tout l'argent aux artistes => disparition des majors => économies au budget du Ministère de la Culture => paix des braves

c'est plus cool non ?
Natasha, le 01/01/1970 - 01:00
darius_france, le 01/01/1970 - 01:00
Tout ça c'est très bien mais que devient le partage de connexion wifi du genre FON ? Perso sur mon routeur neuf je reserve une bande de 512 kb pour mon entourage.

Tu risques de te sentir très mal, lorsque tu seras accusé à tort de téléchargement illégal, parceque si la loi Hadopi venait a être votée telle que prévu actuellement, tu auras la ligne coupée au simple motif que le coupable du délit sera le titulaire de l'abonnement internet ...

FON requiert une identification par login et mot de passe, et toute connexion FON est complètement séparée du réseau local de la personne qui partage sa connexion. Cependant, tout paquet IP aura de toute façon l'adresse (source ou de destination) publique de la connexion partagée. Alors à moins qu'on puisse récupérer des logs stockés sur la NeufBox ou le dispositif FON, j'ai bien peur que ce triste scénario devienne réalité...
Homer.Simpson, le 01/01/1970 - 01:00
Je pense qu'ici tout le monde est prêt à financer la création, mais pas en payant à l'acte. On veut un prix de gros aka la licence globale.
Personnellement je suis prêt à payer à l'acte. Je fais partie de ceux qui continueront à acheter des CD même si une licence globale est mise en place, parce que je préfère avoir un support physique (et accessoirement ma chaîne est bien plus silencieuse que mon PC, et je garderai mon PC encore quelques années). Mais je veux choisir d'acheter ou de ne pas acheter en connaissance de cause, surtout avec le rapport actuel entre mes moyens financiers et les tarifs.

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